Travailler sur son référentiel de naissance avec le Tarot de Marseille (travail_referentiel.pdf)
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Comment travailler sur son propre référentiel de naissance ? Comment l'utiliser, l'exploiter, le comprendre par soi-même ? Le livre de Georges Colleuil est une base primordiale, si l'on veut comprendre tous les aspects de son référentiel. Cela permet aussi d'en comprendre bien la démarche, d'en poser les bases, qu'elles soient du calcul, ou de la compréhension de ce que sont les cartes du référentiel, quel rôle elles ont. Ceci étant, on a aussi le droit de faire son référentiel et de comprendre comment ça marche même sans avoir le bouquin....:D Et qui plus est, le livre est très complet, mais en tant que livre d'explication, présentation d'une démarche, d'un outil etc... il est plutôt « orienté technique ». Donc un complément issu d'une expérience individuelle de travail sur son propre référentiel me semble utile, comme un prolongement du livre. Ceci sans aucune prétention, et je vais essayer le plus possible de ne pas trahir la pensée de Colleuil, et de respecter sa création, et l'esprit qui la sous-tend. Je ne ré-explique pas les calculs etc... c'est pas le but ici. On part d'un référentiel de naissance que l'on a déjà calculé, qu'on a sous les yeux, le sien. Bon, on en fait quoi maintenant ? Voici des pistes issues de ma propre expérience, sur mon propre référentiel. D'abord la première chose à comprendre c'est que l'appui d'un tarologue peut aider, mais en aucun cas remplacer l'introspection, et que le plus important, c'est pas la connaissance tarologique et ésotérique des cartes. Donc se décomplexer complètement... parce que même si vous avez jamais vu les lames du Tarot de Marseille, ou si vous les connaissez peu ou pas, ça n'a aucune importance. Ce sont des symboles, des images, qui parlent à quelque chose en vous, même si vous n'avez pas appris par cœur des bouquins de Tarot et que vous ne savez pas « ce que veulent dire les cartes ». Il faut d'abord, et surtout, les regarder. Comme un enfant, sans se censurer, sans se juger, en laissant venir ce qui monte. Ecouter ses ressentis.... On peut bien sûr s'appuyer sur quelques mots-clés (il y en a des rappels dans le livre de Colleuil, sur la signification globale rapide des lames, c'est une bonne base pour méditer sans que cela formate trop l'esprit et bloque la perception dans une vision figée). Pour chaque carte, on met en relation avec le domaine concerné, la signification de la maison (personnalité, quête intérieure etc etc..). Ce sont des chemins croisés intérieurement. Je m'explique : on regarde une carte, par exemple celle des ressources, en maison 6. Brainstorming, méditation sur la carte, ce qu'elle évoque, ce qu'elle nous fait ressentir.... On l'aime ou on l'aime pas ? Elle nous fait peur ou pas ? Etc etc... A quoi ressemble le personnage ? Comment nous le décririons ? Ensuite, on s'interroge : il s'agit de nos ressources. Voyons comment on peut mettre en relation ce que l'on a écrit sur la carte, avec nos ressources. Sachant qu'il y a des ressources que nous connaissons bien, d'autres que nous connaissons peu ou mal. Le référentiel est aussi là pour révéler ce qui est caché, inconnu en soi, pour prendre de plus en plus conscience de soi-même de manière ouverte et fluide. NB : Je le dis ici pour toute la suite de ce texte. Aucune carte du Tarot n'est positive ou négative en soi. Donc abordez votre référentiel dans la bienveillance, l'indulgence, sans peur.... Ce sont vos alliés intérieurs !! Ils vont pas vous manger !! Bien au contraire... Et si certains évoquent des souvenirs délicats, ce n'est que pour aider à les guérir et transformer le plomb en or. Le référentiel c'est aussi l'occasion de faire la paix avec les symboles en soi, et ouvrir son champ de vision. Telle carte me paraît négative ? Ah m.... mais je la porte en maison du Soi, c'est embêtant quand même si mon Soi me semble négatif... Alors il faut faire évoluer le regard.... parce que ce n'est pas la carte qui est négative, c'est juste le regard que l'on porte dessus. Cette méditation sur les cartes peut procéder d'une démarche « exhaustive », pas après pas, maison après maison.... Tout dépend notre méthode « d'analyse » intérieure. Certains préfèreront recueillir une impression globale du référentiel. Et c'est d'ailleurs un exercice intéressant aussi, même lorsque l'on aime la vision de détail. Prendre du recul, regarder l'image. Ca dégage quoi comme énergie ? Comme sentiment ? Est-ce que quelque chose nous attire plus particulièrement l'oeil ? Illustration personnelle : Lorsque j'ai regardé mon référentiel dans son ensemble, avec deux Force, Chariot, Empereur etc etc... la première impression que j'ai eu... c'était « Ouh la la..... y'a pas beaucoup de douceur qui se dégage de ça... on sent que ça pousse, ça lutte, ça tire, y'a beaucoup d'énergie mais c'est pas très doux ni apaisant.... » Me voilà alors avec une certaine « opinion » de mon référentiel, à la fois objective, et aussi subjective. C'est l'expression du regard que j'avais sur moi-même, qui a fait que j'ai vu surtout en premier les cartes de force et d'énergie, en occultant les autres. Ensuite j'ai cherché consciemment, en passant plus dans la vision de détail. Où est la douceur dans mon référentiel ? C'est à dire... où est la douceur en moi ? Et plus finement alors, j'ai trouvé les autres cartes, toutes n'étaient pas non plus dynamiques... ça n'était que ma première impression. Mais certaines, le Monde, l'Hermite, l'Amoureux.... étaient bien plus douces, plus profondes.... Voilà qui m'a fait plaisir et qui m'a apaisée. Alors, lorsque vous regardez globalement votre référentiel, que voyez-vous en premier ? Quelle sensation vous avez ? Ne perdez jamais de vue qu'il s'agira à la fois d'un point de vue objectif et aussi subjectif. Et que le but c'est toujours de se mettre en paix avec soi, se comprendre, ce qui signifie aussi comprendre et connaître le regard que l'on porte sur soi-même. Ensuite, pour reprendre ce que dit Georges Colleuil, les aspects sont importants. Il s'agit d'associations de cartes particulières, il explique tout ça dans le livre, là pour le coup je vais pas recopier tout ça, ça serait très long et pas du tout en ordre qui plus est. Simplement, sans recopier les explications détaillées : – les associations de cartes dont la somme donne 22 forment des miroirs. Ce sont des aspects importants, des axes de conscience, de présence, de travail. – Les associations de cartes dont la somme donne 17 forment des « trous noirs », qu'il faut apprendre à transmuter en « Etoiles ». Si vous n'avez pas le bouquin sous les yeux, vous pouvez déjà rechercher manuellement les associations de ces deux types qui ressortiraient dans votre référentiel, particulièrement s'il y en a qui se font avec la maison 13 en cœur de blason, il s'agit alors d'aspects dits « royaux », c'est à dire : importants, encore plus que les autres aspects. De multiples calculs, ou configurations, existent, mais pour cela je renvoie au livre parce que là.... c'est pas mon travail, c'est celui de Colleuil, et il a été publié. Donc pour aller plus loin là-dessus, voir son livre. C'est tout l'aspect « technique » du référentiel, concret, résultant de ses recherches approfondies. Voici ce qui pour moi permet en plus de ces aspects d'avancer sur son propre référentiel, intérieurement. Faire le « travail de la maison 10 » La maison 10 est une maison essentielle, mais pas facile. Travailler dessus en profondeur peut provoquer un gros nettoyage intérieur, mais aussi une compréhension très profonde de soi. C'est la maison des échecs et des expériences. C'est à dire de ce que nous avons vécu comme des échecs, ce qui nous a « foutu par terre », ce que nous avons vraiment mal vécu, bref.... c'est la « boîte noire » du référentiel, aux deux sens du terme. Y sont inscrits les souvenirs et les expériences douloureuses du passé, mais y est inscrit aussi notre fil conducteur de vie. On peut retrouver le fil conducteur de nos actions, expériences, déroulement de vie, en plongeant dans la maison 10. Certains échecs inscrits dans cette maison ont pu conditionner des choix importants que nous avons fait, donc les expliquer, permettre de les comprendre en profondeur. Voici mon exemple perso là-dessus, qui pourra illustrer le genre de clé que la maison 10 peut donner. Dans ma maison 10, il y a la Maison-Dieu. Elle a beaucoup de significations cette carte, mais chez moi, en maison 10 et à un certain stade de ma vie, elle représente le sentiment d'insécurité intérieure que je me suis trimballée toute ma vie, et qui est en train doucement de s'apaiser aujourd'hui, en grande partie parce que j'ai travaillé sur cette carte de la maison 10. La maison-dieu, lue en négatif, c'est la maison qui s'effondre, ne plus avoir de maison, le sol qui tremble, l'insécurité totale. On parle de la tour de Babel pour cette carte aussi. C'est la perte de repères et d'identité. Quand j'ai visité cette carte en faisant mon référentiel, j'ai fermé les yeux et je me suis laissée porter dans le passé. La première maison-dieu que j'ai rencontrée et qui a conditionné énormément de choses, c'est le divorce de mes parents quand j'avais 8 ans. Que j'ai vécu dans cette tonalité particulière de la maison-dieu. Le divorce est un événement en soi, que chaque enfant peut vivre tout à fait différemment. Chez moi, cela a touché (un mal pour un bien, puisque c'est aussi ce qui m'a amenée sur un certain chemin) l'insécurité, perdre sa maison, perdre sa structure familiale, ne plus avoir de place nulle part. Pendant des années après, inconsciemment, j'ai porté en moi un « gouffre ouvert », j'avais le sentiment plus ou moins conscient que le sol pouvait s'écrouler sous mes pieds à chaque pas, ou le ciel me tomber sur la tête (y'a la foudre aussi dans la maison-dieu). Les choix que cela a conditionnés chez moi.... ? Rentrer dans la fonction publique déjà.... C'est à dire le choix de la sécurité. Fut-elle extérieure et matérielle, cette sécurité de la fonction publique a répondu à mon angoisse de la maison 10. Quand j'ai quitté la fonction publique en fin d'année dernière, j'ai quitté cette sécurité, et ma « maison intérieure a tremblé » à nouveau. Ma maison 10 a été réveillée par ce choix. Encore un « mal pour un bien », parce que du coup j'en ai pris conscience complètement, et ai pu commencer à la guérir cette maison 10. La maison-dieu c'est aussi parfois la violence, la colère, il y a une énergie de feu dans cette carte. La violence et la colère.... → rencontre avec mon beau-père quand j'avais environ dix ans. Il était colérique, violent (pas physiquement, mais verbalement, insultes et hurlements de façon imprévisible.... exactement comme la foudre qui tombe). Un de mes plus grands échecs (ou vécus comme tels pendant longtemps). Face à sa violence, être devenue « comme lui », avoir répondu en violence. Enfin, au niveau identitaire, la perte d'identité à huit ans, a provoqué un certain nombre de créations de masques, durant des années. Et un sentiment de marcher à côté de mes pompes, sans comprendre pourquoi. Décalée de moi-même. Sur un plan purement énergétique, je pense que mon énergie était aussi complètement « en vrac », comme après avoir été secoué par la Maison-Dieu, et ne s'était jamais complètement reposée et remise en place. Voilà, fin de mon exemple... Ainsi, au-delà de la foultitude de choses que l'on peut connaître ou apprendre sur soi dans diverses directions, la maison 10 du référentiel cible le plus important, le cœur de ce qui nous a « fait chuter », pour apprendre enfin à s'en relever, de façon durable, non plus avec des palliatifs extérieurs ou des solutions provisoires, mais par une guérison profonde et consciente. Ensuite la carte de la maison 10 devient véritablement une alliée, c'est à dire une source d'énergie. Pour ce qui me concerne, il reste peut-être des choses dans la boîte noire de la maison 10, je prétends pas avoir terminé pour de bon ce travail, mais ce qui a déjà été libéré a fait que mon feu
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