FaireVivreLesTerroirs.OuestFrance (OuestFrance.pdf)

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« Faire vivre les terroirs sans virer ringard ». 444 mots 8 novembre 2002 Ouest France OUESTF Français © Ouest France 2002. Les écomusées de France réunis en colloque La France compte aujourd'hui près d'un millier d'écomusées. Leurs représentants ont débattu, hier, à Besançon (Doubs). Ils veulent en finir avec l'image désuète et « bricolée » qui leur colle encore à la peau. Les écomusées en ont assez. « On a de nous l'image des musées d'art et traditions populaires du début du XXe siècle où l'on exposait trois costumes et quatre outils en bois », rigole Marc Goujard, président de la Fédération des écomusées et des musées de société. Goémoniers et métallos Face à ceux qui considèrent cette muséologie des terroirs comme passéiste, il argumente: « Le réflexe de conservation apparaît lorsqu'un lieu, un savoir-faire artisanal, agricole ou industriel est menacé de disparition. Alors, on crée un écomusée. Mais le rôle de l'établissement est d'articuler cette sauvegarde du passé à la modernité ». La philosophie de la Fédération peut se résumer en une phrase: « Faire vivre les terroirs sans virer au ' ringard ' ». Les réalisations passionnantes et convaincantes ne manquent pas. Quelques exemples, dans l'Ouest: le très bel écomusée de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le musée de la mine au Molay-Littry (Calvados), le musée maritime de l'île Tatihou (Manche), celui des goémoniers et de l'algue à Plouguerneau (Finistère), ou les forges et la métallurgie à Inzinzac-Lochrist (Morbihan), etc. Les écomusées peuvent apporter du dynamisme dans des zones en crise. A Besançon, les 200 représentants d'écomusées réunis jusqu'à aujourd'hui ont commenté et salué diverses expériences: sauver l'artisanat de la coutellerie dans la région de Thiers (Puy-de-Dôme), créer un concours international de chapeaux grâce à l'atelier-musée de Chazelles-sur-Lyon ou relancer le « coucou », une volaille bretonne rustique, par le biais de l'écomusée du pays de Rennes. « Évidemment, c'est de la micro-micro-économie », admet Marc Goujard. Mais des emplois sont parfois ainsi créés, et, surtout, ces initiatives dopent le tourisme. Environ quatre millions de personnes visitent, chaque année, les deux cents écomusées français. « C'est un public populaire, souvent peu habitué des lieux de culture plus institutionnels. » Les premiers écomusées ont ouvert il y a une trentaine d'années. Ils ont une carte à jouer, même si la partie ne s'annonce pas facile. Car, comme l'a souligné Marc Goujard, en ouverture du colloque: « Si un écomusée est très fréquenté, il sera facilement taxé de faiblesse dans son projet culturel. A l'inverse, si un écomusée répond en tout point aux contraintes et aux cadres scientifiques et culturels d'un musée de France, il se coupera de son public. ». Document ouestf0020021109dyb8000ha Page 1 of 2 © 2011 Factiva, Inc. Tous droits réservés. Page 2 of 2 © 2011 Factiva, Inc. Tous droits réservés.

  



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