Réponses aux questions sur les livres.pdf
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Réponses aux questions sur les livres de Examen psychologique de l’enfant et de l’adolescent. 1. Quelles différenciations fondamentales Boubli propose-t-elle entre névrose et psychose ? Peut-on vraiment parler de névrose et de psychose en psychopathologie de l'enfant ? Développez. (Chapitre 10, livre de Boubli). Boubli, pp. 97-109 Dans la névrose, le conflit œdipien a été abordé même s’il demeure source d’angoisse (castration). La différence entre la réalité interne, le fantasme et la réalité externe est bien mis en place. Le principe de réalité est accepté même si la frustration est +- bien tolérée. L’objet est investi de manière ambivalente et les modes de défense utilisés se transforment avec l’âge (déni-projection refoulement, sublimation). Symbolisation et pensées abstraite sont possibles même si infiltrées de conflits. Dans la psychose, le conflit œdipien n’a pu être abordé, les angoisses sont massives. Des confusions importantes entre réalité externe et réalité interne, soi et non soi demeurent. L’objet n’est pas total mais partiel, les défenses demeurent archaïques (clivage, projection). Pensée concrète quand le langage a pu se constituer. Non car la psychopathologie de l’enfant se caractérise par sa mouvance ; on évite de parler en termes de structures. Néanmoins, plus l’enfant grandit, plus ses comportements-mécanismes de pensée-modes de défense donnent une idée de son mode dominant de structuration. On parle alors de traits névrotiques ou psychotiques en ce qui concerne l’enfant en raison des processus développementaux. Concernant la pathologie limite, elle représente un exemple des influences des interrelations au cours de l’enfance et souligne que les références implicites aux grandes entités (névrose et psychose) sont bien présentes. 2. Quels sont, D’après Debray, les trois domaines du psychisme de l'enfant qui vont pouvoir être évalués lors d'un examen psychologique ? Expliquez-les en quelques lignes. (Chapitre 1, livre de Debray). Debray, pp. 10-15. L’examen psychologique en période de latence (6-12 ans) permet l’évaluation de trois caractéristiques psychologiques du fonctionnement psychique de l’enfant : les potentialités cognitives, les irruptions fantasmatiques et les aménagements défensifs. Les potentialités cognitives se révèlent lors de la passation des échelles d’intelligence (standard ou avec épreuves clinique Piaget) ; les stratégies d’intelligence se lisent à travers l’organisation des réponses de l’enfant (verbal, non verbal). La variété des situations auxquelles ont peut soumettre l’enfant permet une appréciation fine de ses capacités personnelles en termes de points forts et de points faibles. Les irruptions fantasmatiques perturbent le raisonnement de l’enfant et d’autant plus qu’il est jeune, elles doivent être analysées au cas par cas et se révèlent souvent comme un signe de santé traduisant une bonne perméabilité entre les instances psychiques (inconscient, préconscient, conscient). Enfin, les aménagements défensifs se manifestent par une inhibition marquée dans le contact relationnel dont l’évolution est à analyser ou une absence de peur face à l’étranger (signe d’existence d’une organisation psychique particulière), le besoin d’étayage sur le clinicien et la capacité de pouvoir en tirer profit ; ces deux modes d’entrée dans la relation marquent une organisation psychique particulière. Le rôle d’observateur du clinicien favorise le repérage des stratégies défensives adoptées spontanément ; le style cognitif est modifié-perturbé par les irruptions fantasmatiques et les aménagements défensifs qui les accompagnent. 3. Citez et expliquez quelles sont les différentes épreuves graphiques existantes et décrites par Debray ? (Livre de Debray). Debray, pp. 24-28. Il s’agit de la figure de Rey, dessin du bonhomme, dessin de la famille et dessin libre. La première est la figure de Rey qui est une épreuve de mémoire permettant d’évaluer l’importance d’une perte mnésique consécutive à une atteinte cérébrale. Il s’agit d’une figure complexe à d’abord copier en présence du modèle suivie d’un temps de latence de 3 mins pour terminer par un dessin de cette figure de mémoire ; l’intérêt est dans la comparaison des deux représentations (copie et mémoire). La seconde est le dessin du bonhomme afin de voir comment l’enfant représente de personnage humain. Il a fait l’objet d’une cotation en points afin d’obtenir un âge mental : la représentation se modifie et s’enrichit au cours du développement. La troisième est le dessin de la famille qui se compose de deux dessins : le dessin d’une famille et celui de sa famille. L’identité des personnages et l’ordre dans lequel ils sont réalisés sont précisés ; de même, les signes qui renvoient à la différence d’âge et de génération sont relevés. Conjugué au dessin du bonhomme, il donne de bonnes informations. Enfin, la dernière est le dessin libre où l’enfant réalise un dessin qu’il souhaite ; des crayons et non des feutres sont proposés. Dans l’entrée en période de latence, le dessin peut être conformiste (mécanismes de contrôle > poussée fantasmatique). L’interprétation est délicate. 4. Lors de l'entretien de restitution, en tant que psychologue, d’après Debray, que doiton dire à l'enfant et que doit-on dire aux parents ? (Livre de Debray). Debray pp. 110113. A l'enfant : La manière de restituer le bilan de l'examen psychologique à l'enfant sera guidée par la qualité de l'échange relationnel construit durant la démarche. L'objectif final restant de sensibiliser l'enfant à son mode de fonctionnement psychique et cognitif. Ainsi, pour favoriser un réinvestissement des démarches intellectuelles, il convient de l'aider à prendre conscience de ses réactions face aux différentes tâches qui lui ont été proposées afin de lui montrer la part décisive qui lui revient dans une activité souvent perçue comme imposée de l'extérieur et sur laquelle il n'a pas les moyens d'action. Il s'agit donc de mettre en évidence la part active que l'enfant prend ou peut prendre dans ses conduites d'échec et de réussite en soulignant d'une part ses modalités défensives inhibantes et d'autre part ses potentialités. Ce sont donc les stratégies mise en jeu pour résoudre les problèmes plutôt que les résultats aux tests qui doivent être communiqués. De cette manière, l'examen psychologique peut aider à renforcer l'organisation narcissique de l'enfant en lui donnant des moyens d'agir sur ses procédures de pensée intelligente. Et ce, quel que soit le bilan de l'enfant. Aux parents: Le psychologue doit sensibiliser les parents aux modes de fonctionnement particulier de leur enfant. Par ailleurs, il s'agit de favoriser un meilleur ajustement entre les attentes parentales (démesurées ou insuffisantes) et les potentialités de l'enfant mises en évidence lors des tests. Cependant, le psychologue doit également conserver la dimension d'espoir liée à la période développementale dans laquelle se situe l'enfant. Attention, il ne faut pas énoncer le chiffre du QI qui, aussi élevé qu'il soit, constitue toujours une blessure narcissique pour les parents. Les résultats sont plutôt communiqués en termes d'appréciation par rapport à la moyenne tout en soulignant l'hétérogénéité des performances de l'enfant aux différents types d'épreuve. En relevant les répercutions des manifestations d'anxiété et des conduites d'échec sur les résultats aux tests, le psychologue ouvre la possibilité d'introduire certaines indications thérapeutiques. La restitution du bilan peut pousser les parents à se poser des questions sur leurs propres modes de fonctionnement cognitif et affectif. Le psychologue peut alors discuter avec eux de la manière d'aider au mieux l'enfant dans ses efforts. C’est donc une sensibilisation à l’acte de penser entrepris par l’enfant. 5. Pourquoi Debray préconise l'utilisation du TAT à 6 ans plutôt que le CAT ? (Livre de Debray). Debray pp. 30-31 (fin de page – début de page 31). Selon Debray, le TAT permet plus facilement de repérer les procédés mis en jeu par l'enfant car son matériel favorise la réactivation de la problématique oedipienne contrairement au matériel trop excitant du CAT saturé en éléments préoedipiens qui poussent à la régression. Debray a proposé une nouvelle fiche de dépouillement enfant du TAT qui permet de repérer les procédés (primaires et/ou mentalisés) mis en jeu par l'enfant dans l'élaboration de ses histoires. Ainsi, le TAT permet d'évaluer la vigueur fonctionnelle de l'appareil psychique dont dispose l'enfant pour traiter l'angoisse, la dépression et les conflits. Plus précisément, Debray fait la distinction entre appareil psychique et appareil cognitif. L'appareil psychique est la capacité humaine à tolérer l'angoisse, la dépression, les conflits interpersonnels et intra-psychiques. Cette capacité représente la mentalisation. Selon Debray, un appareil psychique bien constitué permet d'évacuer angoisses, affects et émotions qui risqueraient de perturber le bon déroulement du fonctionnement logique c'est-à-dire de l'appareil cognitif. Tout l'intérêt du TAT réside donc en ce qu'il permet de répondre à la question principale : le sujet a-t-il la possibilité de recourir, ne serait-ce que d'une manière transitoire, à des procédés défensifs mentaux qui traduisent un travail psychique possible au niveau de l'angoisse, de la dépression et des conflits ? 6. Qu'est ce qui caractérise l'entrée en période de latence ? Appuyez-vous sur les lectures pour développer votre réponse. (Livres de Debray et de Boubli). Debray pp. 50 et Boubli p. 70 (Le declin du complexe d’OEdipe). Selon Debray, l'entrée en période de latence se caractérise par le déclin du complexe d'Oedipe décrit par Freud. Puisqu'il lui est impossible de réaliser ses désirs incestueux du fait de son immaturité fonctionnelle, l'enfant renonce à la satisfaction de ses désirs et se tourne vers le monde de la connaissance. Il récupère alors une bonne part de l'énergie d'investissement qui se trouvait fixée dans le complexe d'Oedipe. Cependant, cette évolution n'est pas linéaire et l'enfant oscille entre des positions contrastées: – Celle qui porte la marque du stade phallique avec la toute-puissance mégalomaniaque de la pensée et l'égocentrisme intellectuel. – Celle qui renvoie à des sentiments d'incapacité et d'impuissance qui lui font douter d'être capable d'apprendre à la grande école. On observe donc une oscillation entre des sentiments d'euphorie à coloration mégalomaniaque et des sentiments d'incapacité à coloration mélancolique qui caractérise le fonctionnement d'un enfant de 6 ans. Son travail psychique doit lui permettre une progressive élaboration de ces positions en « tout ou rien » pour qu'une relative tolérance à la position dépressive devienne possible. L'enfant doit pouvoir supporter de ne pas savoir pour que les informations pertinentes puissent pénétrer à l'intérieur de son appareil psychique et être ensuite retenues à l'intérieur de son appareil cognitif. L'étape décisive est celle où l'enfant réalise qu'il est capable d'apprendre. Tandis que ses angoisses d'incapacité se réveilleront chaque fois qu'il se verra confronté à l'échec. C'est entre l'espoir et le découragement que les acquisitions de l'enfant se mettent petit à petit en place. L'instituteur-rice a alors une position importante en ce qu'il/elle peut jouer le rôle de contenant des angoisses de l'enfant. Cela demande cependant qu'il/elle considère le fait que les acquis se mettent en place selon un processus discontinu. L'enfant de 6 ans qui a pu vivre un complexe d'Oedipe intense et hautement conflictuel est mieux armé pour affronter cette problématique narcissique d'incapacité/ toutepuissance face à l'appropriation des compétences scolaires (récupération de l'énergie d'investissement). Pour Boulbi également, la période de latence se caractérise par le déclin du concept d'Oedipe: renoncement aux objets œdipiens. Caractéristiques de la latence : – Temps de possibles expériences élaboratrices – Période de transition entre la sexualité infantile et le début de la puberté – Enfant disponible pour des investissements sociaux (groupe de pais favorise le détachement familial), scolaires et intellectuels. (// Les parents et les instituteurs doivent être des figures fiables, proposant des modèles d'identification positifs favorisant un sentiment de compétence chez l'enfant). – Renforcement du moi, adaptation de l'enfant aux lois du monde (surmoi comme idéal du moi), acceptation grandissante du principe de réalité, de la frustration dépassable Pour que cette période soit optimale, il est nécessaire que l'enfant ait atteint une certaine unité psychique. L'existence de conflits non élaborés peut être source d'inhibition. Ainsi, l'enfant trop pris dans l'excitation sexuelle signale la fragilité de son moi, l'impossibilité de créer des défenses solides capables de le protéger et de lui permettre d'autres formes d'investissement. Cela-dit, pour Freud, tant l'absence que le trop de latence peuvent être dangereux : le refoulement ne doit pas être total : – les zones érogènes conservent leur intérêt – les activités sexuelles ne disparaissent pas mais diminuent ou sont plus spécialisées (jeu du docteur) Les inhibitions sociales, relationnelles et intellectuelles à cette période de la vie sont des signes importants de possibles entraves au développement harmonieux de la personnalité. ex: pauvreté de fantasmatisation peut être l'expression du soubassement défensif de névroses infantiles graves ex: la débilité peut être une tentative de constituer un rempart contre une psychopathologie : « être bête pour ne pas être fou ».
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