Chroniques Regni Francorum (Chronique Regni Francorum.pdf)

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Chronique Regni Francorum Partie 1 Alors que les Empereurs du Saint Empire Romain Germanique et les rois d'Angleterre s'étaient maintenus au-dessus des seigneurs, les rois de France s'en distinguaient à peine. Les premiers Capétiens, 987-1108, ne firent rien pour sortir de cette situation humiliante. Mais après le règne de Philippe Ier, la royauté française grandit rapidement.  Louis VI le Gros (1108-1137) : Louis VI se fit obéir des vassaux dans ses domaines. Il favorisa les mouvements communaux toutes les fois qu'il y trouva son intérêt. Il montra l'étendard royal en Flandre, et en Auvergne. Sans doute sa lutte contre le roi d'Angleterre Henri Ier fut malheureuse, et Louis VI fut battu à Brenneville (1119). Mais lorsqu'il appela ses vassaux contre l'empereur du Saint Empire Henri V, qui menaçait d'envahir le royaume, les barons et les milices des communes vinrent en si grand nombre que l'empereur recula (1124). Puis, il mourut après avoir conclu le mariage de son fils Louis avec Aliénor d'Aquitaine.  Louis VII (1137-1180) : Le roi Louis VII ne sut point profiter des avantages de la politique que lui avait légué son père. Il se mit à la tête d'une croisade, qu'avait prêché en 1146 Saint Bernard, qui se révélera stérile (1147-1149). Mais le royaume demeura en paix, grâce à la fermeté de l'abbé Suger, conseillé du roi. Suger mourut en 1152, le roi n'étant plus conseillé par lui, fit rompre son union avec Aliénor et perdit ainsi sa riche dot : la Guyenne, qui passa aux rois d'Angleterre par le remariage d'Aliénor avec Henri Plantagenet, comte d'Anjou et futur roi d'Angleterre. Louis VII essaya de lutter contre cette puissance qu'il avait lui-même levé.  Philippe II Auguste (1180-1223) : Philippe succéda à son père et fut un grand roi. Il acquit d'abord les comtés de Vermandois, de Valois, d'Artois, et se fit respecter des barons. Il partit en croisade au côté de 2 autres grands souverains, Frédéric Barberousse, empereur du Saint Empire et Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre. Il revint rapidement pour assurer des successions qui avaient lieu dans son royaume. Il assista à la lutte entre Richard et son frère le Prince Jean qui avait usurpé sa couronne pendant son absence. A la mort de Richard en 1199, Jean fut roi d'Angleterre mais s'était rendu coupable d'un crime en poignardant son neveu, Arthur, fils d'un autre de ses frères ainés. Philippe le cita devant sa justice qui le condamna à la confiscation de ses terres en Guyenne, et en Anjou en 1214. Une coalition se forma alors entre le roi Jean, le nouvel empereur du Saint Empire, Othon IV, le comte de Flandre, et le comte de Boulogne. Mais la victoire de Bouvine sauva Philippe et le royaume de France (1214). Les barons anglais se levèrent alors contre Jean et lui firent signer la "Magna Carta" qui limita les pouvoirs des rois d'Angleterre. Philippe Auguste ressaisit une partie des droits qu'avait perdus la royauté. Il voulut avoir des officiers qu'il pût changer et révoquer à sa guise. Ainsi naquit les Baillis et Prévôtés. Ce grand roi mourut en 1223.  Louis VIII le Lion (1223-1226) : Fils de Philippe II Auguste, il continua à faire reconnaitre son autorité aux barons. Il créa les Sénéchaux, officiers dans ses domaines. Mais ne put terminer ses projets, il mourut en 1226.  Louis IX, dit "Saint Louis" (1226-1270) : Louis IX, encore mineur, resta jusqu'en 1236, sous la régence de sa mère Blanche de Castille. Celle-ci défendit courageusement la couronne contre les seigneurs contestant l'autorité royale. A sa majorité, le roi Louis IX refusa la couronne du Saint Empire que lui offrit le Pape à un de ses frères, mais il écrivit sur un ton ferme au nouvel empereur Frédéric II, qui avait arrêter des évêques français se rendant à un concile. Il se montra aussi scrupuleux de défendre les droits de la couronne à l'égard de l'Eglise et du Saint Empire. Louis IX ne prit les armes que pour des causes justes et pieuses. Il triompha à Taillebourg et à Saintes du comte de la Marche, révolté et soutenu par Henri III d'Angleterre (1242). Après la Septième Croisade (1248-1254) Louis IX mérita le nom "d"apaiseur", il chercha à calmer les querelles entre la France et l'Angleterre par le traité d'Abbeville en 1259, et qui rendait aux anglais les conquêtes de Louis VIII mais gardait celles de Philippe II Auguste. En 1264, il se prononça comme arbitre entre les barons anglais et leur roi Henri III, mais sa sentence ne satisfit personne et ne put empêcher une guerre civile. Enfin, en 1270, il partit pour la Huitième et dernière Croisade et mourut sous les murs de Tunis. Louis IX fit faire de grands progrès au pouvoir royal en s'inspirant simplement de son amour pour la Justice. Il prescrivit aux Baillis et aux prévôts de faire droit à chacun, aux pauvres comme aux riches. Il interdit les guerres privées et abolie le duel judiciaire, où les plus forts décidaient du jugement contre les faibles. Les Baillis reçurent les plaintes et les appels de ceux qui souffraient de l'injustice des seigneurs. La Cour du roi commença à résider le plus souvent à Paris, à tenir des registres de ses arrêts, et le premier remonte vers 1254. Le Grand Tribunal du royaume devint la justice où tous les puissants devaient s'incliner. Le roi envoyait dans le pays des enquêteurs, chargés de surveillés les officiers royaux. En 1262, il assura à la monnaie royale un grand avantage, celui d'être reçut partout, tandis que celles des seigneurs n'étaient valables que dans leurs terres. Enfin, il fit publier le Livre des Métiers où il réglementait les corporations.  Philippe III le "Hardi" (1270-1285) : Le fils de Louis IX, Philippe recueillit en héritage, le comté de Toulouse et ne fit que 2 expéditions stériles en Espagne.Il a l'occasion de faire ses premiers faits d'armes personnels en 1272, quand il convoque l’ost royal contre les comtes de Foix et d'Armagnac qui lui contestent son pouvoir. En revanche, il céde au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274. Du point de vue des institutions, Philippe III introduit plusieurs nouveautés. Il fixe la majorité des rois de France à quatorze ans. Il frappe d’amendes les nobles ne répondant pas à la convocation à l'ost royal.  Philippe IV le Bel (1285-1314) : Le roi Philippe IV chercha à agrandir le royaume de France en saisissant la Guyenne, qu'il fut obligé de rendre en 1299 à Édouard Ier d'Angleterre, et la Flandre. Les Français battus à Courtrai en 1302, triomphèrent à Mons-en-Pevèle en 1304. Une partie de la Flandre, avec Lille, resta à Philippe IV. Les Papes qui avaient triomphé des empereurs du Saint Empire sur la question des pouvoirs temporels. Restait les rois de France à soumettre. Pour l'amadouer, on canonisa son grand-père Louis IX, "Saint Louis de France" en 1297. Mais rien, Philippe continua à lutter contre les Papes dans leurs influences. Pour lutter contre les influences des Papes, Philippe IV se fortifia du concours du royaume en convoquant pour la première fois les États-Généraux en 1302. A la mort du Pape Boniface VIII, Philippe IV fit élire un français l'Archevêque Bertrand de Got qui prit le nom de Clément V. Le nouveau Pape s'installa à Avignon, enclave de l'Église en France. La couronne de France domina ainsi l'Église durant trois quart de siècle. Le royaume avait été agrandi de la Champagne, par le mariage de Philippe IV, et, pour un temps, de la Flandre française. Il rattacha aussi au royaume Lyon depuis longtemps indépendante en 1313. Du règne de Philippe IV le Bel, date toutes les anciennes institutions de France : - Le Grand Conseil, chargé des délibérations politiques. - Il inspirera la Chambre des Comptes, créée par un de ses fils, où les Baillis et les officiers royaux rendirent leurs comptes. - Les États-Généraux, représentation exacte du royaume, les États auraient dû se réunir périodiquement, mais ils ne furent réunit que pendant les crises graves. Le roi réorganisa l'administration financière et nomma un trésorier royal. Il organisa un impôt le centième et le cinquantième de la valeur des biens. Mais ayant recours trop souvent à la dévaluation des monnaies, certains l'appelaient Philippe le "faux monnayeur".  Les fils de Philippe IV le Bel : Louis X le Hutin, Philippe V le Long et Charles IV le Bel (1314-1328) : Les trois fils de Philippe IV se succédèrent en 14 ans. Louis X signa l'affranchissement des serfs dans le domaine royal. A sa mort, et à la mort de son fils nouveau-né Jean Ier, on préféra son frère Philippe à ses filles (sous prétexte qu'en royaume Aristotélicien le Titre de "Roi", charge presque sacerdotale, ne doit revenir qu'aux mâles. La loi salique ne viendra que 40 ans plus tard). Philippe V, rendit de sage ordonnances : monnaie unique dans tout le royaume, crée la Chambre des Comptes, etc. A sa mort on choisit encore un mâle, son frère Charles IV. Charles réforma les administrations, et lutta contre les fraudes dans les finances. Il mourut après 6 ans de règne. La famille des Capétiens directs étant éteinte, une troisième application de la future "Loi Salique" amena la Guerre de Cent Ans.

     



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