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AVANT-PROPOS

macérations, les mortifications de ses saints, laissent bien, loin derrière elles celles auxquelles se
soumettaient les vieux Prophètes d’Israël, qui,
pour fuir la société des hommes, se retiraient dans
les montagnes ou dans les déserts, et ces solitaires
chrétiens qui, dans les III°, IV° et V° siècles de notre ère, peuplèrent la Thébaïde désertique(1). »
Nous dirons plus vulgairement, avec notre ami
et regretté, Marcelin Beaussier, interprète principal
de l’armée d’Algérie, dans son Dictionnaire pratique arabe-français, au mot Mraboth : « Les marabouts étaient des hommes voués à l’adoration, liés
à Dieu, qui ont laissé une réputation de sainteté : on
leur donne le titre de ouali(2), ami de Dieu, saint, et
leur nom est toujours précédé du qualificatif Sidi,
seigneur, monseigneur. Leur nombreuse postérité
conserve le titre de marabout, et forme la noblesse
religieuse des Arabes. Il y a peu de tribus, en Algérie, où l’on ne trouve une fraction de marabouts. »
Nous avons dit, dans un autre ouvrage, que,
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1. LES SAINTS DE L’ISLAM. Légendes hagiologiques et
Croyances musulmanes algériennes, par le colonel C. Trumelet.
2. El-Ouli, d’après le livre des définitions d’Ech-ChérifAli-Djordjani, est la proximité métaphysique qui résulte de
l’affranchissement, ou de relations étroites et nécessaires. On
en aurait fait le mot oualaïa ; de même que le mot ouilaïa serait
l’action d’être en Dieu, notre propre personnalité ayant disparu.
(L. Guin.)