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Biographies 
Livio Boni, docteur en psychopathologie et psychanalyse,
a soutenu sa thèse, Freud et le classique. Deux lectures
et une note, en 2005. Traducteur d’Alain Badiou, il est
actuellement chargé de recherche à l’Université de Paris VII
Denis Diderot, Pôle interdisciplinaire en sciences de la ville.
Anne Creissels est chercheure associée au CEHTA/
EHESS, co-fondatrice et coordinatrice du groupe de
recherche ACEGAMI. Elle a soutenu sa thèse, Le travail
du mythe dans l’art contemporain  : la différence des
sexes en question, en 2006. Elle est l’auteure de Prêter
son corps au mythe : Le féminin et l’art contemporain
paru aux Éditions du Félin en 2009.
Ana Cecilia Hornedo Marin est doctorante en histoire
et théorie des arts à l’EHESS. Sa thèse  en cours, sous
la direction d’Éric Michaud, est intitulée La figure
de l’artiste révolutionnaire au XXème siècle. Le cas du
muralisme au Mexique.
Jean-Loup Korzilius est maître de conférences en histoire
de l’art à l’Université de Franche-Comté à Besançon. Il a
publié La peinture abstraite en Allemagne, 1933-1955 : à
la recherche de l’inconnu (L’Harmattan, 2000) et dirigé Art
et littérature : le voyage entre le texte et l’image (Rodopi,
Amsterdam, 2006) ainsi que Couleur de la morale, morale
de la couleur (Presses Universitaires de Franche-Comté,
Besançon, à paraître en 2009). Il travaille actuellement à
la rédaction d’une Histoire de la sexualité des couleurs.
Anne Lafont, ancienne pensionnaire de la Villa Médicis
et maître de conférences en histoire de l’art à l’Université
Paris-Est Marne-la-Vallée, est actuellement conseillère
scientifique à l’Institut national d’histoire de l’art.  Elle est

l’auteure de Girodet, une monographie sur la question
de l’altérité dans l’œuvre de l’artiste (Adam Biro, 2005)
et a dirigé un ouvrage collectif intitulé L’artiste savant à
la conquête du monde moderne à paraitre aux Presses
Universitaires de Strasbourg en 2009.
Shalini Le Gall est diplômée de la Northwestern
University (Evanston, Il). Sa thèse est consacrée aux
tableaux orientalistes du peintre britannique William
Holman Hunt. Elle a contribué à la publication The Silk
Road and Beyond, (Art Institute of Chicago, 2007), ainsi
qu’aux catalogues des expositions du Mary & Leigh Block
Museum of Art, Caricature in London and Paris 18001900 (2006), et How We Might Live: The Arts and Crafts
Interior (2005).
Magali Le Mens est docteure en histoire de l’art. Elle
a soutenu sa thèse, Ambiguïté sexuelle dans l’art de
Winckelmann à Mondrian (1750-1930)  ; au-delà des
deux sexes : visibilité des hermaphrodites, figuration et
passage à l’abstraction, en 2007. Elle est rattachée au
CIRHAC, Paris I Panthéon-Sorbonne. Elle est l’auteure,
en collaboration avec Jean-Luc Nancy, d’un ouvrage
intitulé L’Hermaphrodite de Nadar paru aux Éditions
Créaphis, 2009.
Giovanna Zapperi est chercheure associée au CEHTA/
EHESS, co-fondatrice et coordinatrice du groupe de
recherche ACEGAMI. Chercheuse en résidence à
l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes en 2009, elle
a été Rudolf Arnheim  Guestprofessor à l’Université
Humboldt de Berlin. Son ouvrage, Marcel Duchamp
et son image. Le rôle de l’artiste dans la culture de
masse, est à paraître en 2010. Elle prépare actuellement
une publication intitulée Devenir-machine  : corps et
technologie dans les avant-gardes.

Subjectivités, pouvoir, image

L’histoire de l’art travailléepar les rapports coloniaux
et les différences sexuelles
un partenariat INHA, programme « Art et mondialisation »
et ACEGAMI/CEHTA-EHESS

Journée d’études
Samedi 17 octobre 2009
Salle Perrot, INHA, Paris

Cette journée d’études entend repenser la manière dont l’art est traversé par des rapports
de pouvoir, lesquels investissent particulièrement les différences sexuelles et culturelles.
Elle a pour ambition de dessiner une pratique critique de l’histoire de l’art qui prendrait
pour point de départ la singularité que manifestent, sur ces questions sensibles, les
œuvres et les images. Ainsi, au lieu de construire une histoire de l’art parallèle fondée
sur une héroïsation des exclus, il s’agit d’interroger la production de sens et d’idéologie
inhérente au champ artistique et de chercher des formes de résistance dans l’art.
Les questions proprement esthétiques y sont abordées à travers le prisme de l’histoire et
du discours afin de mettre au jour un travail à l’œuvre dans l’image. Cette archéologie
des forces qui travaillent l’art n’a de sens que si l’on considère que l’image condense
et transforme les discours qu’elle soutient, leur opposant toujours sa plasticité. Dans
cette perspective, la notion d’interprétation est centrale, permettant de mener l’histoire
de l’art au-delà des frontières étroites du positivisme ou/et du formalisme, par une
attention portée au lien entre image, sens et idéologie.
Le premier volet intitulé « Colonisations de l’autre » envisage la relation de l’art occidental
à son Autre colonisé, en soulignant la tension entre rapports de force explicites et
tactiques souterraines. Dans le second, « Différences sexuelles à l’œuvre », sont analysés
les processus de sexuation en jeu dans les théories esthétiques et les pratiques artistiques,
et mis en lumière des espaces possibles de déplacement des identités.

Direction scientifique
Anne Creissels et Giovanna Zapperi,
chercheures associées au Centre d’histoire
et théories des arts (CEHTA) de l’EHESS, Paris
en collaboration avec
Zahia Rahmani, responsable du programme
« Art et mondialisation », INHA, Paris

Institut national d’histoire de l’art
Galerie Colbert
2, rue Vivienne, 75002 Paris
Tél 01 47 03 12 81
Contact : programmation@inha.fr
acegami : http://acegami.blogspot.com

09h15
Accueil des participants par Zahia Rahmani
09h30
Introduction par Anne Creissels et Giovanna Zapperi
10h00-12h45 Colonisations de l’autre

14h15-17h30 Différences sexuelles à l’œuvre

Présidence : Zahia Rahmani

Présidence : Giovanni Careri

Shalini Le Gall
L’impérialisme évangélique : William Holman Hunt au Moyen-Orient
En se concentrant sur le travail de l’artiste-voyageur britannique William Holman Hunt (1827-1910),
on tentera ici de définir un Orientalisme britannique façonné par les intérêts impériaux à l’étranger
et l’influence du protestantisme en Angleterre. Motivé par l’intérêt évangélique pour l’histoire
chrétienne, Hunt a utilisé des modèles juifs et musulmans du Moyen-Orient et a ainsi démontré la
difficulté à construire une identité chrétienne britannique stable. Son œuvre complexifie la notion
binaire ‘d’Occident-Self’ et ‘d’Orient-Other’, en montrant comment le ‘Self’ britannique a à la fois
dominé et dépendu du ‘Other’.

Jean-Loup Korzilius
La ‘sexualisation’ de la couleur à l’époque contemporaine
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, au moment où la science redéfinit les normes sexuelles
masculines et féminines, la couleur apparaît dans les propos artistiques comme une entité féminine
qu’il s’agira de ‘comprendre’ et de ‘conquérir’ (Matisse), le peintre occupant le rôle masculin. Dès
lors, on saisit mieux le défi qu’elle représentera pour la création artistique : elle aguiche, tente,
‘excite’ l’œil de l’artiste telle une belle femme, dans un sens physique et érotique, et ce à la différence
des époques antérieures, marquées par la controverse ‘apparence’ versus ‘vérité’. Le rapport à la
couleur s’est donc ‘sexualisé’ et les allusions sexuelles d’artistes (Kandinsky, Klee e.a.) trouvent là
leur origine et jettent un nouvel éclairage sur les motivations sous-jacentes de l’activité picturale.

Anne Lafont
La ligne de couleur de W.E.B. Dubois à Roger de Piles
Les travaux fondateurs du sociologue et anthropologue W.E.B. Dubois sur les notions de ‘veil’  et de
‘colour-line’ - deux outils pour penser le tabou de la ségrégation - mirent pour la première fois en
évidence les correspondances étroites, dans le monde occidental, entre couleur de la peau et classe
sociale.  L’idée ici est de confronter ces concepts à la littérature artistique du XVIIIe siècle pour faire
l’archéologie des dimensions sociales et culturelles de la couleur dans le monde occidental. Les canons
coloristes liés à la représentation de la figure humaine, énoncés dans la théorie artistique d’alors,
témoignent en effet d’une codification plus ou moins rigoureuse des couleurs en tant qu’attributs
culturels, et notamment de leurs différentes nuances du point de vue de la pigmentation.
11h15 – 11h30 Pause
Magali Le Mens
L’orientalisme détourné de Manet et l’imaginaire érotique exotique
La notion d’ ‘imaginaire érotique colonial’, développée dans un texte récent par l’historien Alain
Corbin, sera interrogée à travers deux œuvres de Manet, Lola de Valence et Olympia, qui mettent
en scène deux femmes considérées alors comme orientales  : une espagnole et une créole. Le
statut exotique et social des femmes espagnoles était en effet, à l’époque, équivalent à celui des
femmes créoles, comme de nombreux exemples littéraires nous le montrent (Balzac, Flaubert par
exemple). Il s’agira de voir comment ces constructions sociales et fantasmatiques sur la femme
exotique ont contribué à mettre l’Autre à distance pour mieux asseoir des différences et un
pouvoir contraignants.
Ana Cecilia Hornedo Marin
L’invocation à la Vierge de Guadalupe ou les paradoxes de la Révolution mexicaine
La Vierge de Guadalupe participe du mythe fondateur du Mexique comme pays catholique et
comme nouvelle patrie. Il s’agit d’une vierge à la peau mate, incarnation visuelle du Royaume de
la Nouvelle Espagne, symbole de métissage et d’‘indianisation’. Vierge protectrice, elle est aussi
paradoxalement la mère violée par le conquistador Cortes - la Malinche. Les appropriations et les
représentations post-révolutionnaires de cette figure témoignent de la ‘colonisation de l’imaginaire’
à l’œuvre dans cette création/recréation mais aussi des liens ambigus entre croyance religieuse et
politique, mythe, image et Révolution au Mexique.

Livio Boni
La différance du (mono)sexuel chez Winckelmann
L’œuvre, et la figure, de Winckelmann occupe une place doublement fondatrice dans le nouage
histoire de l’art / détermination de genre, car elle fonde le champ discursif de l’histoire de l’art tout
en l’ordonnant à une esthétique homoérotique. L’homoérotisme winckelmannien n’est cependant
ni la pure projection d’un idéal homosexuel ni un simple avatar de l’imposition du masculin, mais
la constitution d’un genre de mono-sexuation idéale à l’intérieur de laquelle la différence sexuelle
joue un rôle. On proposera donc ici une relecture freudienne de quelques sculptures classiques
fonctionnant comme paradigmes de l’esthétique winckelmannienne, en cherchant à y repérer le
travail de la différance du sexuel.
15h45 – 16h Pause
Anne Creissels
La grâce du geste ou l’assignation à la féminité
Dans le film Der Eintänzer (le danseur mondain ou le danseur solitaire), réalisé en 1978, Rebecca Horn
met en scène différentes figures de la danse propres à susciter, par leur dimension métaphorique,
une réflexion sur le geste dansé comme marqueur d’identité. Ses ‘instruments de danse’ donnent
à voir le lien de la grâce à la contrainte, et la ‘discipline des corps’ inhérente à la construction de
la féminité. L’instrumentalisation du corps des femmes, dont témoigne la ballerine romantique,
est particulièrement visible à travers le thème des trois Grâces. Le renouvellement constant, depuis
l’Antiquité, du sens attribué à la ‘ronde des grâces’ ne va pas sans la perpétuation d’une assignation,
propice à l’assujettissement mais aussi à l’identification, voire à la résistance.
Giovanna Zapperi
Une femme disparaît. Mémoire et subjectivité dans une perspective féministe
Trois œuvres des artistes Renée Green, Zoe Leonard et Andrea Geyer réalisées entre les années
1990 et 2000 utilisent des fragments d’archives – réels ou fictifs – pour reconstruire la mémoire
perdue d’une femme ayant vécu au début du XXe siècle et dont la trajectoire était fortement liée
aux origines du cinéma. Loin de constituer des biographies de trois figures féminines oubliées par
l’histoire, ces œuvres ouvrent plutôt la possibilité de faire émerger d’autres histoires : des histoires
qui concernent la couleur, la sexualité et l’identité féminine.


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