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Nom original: article 8.pdf
Titre: doi:10.1016/j.main.2009.08.005

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Chirurgie de la main 28 (2009) 374–377

Cas clinique

Luxation trans-scapholunaire antérieure du carpe. À propos d’un cas
Volar transscaphoid perilunate fracture dislocation. A case report
M.F. Amar *, D. Loudyi, B. Chbani, A. Bennani, F. Boutayeb
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique A, centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès, Maroc
Reçu le 9 janvier 2009 ; reçu sous la forme révisée 20 avril 2009 ; accepté le 15 août 2009

Résumé
Les luxations périlunaires antérieures du carpe sont des lésions exceptionnelles. Elles surviennent en général chez le sujet jeune à la suite d’un
traumatisme violent, le plus souvent un accident de la voie publique. Le traitement chirurgical est souvent nécessaire pour rétablir les rapports
intracarpiens. Les auteurs rapportent un cas rare de luxation trans–scapho-antélunaire du carpe traité chirurgicalement, avec un résultat fonctionnel
satisfaisant après un recul de deux ans et demi.
# 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Mots clés : Luxation ; Lunatum ; Scaphoide ; Fracture

Abstract
Volar perilunar dislocations of the carpus are rare. They occur in young patients following a violent injury. Open reduction is often needed
because of instability of the lesion. The authors report a case of volar transscaphoid perilunate fracture-dislocation treated surgically, with a
satisfactory functional result after a follow-up of two and a half years.
# 2009 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Keywords: Dislocation; Lunatum; Scaphoid; Fracture

1. Introduction

2. Observation

Si la luxation trans–scapho-rétrolunaire du carpe est
relativement fréquente, le déplacement inverse est beaucoup
plus rare. Les luxations trans-scapholunaires antérieures du
carpe restent souvent mal connues, pouvant passer inaperçues
en urgence. Ces lésions exceptionnelles puisent leur importance
dans la gravité des séquelles, qui sont dominées par l’instabilité
chronique du poignet et, à long terme, par l’arthrose. Les
auteurs rapportent le cas d’une luxation trans–scaphoanté1unaire du carpe traité chirurgicalement par embrochage
avec un résultat fonctionnel satisfaisant à deux ans et demi de
recul.

M. M.D, âgé de 28 ans, plombier de profession, sans
antécédents pathologiques notables, a présenté à la suite d’une
chute d’une moto, lors d’un accident de la voie publique, un
traumatisme du poignet droit, membre dominant. L’examen en
urgence a trouvé un patient stable sur le plan hémodynamique,
avec œdème et déformation du poignet droit, sans ouverture
cutanée, ni lésion vasculaire ou nerveuse, notamment pas
d’atteinte du nerf médian. Toute mobilisation du poignet droit
était impossible et douloureuse. Une radiographie du poignet
droit de face et de profil a montré une luxation antélunaire du
carpe associée à une fracture du scaphoïde type III selon la
classification de Schernberg [1] et un petit arrachement osseux
au niveau de la corne antérieure du lunatum (Fig. 1). Le patient
a été pris en charge, deux heures après son admission. L’abord
chirurgical a été postérieur. L’exploration chirurgicale a
objectivé une fracture du scaphoïde corporéale basse, le

* Auteur correspondant.
Adresse e-mail : drfahd55@yahoo.fr (M.F. Amar).

1297-3203/$ – see front matter # 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
doi:10.1016/j.main.2009.08.005

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Fig. 1. Aspect radiologique de face (A) et de profil (B) de la luxation trans–scapho-antélunaire.

Fig. 2. Aspect radiologique postopératoire de face (A) et de profil (B).

massif carpien et le pôle distal du scaphoïde étaient luxés en
avant du lunatum. Ce dernier était resté solidaire au pôle
proximal du scaphoïde par le ligament interosseux scapholunaire resté intact. Après réduction de la luxation et de
la fracture du scaphoïde, on a procédé à un brochage
scapholunaire et un brochage radio-scaphocapital passant
par le pôle proximal du scaphoïde resté solidaire du lunatum
(Fig. 2). Une immobilisation plâtrée complémentaire par une
attelle intrinsèque plus a été réalisée pendant six semaines. Dès
lors, la rééducation a été entreprise et les broches ont été
enlevées à la fin de la huitième semaine. Au recul de deux ans et
demi, le patient ne présente pas de douleur résiduelle, et sa
mobilité est de 458 en flexion, 708 en extension, 258 en

inclinaison radiale, 408 en inclinaison cubitale, 908 en
pronation, et 908 en supination (Fig. 3). Sa prise de force,
comparée au côté sain, est presque normale. Sur le plan
radiologique, la fracture du scaphoïde est bien consolidée et le
lunatum est en place. Le patient a repris son activité
professionnelle antérieure après un délai de trois mois et demi.
3. Discussion
Les luxations périlunaires antérieures du carpe sont des
lésions exceptionnelles, beaucoup plus rares que leurs
équivalentes postérieures. Leur fréquence se situerait entre 3
et 6 % [2,3,4,5]. La première observation illustrée étudiant le

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Fig. 3. Mobilités articulaires du poignet.

mécanisme et le traitement a été faite par Aitken et Nalebuff [6]
en 1960, mais selon les auteurs [6], Speed était le premier à
décrire ce type de lésion dès 1925. Herzberg et al. [7] en 1993,
sur 166 luxations recensées dans sept centres spécialisés, n’ont
pu retrouver que cinq luxations périlunaires antérieures du
carpe. Vichard et al. [5] ont rapporté quatre cas en 20 ans
d’exercice, alors que 61 luxations rétrolunaires ont été
observées durant la même période.
Les luxations périlunaires antérieures du carpe surviennent
généralement chez l’adulte jeune à la suite d’un traumatisme
violent et pouvant entrer dans le cadre d’un polytraumatisme,
qui risque de faire négliger la luxation. Le mécanisme de
survenue est le plus souvent un choc direct sur le dos de la main
en hyperflexion palmaire, où le capitatum viendrait pousser le
lunatum en arrière [3,6,7]. Elles sont souvent de type 1 selon la
classification de Witvoet et Allieu [8] avec conservation des
deux freins porte-vaisseaux antérieur et postérieur. C’est le cas
de notre patient. Rajois [4], en 1999, a rapporté un cas de
luxation antélunaire avec énucléation du lunatum.
Le traitement reste très variable selon les auteurs. Sur trois
cas de luxations trans–scapho-antélunaires rapportés dans la
littérature et traités orthopédiquement, un seul cas a bien évolué
[9]. C’était le cas d’un patient qui n’avait pas de signe de
pseudarthrose scaphoïdienne sur la radiographie, mais un cal
vicieux avec déplacement de 2 mm du fragment distal du
scaphoïde. Pour les cas restants, l’un a évolué vers une
pseudarthrose du scaphoïde [6] et l’autre s’est compliqué d’une
consolidation vicieuse avec une instabilité du carpe [7]. C’est à
cause de ces complications que la plupart des auteurs
préconisent actuellement un traitement chirurgical d’emblée
pour les luxations associées à une fracture du scaphoïde et pour
les luxations antélunaires pures si la réduction orthopédique est
imparfaite [3,10,11,12,13,14,15]. Le choix de la voie d’abord
dépend du type de luxation, pure ou associée à des lésions des
os du carpe. L’abord dorsal est beaucoup plus facile en cas de
luxation pure. En revanche, dans les luxations trans–scapho-

antélunaires, l’abord palmaire permet une synthèse du
scaphoïde beaucoup plus aisée.
La revue des cas publiés dans la littérature ne signale pas de
nécrose du lunatum, car celui-ci reste souvent dans sa position
normale sous l’auvent radial [5,6,9], même dans le cas rapporté
par Rajois [4] où il y avait une énucléation du lunatum associée
à la luxation antélunaire, le lunatum est resté en place sans signe
de nécrose à quatre ans de recul. Aucune nécrose du scaphoïde
n’a été signalée non plus. Fernandes et al. [9] attribuent cela au
fait que les vaisseaux principaux du scaphoïde sont en position
antérolatérale et ne sont donc pas menacés en cas de lésion par
hyperflexion palmaire.
4. Conclusion
Les luxations antélunaires des os du carpe sont des lésions
exceptionnelles. Leur pronostic est généralement bon si le
diagnostic est précoce et la réduction des rapports intracarpiens
est anatomique. La réduction orthopédique doit être tentée en
premier. Si elle est imparfaite, l’abord chirurgical devient
nécessaire.
Conflits d’intérêts
Pas de conflits d’intérêts.
Références
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Chir Orthop 1984;70(Suppl. II):55–63.
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carpe. À propos de trois cas. Ann Chir Main 2000;19:235–42.
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du carpe. À propos d’un cas. Ann Chir Main 1999;18(4):304–8.

M.F. Amar et al. / Chirurgie de la main 28 (2009) 374–377
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de quatre observations de luxations antélunaires du carpe. Ann Chir Main
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[6] Aitken AP, Nalebuff EA. Volar transnavicular perilunar dislocation of the
carpus. J Bone Joint Surg 1960;42A:1051–7.
[7] Herzberg G, Comtet JJ, Linscheid RL, Amadio PC, Cooney WP, Stadler J.
Perilunate dislocation and fracture dislocation. A multicentric study. J
Hand Surg 1993;18A:768–84.
[8] Witvoet J, Allieu Y. Lésions traumatiques fraîches du semilunaire. Rev
Chir Orthop 1973;59(Suppl. 1):98–125.
[9] Fernandes HJA, Koberle G, Ferreira GHS, Canargo JN. Volar transscaphoid perilunar dislocation. Hand 1983;15:276–80.

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[15] Woodward AH, Neviaser RJ, Nisenfeld F. Radial and volar perilunate
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