13 Treason .pdf



Nom original: 13 Treason.pdfAuteur: Clarisse

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Treason

Il me semble n'avoir jamais été aussi rapide pour me changer. Je me pris le
coin d'un meuble en sautillant pour mettre mon pantalon. Je n'eus pas le temps de me
coiffer, pris les clefs de mon 4x4 et fis rugir le moteur. J'en avais oublié que mon
portail était fermé, tellement je paniquais, je râpais le coffre de mon véhicule, sortit
pour ouvrir la grille et roula un peu trop vite jusqu'à mon ‘’chez moi’’. Il y avait du
brouillard et si je me prenais une voiture je serais fichue, la ceinture était mise, c'est
déjà ca. Je ne comprenais pas ce qui se passait, pourquoi la police était chez lui ? A
travers la brume je distinguais des gyrophares rouges et bleu, il n'avait pas menti ils
étaient bien là. Je me garais derrière l'une des voitures de fonctions et constatait à quel
point beaucoup d'officier s'étaient déplacés et je comprenais qu'il y avait vraiment
quelque chose de grave. Une ronde de vigils bouclait l'entrée aux fans qui avaient eu
vent de la rumeur. Heureusement je connaissais un passage secret et je réussis à entrer
dans le jardin. J'apercevais Roy, appuyer contre la Rolls Royce noir se tenant la tête
d'une main. Il paraissait soucieux, mais je ne m'attardais pas, je m'inquiétais pour mon
‘’père’’, et approcha près de ma maison. Un garde me rattrapa à temps.
« Où crois-tu aller toi ? Tu sors d'où comme ça ?
_ Je veux voir Michael que se passe t-il ? Qu'est ce qu'il a fait ? Lâchemoi gros tas, hurlais-je quand il m'empoigna par ma veste. C'est de la marque ça ! Pas
touche!»
Je ne touchais plus le sol, et je donnais des coups dans le vide. Un autre flic, un
peu plus gradé d'après ses petites décorations sur son épaule, s'approchait un crayon
dans la bouche, il souriait.
« Alors la petite gamine à réussi à entrer quand même ? T'es qui que je
noircisse ton casier judiciaire ? »
Gamine ? Non mais il se croit où lui ? L'homme me reposa au sol. Et j'en
profitais pour m'enfuir. Je courus le plus rapidement possible derrière le ranch, me
cachant derrière un buisson, je ne pouvais pas lutter. Si je disais que j'étais sa fille à
mon Michael ils se payeront bien ma tête. J'avais oubliée la trappe qui se trouvait
derrière ma cachette et qui menait tout droit à une porte bien dissimulé dans le
dressing de mon ‘’père’’. Je l'ouvris discrètement me faufilant à l'intérieur et atterrit
sur un truc mou. J'haussais les épaules et avançait cherchant à tâtons vers un escalier.
Je réussis à me retrouver dans une pièce complètement dérangée. Les vêtements,
toutes ces ‘’œuvres d'arts’’ étaient jetées sur le sol, certaines piétinées. C’était
horrible. Mais que cherchaient-ils ? La porte menant à la chambre était entrouverte et
je regardais discrètement à l'intérieur. Je ne voyais que le maudit flic de tout à l'heure,
une sorte de médecin (à en juger par sa blouse et sa cravate bleu clair) et d'autres
policiers. Je voulais entrer pour demander ce qui se passait mais certaines voix
résonnèrent de l'autre côté. Si je voulais comprendre il me fallait écouter.
« Nous n'allons pas y passer la journée, grommela une voix.
_ Je vous en pris monsieur Jackson, ne rendez pas les choses plus
difficiles
pour nous.
_ J'ais trouvé ça ! S'exclama une autre voix »

Trouver quoi ? Mais bon Dieu c'est quoi leur problème ? Je ne comprenais pas
de quoi ils parlaient. Et cela m’était insupportable.
« Croyez vous que c'est une preuve suffisante ?
_ Que faites vous avec de telles photos ?
_ Je vous assure, je ne sais pas d'où elles viennent, entendis-je dire mon
Michael, je vous en pris croyez moi...
_ Bon aller on dois passer l'examen... Déshab [...] »
Je ne voulais pas en entendre plus... Je m'accroupis contre le mur, plaquant mes
mains contres mes oreilles. Je n'avais pas entendu la fin de la phrase mais j'avais bien
vu ce qu'il allait dire. Je fermais les yeux, repliée sur moi-même, complètement
crispée, je me balançais légèrement me répétant sans cesse le clip Thriller. Les deux
amoureux tombant en panne d’essence en pleine forêt, et un des deux se transforme en
loup garou. Il durait treize minutes tout de même. Pourquoi avais-je à le répéter 3 fois
dans ma tête. Pourquoi étais-ce si long ?
« C'est finis, changez vous et ensuite venez avec nous. »
Après un long silence. J'entendis un cliquetis ... Je reconnus ce son facilement,
dans mes séries télévisé préférés, on voit souvent cela. Ils le menottaient ? Les gens
sortaient de la pièce et moi j'entrais courant vers lui. Il avait les mains dans le dos, l'air
détruit et fut surpris quand il me vit. J'accrochais mes mains à son cou, ce ne fut pas
rapide car on essayait de nous séparer. Je l'embrassais sur la joue, sentant que j'allais
pleurer. Je passais ma main dans ses cheveux, j'avais cette impression que je ne le
reverrais jamais plus.
« Michael ! Je m'en contrefiche que tu ais fais quelque chose, je m'en
fout tu comprends, criais je lorsqu'on m'empoignait les mains et les jambes. Bien que
je ne sais même pas de quoi tu es … LACHE MOI TOI ! Je suis là ! D’accord ? »
On l’entraîna dehors. Il avait eu le temps de se retourner et de m'adresser ce
sourire triste qui faisait couler mes larmes. Il baissa les yeux et je le vis disparaitre,
j’hurlais me débattant. Jusqu'à que je reçoive un coup sérieux sur la tête.


J'attendais assise à un bureau, bureau désordonné remplie de feuille. J'avais du
bien me battre car j'avais beaucoup de pansements et je ne me souvenais pas de tout. Je
ne voyais que des policiers où des gens normaux assis comme moi, ayant l'air idiot
devant un bureau sans occupant. Mon Dieu qu’est ce que je pouvais bien faire dans un
commissariat, ce n’était pas un endroit convenable pour une fille de mon âge. Un
homme finit par arriver et je comprenais qu'on allait m'interroger. J'avais le nez cassé,
j'avais du mal à respirer.
« Vous nous avez causez beaucoup de soucis... Vous avez réussie à
entrer dans le jardin d'une propriété privée, de vous y infiltrer, et d'y harceler
l'occupant... Mais je m'inquiète surtout pour ceux à qui vous avez portez les coups... »
L'homme en question était ce policier au sourire machiavélique. Celui à côté de
lui, avait un œil au beurre noir, je ne pensais pas avoir une telle force si c'était moi qui
lui avait fait cela.
« Bien votre nom... et pas d'entourloupes... »

Pas d’entourloupes … Il est drôle lui ! Je devais dire la vérité dans un
commissariat, mais il fallait à tout prix que ca ne sorte pas de ses murs. Il fallait déjà
qu’il me croit… Ce serait un grand pas pour lui, je pense.
« J’ais bien peur … Que vous ne me preniez pas au sérieux.
_ Dites … Je n’ais pas que cela à faire.
_ Si je vous le dis ...Vous ne le répéterez pas ?
_ Qu'est ce que vous avez à cacher ?
_ Sharon Jackson ... Dis-je tout bas.
_ Quoi ?
_ SHARON JACKSON ! »
J'avais parlé trop fort, des gens se retournaient pour voir dans ma direction. Je
l'avais dis, c'était étrange.
« Et alors ? Il y en a pleins des Jackson... Non mais je vous jure. Que
faisiez-vous dans cette propriété ? Les groupies de votre genre ca devaient rester à
l'entrée. Et de plus vous vous attaquez à un garde et même deux.
_ Je voulais tout simplement parler à mon père. Comprendre pourquoi il
se trouvait dans cette situation.
_ Votre ... Ah elle est bien drôle celle là !
_ Il n'y a rien de comique là-dessous, m'écriais-je. Allez-vous me dire...
Oui ou MERDE pourquoi il se trouve en prison ?
_ Hum... »
Il croisa les bras et me refis son sourire, il voulait une preuve de celle que
j'affirmais être. Tu veux des preuves ? Ok tu vas en avoir mon coco. Heureusement
j'avais toujours mes papiers, les vrais et les faux et le certificat d'adoption. Il me les
prit et les feuilleta brièvement. Je vis son regard sur moi, et je crois qu'il me croyait
désormais.
« C'est pas du joli-joli comme affaire ma p'tite dame. Jackson aurait
accueillit un enfant chez lui ces quelques derniers mois. Apparemment ils auraient fait
des trucs pas très catholiques... Le gosse à porter plainte aidé par son père, il déclare
que Jackson lui aurait fait des attouch[...]
_ STOP, suppliais-je choqué par ce que je venais d'entendre. Vous
voulez
dire que l'on accuse ... Vous osez l'accusez de pédophile !?
_ Pas nous, le gamin. Répliqua t-il.
_ Vous ne croyez pas ce gosse tout de même ? C’est ignoble !
_ Je ne préfère ne pas me placer du côté de quelqu’un… Mais tout ce que
je peux vous dire. J’ais moi aussi un garçon qui à l’âge du petit Chandler… Alors moi
les types comme ça, je les portes pas dans mon cœur.
_ Chandler … Murmurais-je en fronçant les sourcils. »
Je m'étais levé après avoir fait ma déposition, je devais payer les soins aux
officiers de polices, je signais un papier et m'apprêtais à sortir au moment où je me
cognais contre quelqu'un. Un jeune adolescent cachant son visage sous une casquette,
accompagné de son père. Le père fut apeurer de me voir là et Jordan encore plus.
« Je v... Je voulais pas, hoqueta-t-il.
_ Le mal est déjà fait, et vous... Je me retournais vers Evan, la justice ne

me permet pas de vous tuer de mes propres mains… Mais je vous jure que vous
crèverez en enfer !
_ Avant d’aller en enfer … Je compte bien profiter de mon futur compte
en banque. »
Je le plaquais contre le mur, éprise d'une drôle envie de meurtre, mais qu'étais le
meurtre quand on accusait la personne la plus gentille au monde, de pédophilie. Le
meurtre n'était rien... Rien du tout.


J'étais rentrée chez moi, Dorothy, Annie, Roy, m'attendait devant la porte. Je les
avais accueillis à bras ouvert. C'était ma famille. J'avais besoin de réconfort... Je ne
croyais pas ce que j'avais entendu.
J'eus difficilement un droit de visite, seul quelques policiers étaient au courant
de mon existence et je les entendais faire des commentaires...
« J'aurais pas aimé être la fille d'un taré !
_ A sa place je me cacherais tellement j'aurais honte.
_ Tu crois qu'ils ont déjà fait des trucs ensemble ? »
Dur de ne pas y prêter attention. Timide, j'enfilais une paire de lunettes de
soleils comme aimait bien faire mon père. Je suivais un gardien peut aimable et il
m'indiqua où je devais entrer. La pièce était petite, au milieu une simple table avec
deux chaises. Sans fenêtres, deux portes faces à faces. J'attendais les mains sur la table,
celles-ci devenaient moites, et je stressais beaucoup. Peut être avais-je peur d'affronter
son regard ? Dans quel état se trouvait-il ? On ouvrit la porte en face de moi, et je le
prisonnier entra. Michael la tête baissé, fixant le sol, avançait. L'officier nous laissa
seuls tous les deux dans le parloir. Complètement décoiffé, une chemise mauve toute
froissé, il était tout simplement abattu par la justice. Par ce monde de fou. Les larmes
aux yeux je me jetais à son cou, je lui embrassais les joues, sa peau contre mes lèvres
me réconfortait tellement j'étais dépassée par les événements. Je sentis ses bras autour
de moi et me serrait fort contre son torse, quelques chose d'humide glissait le long de
mon cou, il pleurait. Ce qui fit redoubler ma tristesse. Prise de chagrin à mon tour, je
pris son visage entre mes mains, nos lèvres se joignirent. Un baiser fougueux, je fus
envahie par un tremblement étrange. Je ne pensais à rien jusqu'à que ses larmes
frôlèrent ma bouche. Je réussie à me détacher de lui. Le gardien frappait violemment à
la porte, comme pour nous demander d'arrêter. Je l'enlaçais une dernière fois en lui
disant que je le croyais, il hochait la tête secoué par de lourds sanglots.
« C'est ... Un coup monté... Crois-moi... Jama... Jamais je n'aurais pu ...
_ Je sais... Le rassurais-je en lui déposant un nouveau baiser. Ne te
justifie pas... Quoi qu'il arrive... Sache que je te soutiendrais toujours… Sais-tu ...
Quand auras lieu... Le procès ?
_ Dans une semaine, il me semble... A ce sujet... Je requiers ta présence...
t'avoir à mes côtés ... Juste le temps d'y aller... Je t'en pris. »
Touchée par tant de faiblesse et de tendresse, je lui caressais le visage et lui fit

tout bas qu'il n'y avait aucun soucis. Ma tête contre son torse, je songeais... Comme
allons nous le sortir de cette situation. Je trouvais que c'était plutôt mal engagé. C’était
si dur d’acquitter quelqu’un d’un tel crime. Même si l’accusé n’avait rien fait. Il y
avait toujours des remords, des doutes. Et moi je me surprenais à hésiter…


Le lendemain je me rendais sur le lieu de travail d'Annie. Bien que refusais à
plusieurs reprises elle réussit quand même à me servir à crédit. Je sirotais mon soda
comme une gamine, jetant de temps à autres des regards vers l'écran, attendant une
quelconque information. Evan Chandler est mort ? OH YEEEEAH Fiesta jusqu'à pas
d'heure. Chose impossible. C’est toujours les meilleurs qui partent en premier. Et Evan
Chandler n’avait rien d’une personne bien.
Annie me rassurais en disant que les méchants perdent toujours, je ne fus pas
convaincue par ce point de vue des choses. Au moment où je me retournais de
nouveau, il eu un flash special à la télévision.
« Michael Jackson comme vous le savez à été arrêté il y a deux semaines
environs. Accusé de sévices sexuels sur mineurs sur mineurs, il se trouvant au moment
même à la prison de Los Angeles, et c'est en direct qu'il veut nous proclamer son
innocence... »
Je sentais le stress me gagner. Pourquoi dire cela en direct, je ne comprenais
pas. Peut être déjà voulait-il prévenir ses fans à propos de la tournée qu’il avait dût
arrêter plus tôt que prévue. Des millions, je ne sais combien de personnes, regardaient
sûrement ce flash comme moi, attendant les mots de la star. Michael apparut à l'écran,
vêtu de sa chemise orange, comme dans le clip Jam, des cernes sous les yeux, sans
maquillage. On pouvait le vieillir de 10 ans au moins. Annie derrière moi, immobile,
limite bavant tellement elle fut absorbée par l'écran. Le silence était pesant dans le
Pub, tout le monde écoutait ce qui se passait. Il finit par prendre la parole, l'air d'un
enfant ayant été puni, pourtant c'est ce qu'il était. Un enfant dans le corps d'un homme
de 35 ans. Mais cela personne ne le voyait. Tous étaient aveuglés par les propos de la
justice.
« J'ais... J'ais été victime... Victime d'accusations ignobles... Je... J'ais
été trahis... Humilié... Je voulais juste vous dire... Ce que disent tous ses gens... Ne les
écoutez pas... Ce ne sont que des ignorants. Tous ses paparazzis... Se nourrissent
d'informations fausses... Ils sont malhonnêtes... Et je le répéterais autant de fois qu'il
le faut... j'aime les enfants... Mais pas comme vous le voyez... Vous... Vous autres. Cet
amour pur que je leur donne... N'existe pas dans votre monde à vous les adultes...
Mais sachez une chose ... Juste cela... Jamais je n'oserais les nuire, comme vous avez
osez m'accuser. Car si je le faisais, cela veut dire que je ne les respecte pas... Tout
cela n'est qu'une histoire d'argent. Et pour faire taire ces horreurs ... Je serais prêt à
en payer le prix...
_ Sale pédo ! Criait l'ivrogne à nos côtés, crève fils de [...]
_ Oh toi ta gueule ! M'écriais-je. »

Surprise de mon manque de délicatesse, je m'étais levé de mon tabouret et fis
face à cet homme. Le témoignage m'ayant remué un peu, je sentais une fureur intense
en moi. Et si quelqu'un venait â me taquiner, il ne ferait pas de vieux os. Je le fixais de
haut et lui riait :
« T'es qui toi ? Hein ? T'es qui pour me donner des ordres sale garce !? »
Ouh le vilain mot … Annie me prit le bras en me suppliant de ne pas faire une
chose que je regretterais. Les gens s'attroupaient autour de nous, sans trop s'approcher
non plus. Tous voulaient admirer la fureur me gagner. Même avec autant de monde je
ne pus m’empêcher de crier.
« TU VEUX SAVOIR QUI JE SUIS ? SALE ALCOOLO !
_ Sharon ! Fais pas de conneries, s'exclama mon amie. »
Il riait de plus belle et moi je rageais voulant a tout pris lui claquer la tête contre
quelque chose.
« Alors ? Héhé t'as plus d'idée ? Héhé t'es qui alors ?
_ Qui je suis ? TU ME DEMANDE QUI JE SUIS ? Je suis Sharon
Jackson ! Et d’après ce que tu dis, je serais la fille d’un pédophile ?! Alors maintenant
au nom de mon père, je te conseille de présenter tes excuses ! MAINTENANT !
_ Ah ! Et pourquoi je te croirais ? »
Je lui collais mon passeport non falsifié sous le nez, et attendais une réaction de
sa part.
« Oh putain ! Alors ce con avait une fille ?
_ Répète ?! Hurlais-je ayant un peu perdue la raison.
_ ECOUTEZ TOUS ! CETTE GAMINE C'EST LA FILLE DE
JACKSON ! Ah ah ah ! J'espère que vous aurez passé du bon temps tous les deux...
Héhé T'es pas près de le revoir ! »
Je me passerais de détailler la violence dont j’ais fais preuve à ce moment là.
Car j’en ais honte encore aujourd’hui. Ce n’est pas ainsi que Michael m’avait élevé…


La veille du procès, j’étais retournée à NeverLand. Dorothy m’avait suppliée de
revenir afin de m’aider à remettre le ranch en ordre. Il y avait une autre dame avec
elle. Je ne l’avais pas reconnue tout de suite.
« C’est Katherine Jackson … La mère de Michael, me souffla-t-elle. »
Oh, je lui avais donc souris, et elle me dit bonjour amicalement. Elle ne me posa
pas de question sur ‘’qui étais-je’’, ‘’d’où venais-je’’ et j’en passe. Le fait de retourner
dans cette demeure me faisait mal, très mal. La maman Jackson rangeait les affaires de
son fils, tandis que Dorothy est moi faisions le lit de Michael. J’ais eu une drôle de
réactions lorsque nous avions secoué les draps. Une photographie en était tombée. La
vieille femme l’avait ramassé en l’observant brièvement.
« Qu’est ce que c’est ? M’enquis-je voyant la drôle d’expression se
dessinant sur son visage.
_ Rien … Rien du tout … »
J’arrêtais toute activité, et un peu sur les nerfs, m’avançait vers elle. J’en avais
marre d’être toujours mise à l’écart de beaucoup de choses. Je lui pris donc ce qu’elle
essayait de cacher. Mes yeux ne restèrent pas longtemps sur le cliché. Horrifié par ce

qui était dessus, je lâchais la chose et me plaqua contre la commode de derrière. Ca me
donnait envie de vomir. Je détournais la tête de la femme de ménage, et essayait
d’oublier en vain ce que j’avais pu voir.
« Sharon, ressaisie toi !
_ QU’EST-CE QUE CA ?? M’exclamais-je les larmes aux yeux.
_ Ce n’est pas à lui … Ces photos là ont été mises ici pour … Pour je ne
sais pas moi … Pour l’accuser injustement.
_ Mais … C’est … C’est un enfant … Qui … Qui est …
_ Je sais … Je sais ma puce… Cesse de penser à ca. »
Elle me serra fort dans ses bras. Elle me disait de me calmer. Mais j’avais peur,
peur de la vérité… Mon cœur battait si fort.
« Tu crois qu’il … Que c’est … Que c’est vrai … demandais-je en
sanglotant.
_ Mais non voyons … Arrête de te tourmenter.
_ Mais … Il est si gentil avec eux … Si ca se trouve …
_ SHARON CA SUFFIT ! »
Elle me regardait avec des yeux noirs, mon visage entre ses mains. Elle
paraissait si méchante, tellement en colère.
« Tu m’aides à finir le lit d’accord ?
_ Euh oui … Bien sûr. »
Tandis que nous remettions la couverture en place. La mère de Michael sortit du
dressing en disant qu’elle avait finit. D’une voix douce elle nous fit qu’elle allait finir
la vaisselle. Dorothy lui disait qu’elle s’en chargerait mais celle-ci refusa
catégoriquement. J’avais peur que cette gentille dame ne m’ais entendu. La femme de
ménage et moi remettions les coussins en place puis celle-ci m’attrapa la main.
« Je pense que si ce qu’on disait était vrai … Il aurait déjà commencé
avec toi. Or … Il ne s’est rien passé que je sache … Hum ? »
Je lui souriais, et elle me répondit ainsi à son tour. Elle me tapota l’épaule, en
me confiant que je n’avais pas à me faire de mourons. Elle s’en alla peu après, d’après
elle, elle allait épargner Katherine à faire la vaisselle à sa place. Moi je restais assise
là, sur le lit, la peluche de Bambi entre les mains. J’étais encore plus douteuse. Il y a
trois ans … J’étais une adolescente de 16 ans … J’aurais pu sortir avec ce mec là …
Edward. Mais c’est un adulte qui à répondu à mes avances. Un adulte de 31 ans, qui
m’a embrassé avec amour, tout en me caressant le visage. J’étais une gamine … Il
n’avait pas le droit de faire cela. Et pourtant je n’avais rien dit. J’étai aveuglé par
l’amour. Mais je l’aimais, et je l’aime encore et cela pour toujours. En y réfléchissant
bien … Quand Jordan était avec lui … Personne ne sait exactement ce qui s’est
vraiment passé.


Le jour fatidique arriva, j'étais vêtue d'une tenue assez stricte, typique années
90. J'étais seule, sans compter les policiers qui faisaient une ronde autour de moi (je
songeais au jeu Le facteur n'est pas passé.) et les fans qui criaient le nom de Michael.
Si j'avais une telle escorte c'était grâce à Michael, j'avais accepté bien entendu de
l'accompagner à son jugement, et là j'attendais qu'il n'arrive. Une partie de moi disait

‘’mais qu’est ce que tu fiches ici ?’’ et l’autre qui disait que je devais à tout prix le
soutenir. Des officiers arrivèrent tenant chacun Michael par un bras, comme s'il allait
s'échapper. Bien que ce soit la procédure normale, je trouvais cela vraiment ignoble.
Lui et moi montâmes à l'intérieur d'une voiture aux vitres blindées et foncés. Durant le
trajet je ne disais pas un mot, refusant de le regarder dans les yeux sinon je pleurerais
sûrement. J'avais cette impression que nos rencontres se termineront là... De sa main
blanche, il serrait la mienne, ce mordant la lèvre inférieure. Le stress montait en lui et
cela se sentait. Des tremblements le prenaient de temps à autres. Sans aucun échange,
le trajet se terminait... La voiture s'enfonçait dans un bain de foule inimaginable. Des
mains se collaient contre les vitres, on entendait les cris des fans hystériques. Ils
étaient là pour lui. Eux au moins le croyaient. Quand nous sortîmes, les gens hurlaient
de plus belle, certain essayaient de passer les barrières, ils furent empêchés par
l'escorte de mon ‘’père’’. Il me faisait mal à la main à force de la serrer comme cela.
Mais je ne pouvais pas lui reprocher ce malaise qu’il avait. Il ne saluait même pas ses
fans, et nous avançâmes vers le grand bâtiment blanc. Un moment de temps j'ais cru
voir Evan Chandler parlant avec une fille que je connaissais bien. Ce fut rapide, je
n'étais pas trop sûr. Je sentais sa poigne se desserrer une fois à l'intérieur d'un grand
hall. Une femme courue dans sa direction, elle était toute jeune... Des cheveux longs,
en tresses africaines, une peau foncée. Je crus reconnaitre Janet Jackson. Elle lui disait
que tout allait bien se passer... Puis me souri en me voyant. Des membres de la famille
venaient et je m'écartais un peu, me sentant de trop. Une femme plus âgée s'approcha
de moi et me serra la main en me remerciant. Katherine Jackson, la mère que je
reconnus par la suite. Elle me remerciait d’être là. Au moment où le juge appelait tout
ce petit monde, je voulais rester dans le hall... Katherine me demandait de venir avec
nous, peut être me prenait-elle pour la petite amie de Michael ? Durant la séance j'étais
assise à côté d'une femme d'une trentaine d'années, de jolis cheveux noir frisés comme
Michael autrefois. La séance était pénible en elle-même... Toute la journée nous avons
eu le droit au petit spectacle d'Evan Chandler. Tout ce qu'il disait, il le disait sans
tabou, sans finesse comme s'il avait été la victime dans l'histoire. Je secouais ma tête
avec énergie, que disais-je ? La seule victime c'est Michael, il n'y a jamais eu de viol
ou de conneries dans le genre. Il nous faisait son petit spectacle, surélevé sur son
podium se croyant au théâtre en faisant des grands gestes. Je resongeais à la personne
que j'avais rencontrée quelque jours plus tôt.

 Quelques jours plus tôt 
« Je vous remercie d’avoir accepté de me rencontrer.
_ Je suis forcée croyez moi … Pourquoi vous cachez vous ? Lâchais-je
amère.
_ Tous ces journalistes. Depuis que mon mari à lancer la rumeur sur
Monsieur Jackson, on ne cesse de m’interroger.
_ C’est ce que votre famille mérite …
_ Mais vous mademoiselle Jackson … Vous le savez n’est ce pas que
c’est faux ? »

La mère de Jordan m’avait regardé avec intention. Nous étions dans un PUB
discret. Je ne serais pas étonné d’y trouver la mafia tellement c’était lugubre. Je me
remémorais la question de la femme Chandler. Je ne savais plus quoi penser.
« Bien sûr que c’est faux, répliquais-je. C’est complètement absurde
cette histoire !
_ Vous sembliez hésiter …
_ Je …
_ Mon mari à eu cette idée … Dès qu’il à sût que Monsieur Jackson
partageait le lit de Jordi. Il à inciter notre fiston à lui écrire et le rencontrer de nouveau.
Tout ce qu’il à put dire notre fils … Cela venait d’Evan. Tout est faux. Mais vous
voyez… Mon mari est poussé par la soif d’argent. Croyez moi Jordi n’a jamais voulu
trahir monsieur Jackson. Il avait peur … Juste peur d’Evan. Si vous saviez comme il
est terrifiant lorsqu’il se met en colère … »

 Retour au présent 
Cela avait durer plusieurs jours, on mangeait dans le hall d'entrée, les filles d'un
côté (moi avec) les hommes de l'autres. Toute la famille était là. Et un petit
malentendu s'était crée... Chacune... Maureen (l'aîné), LaToya (ma voisine au procès
que je venais juste de reconnaitre), Janet (la cadette), toutes pensaient que j'étais la
petite amie de Michael. Je ne savais pas trop quoi dire, il m'embrasse, je l'embrasse,
c'est tout. Je leur répondais toujours que nous étions de très bon amis.
Le verdict du dernier jour tombait enfin. Michael montait sur le ‘’podium’’ à la
place d'Evan. Le juge nous informait que Chandler retirait toute plainte à une seule
condition. Que Michael verse à la famille, 25 millions de dollars.
« Quoi ??? S'était écriée la jeune sœur au premier rang. Vous vous
payez sa tête n'est ce pas ?
_ Mademoiselle je vous en pris, ne prenez jamais la parole ainsi en cour
d'assise, fit amicalement le juge en voyant qu'elle restait toujours debout.
_ Janet assis toi, supplia Katherine. »
Le juge remercia la mère d'un mouvement de tête. Et se tourna vers Michael,
qui crispait ses mains sur la balustrade. Il l'interrogea du regard.
« Je payerai... Dit-il tout doucement. »
Je regardais Chandler qui souriait satisfais de lui. Oh comme j'aurais aimé le
frapper. Ou si mon ‘’père’’ lui donnait l'argent en liquide, je lui aurais fais avalé les
billets un par un, jusqu'à qu'il s'étouffe et le surplus je le rendrais au véritable
propriétaire. Jackie en prenant le bras de son frère pour l'amener vers la sortie, criait de
triomphe. Je ne vois pas ce qu'il y avait de si bien que ca. Certes, Michael à été
acquitté mais il avait en même temps donné ce que désirais ce con... Puis il restait les
séquelles morales. Ses sœurs le serrèrent dans leurs bras. Il finit par s'avancer par moi,
il me dit tout simplement :
« Je rentre à NeverLand... Joe (son père) me ramène. Il y a Roy. Il te
reconduiras chez toi. »
Il partit sans même m'embrasser. Si je comprenais bien, il ne voulait pas mevoir
pour le moment. Encore sous le choc j'attendais qu'on me ne vire du bâtiment afin
d'affronter l'air frais de dehors. Il est vrai qu'on avait tous dormis dans ce tribunal sans

même en sortir. Personne ne vint... Limite on m'enfermerait à l'intérieur tellement
j'étais discrète. Je pensais soudainement à Roy qui m'attendait comme un idiot dehors.
Il était bien là, sous la pluie. Je le pris dans mes bras, j'avais besoin de réconfort en
fait. II me raccompagnait à la villa (ma villa). Dorothy dormait sur mon canapé, bercée
par la télévision toujours allumé. Je lui avais enregistré les feux de l’amour rien que
pour elle. Maintenant c’était le feuilleton qui la regardait. Je lui avais demandé de
passer, demain il faudrait que je m'excuse de l'avoir oubliée, ce n'était pas très sympas
de ma part. Je me mis en sous-vêtement avant de me glisser dans mon lit blanc... Les
draps blancs étaient froids mais sentaient bon. Je remis le coussin en forme, prenant
une peluche qui trainait et la blottit contre moi. J’agrippais une chemise posé sur le lit.
Elle était imprégnée de l’odeur de mon ‘’père’’. C’était la sienne. Baignée par les
larmes j’enfouis ma tête tout contre elle. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas
aussi bien dormie...


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