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Titre: Microsoft PowerPoint - 20110330_Journées CNIEL V1.ppt [Mode de compatibilité]
Auteur: broney

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Forces et faiblesses de la
filière laitière française

Paris
30 Mars 2011

La compétitivité économique des exploitations peut être évaluée
à la lumière de deux horizons différents
Niveau de compétitivité requis
pour assurer le renouvellement
des générations
Niveau de compétitivité requis
pour assurer la pérennité à
court terme

b
5-20 ans

a
1-5 ans

Approche

Vision
« trésorerie »

Critère et
mode de
calcul

Résultat net « trésorerie »=
Produits totaux
▪ Charges courantes
▪ Capital d’emprunt remboursé

SOURCE: Equipe projet

Vision
« économique »
Résultat net comptable =
Produits totaux
▪ Charges courantes
▪ Amortissements
▪ Charges supplétives
McKinsey & Company | 1

La filière amont
Française est-elle,
en moyenne,
plus ou moins
compétitive que
l’Allemande ou
l’Hollandaise?

McKinsey & Company | 2

En moyenne, la compétitivité des exploitations françaises
est comparable à celle des exploitations allemandes mais
inférieure à celle des exploitations hollandaises

ESTIMATIONS
Vision trésorerie
Vision économique

2008

Aides (€/1000L)

Produits hors aides (€ / 1 000 L)

424

412

394

Résultat exploitation hors aides (€/ 1 000 L)

FR

-57

FR

PB

73

38

FR

ALL

PB

114

86

79

ALL

60

-74

ALL

-40

PB

Coûts (€ / 1 000 L)

487

481
345

FR

327

ALL

435

-10%

280

PB

SOURCE: Institut de l’Elevage, Réseaux d’élevage, entretiens avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 3

En moyenne, la compétitivité des exploitations françaises
est comparable à celle des exploitations allemandes mais
inférieure à celle des exploitations hollandaises

ESTIMATIONS
Vision trésorerie
Vision économique

2008

Aides (€/1000L)

Produits hors aides (€ / 1 000 L)

424

412

394

Résultat exploitation hors aides (€/ 1 000 L)

FR

-57

FR

PB

73

38

FR

ALL

PB

114

86

79

ALL

60

-74

ALL

-40

PB

Coûts (€ / 1 000 L)

487

481
345

FR

327

ALL

435

-10%

280

PB

SOURCE: Institut de l’Elevage, Réseaux d’élevage, entretiens avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 4

En moyenne, la compétitivité des exploitations françaises
est comparable à celle des exploitations allemandes mais
inférieure à celle des exploitations hollandaises

ESTIMATIONS
Vision trésorerie
Vision économique

2008

Aides (€/1000L)

Produits hors aides (€ / 1 000 L)

424

412

394

Résultat exploitation hors aides (€/ 1 000 L)

FR

-57

FR

PB

73

38

FR

ALL

PB

114

86

79

ALL

60

-74

ALL

-40

PB

Coûts (€ / 1 000 L)

487

481
345

FR

327

ALL

435

-10%

280

PB

SOURCE: Institut de l’Elevage, Réseaux d’élevage, entretiens avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 5

Mais la pertinence de
toute moyenne est
discutable… Chaque
pays ayant son propre
« mix » de modèles
d’exploitation…
Ces conclusions tiennentelles lorsque la
comparaison est faite à
modèles comparables?
McKinsey & Company | 6

Vision trésorerie

A modèle comparable, le résultat des exploitants
allemands et hollandais est 2 à 2,5 fois supérieur
à celui des exploitants français

Vision économique

Aides (€/1000L)

2008, Aides inclues

Produits (€ / 1 000 L)

476

445

432

All. Nord

Pays-Bas

53

54

38

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Résultat (€ / 1 000 L)

146

148

152

+4%

53

19

FR
(Intensif
Plaine)

Produits hors aides (€/1000L)

423

390

394

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

-3
FR
(Intensif
Plaine)

Résultat / UMO exploitant (€)
101 572

All. Nord

Pays-Bas
Coûts (€ / 1 000 L)

457

77 634

330

X2,5

39 703

297

435

392
280

27 896

5 099
-1 824
FR (Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Lait produit par UMO exploitant
(1 000 L)

525

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

669

271

X2,5

FR
All. Nord Pays(Intensif
Bas
Plaine)

Note: La rémunération attendue pour la main d’œuvre non salariée est de 1,5 SMIC par UMO en France vs 1,7 SMIC
français en Allemagne et 3,2 SMIC français aux Pays-Bas
SOURCE: Institut de l’Elevage, Réseaux d’élevage, IFCN, entretiens avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 7

Vision trésorerie

A modèle comparable, le résultat des exploitants
allemands et hollandais est 2 à 2,5 fois supérieur
à celui des exploitants français

Vision économique

Aides (€/1000L)

2008, Aides inclues

Produits (€ / 1 000 L)

476

445

432

All. Nord

Pays-Bas

53

54

38

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Résultat (€ / 1 000 L)

146

148

152

+4%

53

19

FR
(Intensif
Plaine)

Produits hors aides (€/1000L)

423

390

394

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

-3
FR
(Intensif
Plaine)

Résultat / UMO exploitant (€)
101 572

All. Nord

Pays-Bas
Coûts (€ / 1 000 L)

457

77 634

330

X2,5

39 703

297

435

392
280

27 896

5 099
-1 824
FR (Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Lait produit par UMO exploitant
(1 000 L)

525

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

669

271

X2,5

FR
All. Nord Pays(Intensif
Bas
Plaine)

Note: La rémunération attendue pour la main d’œuvre non salariée est de 1,5 SMIC par UMO en France vs 1,7 SMIC
français en Allemagne et 3,2 SMIC français aux Pays-Bas
SOURCE: Institut de l’Elevage, Réseaux d’élevage, IFCN, entretiens avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 8

Vision trésorerie

A modèle comparable, le résultat des exploitants
allemands et hollandais est 2 à 2,5 fois supérieur
à celui des exploitants français

Vision économique

Aides (€/1000L)

2008, Aides inclues

Produits (€ / 1 000 L)

476

445

432

All. Nord

Pays-Bas

53

54

38

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Résultat (€ / 1 000 L)

146

148

152

+4%

53

19

FR
(Intensif
Plaine)

Produits hors aides (€/1000L)

423

390

394

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

-3
FR
(Intensif
Plaine)

Résultat / UMO exploitant (€)
101 572

All. Nord

Pays-Bas
Coûts (€ / 1 000 L)

457

77 634

330

X2,5

39 703

297

435

392
280

27 896

5 099
-1 824
FR (Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Lait produit par UMO exploitant
(1 000 L)

525

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

669

271

X2,5

FR
All. Nord Pays(Intensif
Bas
Plaine)

Note: La rémunération attendue pour la main d’œuvre non salariée est de 1,5 SMIC par UMO en France vs 1,7 SMIC
français en Allemagne et 3,2 SMIC français aux Pays-Bas
SOURCE: Institut de l’Elevage, Réseaux d’élevage, IFCN, entretiens avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 9

Vision trésorerie

A modèle comparable, le résultat des exploitants
allemands et hollandais est 2 à 2,5 fois supérieur
à celui des exploitants français

Vision économique

Aides (€/1000L)

2008, Aides inclues

Produits (€ / 1 000 L)

476

445

432

All. Nord

Pays-Bas

53

54

38

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Résultat (€ / 1 000 L)

146

148

152

+4%

53

19

FR
(Intensif
Plaine)

Produits hors aides (€/1000L)

423

390

394

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

-3
FR
(Intensif
Plaine)

Résultat / UMO exploitant (€)
101 572

All. Nord

Pays-Bas
Coûts (€ / 1 000 L)

457

77 634

330

X2,5

39 703

297

435

392
280

27 896

5 099
-1 824
FR (Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

Lait produit par UMO exploitant
(1 000 L)

525

FR
(Intensif
Plaine)

All. Nord

Pays-Bas

669

271

X2,5

FR
All. Nord Pays(Intensif
Bas
Plaine)

Note: La rémunération attendue pour la main d’œuvre non salariée est de 1,5 SMIC par UMO en France vs 1,7 SMIC
français en Allemagne et 3,2 SMIC français aux Pays-Bas
SOURCE: Institut de l’Elevage, Réseaux d’élevage, IFCN, entretiens avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 10

Zoomons maintenant sur
la France et comparons la
compétitivité des divers
modèles
d’exploitation….

McKinsey & Company | 11

Les coûts de production varient de plus ou moins 10-15 %
au sein de chaque modèle
X%

Coûts de production vision économique, €/1000L, 2008
Groupe des
« performeurs »

Groupe des
« intermédiaires »

75 %

11 %

Part dans la
collecte
française

Groupe des
« montagnards »
75 %

700

679

650
611
600

+51 %

550

526

524

500
450

442

447

Polyculteurs
NE Picardie

Polyculteur
Centre SO

457

+16 %

400
350
300

Intensif
plaine

Herbager
Plaine

Piemont

Montagne
non AOC

Montagne
AOC

Note: moyenne inf = Coût de production moyen du groupe situé au dessous de la médiane
moyenne sup= groupe situé au dessus de la médiane
SOURCE: Institut de l’élevage, Réseaux d’élevage, équipe projet

McKinsey & Company | 12

Moyenne

Les coûts de production varient de plus ou moins 10-15 %
au sein de chaque modèle

Moyenne Inf
Moyenne Sup
X%

Coûts de production vision économique, €/1000L, 2008
Groupe des
« performeurs »

Groupe des
« intermédiaires »

75 %

750

75 %

+11 %
611

604
600

+15 %
+51 %

550

450

501
478
442
407

400

+12 %
447
-12 %
394

511
+12 %
457

524

-15 %

568
526

747

+10 %
679

681

650

500

Groupe des
« montagnards »

11 %

700

Part dans la
collecte
française

-11 %
605

-11 %
546

482

+16 %

443

-12 %
403

350
300

Polyculteurs
NE Picardie

Polyculteur
Centre SO

Intensif
plaine

Herbager
Plaine

Piemont

Montagne
non AOC

Montagne
AOC

Note: moyenne inf = Coût de production moyen du groupe situé au dessous de la médiane
moyenne sup= groupe situé au dessus de la médiane
SOURCE: Institut de l’élevage, Réseaux d’élevage, équipe projet

McKinsey & Company | 13

Quelles sont les raisons
qui expliquent de telles
différences de
compétitivité…?

McKinsey & Company | 14

Les inducteurs des écarts de coûts intra-modèles diffèrent
selon les modèles

Inducteurs
principaux

2008
Polyculture NE

Polyculture SO

407

394

403

443

Litres produits
par unité de
main d’œuvre

11

17

22

20

Rendement
troupeau

0

0

Coût de
production total Moyenne inférieure

Gestion
de l’exploitation

Intensif Plaine

15

66

30

Herbager Plaine

482

37

18

Montagne
non AOC

Piémont

0

Montagne AOC

546

605

25

40

56

6

0

0

17

5

51

Stratégie
d’investissement

32

16

47

Contraintes
externes

0

0

0

23

Non alloué

2

8

6

6

9

14

7

Coût de
production total
Moyenne sup

478

501

511

604

568

681

747

+17 %

+27 %

+27 %

SOURCE: Institut de l’élevage, Réseaux d’élevage, équipe projet

74

+36 %

24

43

5

+18 %

45

32

+25 %

16

+24 %

McKinsey & Company | 15

L’écrasement des coûts fixes est une dimension cruciale de
la compétitivité

Agrandissement
B

Saturation de la capacité
de production
A

Sans
investissements

Constats

▪ Les coûts de production au 1000L sont
inversement corrélés au rendement

Avec
investissements

▪ Les bénéfices de la massification sont difficiles à
mesurer statistiquement en France en l’absence
d’un échantillon représentatif

▪ Certains exploitants qui disposent du nombre de

▪ Néanmoins l’exemple européen semble prouver

vaches suffisant pour réaliser leurs quotas ne
les réalisent pas

qu’un changement en rupture des tailles
d’exploitations françaises pourrait avoir un
impact positif sur les coûts de production
(environ -10 %)

▪ Les exploitants devraient saturer leur moyens
de production (vaches, quotas, etc) sans investir
tant que le prix du lait est supérieur au coût
marginal

SOURCE: équipe projet

▪ La modélisation sur une exploitation intensive
française suggère un potentiel d’amélioration
similaire, notamment lié à l’augmentation de la
productivité du travail
McKinsey & Company | 16

A On observe une forte corrélation entre le coût
de production et le rendement

Herbager Plaine
Intensif Plaine
3 - Polyculteurs Nord-Est
4 - Polyculteurs Centre / Sud-ouest

Coûts de production
€/1000 L
1 000

6 - Montagne herbager M-central
7 - Piémonts maïs-herbe
5 - Montagne herbager AOC de l’est

900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
3 000 3 500 4 000 4 500 5 000 5 500 6 000 6 500 7 000 7 500 8 000 8 500 9 000 9 500 10 000

Rendement
Litres par vaches
SOURCE: Institut de l’élevage, Réseaux d’élevage, équipe projet

McKinsey & Company | 17

B La modélisation sur une exploitation intensive française suggère
un potentiel d'amélioration important; la productivité du travail
est le poste principalement affecté
ILLUSTRATIF
Exemple du modèle « intensif plaine »

FERME THEORIQUE

Coûts de production
€/1000L

Hypothèses
457
435
406

Couts variables

-11%

▪ Effet neutre: La simulation n’introduit pas d’avantage

254

237
254

Frais Financiers
UMO (exploitants & salariés)

15
13

101

1

89

Amortissement bâtiment
Autres charges supplétives

36

109

27

37

13

24

13

Ferme moyenne Ferme
théorique (x2)
aujourd’hui
~60 vaches
2UMO

▪ Effet positif de la massification: 2 fois plus de
production avec 50 % d’UMO supplémentaire

▪ Effet positif de la massification: les charges

74
Amortissement matériel

compétitif du la l’augmentation de taille (pouvoir de
négociation identique, qualité des sols identiques, coûts
véto identiques)

120 vaches
3UMO

Ferme
hollandaise type

d’amortissement croissent moins vite que la quantité de
lait produite avec les hypothèses suivantes:
– Salle de traite de 140 K€ pour 60 vaches amortie sur
15 ans (80 K€ pour le bâtiment, 60K€ pour le matériel)
– Des équipements divers à hauteur 70 K€ amortie sur
15 ans (ex: un tracteur 15K€ + une décileuse 55K€)

120 vaches
2 UMO

1 Montant emprunté égal aux investissements (210K€), remboursé sur 15 ans, un intérêt de 4 % - coût du crédit: 70K€
SOURCE: Institut de l’élevage, Réseaux d’élevage, entretien avec des experts, équipe projet

McKinsey & Company | 18

Et en terme de
saisonnalité et de
volatilité… Comment se
situe la France par
rapport à ses voisins?

McKinsey & Company | 19

Allemagne

La filière allemande arrive à lisser son chiffre d’affaire,
diminuant ainsi la saisonnalité de la recette laitière

France

Recette laitière trimestrielle glissante de la filière amont
Milliards euros
2.75

2.50

2.25

2.00

1.75

1.50

1.25
2001

2002

SOURCE: CNIEL, équipe projet

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

McKinsey & Company | 20

Allemagne

La filière allemande arrive à lisser son chiffre d’affaire,
diminuant ainsi la saisonnalité de la recette laitière

France

Recette laitière trimestrielle glissante de la filière amont
Milliards euros
2.75

2.50

2.25

2.00
-8%
1.75
-14%
1.50

1.25
2001

2002

SOURCE: CNIEL, équipe projet

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

McKinsey & Company | 21

La filière amont allemande a été capable de générer un chiffre d’affaire
supérieur à celle française, aboutissant à un différentiel cumulé 1.5
Milliards sur la période 2007-2010
Delta Chiffre d’affaire Allemagne et France
Euros, milliards
2.5

2.0

1.5

1,5 MM€

1.0

0.5

0
2000

01

SOURCE: CNIEL, équipe projet

02

03

04

05

06

07

08

2009

McKinsey & Company | 22

Quelle est la
compétitivité de la
filière avale
française en
comparaison à
l’allemande ?

McKinsey & Company | 23

ESTIMATION

L'analyse a été réalisée au niveau de chaque catégorie de
produits, pour chaque canal de distribution, et pour chaque
type de produit
Catégories de produits

Canaux de distribution

Produits en distribution

xx%

% du prix de
vente

Illustration d'un compte de résultat
Lait conditionné, GMS/ HD, MN
€/ litre de lait conditionné

Produits 1er prix

Marques de
distributeurs
Distribution
(GMS/HD)

Catégories de
produits de la
transformation
laitière
▪ Laits conditionnés
▪ Produits frais
▪ Fromages
▪ Poudres de lait
▪ …

Prix de
vente

0,70

Coût du
lait

0,25

Coût de la
collecte
Marques Nationales
(MN)

Restauration horsfoyer (RHF)
"Premium"1

Produits
(ex. : AOX, Bio)
Industriels agroalimentaire (IAA)

Coût de la
transformation
Coût de
l’emballage
Coût des
frais généraux
Coût de
transport

Export

0,02

Marge du
transformateur

0,07

0,10

0,12

0,03

0,11

36%

2%

11%

14%

17%

4%

16%

1 Produits avec un prix au moins 10 % supérieur au Marques Nationales
SOURCE: Equipe projet

McKinsey & Company | 24

ESTIMATION

Ecarts de marge entre les transformateurs français et
allemands
Marge du panier moyen de 1000 litres de lait de collecte, 2009

XX%
Ecart favorable à
la France

~3 %

1

Effet prix

2

3

4

Niveau de
confiance
Bas

Ecart défavorable
à la France

Écart de marge entre les transformateurs en France et en Allemagne pour 1000 litres de lait transformés
EUR / 1000 litres transformés, panier moyen1
Effet mix

Taux de marge

Haut

Effet coût

5a

5b

5c

5d

5e

5f

~5 %
~31

~3

~11
~23

~2

~-16

~3

~15
~-10
~8
~3
~-412

Marge de Ecart de
la "maison marge
du mix
France"
catégorie

Ecart de
marge du
mix canal
de
distribution

Ecart de
marge du
mix produit
en GMS

~38

Ecart de
Ecart de
Marge de la Ecart de
coût du lait la collecte
"maison
prix de
France" à vente sortie
panier
usine
comparable

Ecart du
Ecart de
Ecart du
coût de
coût de
coût de
transforma- l'emballage stockage
tion
et de
transport

Ecart des
frais
généraux

Marge de
la "maison
Allemagne"

Niveau de
confiance
1
2

Composé par l'ensemble des produits à base de lait de vache
~5% d'écart de prix de vente industriel moyen entre la France et l'Allemagne

SOURCE: Entretiens d'experts (transformateurs, CNIEL, FNIL, FNCL), équipe projet

McKinsey & Company | 25

Pourquoi le mix de
catégorie est il
défavorable à la
France?

McKinsey & Company | 26

ESTIMATION

1 La saisonnalité de la production de lait est l'une des causes
d'une production de produits "beurre/ poudre" supérieure en
France
Lait de collecte,2009
La saisonnalité de la production de lait est plus marquée en France, ce qui
engendre des surplus saisonniers1 plus importants...

... et un volume de produits
"beurre/ poudre" plus élevé

Base 100 sur le mois le plus bas de l'année

% du lait de collecte

Si la saisonnalité de la
production de lait en France
était la même qu'en Allemagne,
la production annuelle serait
~2, 1 milliards de litres ou
~10% plus basse

135
130

Allemagne
France
Ecart de saisonnalité
entre la France et
l'Allemagne

27.5%

125
120
115
110

19.9%
105
100

Ja

Fe

Ma

Av

Mai

Ju

Ju

Ao

Se

Oc

No

De
+7.6 pp

1 calculé comme la somme des écarts entre la collecte mensuelle et la collecte du mois de l'année le plus bas

SOURCE: Données CNIEL, équipe projet

McKinsey & Company | 27

Zoomons sur
quelques produits
pour expliquer en
détail les raisons
de tels écarts….

McKinsey & Company | 28

A Les transformateurs français de lait conditionné ont eu un
coût de revient ~68 €/1000 litres supérieur aux allemands en 2009
Lait conditionné, 2009
Cout de revient

Delta

€/x000L

€/x000L

470
Frais généraux

40

Transport

30

402

Hypothèses clés
%

-68

-14%

-4

-10%

36

Emballage

90

Transformation

40

Collecte

20

27

-10%

-19

-15%

-4

-20%

-37

-15%

34

250
213

▪ La simplicité de la gamme de produits et du
réseau de distribution en Allemagne permettent
de réduire les frais généraux au strict minimum (<
2% du chiffre d'affaires) alors que l'investissement
en R&D et marketing pour les marques nationales
génère des frais 10% plus élevés en France

▪ La limitation du poids de chargement des
camions en France génère un surcoûts de
transport de ~10%

▪ La taille des sites industriels et la modernité

77

16

Matière
première lait

-3

ESTIMATION

des outils de production en Allemagne
permettent une économie de 15% sur les coûts
de transformation et d'emballage

▪ La taille et la densité des exploitations laitières
engendre une économie sur la collecte de lait de
~20% en Allemagne

▪ L'écart du coût du lait de collecte était en

▪ L'écart du coût de
revient moyen entre
la France et
l'Allemagne est de
~68 €/1000 litres
– L'écart de coût du
lait et de sa
collecte compte
pour ~59% de
l'écart total
– L'écart sur les
coûts de
transformation
compte pour ~33%
(ou 19€/x1000
litres)

moyenne en 2009 de 15% avec l'Allemagne

SOURCE: Entretiens d'experts (transformateurs, CNIEL, FNIL, FNCL), équipe projet

McKinsey & Company | 29

A La taille des sites industriels et la modernité des outils de
production expliquent les écarts de coûts opérationnels
Coûts de revient opérationnel, lait conditionné, 2009
Ecart des coûts de
revient opérationnel 1
€/x000L

40

Principaux inducteurs
Coût de revient (€/x000L)

90

~-10€

Taille des
sites de
production

▪ La production moyenne pas site est de 250 millions de litres en France et
500 millions de litres en Allemagne

▪ Le coût de revient baisse de 10 euros/ 1000 litres entre un site de 250 et

130
Site à
Site à
Site à
250 ML 500 ML 1000 ML

un site de 500 millions de litres

▪ Le plus gros site en Europe, à Lamuh en Allemagne, produit 1 milliard de
litres par an. Les experts estiment que ce site gagne 20€/1000L par
rapport à la moyenne des sites français juste par l'effet taille

10
Nombre de références

Cadence des
machines/
nombre de
références

~/6
6

Stockage
automatisé

3

France

7.000
Ancienne
emballeuse

Energie, qualité,
main d’œuvre...

0

▪ Le nombre de références par ligne d'emballage est 6 fois plus faible en
Allemagne qu'en France

Allemagne

Cadence machine (L/h)
12.000
Nouvelle
emballeuse

▪ Les temps de changement de références sur la ligne de production sont


maintenant très faibles (~20 minutes) et ne génèrent donc pas de surcoût
majeurs
Cependant le nombre de références impacte dans le choix des machines
d'emballage
– Les experts estiment que 80% des machines d'emballage en France
ont une cadence de 7.000 L/h alors que ce chiffre est de 30% pour
l'Allemagne

Nombre d'employés

▪ Le nombre de caristes varient de 1 à 10 en fonction du degré
~/10

Allemagne

Emballage
Transformation

~-10€
France

ESTIMATION

34

77

111

Stockage
manuel

Stockage
automatisé

d'automatisation des sites de production
– Le différentiel de coût est de ~3 euros/ 1000 litres entre un stockage
manuel et un stockage automatisé
– Le retour sur investissement d'un stockage automatique est de 2436 mois

composé des coûts de transformation et d'emballage
SOURCE: Entretiens d'experts (transformateurs, CNIEL, FNIL, FNCL), équipe projet
1

McKinsey & Company | 30

A Les transformateurs français d'Emmental ont eu un coût de
revient ~63 €/100 kg supérieur aux hollandais en 2009
Emmental, 2009
Cout de revient

Delta

€/100kg

€/100kg

410
Frais généraux
Transport
Emballage

-63

%
-16%

▪ L'investissement en R&D et marketing pour les

13

-2

Transformation

85

Collecte

19

11

12

63

10

249

-5%

347
28

Matière
première lait

Hypothèses clés

29
15

ESTIMATION

224

marques nationales génère des frais généraux 5%
plus élevés en France

▪ La limitation du poids de chargement des
camions en France génère un surcoûts de
transport de ~10%

-1

-10%

-26

-26%

▪ Voir analyse page suivante

-9

-50%

▪ La taille et la densité des exploitations laitières

-25

-10%

engendre une économie sur la collecte de lait de
~50% aux Pays-Bas

▪ L'écart du coût du lait de collecte était en
moyenne en 2009 de 10% avec les Pays-Bas

SOURCE: Entretiens d'experts (transformateurs, CNIEL, FNIL, FNCL), équipe projet

▪ L'écart du coût de
revient moyen entre
la France et les
Pays-Bas est de ~66
€/100 kg
– L'écart de coût du
lait et de sa
collecte compte
pour ~56% de
l'écart total
– L'écart sur les
coûts de
transformation
compte pour ~43%
(ou ~26€/100 kg)
de l'écart total

McKinsey & Company | 31

B La taille des sites industriels et le processus de fabrication
expliquent les écarts de coûts opérationnels
Emmental, 2009
Maintenance
Energie
Ecart des coûts de revient
opérationnel 1

Amortissement

Principaux inducteurs

ESTIMATION

Personnel

Frais généraux/
financier

€/100kg
France Emmental

45

17

27

Taille des
sites de
production

2

9

14 2
5


100

21

0
3

Processus de
fabrication

Pays-Bas Emmental

2

32

20 14

2

7





6



74
-26%

Dosage en lait Edam/ Gouda

Pays-Bas Edam/ Gouda




27

La production annuelle moyenne pas site est de ~30 kt en France et ~75 kt
aux Pays-Bas
Cette différence de taille moyenne des sites industriels génère des écarts
de coût de
– ~30% sur les coût de personnel
– ~20% sur les frais généraux liés à la production
– ~20% sur les coût de maintenance
Le processus de fabrication diffère à deux niveaux
– L'Emmental est produit en meule ronde de 80 kg en France et en bloc
de 700 kg aux Pays-Bas
– L'affinage de l'Emmental dure ~6 semaines en France et ~4 semaines
aux Pays-Bas
Cette différence de processus de fabrication génère des écarts de coût
unitaire de
– ~20% sur la consommation d'énergie
– ~30% sur les frais financier
Une partie des volumes d'Emmental est réalisée à partir d'Edam/ Gouda
La formule de l'Edam/ Gouda contient ~1 litre de lait en moins; soit un
économie de 27 €/100 kg ou ~10% sur le coût de la matière lait

47
-53%

1

composé des coûts de transformation et d'emballage

SOURCE: Entretiens d'experts (transformateurs, CNIEL, FNIL, FNCL), équipe projet

McKinsey & Company | 32

Ces conclusions basées
sur des moyennes sont
discutables, car elles
regroupent des sites et
groupes industriels
variés…
Zoomons donc sur
quelques typologies
observées dans le marché

McKinsey & Company | 33

La rentabilité du lait conditionné varie en fonction du mix produit
et de la taille des sites industriels
X % Y%
Taux de marge, Lait conditionné, 2009

ESTIMATION

Taux de marge

2006 2009
Mix produit

~3-4 pp
12,0 %

16,0 %
7,0 %

4,0 %

Marque
nationale

30%
% du
volume
~6 pp

6,0 %

11,0 %

MDD

29%
0%

-2,0 %

% du
volume
~7-8 pp

2,0 %

41%
1er prix

-2,0 %
-8,0 %

-11,0 %

19

50 - 200 ML
55%

> 200 ML
6

Nombre
de sites

% du
volume

Nombre
de sites

45%

% du
volume

▪ La rentabilité du lait
conditionné varie
significativement en
fonction du positionnement
produits et de la taille des
sites industriels
– Ecart de ~7-8 points
de marge entre un 1er
prix et une MDD
– Ecart de ~6 points
entre une MDD et une
marque nationale
– Ecart de ~3-4 points
entre un site de moins
de 200 ML et un site de
plus de 200 ML

Taille des sites
industriels

% du
volume

SOURCE: Entretiens d'experts (transformateurs, CNIEL, FNIL, FNCL), équipe projet

McKinsey & Company | 34

ESTIMATION

L'écart de rentabilité entre deux typologies de transformateurs de
lait conditionné est de ~10 points
Taux de marge, Lait conditionné

Description

Mix produits

Part des
volumes

2006

2009

%

%

%

%

%

1er prix MDD MN
Archétype 1
▪ Transformateur n'ayant pas
restructuré son outil industriel et
n'ayant pas de marque nationale
dans son portefeuille produits

Archétype 2
▪ Transformateur ayant restructuré
son outil industriel et possédant
une marque nationale forte dans
son portefeuille produits

Taux de marge

Mix sites
industriels

+8 pp

50 à 200 ML > 200 ML

+11 pp

0%
80%

75%

20%

~35%
1%

25%

-9%

30%
50%

33%

66%

~65%

9%

2%

20%

TOTAL

30%
55%

41%

45%

100%

6%

-2%

29%

SOURCE: Entretiens d'experts (transformateurs, CNIEL, FNIL, FNCL), équipe projet

McKinsey & Company | 35




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