P2 Biopatho Facteurs prédictifs de la reponse thérapeutique en cancerologie 3003.pdf


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Enfin, il faut effectivement développer des molécules actives dans la voie de signalisation
en question. Par exemple on trouve une tyrosine-kinase active et il faut avoir des molécules
qui agissent sur cette voie. La validation de ces molécules est nécessaire avant une
utilisation thérapeutique.

IV - Les biomarqueurs prédictifs de réponse thérapeutique
Encore une fois, ce n'est pas dans l'idée de faire un catalogue exhaustif comme je vous le
disais dans le cours sur les oncogènes et sortes de tumeur, c'est juste pour vous montrer quelques
exemples pour que vous compreniez le concept.
Jusqu'à 2009, en fait, il y avait assez peu de marqueurs utiles pour la thérapie ciblée. Ce
type de marqueurs commence à exploser seulement depuis 2 ou 3 ans.
Souvent, ils ont été découvert par hasard, après qu'une molécule ait été développée pour
des essais cliniques. Par exemple, dans le cas que l'on abordera plus tard, on a des récepteurs à
tyrosine-kinase comme le récepteur EGFR et l'industrie pharmaceutique va développer des
molécules qui ciblent ce récepteur. Et puis, parce qu'on sait que ses voies métaboliques sont
impliquées dans la croissance de beaucoup de cancers, on fait des essais cliniques chez des
patients qu'on traite et puis on avoir une réponse bimodale. C'est à dire qu'on voit un groupe de
patients qui répond bien et un groupe de patients qui ne répond pas du tout. À partir de ce
moment, on va commencer à creuser et essayer de comprendre le mécanisme. Pourquoi tel ou tel
patient répond bien ou mal ? Et donc, avec la génétique moléculaire, on identifie parfois une
anomalie génétique qui corrèle avec une bonne ou une mauvaise réponse.
Ces marqueurs vont être de plus en plus importants dans les années à venir parce que :
– la connaissance fondamentale de la biologie des tumeurs augmente donc on augmente le
nombre de gènes impliqués dans les cancers. Parmi cela, ceux qui peuvent constituer de
bonnes cibles thérapeutiques
– de nombreuses techniques moléculaires se développent également. Techniques de
génomie, de protéomie qui permettent d'analyser l'ADN/ARN, le profil protéique des
tumeurs qui permettent d'identifier de nouvelles cibles. En parallèle avec ça, il y a des
discipline qu'on appelle la pharmaco-génomique/génétique qui se développent. C'est à
dire que quand on fait des essais cliniques maintenant chez des patients, il y a des tests de
toxicologie, etc, et en parallèle de ces tests, on fait des profils génétiques des malades
(surtout des puces à ADN, on analyse les polymorphismes, etc). Et puis, on peut comme ça
identifier des profils génomiques ou génétiques qui vont corréler avec une bonne ou une
mauvaise réponse. Ça peut être des enzymes qui sont impliquées dans la détoxification
cellulaire, ça peut être des récepteur tyrosine-kinase, etc, dont les variations génétiques
vont être associées à une bonne ou une mauvaise réponse.

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