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UN DINER ROMANTIQUE
en 1832

Hector Berlioz reçoit Eugène Delacroix et Alfred de
Vigny.

Plan de Table

Menu
Dîner servi à 18h
Service à la Russe

-SoupièreConsommé aux ravioles
-RelevéRosbif à la Saint-Florentin
-EntréeChaud-froid de Poulet avec bordure de gelée
-RôtFaisan
-EntremetGâteau Mazarin à l'ananas
-FlancTimbale à la Milanaise

Les plats seront garnis à l'aide de hatelets (petites broches à gauche)

Biographies
• Hector Berlioz (1803-1869)
Berlioz a grandi en Isère ; il reçut une éducation religieuse ; son
père, qui était médecin, lui enseigna le latin. Il apprit à jouer de la flûte
puis de la guitare. En 1821, il partit à Paris pour étudier la médecine car
son père voulait qu'il soit médecin comme lui. En 1824 il arrête
définitivement la médecine et se consacre à la musique. Il donne son
premier concert en 1828. A cette époque, il fréquente le Cénacle de
Victor Hugo et Sainte-Beuve ; Berlioz est un écrivain remarquable. Il
compose Le Ballet des Ombres et Cléopâtre en 1829. En 1830, il écrit
sa Symphonie Fantastique mais elle provoque un scandale. Il
rencontre Liszt et c'est le début d'une longue amitié. Après avoir
échoué quatre fois au prix de Rome, il l'obtient grâce à sa cantate
Sardanaple . Ayant gagné le prix de Rome, il est d'obligé d'y aller deux
ans. Il y écrit Le Roi Lear. Il habite alors dans la Villa Médicis, à
l'Académie de France. Il rencontre à Rome Mendelssohn. Berlioz rentre
à Paris en novembre 1832. Berlioz entreprend de grandes tournées
dans toute l'Europe. Ayant du mal à vivre de la musique, il travaille
dans des journaux comme critique musical.
Berlioz est considéré comme l'un des plus grands représentants du Romantisme.

• Eugène Delacroix (1798-1863)
Delacroix perdit son père à l’âge de 7ans ; Delacroix et sa mère
déménagèrent à Paris. Delacroix fréquenta le Lycée Impérial. En 1815, son oncle le
fit entrer dans le célèbre atelier de Guérin, il y rencontra Théodore Géricault, qui
eut une influence capitale sur son art. Son enseignement fut classique et libéral. En
1816, il intégra l'Ecole des beaux-arts. Il exposa au Salon Officiel afin de se faire un
nom, et réalisa de nombreux tableaux, comme, en 1828, la Mort de Sardanapale
qui fit scandale. A cette époque il fréquenta le Cénacle de Victor Hugo. En 1831, il
fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur ; cette même année, Louis-Philippe
fit acheter La Liberté Guidant le Peuple pour le musée royal. Delacroix fut invité à
accompagner une mission diplomatique en Afrique du Nord en 1832 ; il y écrivit et
peignit dans ses fameux carnets. Ce voyage modifia sa façon de peindre, surtout
dans la perception de la lumière. Les années de 1833 à 1848 furent pour Delacroix
des années de synthèse pendant lesquelles il peignit beaucoup, et à partir de
1849 il connut un véritable triomphe.
Delacroix est considéré comme un des peintres majeurs du Romantisme.

• Alfred de Vigny (1797-1863)
Alfred de Vigny passa la majorité de son enfance à Paris. Il fut élevé
selon des préceptes drastiques : bains glacés, régime sec, exercice
physique (tir à l'arc et escrime), mathématiques, musique, peinture ... Il était
cependant adoré de ses parents. Il prépara Polytechnique et devint officier.
Il commença à publier des poèmes en 1822. En 1825 il se maria avec une
anglaise, en 1826 il publia les Poèmes antiques et modernes, et Cinq Mars. Il
quitta l'armée en 1827 pour se consacrer à l'écriture. C'est l'admiration qu'il
portait à Shakespeare qui le lança dans sa carrière dramatique : il adapta
Roméo et Juliette en 1828, Othello en 1829 (qu'il intitula Le More de Venise).
Il écrivit La Maréchale d'Ancre en 1830, Stello en 1832, et Chatterton en
1835. A partir de 1837, avec la mort de sa mère, la rupture avec Marie
Dorval, sa maîtresse et des brouilles avec ses anciens amis du Cénacle, il
s'isola et ne publia plus que quelques poèmes. Après quatre échecs, il fut
élu à l'Académie Française en 1845.
Alfred de Vigny est célèbre pour son pessimisme. Il est une des figures
importantes du Romantisme en France.

Tableau romantique

La Liberté Guidant Le Peuple - Delacroix

Oeuvre musicale

Les Hébrides ou la Grotte de Fingal – Félix MendelssohnBartholdy

(Les Hébrides sont un archipel situé à l'Ouest de l'Ecosse. La grotte de
Fingal (ci-dessous) est une caverne basaltique qui y est située.)

Dialogue
B – Mes chers amis, entrez donc ! Comment allez vous, Monsieur Delacroix ?
D - Fort bien, je vous remercie.
B - Et vous, Monsieur de Vigny ?
V - Moi de même !
B - Prenez place, je vous en prie ! Je suis fort aise de vous recevoir pour le dîner,
cher peintre, et vous également, cher poète !
D - Nous vous sommes reconnaissants, Monsieur Berlioz, de nous recevoir si peu de
temps après votre retour de Rome ! Votre présence nous a manqué depuis
l'année dernière, mais enfin, quel honneur pour vous d'avoir reçu le prix de Rome !
Comment est la vie à la Villa Médicis ?
B - L'Italie allie bons et mauvais côtés ... En revanche j'ai eu la grande chance de
rencontrer Mendelssohn, un compositeur allemand qui est fabuleusement
obligeant. Pendant que je travaillais à modifier ma Symphonie Fantastique -qui est
devenue absolument méconnaissable- , lui rectifiait sa pièce nommée Les
Hébrides ou La Grotte de Fingal. Mendelssohn dépeint les paysages écossais dans
cette ouverture élaborée en 29. C’est absolument merveilleux, car il a créé cette
symphonie en se basant simplement sur un souvenir, celui d'une excursion qu'il
avait faite sur l'île de Staffa, où se trouve la grotte de Fingal, mais surtout parce
que ce morceau rend si bien compte des paysages qu’il a du voir en Ecosse.
Cette composition est un éloge même à la flore et la faune d'Ecosse, aux
paysages majestueux de ce magnifique pays. En écoutant, on ne peut
qu’imaginer un paysage sauvage, mélancolique, authentique et où règne
magistralement la solitude, c’est à dire un paysage tel que Mendelssohn lui-même
me l’a décrit. C'est un tableau marin impressionnant ! N’importe qui, à l'écoute de
ce chef-d’œuvre, se retrouve capable d'imaginer ces paysages d'Ecosse si bien
valorisés par la beauté et la parfaite harmonie qui se dégage de ces sons. Ces
paysages Ecossais sont célèbres pour avoir inspirer de nombreux artistes, tels que
James Macpherson dans ses poèmes ou encore Walter Scott dans ses récits. Enfin,
ce œuvre s’inscrit parfaitement dans notre mouvement Romantique : les
sentiments que l’on ressent en l’écoutant sont incroyablement intenses, et ce
grâce à l’utilisation de la clarinette et à l’habile alternance de passages
furieusement calmes et de passages imperturbablement tumultueux. Certains sont
tragiques. On ne sait ce qui va advenir : la quiétude ? un drame ?
V : Si avec tout ce que vous nous en dites, nous ne mourrons pas d’envie de l’ouïr

B – Justement, je vous ai préparé une surprise ... Ce très beau morceau va être
joué pour vous pendant que nous dînerons.
V - Mais enfin, c'est trop !
B - Voyons, mais non ; comme l'a si justement dit Brillat-Savarin « Convier quelqu'un,
c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous votre toit ».
Ainsi, nous pourrons comparer nos avis. Mais dites-moi, Delacroix, vous avez
exécuté tout un périple en Algérie, au Maroc et en Espagne, n'est-ce pas ?
D - En effet. Et ce fut absolument formidable de passer six mois dans de tels pays !
La bas, on se croirait revenu à l'Antiquité. Rome n'est plus dans Rome. Les
Orientaux en burnous sont tels les Romains en toge. Quelle chance que nous
ayons conquis l'Algérie il y a deux ans !
V – Et qu'y avez-vous fait ?

D - Eh bien j'accompagnais des diplomates, mais je m'y suis promené à pied et à
cheval, j'ai visité, j'ai traversé des déserts et des oasis ... et j'ai immortalisé ces
merveilles, à l'aquarelle, dans 7 carnets de voyage. Tenez, j'en ai un là ...
B – C'est magnifique !
V - En effet !
B – Vous avez un incroyable talent, Delacroix.
V – Vos croquis sont étonnants, mais votre Liberté Guidant le Peuple, que je vois ici,
est elle aussi impressionnante ! Quelle aisance vous avez pour peindre ces
sublimes toiles ! Ici, ce n’est qu’une reproduction, mais j’avais vu la vraie au Salon
l’année dernière … Elle était si grande !
D - 2 mètres 60 sur 3 mètres 25 exactement
V - Elle m’avait ému au plus haut point ! Et ce tout d’abord grâce à la qualité de
votre peinture, à votre remarquable maîtrise. Le choix de la structure de votre
tableau est parfaitement judicieux : au premier plan, nous voyons un amas de
cadavres, et au second, des personnages, dont cet enfant, à droite,
qu’affectionne particulièrement Hugo, mais surtout cette femme avec son bonnet
phrygien, qui semble revenir de l’Antiquité ; elle est l’allégorie de la liberté. Et
quelle extrême précision ! Nous pouvons même reconnaître Notre-Dame de Paris,
à droite. Disposer le tableau en un plan pyramidale, avec le drapeau au sommet,
a été une idée de génie !
B – Ce n’est que la pure vérité !
V – Je n’invente rien ! Et la lumière, qui émane à cet endroit et souligne ce
drapeau, c’est fantastique ! Vous avez même intensifié le bleu, blanc rouge pour
plus de patriotisme … Ce tableau est tellement ancré dans notre mouvement : qui
peut ne ressentir aucune émotion en le regardant ? Tout est symbole ! Le drapeau
Français symbolise la noble divulgation des idées de liberté, le fusil le combat, les
bras levés au ciel, la victoire … Même vous, vous êtes représentés dans la lutte,
puisque vous êtes à gauche de la femme : c’est un tableau engagé, le fait seul
de l’avoir peint le prouve !
D – Le roi a du être du même avis que vous, puisqu’il l’a fait acheter pour la placer
dans le musée royal, afin de le cacher.
V – Et c’est en rupture complète avec le classicisme : quelle délicate effronterie
que de représenter la liberté en une femme à demi dénudée, et qui de plus se
trouve juste à côté de morts ! Cela manque magnifiquement de bienséance.
Quelle effusion de sentiments extrêmes, passionnés, funestes, étranges,
mélancoliques …
D – Voyons, vous me flattez !
B – Et quand êtes-vous rentré, Delacroix ?
D – Nous sommes partis, le comte de Mornay, qui, lui, avait été délégué par le roi,
et moi, le lendemain de la Saint Sylvestre. Nous sommes arrivés à Tanger le 11
janvier, puis avons voyagé et y sommes revenus le 12 avril dernier ... Nous avons
atteint la France en juillet.
V – 12 avril ... 4 jours après la mort du père de mon cher ami Alfred de Musset ... Le
8 avril 1832. Il a été victime de cette affolante épidémie de choléra.
D – Epidémie qui commença fin février et vient, parait-il, de se terminer, Berlioz. Elle
a causé presque 30 000 morts à Paris. Vous étiez bien en Italie !
B – Ah oui ! Et comment va Musset ?
V – La mort de son père l'a décidé à entamer une carrière littéraire. Il a choisi de
publier dans La Revue des Deux Mondes.
D - En revanche, il se refuse toujours à écrire des pièces de théâtre depuis le
cuisant échec de La Nuit Vénitienne ou Les Noces de Laurette, il y a deux ans.

Enfin, j’avais assisté à une piètre représentation de cette pièce –il n’y en a eu que
deux, tel était son insuccès- et j’avoue que j’avais été joliment déçu. Cela ne
porta pas atteinte à l’estime que j’ai pour Musset, car je pensais alors et je
continue de penser qu’il est l’un des poètes Romantiques les plus doués, malgré sa
jeunesse, et qu’il a un formidable potentiel, mais enfin je ne sais pourquoi il a
publié une pareille monstruosité.
B – Je partage votre avis, Delacroix.
D – Tout d’abord, les faits et les dires étaient rapportés dans une virulence
effrontée qui rendait la pièce gentiment odieuse, en plus d’être incessamment
railleuse. L’action était fort décousue, difficile à suivre : les personnages, les scènes,
les paroles, les situations, tout était en désaccord. Cependant, par je ne sais quelle
magie, cette pièce était poétique, lyrique, je veux bien vous l’accorder. Ensuite, le
propos même de la pièce lui-même était curieusement déplacé. C’était un
amalgame des pires grossièretés et de violences verbales auxquelles on ne
s’attendait pas de la part de Musset.
V – En effet, je m’en souviens.
D – Enfin, je ne sais pas si vous aviez assisté à la première représentation et si vous
vous en souvenez, mais la comédienne principale s’était rendue coupable du plus
risible ridicule, en tâchant sa robe sur des décors scéniques qui avaient été peints
peu de temps auparavant. Les sifflements de la foule avaient redoublé d’intensité.
Tout cela avait donc fait de cette pièce un véritable fiasco, que je qualifierai
même de plutôt mérité, sans vouloir être médisant.
B - A part l'épidémie de choléra, que s'est-il passé cette année ?
V - En ce qui concerne la musique ... Chopin a donné son premier concert en
février ... L'opéra Le Pré aux Clercs D'Hérold a été un véritable triomphe ... Au
niveau de la danse, le ballet de Taglioni, intitulé La Sylphide a été un très grand
succès en mars ... j'ai eu la chance d'assister à une des représentations, c'était
exceptionnel.
D - J'ai entendu dire que Daumier, du journal La Caricature, a été arrêté pour
avoir caricaturé Gargantua, Gargantua étant Louis-Philippe. Ingres s'est distingué
pour le portait de Monsieur Bertin.
V - Au théâtre, La Tour de Nesle de Dumas a été fort applaudi.
B - C'est bien !
V - Les représentations du Roi s'Amuse d'Hugo vont bientôt être lancées ...
D - J'ai bien peur que cette pièce ne provoque encore un scandale et ne soit
censurée ...
V - Nodier a publié des contes, Sand Valentine et Indiana, et j'ai moi même publié
Stello, qui, ma fois, ne fus pas mal accueilli.
B - J'en suis fort aise.
V - Ah, et j'oubliai. Bien sûr, nous avons à déplorer la perte de Goethe, mais
j'imagine que cette mauvaise nouvelle s'est répandue jusqu'en Italie.
B - En effet.
D - Vigny, je crois avoir également compris que Chateaubriand avait été mis en
prison une quinzaine de jours.
V - Oui, j'oubliai, c'est exact. L'année a été mouvementée ... Dès le 4 janvier, il y
eut le complot des tours Notre-Dame, un complot des Républicains, puis en février
le complot de la rue des Prouvaires, en avril ce sont les chiffonniers qui se sont
révoltés... Pendant presque tout le mois de juin, Paris a été en état de siège, les
républicains et les bonapartistes s’étant soulevés.
B - Toujours des soulèvements ! Depuis la révolution de Juillet, cela ne cesse jamais
!

V – (Tout bas) Le Mal du siècle …
B – Que dites-vous, Vigny ?
V – C’est à cause du mal du siècle, vous dis-je ! Nous sommes une génération
sacrifiée !
D – Au moins, nous, les Romantiques, sommes plus libres que nos confrères du
siècle dernier : nous n’avons pas à respecter la règle de la bienséance !
B – Heureusement, car c’est une règle bien absurde … Comment peut-on rendre
une œuvre vraisemblable si on la respecte ?
V – Je ne sais … Mais les classiques se bornent à respecter des conventions
illogiques … Si au moins ils nous laissaient tranquilles !
D – Oui … souvenez-vous de la cabale qu’ils avaient mené contre Hernani, il y a
deux ans en 1830, et de toutes les réunions au Cénacle d’Hugo auxquelles nous
avons assisté pour les contrer !
B – Ils étaient vraiment virulents, mais heureusement notre contre attaque a évité
le censure à cette pièce !
V – Enfin, désormais, c’est le Romantisme qui domine !
B – Oui … Maintenant, je vous propose de commencer à dîner.

Fiche Bibliographique

Livres

→ Littérature Française – de Saint Ghislain (Nathan)
→ Histoire de France pour les Nuls – J.J. Julaud (First)
→ Aventure de l'Art au XIXe siècle – J.L. Ferrer (Chêne)
→ Chef d'oeuvre de l'histoire de la musique n°18 (e.f.s.a)
→ Manuel d'histoire de seconde
→ Manuel de français de seconde
→ Histoire de la cuisine et des cuisiniers – J.P. Poulain

Sites internet

→ www.wikipedia.org
→ www.cuisinealafrancaise.com/histoire-de-la-cuisine/19e-siecle.html
→ www.al.muller.pagesperso-orange.fr/romantisme/
→ www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre13874.html
→ www.hberlioz.com/Scores/pfantastique.htm

→ www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche
→ www.musee-delacroix.fr/fr/homme-artiste/biographie.html
→ www.ac-nice.fr/


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