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FRONT DE LIBERATION NATIONALE CONGOLAIS
PARTI DE LA DEMOCRATIE ET DU PROGRES
F . L . N . C .- P. D. P .
Secrétariat général
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Déclaration du Bureau politique

COTE D’IVOIRE : L’AFRIQUE NE PEUT-ELLE AGIR AUTREMENT ?
Chaque peuple a son histoire, mais chaque communauté ou groupe constituant ce peuple a son
interprétation de cette histoire. Telle semble être la logique constatée au cours de l’évolution
historique de l’humanité, et particulièrement de celle de l’Afrique. Cependant, l’histoire de
ces différentes communautés est bien celle qui génère l’histoire du peuple ou de ce groupe
qu’elles ont fini par former à l’issue d’une évolution, bien souvent lente.
Etymologiquement, on ne peut parler de l’existence de nation pour qualifier des Etats actuels
d’Afrique noire. Toutefois, les mêmes traditions - c’est-à-dire, les mêmes us et coutumes, soit
en définitive, la même moralité, puisque la même morale - ne procèdent pas du hasard, mais
des leçons tirées d’une longue vie commune émaillée de conflits dont la solution, acceptée par
tous, et donc codifiée dans le mental collectif, s’est traduite par un même comportement
devant diverses situations.
Néanmoins, les nations modernes procèdent d’abord de la volonté de vivre ensemble
manifestée par les diverses communautés rencontrées dans un espace territorial donné. Et
ainsi, de former d’abord un même peuple décidé à se forger un même destin. Ceci, par
l’adhésion commune à un même idéal. La nation repose toutefois sur des règles bâties sur des
principes moraux connus et acceptés par tous.
Mais adhérer à un même idéal participe d’une véritable gageure pour les communautés
africaines. Ce qui se passe en Côte d’Ivoire en est la parfaite illustration. A cet effet, tentons
de démêler l’écheveau, et ceci, froidement, sur la base des faits, de ce qui s’est passé
réellement.
Têtus, les faits.
Le dimanche 28 novembre 2010 s’était déroulé le deuxième tour des élections présidentielles
en Côte d’Ivoire, et qui mit en lice Mr Laurent Gbagbo, le Président de la République sortant,
à Mr Alassane Ouatara, un ancien Premier ministre du président Félix Houphouët Boigny.
Selon les prescrits du code électoral ivoirien, la Commission électorale indépendante (CEI),
l’organisme chargé d’organiser les élections, a trois jours pour en publier les résultats
provisoires. Ce même code indique qu’il revient au Conseil constitutionnel de connaître – et
donc, de recevoir et de trancher – tous les contentieux nés de ce scrutin. D’où le caractère
provisoire des résultats que rend public la CEI. Ce qui fait de la Cour constitutionnelle la