CAIRN14 .pdf


Nom original: CAIRN14.pdfTitre: CAIRN 1/98 - N¡ 14Auteur: Solo

Ce document au format PDF 1.3 a été généré par QuarkXPressª: LaserWriter 8 FU2-8.7.1 / Acrobat Distiller 4.0 for Macintosh, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 15/06/2011 à 14:58, depuis l'adresse IP 84.55.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 970 fois.
Taille du document: 538 Ko (4 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


CAIRN 1/98 - N° 14

11/02/03 14:56



Page 2

14
festival

Le journal du

international

le Débat

JEUDI 19 NOVEMBRE 98

“ La pluriactivité,
une richesse au-delà
des contraintes”

Le tourisme
génère en montagne
un dynamisme
économique, certes
important mais
irrégulier.
Les saisonniers,
recrutés aux premières
neiges, en sont les animateurs.
Certains arrivent
à bien en vivre et
à vivre au pays.
Mais à quel prix et
dans quel contexte ?
Les contours
d’un débat qui sera
l’un des temps forts
de la journée.
Garantir un statut général propre
aux saisonniers permettrait de lutter contre
la précarisation croissante de ce type
d’emploi. Cet énoncé entame bon nombre
de rapports sur la pluriactivité en montagne.
Avec un autre vocabulaire et toujours
pour planter le décor, Antoine Fatiga,
responsable de la branche CFDT remontées
mécaniques et services des pistes, Membre
du Conseil National de la Montagne donne
dans l’image, franche et parlante :
“La montagne, c’est le nouveau far-west.
Sauf que l’or en question, c’est de l’or
blanc.”
Où l’on s’aperçoit d’emblée que le débat
“La pluriactivité, une richesse au-delà
des contraintes” ne manque ni de tenants,
ni d’aboutissants.

DEUX TYPES
DE PLURIACTIVITÉ
Mais qu’est-ce qu’un pluriactif ? Le député
savoyard Hervé Gaymard, auteur en juin
1994 d’un rapport intitulé “Pour le droit
à la pluriactivité”, l’analyse ainsi : “C’est une
réalité que vivent chaque jour des centaines
de milliers de personnes.
Le nombre exact est difficile à établir, mais
les pluriactifs peuvent représenter entre
un tiers et la moitié de la population active
dans certains départements de RhôneAlpes.”
Il existe deux types de pluriactivité.
La première peut être dénommée
“simultanée” : il s’agit, d’une part, de celui
qui exerce deux métiers différents, chaque
jour tout au long de l’année, et, d’autre part,
de celui qui allie à sa fonction primordiale
de production, une activité de diversification.
La deuxième peut être nommée
“successive” : il s’agit là de la combinaison
de plusieurs activités tout au long de l’année. A ce stade, il convient de préciser
que la pluriactivité concerne tout le monde.
Il ne faut pas seulement l’identifier à
la montagne : elle concerne beaucoup
la montagne mais pas qu’elle ; elle concerne
beaucoup l’agriculture, mais pas seulement.
“Au début, il y a un malentendu, rappelle
Antoine Fatiga. On a trop vu les saisonniers
comme étant des doubles actifs : ils avaient
déjà un travail à la ferme, par exemple,
et l’hiver, ils étaient employés par la société
de remontées mécaniques locales.
On disait : il a déjà un boulot et les avantages qui vont avec. Pour cette activité
supplémentaire, pas besoin de donner des
droits en plus.”
Et puis la montagne connait des problèmes
économiques et la notion de double actif
cesse d’être employée. Le terme “pluriactif”
le remplace pour désigner ces personnes
qui, successivement, au cours d’une même
année, connaissent deux emplois différents.
Il faut attendre la loi montagne de 1985 pour
qu’une esquisse de cohésion sociale sur
le sujet soit à l’ordre du jour de
son chapitre IV.
La DATAR produit en 1989 un guide
de la pluriactivité.

“LA PLURIACTIVITÉ
DOIT ÊTRE
BANALISÉE”
A ce jour, le travail saisonnier “est difficile
à appréhender de par sa diversité et,
surtout, l’absence de statut”, écrit le conseil
Économique et Social Rhône-Alpes en 1997.

Pour le ministère du Travail, d’après
une circulaire d’octobre 1990, “il s’agit
de travaux qui sont normalement appelés
à se répéter chaque année, à date à peu
près fixe, en fonction du rythme des saisons
ou des modes de vie collectifs, et qui sont
effectués pour le compte d’une entreprise
dont l’activité obéit aux mêmes variations.”
De son côté, Hervé Gaymard apporte
un nouvel éclairage au sujet : “Le statut
de pluriactif est une fausse bonne idée.
Au contraire, la pluriactivité doit être
banalisée. Pour l’instant, tout est fait pour
le monoactif. Notre droit du travail
et notre droit social sont organisés autour
de la monoactivité et de ce profil type :
“un même emploi, un même employeur,
toute l’année et pour toute la vie.” Pour
le parlementaire savoyard, il paraît plus
judicieux d’aligner les conditions de travail
et de vie du pluriactif sur celles
du monoactif, déjà existantes, plutôt que
de créer un statut qui serait plus mal perçu
car ségrégatif.

VIVRE
ET TRAVAILLER
AU PAYS
En fait, le pluriactif aspire tout simplement
à pouvoir travailler dans des conditions
normales, sans charges ou tracasseries
supplémentaires. Mais à ce jour,
les problèmes à régler sont légion, tant
en matière de droit social que de droit fiscal
ou du travail, sans oublier les questions
de formation : “Si ces personnes ont deux
métiers, ils ont besoin d’une double formation !”, calcule Antoine Fatiga. La pluriactivité
est appelée à prendre de l’ampleur car
elle permet de vivre et travailler au pays,
et de développer ainsi l’emploi au niveau
local. Le conseil Économique et Social
de Rhône-Alpes conclut en mai 1997 : “Il est
important de déboucher sur des solutions
pour faire face à des situations humaines
et sociales qui se dégradent en cette
période de concurrence forte et d’abaissement des marges.
Or, une activité comme le tourisme ne peut
s’en sortir que par un effort de promotion
de qualité qui passe d’abord par celle
des actifs.”
La pluriactivité est à multiples facettes :
les solutions doivent l’être aussi. Ce débat
entend les aborder le plus possible après
que le Conseiller d’État Anicet Le Pors
ait présenté les conclusions de son étude.

Suite page 2

E

D

I

T

O

Bienvenue pour le 5e Festival
International des Métiers
de Montagne.
Le Festival s’ouvre sur une journée
particulièrement dense, sur
un programme riche de huit carrefours et d’un débat sur la pluriactivité
qui promet d’être l’un des temps forts
de l’édition 98. Ce débat se déroulera
en présence de Monsieur Anicet
Le Pors, ancien ministre, conseiller
d’Etat chargé par le gouvernement
d’élaborer un programme de mesures
en faveur des pluriactifs
et des saisonniers du tourisme.
Ses propos devraient permettre
d’évaluer les avancées sur un dossier
qui préoccupe tous les montagnards.
Le festival 98 est fidèle à sa vocation
première de plate-forme d’échanges
et d’information. Tous, les organisateurs et les maîtres d’œuvre, nous
avons tenu compte de l’expérience
des précédentes éditions pour
répondre davantage encore aux
attentes des visiteurs, notamment
aux jeunes soucieux de leur avenir.
Il veut être aussi une manifestation
dont « convivialité » reste le maître
mot. Dans les « villages » en privilégiant des contacts les plus directs
possibles, dans les « carrefours »
et débats en faisant en sorte
que chacun puisse s’exprimer
en toute liberté, dans les différents
secteurs du festival que nous avons
voulu animés, favorisant la rencontre
avec des métiers et ceux qui
les exercent. Mais le festival ne serait
pas représentatif de toute
la montagne sans les gens qui
l’animent et qui en font une terre
d’excellence pour ses productions.
Le marché de Noël et les espaces
d’animation en seront le reflet.
Que tous ceux qui ont participé
à l’organisation de cette cinquième
édition soient ici remerciés et bienvenue à vous tous à Chambéry où battra
quatre jours durant le cœur
de la montagne.

Claude Muyard
Vice-Président de l’ANEM
André Gilbertas
Maire de Chambéry
Présidents du Festival International
des Métiers
de Montagne

CAIRN 1/98 - N° 14

11/02/03 14:56

Page 3

5 questions à Antoine Fatiga,
sur la mission du Conseiller
d’État Anicet Le Pors

Et dès le 6 mars,
une lettre signée
de Martine Aubry,
ministre de l’Emploi
et de la Solidarité,
et de Michelle
Demessine
dessinait les contours
de la mission
demandée
à Anicet Le Pors…
Il est expressément demandé
au conseiller d’État je cite la lettre officielle d’imaginer “des mesures
[qui] devront pouvoir être
mises en œuvre au cours
de l’actuelle législature
et [qui] concerneront
l’amélioration des conditions
de vie (logement conforme
aux exigences d’intimité
nécessaire, protection sociale,
préventions des atteintes
à la santé…).”

Dans quelles circonstances
Monsieur Le Pors a-t-il été
chargé d’une mission
sur les travailleurs saisonniers
du tourisme ?
Tout est parti de la visite en
Savoie fin janvier de la secrétaire
d’État au Tourisme, Michelle
Demessine. Lors des entretiens
que nous avons pu avoir, elle
nous est apparue très disponible
sur le dossier. Un signe : elle nous
a reçu en personne et n’a pas
délégué. En substance, elle nous
a indiqué qu’elle souhaitait avancer concrètement en la matière…
Et éviter donc de grands
discours…
Tout juste. Elle en avait assez
que les saisonniers connaissent
autant de tracas divers et variés.

le Débat (suite)

INTERVIEW EXPRESS

Est-ce en phase avec
les attentes ?
Exactement. Avec son groupe
de travail qui regroupait
des personnes qualifiées inspecteur du travail,
syndicalistes… -, il n’a eu
de cesse de faire remonter
les soucis quotidiens des saisonniers. Il nous l’a dit à Moûtiers :
“Parler du statut en général ne
m’intéresse pas ; en revanche,
je veux mettre en place
des mesures concrètes.”
Quitte à ce qu’il y en ait peu ?
Mais le dossier y gagnera en
qualité et en efficacité. Je crois
savoir qu’il va proposer malgré
tout, plus d’une trentaine
de mesures qui balayeront
l’ensemble des problèmes
rencontrés, de la protection
sociale au logement…

Témoignages...
Pisteur et employé d’usine
dans les Pyrénées
Fabrice Dugallais : “Changer
de patron tous les six mois
commence à me peser.”
Tout le prédestinait à faire autre
chose. Fabrice Dugallais est…
barman de formation, quand
une opportunité le conduit
“au service de location
de la station du plateau de Beille,
où j’ai débuté comme simple
saisonnier, à deux kilomètres de
mon village.” Puis une seconde
ouverture - “il manquait quelqu’un
au service des pistes” - lui ouvre
les portes d’un nouveau métier.
En avril dernier, il décroche le
diplôme de pisteur-secouriste. Et
quand la neige n’est plus là, il travaille à l’usine de talc de Luzenac.
Mais il prévient : “Le premier des
deux employeurs qui m’assurera
un contrat à durée indéterminée,
quel qu’il soit, j’irai vers lui.
Ma priorité, c’est un emploi
stable. Changer de patron tous
les six mois commence
à me peser.”

Accompagnateur
en montagne dans le Vercors
François Ribard :
“Pluriactif, forcément !”
“Si Grand Angle à Autrans
a besoin d’un accompagnateur,
je suis disponible.” François
Ribard tire ainsi, en 1995, 30 %
de ses revenus annuels de cette
activité qu’il dit exercer “pour
guider les gens” dans ce milieu
de la moyenne montagne
qu’il aime particulièrement.
Le reste de ses revenus provenait,
toujours cette année-là, d’activités
aussi diverses et variées que
le journalisme, l’enregistrement
de “voix off” pour de la publicité,

la rédaction de guides
de montagne, le montage audio
des grottes de Choranche…
Pluriactif, un accompagnateur ?
Pour lui, “forcément !”
Moniteur de fond et gérant
de société
Jean-Louis Duplessis : Impossible
de vivre sans polyvalence.”
Le métier de photographe mène
à tout à condition d’en sortir.
Jean-Louis Duplessis le vérifie
à merveille : “Je suis venu dans
le monde des sports d’hiver par
hasard. Après des études
de photographe, moi, l’Ardéchois
de souche, je trouve un boulot
de skiman à Lus-la-Croix-Haute.”
Le virus de la neige le “contamine”
définitivement puisqu’il décroche
son diplôme de moniteur de ski
de fond. Depuis 1985, il exerce
ainsi à Villard-de-Lans avec dix
autres collègues. Travailleur
indépendant, il réalise environ
60 000 francs de chiffre d’affaires
en hiver.
“A activité égale, nous rentrons
40 % d’argent en moins
qu’un moniteur de ski alpin”,
constate-t-il, sans regrets
toutefois. Et il se fait une raison :
“Je sais que je ne peux pas vivre
uniquement du ski de fond.”
Au fil de ces dernières années,
il a donc passé des diplômes
de moniteur, tir à l’arc et kayak,
et bientôt ceux de spéléo
et d’escalade : “Il est impossible
de vivre sans polyvalence”,
martèle-t-il. Et pour illustrer son
propos, il précise qu’il a créé,
“avec deux autres copains”,
Extérieur-Vie, une société
d’activités de pleine nature
aux Vans, dans le sud
de l’Ardèche. Son agenda est
ainsi bien rempli.

5 festival :
e

le guide !

Tout ce que vous
pourrez
trouver dans
les différents
“villages”, tout
ce que vous
devez savoir
pour tirer
le meilleur parti
de votre visite
au Festival
International
des Métiers
de Montagne.
● Les “carrefours”
et le débat
public
Pour explorer les métiers,
connaître les contextes dans
lesquels ils s’exercent, découvrir
les tendances (voir “Le programme du jour” dans ce même
numéro). Attention : l’accès est
réservé aux personnes inscrites
(prendre contact avec
le secrétariat du festival).
Au centre de congrès Le Manège
(voir les horaires par ailleurs)

L’ESPACE
DES
MONTAGNES
DU
MONDE
Pour découvrir de nouveaux
horizons, des produits et
de nouvelles cultures mais
aussi pour s’informer, sur
le stand italien de la Province
de Turin, suisse du
Groupement de la population
de montagne du Valais
romand, de nos amis hongrois
ou du Québec sur lequel est
présenté la banque de données stages-emplois
et les formations possibles
outre-Atlantique. Sur cet
espace est également présent
le Diamant Alpin, réseau
de coopération qui rassemble
les territoires situés autour
des trois grandes métropoles
que sont Genève, Lyon
et Turin, et dont l’objectif est
de promouvoir et faire progresser les échanges entre les
régions alpines.
A l’Espace Malraux

● Le “Village
Emploi”
Organisé par l’ANPE des Pays
de Savoie : des conseils pour
vous aider dans la recherche
d’un emploi, des offres d’emploi
à consulter “en temps réel”,
des entretiens individuels, une
aide à la rédaction de votre CV…
Le “Village Emploi” est organisé
sous la forme d’un centre
de ressources de l’emploi en
montagne, avec des informations
sur les métiers, les filières
de formation, et la possibilité
d’obtenir tous les contacts qui

pourraient vous être utiles dans
la réalisation d’un projet
personnel.
A l’Espace Malraux

● Le “Village
Formation”
Pour mieux connaître
les filières de formation, avec :
l’ADSP-Cité des langues
(Association pour le développement de la promotion sociale),
l’AFPA (Association nationale pour
la formation professionnelle
des adultes), l’AFRAT (Association
pour la formation des ruraux aux
activités du tourisme), le CFMM
(Centre de formation aux métiers
de la montagne), le CFPPA
(Centre de formation professionnelle et de promotion agricole),
le CFTH Rhône-Alpes (Centre
de formation tourisme-hôtellerie),
le CISM (Centre interdisciplinaire
scientifique de la montagne),
le CNPC (Centre national professionnel des commerces de sport),
le Conseil régional Rhône-Alpes,
DESS Économie du sport,
la direction régionale de l’Office
national d’information sur
les enseignements et les professions de Grenoble (ONISEP),
l’ENSA (École nationale de ski
et d’alpiniste), l’IFMT (Institut
de formation aux métiers
de la montagne et du tourisme),
l’Inspection académique
de Chambéry, le LEGTA
de Savoie (Lycée d’enseignement
général des techniques agricoles),
le lycée de Moûtiers, le lycée
professionnel de la montagne,
le lycée professionnel “AlpesDurance”, l’UFR THT-LAE (tourisme, hôtellerie, transport, langues
étrangères appliquées).
A l’Espace Malraux

● Le “Village des
Professionnels”
Les métiers mis en scène sur les
thèmes de l’habitat en montagne,
de la filière bois et des télécommunications, avec les industriels
de la montagne, des professions
telles que les agriculteurs, les pisteurs-secouristes, les accompagnateurs en montagne, les guides
de haute montagne, les moniteurs
de ski, les spéléologues, les moniteurs de parapente, les métiers de
la restauration et encore avec les
gendarmes du Peloton de gendarmerie de haute montagne, les
douanes et les militaires de la délégation départementale de la
Savoie et du 13e BCA.
Au centre de congrès Le Manège

● Le “Quartier
ressources
pour l’emploi”
Les Missions locales jeunes anime
un “pool Internet” sur la formation
des jeunes et les saisonniers ;
la direction départementale du
Travail et de la Formation professionnelle tient une permanence
de spécialistes du droit du travail,
de la formation et de l‘emploi ; le
CIDF (Centre d’information sur le
droit des femmes et des familles)
anime un stand consacré à la vie
en station, au travail saisonnier
et au travail féminin, sans oublier
la MIFE et professions sport.
(voir par ailleurs).
A l’Espace Malraux

POUR
DÉCOUVRIR
ET SE
DISTRAIRE
● De nombreuses animations,
pour le plaisir du jeu mais aussi
pour la découverte :
- avec du ski sur une vraie piste
avec de la vraie neige, transportée depuis les pistes de
La Plagne, avec de vrais moniteurs et accompagnateurs pour
apprendre ;
- avec un circuit VTT et des
obstacles (tout doux) pour maîtriser sa machine quoi qu’il
arrive et des accompagnateurs
en montagne pour les conseils ;
- avec des murs d’escalade sur
lesquels grimper en toute
sécurité sous l’œil et avec
les guides de haute montagne,
pour s’initier à la pratique
du rappel et au franchissement
d’une tyrolienne :
- avec un atelier de spéléologie
et des moniteurs, prémices
à des futures balades
souterraines.
Sur la place de la Brigade
de Savoie



Un marché de Noël, parce
que la montagne est riche
en produits, des fromages,
de la charcuterie et bien
d’autres délices, de Savoie
et du Jura, de Suisse et d’Italie,
et encore de délicieuses pâtisseries hongroises à découvrir
impérativement. Il y aura aussi
des artisans d’art, pour redécouvrir des gestes oubliés,
et plein d’idées de cadeaux
comme un avant-goût des
fêtes de fin d’année.
Au Carré Curial



Sur l’espace “filière bois”,
des démonstrations, très spectaculaires, de matériels forestiers - un tracteur, un grumier,
une scie mobile -, tous en
situation de travail, des bûcherons en action, un tavailloneur
(les tavaillons sont des “tuiles”
en bois) et son savoir-faire
devenu rare, et la présentation
de métiers du bois, tels que
menuisier, charpentier…
Un espace pour découvrir
et s’informer, parce que le bois
est indissociable de l’économie
et de la culture montagnardes.
Esplanade de l’Europe

ÉVÉNEMENT
Vous connaissez, vous aimez ou
avez envie de découvrir le ski-alpinisme, la version ultra sportive du
ski de randonnée ? Alors réservez
votre soirée du jeudi 19 novembre,
organisée par des stagiaires AFPA
“Organisateurs de produits touristiques”, sous la direction de leur
formateur, Jean Dequeker. Des
reportages et des films seront projetés, notamment et en avant-première celui consacré à l’édition 98
de la plus célèbre des épreuves de
ski-alpinisme : la Pierra-Menta
Tivoly. Et qui plus est, en présence
des vainqueurs. Seront également
présents les CRS de montagne de
Grenoble et un guide de haute
montagne du parc national de la
Vanoise. Une belle occasion de
découvrir une autre façon de vivre
la montagne en échangeant avec
des spécialistes de cette discipline
particulièrement spectaculaire.
Ne manquez pas le rendez-vous :
c’est au Manège à 20 heures 30.

CAIRN 1/98 - N° 14

11/02/03 14:56

Page 4

CARREFOUR N° 4

JEUDI 19 NOVEMBRE

“ La formation biqualifiante
dans les métiers du sport au service
de la pluriactivité l’observatoire des métiers sportifs
de la montagne”

PROGRAMME DE LA JOURNÉE
LES CARREFOURS

● “L’exercice de la police

● “Prise en compte des pré-

judiciaire en montagne”
- maître d’œuvre : Peloton de
gendarmerie de haute montagne
(PGHM)

occupations environnementales dans l’aménagement de
l’espace montagne : les
métiers associés”
- maître d’œuvre : Centre interdisciplinaire scientifique de la montagne

● “Le métier d’accompagnateur en montagne, perspectives et évolutions en France
et en Europe, le point 20 ans
après la création du diplôme
sur les possibilités de développement”
- maître d’œuvre : Syndicat
national des accompagnateurs
en montagne

● “Les nouveaux métiers de
la distribution en montagne”
- maître d’œuvre : UFR Tourismehôtellerie-transports et langues
appliquées

● “Les spécificités des

d’activité, gestion des compétences”
- maître d’œuvre : Direction
départementale du travail,
de l’emploi et de la formation
professionnelle



”La formation biqualifiante
dans les métiers du sport
au service de la pluriactivité.
L’observatoire des métiers
sportifs de la montagne”
- maître d’œuvre : École nationale
de ski et d’alpinisme (ENSA)

• Il est indispensable de s’inscrire pour participer aux carrefours et aux débats publics de
votre choix. Si ce n’est déjà
fait, il est encore temps de
s’adresser au secrétariat du
festival, centre de congrès Le
Manège. Votre inscription sera
cependant admise en fonction
des places encore disponibles.

LE DÉBAT PUBLIC
“La pluriactivité, une richesse
au-delà des contraintes”
De 14 heures à 17 heures
au centre de congrès Le Manège
- maître d’oeuvre : Festival
International des Métiers
de Montagne
La pluriactivité est vécue depuis
des générations de façon naturelle et, malgré la complexification

● “La formation action
au service du développement
des territoires : formation
des agents de développement
local ; bilan du travail engagé
sur le terrain”
- maître d’œuvre : AFPA Région
Rhône-Alpes

LA FALAISE

VILLAGE
EMPLOI

QUARTIER
DES RESSOURCES
POUR L'EMPLOI
QUARTIER
DES MONTAGNES
DU MONDE

SCÈNE
NATIONALE
ANDRÉ MALRAUX
P JORCIN

IL FAUT
LE SAVOIR

● “Pluriactivité, création

métiers de l’hôtellerie en montagne”
- maître d’œuvre : Fédération
autonome générale de l’industrie
hôtelière touristique (FAGIHT)
et ANPE

P

du système, chaque époque en
renouvelle les forces pour qu’elle
soit porteuse de richesses pour
les nouveaux venus, si tant
est qu’elle ait été préparée.
Le débat s’organisera autour
de témoignages de pluriactifs
de différentes générations,
de différents secteurs d’activité,
de différents massifs,
pour montrer comment est vécue
et inventée la pluriactivité.

• Les carrefours se déroulent
de 9 heures à 12 heures au
centre de congrès Le Manège.
• L’entrée au festival, l’accès
aux carrefours, aux débats
publics et aux animations sont
entièrement gratuits.

MARCHÉ DES PRODUITS
DE MONTAGNE
FILIÈRE BOIS

CARRÉ
CURIAL

PLACE
DE
L'EUROPE

P
CURIAL

PLACE
MONGE

PROFESSIONNELS EN ACTION

CARREFOURS
DEBATS

VILLAGE
FORMATION

LE BATEAU LIVRE
MÉDIATHÈQUE
J.-J.-ROUSSEAU

LA
DE
RUE

E
IQU
UBL
RÉP

EAU
HER
ROC
ERTENF
R. D

LE MANÈGE
CENTRE DE CONGRÈS

RU
ED
EL
AB
AN
QU
E

VILLAGE
PROFESSIONNELS

CENTRE VILLE

MOBILISATION
En mai 1997, un rapport du
Conseil économique et social
Rhône-Alpes estimait qu’il y avait
40 000 saisonniers du tourisme
dans la région, dont la moitié en
Savoie. Depuis quelques années,
les études se sont multipliées,
décrivant les difficultés rencontrées par ces salariés du tourisme
alpin : santé, hébergement, conditions de travail. En Savoie, depuis
1991, une dynamique pluripartenariale de promotion de la santé
s’est développée pour répondre
aux difficultés psychosociales et
d’accès à la santé de ces salariés.
Cette dynamique est impulsée
tout autant par des institutions
(DDASS) que par des réseaux de
professionnels de santé ou
par des associations à partir
de problèmes spécifiques :
prévention et dépistage du sida,
prévention et prise en charge
des toxicomanies, sexualité
et contraception, hébergement,

accès aux soins, accès aux droits,
orientation et formation professionnelles. Ce partenariat
a débouché sur des initiatives
globales telles que la création
d’un guide pratique pour
les saisonniers, des fêtes d’accueil
des saisonniers, l’ouverture
de maisons des saisonniers,
la publication d’un guide
sur l’hébergement des saisonniers
à destination des employeurs,
des élus…
Et pour la première fois cette
année, un stand commun
au Festival International
des Métiers de la Montagne,
autour du thème “Mobilisation
pour 40 000 saisonniers du tourisme, qualité de vie des saisonniers,
station de qualité”.
Seront présents sur ce stand :
l’association Le Pélican,
l’association départementale
d’éducation sanitaire et sociale de
la Savoie, la Mutualité de Savoie,

les maisons des saisonniers
des Menuires et Val Thorens,
la maison des saisonniers
et le centre communal d’Action
social de Tignes, l’association
avaline des saisonniers de Val
d’Isère, l’association lyonnaise
pour l’insertion, la Bourse
européenne emploi-formation
du tourisme, la direction de la Vie
sociale de Savoie, la Mission
locale jeunes de Tarentaise,
le réseau ville-hôpital pour la prise
en charge de la pathologie VIH
en Savoie, et le Centre d’information sur le droit des femmes
et des familles.
Au-delà des actions de chaque
partenaire, ce stand sera également l’occasion de découvrir
“Le labyrinthe de votre saison”,
une exposition interactive réalisée
par un ensemble d’acteurs de
la Promotion de la santé
des saisonniers du tourisme alpin.

Maître d’œuvre : École nationale de ski et d’alpinisme

Les métiers sportifs
de la montagne
évoluent.
La création d’un
observatoire se révèle
d’une impérieuse
nécessité pour
favoriser l’adaptation
constante
des formations
aux réalités du marché
du travail.

“On résonne souvent en grande
masse quand on aborde le sujet,
avertit Jean-Bernard Pallisser.
mais on ne peut résumer
ce secteur en chiffres : ce sont
12 000 moniteurs, 1 600 guides
et 6 000 accompagnateurs. Mais
qui sont-ils ? Des quelles formations ont-ils besoin ? Sont-ils
mobiles ? Peuvent-ils exercer
différentes fonctions ? De tout
cela, nous ne savons pas grand
chose.”
La formation biqualifiante
“Montagne-Pluriactivité” est née
en septembre 1997. Elle se fixe
“L’idée de la pluriactivité est
comme objectif d’accorder à tout
séculaire mais tellement modertitulaire de l’un des brevets d’État
ne…”, Jean-Bernard Pallisser,
des sports de montagne,
directeur de l’ENSA, l’École
le bénéfice d’un véritable droit
nationale de ski et d’alpinisme
à la pluriactivité d’une ou
de Chamonix, décrypte d’emblée
de plusieurs formations sportives
la formule très technocratique
complémentaires. D’une durée
de l’intitulé de ce carrefour :
de cent heures, ce cursus dont
“la formation biqualifiante”.
la logistique est assurée concrèEt de poursuivre l’explication
tement par l’ENSA, propose
de texte : “Comme son nom
aux candidats de mieux s’armer
l’indique, ce cursus conduit
en “équipement”, en “gestionà deux métiers différents mais
marketing”, en “langues vivantes”
complémentaires.”
ou encore “en évolution
En fait, ce terme générique
des pratiques sportives
s’inspire du terrain : “A l’ENSA,
de la montagne”.
nous sommes partis d’un constat
L’observatoire travaille sur
simple : grosso
la question
modo, en mondepuis de longs
“Il
y
a
tellement
tagne 90 %
mois et entend
de
formes
de
vies
des habitants
rapidement éclaide pluriactifs
trouvent un trarer le débat.
qu’il faut
vail, mais il est
Jean-Bernard
saisonnier. Il ne
en tenir compte
Pallisser est en
se suffit pas
et les valoriser pour effet convaincu
à lui seul.”
mieux les étendre”
que “la pluriactiviLa logique écoté est un outil
nomique indiviau service de l’emploi, emplois
duelle conduit à cette demande :
de toujours et donc de demain.”
“Ce montagnard a besoin
Ce carrefour amènera sont lot
d’une seconde qualification pour
de récits d’expériences et
exister tout au long de l’année”
de solutions soutenues ça et là :
conclut Jean-Bernard Pallisser.
“Je serais tenté de dire qu’il y
La boucle est bouclée. En 1996,
a une sorte de pluriactivité institul’observatoire des métiers sportifs
tionnelle : je suis moniteur de ski
de montagne est créé à
l’hiver et employé dans le BTP
Chamonix. Son objectif : réfléchir
le reste du temps. Mais il y a
pour agir dans le cadre de
tellement d’autres formes de vies
la formation professionnelle contide pluriactifs qu’il faut en tenir
nue des pluriactifs. “Mais pas
compte et les valoriser pour
dans un but purement intellectuel,
mieux les étendre.”
universitaire, prévient JeanTel est l’enjeu de ce débat qui
Bernard Pallisser. Notre rôle est
abordera aussi le thème des
d’établir et de proposer une vériemplois jeunes en montagne :
table politique de formation
“A ce jour, 500 emplois
en adéquation avec la réalité.”
de ce type sont possibles,
“Dernier lien de l’économie
recense Jean-Bernard Pallisser.
montagnarde avec l’aménageLes différentes associations,
ment du territoire, les métiers
France Ski de Fond, Fédération
sportifs de la montagne, s’ils sont
française de la randonnée
identifiés en tant que tels, ne sont
et Fédération française
pas appréciés suffisamment dans
de la montagne et de l’escalade,
leur diversité”, constate encore
suivent de près le dossier car
les fondateurs de cet organisme.
ce sont elles qui connaissent
car en matière de pluriactifs, il est
le mieux l’état des besoins
difficile de parler dans la
en la matière.”
globalité : chaque cas est différent.

CAIRN 1/98 - N° 14

11/02/03 14:56

Page 1

CARREFOUR N° 6
“L’exercice de la police
judiciaire en montagne”
Maître d’œuvre : Peloton de gendarmerie de haute montagne

Tout ce que vous
avez toujours voulu
savoir sur le PGHM
sans jamais avoir osé
le demander ! C’est
ce que vous propose
ce carrefour animé
par le patron
en Savoie
des gendarmes
de haute montagne,
le capitaine Olivier
Le Bianic. Il nous livre
un avant-goût
des questions que
les participants
aborderont au cours
des débats.
Qu’est ce qu’un gendarme
de haute montagne ?
Capitaine Olivier Le Bianic :
C’est avant tout un technicien
de la montagne : sur un effectif
de deux cent cinquante
hommes, cent ont un diplôme
de guide et bon nombre des
autres suivent le cursus. Nous
pouvons donc avoir une appréciation et l’oeil technique sur
une situation donnée.

était moins grande. Dorénavant,
on porte plus facilement
plainte…
En face, les personnes qui
sont amenées à être mises
en cause sont-elles sensibilisées ?
Capitaine Olivier Le Bianic :
C’est un peu l’objet de ce carrefour : expliquer comment nous
fonctionnons, décrire le déroulement d’une enquête, décliner
les facteurs d’éventuelles
responsabilités, souligner
les partages entre, par exemple,
le maire et son service
des pistes…
Justement à ce propos,
qui est le plus exposé ?
Capitaine Olivier Le Bianic :
C’est difficile de cerner en
quelques mots ce large dossier.
Mais, globalement, disons que
le maire est très exposé car
il est responsable de tout ce qui
se passe sur sa commune :
c’est ce qu’on appelle le pouvoir
de police du maire. Ce pouvoir
ne peut être délégué. J’attends
de ce carrefour qu’il clarifie dans
les esprits la situation dans différents cas donnés.

A titre d’exemple, non
Le “GHM” n’est donc pas
exhaustif, qu’elles peuvent
seulement celui qui sauve
être les condamnations proles randonneurs ou les alpinoncées par les tribunaux ?
nistes. C’est aussi
Capitaine Olivier Le Bianic :
un enquêteur ?
Il faut préciser tout d’abord que
Capitaine Olivier Le Bianic :
la quasi totalité des accidents
Effectivement. Nous avons une
que nous couvrons sont involondouble
taires :
casquette : celle
il s’agit d’une
de secouriste
“J’attends de
faute d’immais aussi celle
prudence,
ce carrefour
d’enquêteur. Dès
d’un manqu’il clarifie dans
que nous interquement aux
les esprits
venons sur un
règles
accident, nous
la situation dans
de sécurité…
sommes à
différents cas donnés” Au point de
même de faire
vue pénal,
les premières
cela peut
constatations pour reconstruire
aller jusqu’à quelques mois
l’historique des événements.
de prison avec sursis. Au civil,
Nous pouvons même remonter
cela peut être plus lourd puisjusqu’à la cause.
qu’il arrive que des centaines
de milliers de francs de domLe tout sous la direction
mages et intérêts soient versés
du Parquet ?
aux victimes ou ayants droit
Capitaine Olivier Le Bianic :
au cas de décès.
Nous rassemblons des éléments, nous les synthétisons
De cette compréhension
avant, effectivement,
de votre fonctionnement
de les transmettre au procureur
découlera un meilleur
de la République qui, à son
fonctionnement sur
niveau, décidera ou le classele terrain ?
ment sans suite, ou de pourCapitaine Olivier Le Bianic :
suivre au pénal ou au civil,
Exactement. C’est un peu ce
les personnes éventuellement
qui se passe ici, à Bourg-Saintmises en cause.
Maurice. Étant au cœur des
montagnes et aux pieds de
Quelle est l’importance
grandes stations, nous vivons
de ce travail d’enquêteur ?
chaque jour avec les professionCapitaine Olivier Le Bianic :
nels : des moniteurs de ski aux
Il occupe de plus en plus
guides, en passant par les pisde notre temps. Mais c’est
teurs ou les directeurs des
la société qui veut cela. Elle
domaines skiables. Nous
cherche presque automatiqueconnaissons le contexte, nous
ment des responsables dans
nous connaissons entre nous.
chaque situation. C’est vrai dans C’est important, croyez-moi !
la vie quotidienne. la montagne
n’échappe pas à cet élargisseQuels sont donc quelques
ment. Disons qu’auparavant,
uns des participants ?
l’exigence globale en la matière
Capitaine Olivier Le Bianic :
Du procureur de la République
d’Albertville à un avocat du barreau de la même ville, en passant par le directeur de la
festival
Protection civile, le directeur
international
Le journal du
de la Jeunesse et des Sports,
14
des maires ou encore les présidents du syndicat des guides,
Mairie de Chambéry
du CAF, des AEM1, du directeur
BP 1105
73011 Chambéry cedex
de l’ENSA… Bref, un ensemble
Tel. : 04 79 60 21 01 - Fax : 04 79 60 20 74
e-mail : emploimontagne@chambery.com
de personnes ou d’institutions
Responsable de la publication :
amenées, de près ou de loin,
Monique Marchal
à intervenir chacune dans leur
Rédaction :
Henri Pelletier & Edouard Jay - 45° NORD
sphère de compétence, lors
Photos : Festival International des Métiers
de Montagne - Gilles Garofolin - P. Chapperon
de l’ouverture d’une information
Dessin : Alexis
Conception - édition :
judiciaire en montagne.


JEUDI 19 NOVEMBRE 98

Jean-Pierre & Laurent Madelon
Le Cairn est diffusé gratuitement pendant la durée
du Festival International des Métiers de Montagne.

1 : accompagnateurs en montagne.

CARREFOUR N° 7
“Le métier d’accompagnateur
en montagne : perspectives
et évolutions 20 ans après
la création du diplôme”.
Maître d’œuvre : Syndicat national des accompagnateurs
en montagne

Où l’on s’aperçoit
en feuilletant
les livres d’histoire,
qu’accompagnateur
en montagne est
devenu au fil des ans
un “vrai métier” qui
a su s’étoffer.
Flash back.

et former ainsi le personnel du
parc.” Le Beaufortain, le plateau
des Glières, pensent à leur tour
formation, en 1974 : “A ma
connaissance, relève Bertrand
Blaise, la première initiative pour
créer un diplôme est déclenchée
en Savoie en 1975.” Il verra le
jour en 1976 : dorénavant, l’accompagnateur est sous la tutelle
du ministère de la Jeunesse
et des Sports, reconnu comme
Au départ, il y a les passeurs.
un professionnel de la moyenne
e
Nous sommes au XVII siècle.
montagne. Trois ans plus tard,
Puis les guides. Puis les guides
les syndicat national
“marrons”, comme les surnomdes accompagnateurs en monme Roger Canac : il s’agit des
tagne (SNAM) voit le jour.
agriculteurs, des bergers ou
Mais que peut faire exactement
autres passeurs installés dans
un “AEM” ? “Le diplôme lui
ce village de Marennes, en
confère, définit le président
Oisans, qui se chargent de faire
Jean-Marc Hermès, le droit
passer les cols
de conduire
aux voyageurs
des personnes
“L’accompagnateur
ou aux porteurs
en espace rural
de dépêches.
n’est pas
montagnard,
Deux siècles
sur des senune génération
plus tard
tiers et des
spontanée !”
à Chamonix, se
zones habitueldéveloppe
lement non
le métier de guide, activité mulenneigées, à l’exclusion des
tiple, aux mille visages : il est
rochers, des glaciers et des tertout à la fois, guide haute monrains nécessitant des techniques
tagne, guide de sentier, guide
et du matériel de l’alpinisme.”
des Dames, guide muletier…
Les textes précisent l’esprit du
On se retrouve en Queyras,
législateur : “… La moyenne
en 1936. Le jeune Marcel Sibille
montagne renvoie non pas
accompagne les clients de l’hôà une altitude moyenne, mais à
tel familial à Saint-Véran. Il leur
un territoire peu accidenté
montre le pays, les emmène
et faiblement exposé aux danskier, marcher et rencontrer les
gers objectifs de la montagne.”
habitants. C’est déjà le moyen
Le VTT, la descente de canyon,
de faire se rencontrer et
la randonnée de montagne avec
se comprendre deux sociétés :
raquettes ou skis de fond,
“L’activité reste encore, à
l’organisation de conférences,
l’époque, très limitée et essenfigurent parmi les pratiques
tiellement pratiquée en été”,
dérivées qui dépassent le cadre
note Bertrand Blaise, géographe
originel. Elles restent néanmoins
chargé d’études. Elle se déveattachées au milieu de la
loppe de façon informelle, indivimoyenne montagne.
duelle et… hors la loi ! Les
Mais pour quelle image aux
années soixante arrivent, la prayeux du grand public ?
tique se propage et s’organise.
“Au départ, regrette Jean-Marc
L’association La Draille encadre
Hermès, notre image c’était trop
des milliers de jeunes dans
le berger avec le pantalon
les Cévennes : les programmes
de velours, le chien et le bâton.
de randonnée à thème voient
Et il est difficile de gommer cela
le jour. Dans les Alpes du nord,
pour un métier devenu moderLouis Ours - directeur d’une
ne, bien ancré dans son temps :
école rurale - et Jacques Golliet
un métier de l’environnement,
- maire de Thônes - organisent
qui mêle écologie et pragmatisen 1968 des sorties pour
me.” Et le Président d’insister
les touristes qui partent
sur le côté pédagogique de la
à la découverte des alpages,
profession : “L’accompagnateur
de la faune et de la flore. Par un
est le copain de balade, celui
effet de boule de neige, la vallée
qui fait voir ce que vous ne pouVerte, le Chablais et la Val d’Arly
vez voir par vous-même.”
sont touchés à leur tour.
Autre interrogation concernant
ce sujet : peut-on en vivre
décemment ? Les avis sont partagés. la pluriactivité est la règle.
Pourtant, le chiffre d’affaires n’a
d’égal que la débrouillardise
dont peut faire étalage l’accompagnateur dans la création de
ses produits et leur commercialisation. “Celui qui s’adapte survivra…” Entre la raquette l’hiver,
les classes ou les colonies en
intersaison, et la clientèle traditionnelle en été, sans oublier les
raids à l’étranger, il y a a priori
de quoi grossir le carnet de rendez-vous et, partant, le compte
en banque.
L’accompagnateur, partenaire
aux multiples compétences,
nécessaire au développement
local montagnards ? Il l’est déjà
En Savoie, René Roche, curé
dans certaines vallées. Il est loin
de Hauteluce, devient le premier
le temps de la simple balade,
accompagnateur de France.
des petites fleurs et des
1970 signe le début de l’enoiseaux…
gouement : l’idée qu’un accompagnateur puisse devenir une
profession chemine. En 1971,
le parc naturel du Queyras
accueille la première formation.
L’objectif est clair : “Faire appel
103.9
Radio France Pays de Savoie
aux jeunes du pays intéressés
Même les montagnes se penchent pour l’écouter !

LES
PARTENAIRES
DU FESTIVAL 98
Le Festival International des Métiers
de Montagne est organisé
par l’Association Nationale des Élus
de la montagne et la ville
de Chambéry, avec le concours
des partenaires suivants :
ADPS - Cité des langues (association pour
le développement de la promotion sociale)
ADSP (Association des directeurs des services
des pistes)
AEM (Association européenne des élus
de la montagne)
AFPA (Association nationale pour
la formation professionnelle des adultes)
AFPA Direction Régionale
AGEFOS-PME (Association pour la gestion
et la formation des salariés des petites
et moyennes entreprises)
Alpes Magazine
Aménagement et Montagne
ANPE - délégation départementale des pays
de Savoie
ASADAC - Territoires (Agence savoyarde
d’aménagement, de développement
et d’aide aux collectivités)
Association des maires des stations
françaises de sports d’hiver et d’été
Association pour le développement
de la Haute Durance
BTP 73 - Syndicat général des entrepreneurs
Chambre de commerce et d’industrie
de Chambéry et de la Savoie
CDJA (Centre départemental des jeunes
agriculteurs - 73)
CFTH Rhône-Alpes (Centre de formation
tourisme hôtellerie)
Chambre d’agriculture de la Savoie
CISM Centre Interdisciplinaire Scientifique
de la Montagne - Relations extérieures
COMETE (Conseil aux municipalités, études
et expansion)
Commission de protection
de l’environnement du Parlement hongrois
CRS Montagne - Compagnie Républicaine de
Sécurité de Montagne - Détachement d’Albertville
Conseil général de la Savoie
Crédit Agricole des Savoie
Crocodile
DAFCO (Délégation académique à la formation
continue) - CFC Conseiller à la formation continue
Dauphiné Libéré
DDJS (Direction départementale de la jeunesse
et des sports 38/73/74 et Direction régionale
de la jeunesse et des sports)
Direction départementale du travail
et de la formation professionnelle
DMD 73 (Délégation militaire départementale
de la Savoie)
DR-ONISEP (Délégation régionale de l’Office
national d’information sur les enseignements
et les professions de Grenoble)
École supérieure de commerce de Chambéry
FAGIHT (Fédération autonome générale
de l’industrie hôtelière touristique)
FDSEA (Fédération départementale
des syndicats d’exploitants agricoles)
France 3 Rhône-Alpes
France Ski de Fond
Gendarmerie nationale - centre
d’information et de recrutement de Lyon
Gendarmerie nationale - groupement
de la Savoie
Groupement de la population de montagne
du Valais romand
Inspection académique de la Savoie Académie de Grenoble
Institution patrimoniale du Haut Béarn
La Vie Nouvelle
Les missions locales jeunes de la Savoie
Lions Club Chambéry-Aix Doyen
Lions Club Chambéry-Aix-Le Revard
Lions Club Chambéry-Aix-Sabaudia
Lycée régional polyvalent et professionnel
de Moutiers
Madelon / Unité de création
Maison de l’économie
Montagne Magazine
Montagne Expansion
Niveals
PGHM (Peloton de gendarmerie de haute
montagne)
Province de Turin
Radio France Pays de Savoie
RAI (Radiotelevisione Italiana)
Réseau A3 - Service régional
RETA ( Réseau d’échanges transfrontaliers alpins)
ROIRET Entreprise
SAP (Société d’Aménagement de La Plagne)
Savoie Technolac
Savoiexpo - Foires et salons de Savoie
SEATM (Service d’études et d’aménagement
touristique de la montagne)
Ski Français et Concerto Vertical
SNMSF (Syndicat national des moniteurs du ski
français)
SNTF (Syndicat national des téléphériques
de France)
Syndicat national des guides de montagne
Syndicat national des accompagnateurs
en montagne
Syndicat national des professionnels
de la spéléo
UNCEM
Université de Nancy II - Département sciences
de l’éducation GRISEFDA-PPRECIS
Université de Savoie - IUP transports, hôtellerie
et tourisme
Vertical
et la participation :
MILLET Aménagement et Paysages
TRANSAVOIE

Partenaire “Naturel” du Festival
des métiers de la montagne


Aperçu du document CAIRN14.pdf - page 1/4

Aperçu du document CAIRN14.pdf - page 2/4

Aperçu du document CAIRN14.pdf - page 3/4

Aperçu du document CAIRN14.pdf - page 4/4




Télécharger le fichier (PDF)


CAIRN14.pdf (PDF, 538 Ko)

Télécharger
Formats alternatifs: ZIP



Documents similaires


cairn14
plaquette presentation gipe
plaquette presentation gipe 1
202104 recrutement rn74 offre 2ecogardes
brochure 16p emilie bonnivard version 25 11
reponse de la liste l humain d abord

Sur le même sujet..




🚀  Page générée en 0.223s