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document réalisé par l'Association des anciens Parachutistes militaires d'Auvergne dont Georges Vellard faisait partie

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▆ Histoire méconnue (1939-1946), marine Indochine: mémoires /
Georges  Vellard ; préf. de Paul Romé
Chamalières: Canope, 1999. - 159 p. : cartes, ill. ; 24 × 17
843.03 Journaux intimes, souvenirs et mémoires français
ISBN 2-906320-38-2 : 120 FRF

L'intérêt des mémoires de Georges Vellard réside essentiellement dans l'évocation d'un
monde, l'Indochine, et d'une époque, 1 940-1 946, tous deux peu connus ou volontairement
oubliés. Auvergnat d'origine, l'auteur, radio-télégraphiste de la Marine nationale, est affecté
en Indochine en 1 940. Il retrace ce que fut sa vie de marin dans un pays totalement isolé,
occupé par les Japonais, hors de portée de tous, de Vichy comme de la France libre. Son
bâtiment est torpillé par les Américains en novembre 1 943 et perdu corps et biens alors
qu'il venait de le quitter; il échappe de justesse à 1 'agression japonaise de mars 1 945 et,
comme radio clandestin, tient un rôle important lors du débarquement du général Leclerc à
Haiphong en 1 946. L'ensemble de ces mémoires, au jour le jour, donne un aperçu simple
mais attachant, plein de bon sens et d'une réalité incontestable, de ce qu'un combattant de
« base ›› peut ressentir devant une tragédie qui le dépasse. C'est un témoignage écrit avec
simplicité. Certes l'auteur émet parfois des jugements qui peuvent prêter à discussion, mais
on peut comprendre l'amertume ressentie devant l'occultation plus ou moins voulue d'un
chapitre, certes modeste, mais néanmoins glorieux de notre histoire. Qui, en France se
souvient de la seule victoire navale remportée par la marine française d’Indochine le
1 7  janvier  1 941 , contre la marine du Siam, parrainée par les Japonais ?
Tous publics

BCLF 61 4 novembre 1 999

Préface

L'auteur de ces mémoires. Georges Vellard, est un
rescapé  ; rescapé du BERYL, dont il débarqua juste
avant la perte, corps et biens, de son bâtiment  ;
rescapé de l’agression japonaise du 9 mars 1 945 ;
rescapé en mars 1 946 des événements d 'Haïphong
ou il joua, comme radio clandestin, un rôle important
longuement relaté dans la deuxième partie de son
ouvrage.
Il est surtout l 'un des représentants, modeste mais
caractéristique, de cette poignée de marins qui, sous
l'égide de l'Amiral Decaux, tint en quelque sorte l
'Indochine française
“à bout de bras" pendant ces années de total
isolement, de 1 941 à 1 945.

On ne dira jamais assez, comme le souligne Georges
Vellard, que la politique de Roosvelt , décidée à
éliminer la France de le l'Indochine à n'importe quel
prix, fut aussi néfaste à notre pays en Extrême-Orient
qu'elle lui fut bénéfique sur le théâtre européen.
Mais les Français, dans leur quasi-totalité, l'ignorent
absolument ; comme ils ignorent le combat naval de
Koh-Chang du 1 7janvier 1 941 , seule victoire navale
exclusivement française, remportée par notre Marine
au cours des deux dernières guerres mondiales ;
comme ils ignorent le sacrifice de nos convois de 1 9421 943-1 944 qui, seuls, permirent à l']Indochine isolée,
de survivre économiquement ; comme ils ignorent les
bienfaits de la politique de l'Amiral Decoux qui
conserva au pays, pendant cinq années de guerre, au
bénéfice d 'une population reconnaissante, une paix
et une tranquillité intérieure qu'i1 n'a plus jamais
connues depuis ; comme ils ignorent l’héroïsme des
combattants de mars 1 945 et les atrocités commises
par les Japonais contre les survivants ; comme ils
ignorent enfin la date du 2  septembre  1 945 qui devrait
pourtant être célébrée avec faste en France, puisqu
'elle marque la fin de la deuxième guerre mondiale.

Car ce fut, pour notre colonie, pendant cinq ans, un
oubli quasi complet de la part de la Métropole et, plus
encore, de la France Libre. L'une et l'autre avaient
alors bien trop de soucis pour s'intéresser
sérieusement à une Indochine trop lointaine. Et celleci dut s'organiser pour survivre, restant pratiquement
abandonnée aux manifestations d 'hostilité les plus
sévères et souvent les plus injustes, de nos adversaires
japonais certes, mais aussi de ceux qui se disaient nos
alliés.
Georges Vellard s'élève, à juste titre, contre cette
occultation, plus ou moins voulue, d 'un chapitre
Il n 'est pas inutile de rappeler à ce sujet que nos glorieux de notre Histoire. Certes, ses souvenirs
pertes en bâtiments et en personnels dans les mers s'égarent parfois et certains de ses jugements peuvent
d’Indochine furent, avant le 9 mars 1 945, trois fois prêter à discussion, mais la réalité des faits qu'il
plus fortes du fait de ces derniers
rapporte est incontestable et c'est cela l 'important.
qu 'après cette date du fait des Japonais, bien qu 'il n C 'est pourquoi son témoignage, venant s'ajouter à
'y eût jamais la moindre riposte de notre part. Au beaucoup d 'autres, ne manquera pas de contribuer à
contraire, en dépit de la présence contraignante des faire mieux connaître l'action magnifique de ces
Nippons sur son sol, l'aide clandestine de l’Indochine “oubliés du bout du monde " que furent nos marins
aux nations libres fut constante.
d'1 ndochine 39/45.
Je n 'en prendrai qu 'un exemple ; les Français
d'1 ndochine, entre 1 942 et 1 945, recueillirent une
cinquantaine d'aviateurs américains abattus par la Qu'il en soit hautement félicité.
DCA nippone et les firent passer discrètement en
Chine au nez et à la barbe des Japonais. Alors que,
dans le même temps, les pertes de nos navires ne
cessaient de s'aggraver sous les coups des sous-marins
Le Contre-Amiral (C.R.) Paul ROME
et des avions U.S. et que toute aide américaine nous
fut catégoriquement refusée en mars 1 945 lors du
coup de force japonais.

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AMICALE DES MARINS D'INDOCHINE 1939 - 1945
CÉRÉMONIE DU 14/06/03 AU MONUMENT AUX MORTS DE VIC SUR CÈRE (15)
ALLOCUTION DE GEORGES VELLARD
Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Chers Compagnons,
En préambule, voici une mise au point: en France, de juin 40 à 1945, il y avait
des Allemands et des Résistants. Les Résistants côtoyaient les Allemands avec
lesquels ils n'ont jamais collaboré, mais au contraire: contre lesquels ils ont lutté et
ont facilité la Libération.
En Indochine, on a oublié de vous le dire, il y avait des Japonais, entrés en force à
Langson pour traverser le pays et aller en Birmanie, et il y avait des Français, et une
Armée, et une Marine. Tous des Oubliés et tous côtoyaient la puissante armée
japonaise avec laquelle ils n'ont jamais collaboré et c'est tellement vrai que le
9  mars 1945, excédés par cette importante résistance française, 80.000 Japonais
procédèrent au massacre à la torture à l'emprisonnement voire a la mise en cage,
de tous les Français civils, Marine et Armée, qu'ils purent capturer sur tout le
territoire de l'Indochine.
Ceci dit:
Les survivants de notre Amicale des Marins d'Indochine 39/45 (en réalité 39 à
46 ) sont heureux de se retrouver pour l'Amitié et le Devoir de Mémoire.
L'effectif a diminué mais nous continuons à nous réunir chaque fois que l'occasion
nous en est donnée. Pour nous en Indochine ce fut la première guerre, guerre
absolument méconnue en France. Pour la métropole, cette période n'a jamais
existé et vous ne la trouverez dans aucun livre d'histoire. Certains écrivassiers ont
raconté n'importe quoi puisqu'ils ignoraient la vérité. Un seul homme: le Général
de Gaulle a eu le courage de déclarer: “j'ignore ce qui se passe en Indochine, je ne
peux que rester dans l'expectative. C'était avant qu'il ne revienne en France, car dès
son retour, il ne jugea plus par lui-même et s'en remit aux ragots, aux médias et aux
écrivassiers.
Nos agresseurs, des terroristes, étaient par ordre alphabétique les Américains, les
Japonais, les Siamois, et ralliés à ces trois armées: quelques fanatiques: le Viêt-Minh
(rien à voir avec les populations du Viêt-Nam),les Chinois et les Russes.
Nos amis, nos collaborateurs, c'eta1t toute la population viêtnamiennes pour
laquelle la Marine s'est dévouée afin de lui assurer la sécurité et une vie normale;
programme parfaitement réussi jusqu'au 9 mars 45 bien sûr !
Ainsi le Nord fut-il ravitaillé en riz du Sud, et le Sud en charbon des Houillères
du Nord.

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Un des principaux transporteurs était le cargo Van  Vollenhoven, protégé par un
escorteur le Béryl. Ces deux navires furent torpillés, perdus corps et biens, le
27 novembre 1943, au large du cap Padaran, par un sous-marin: l'U.S. BON-FIN

Est également ignorée en France l'hécatombe du fait des Américains  : du
22  novembre 1942 au 31 mai 1945, 28 de nos navires ont été victimes, souvent
avec tous les équipages, des forces navales et aériennes américaines dûment
identifiées.
Toute ces agressions ont été commises sans aucun motif, sans aucune déclaration.
Permettez-moi une anecdote qui est des plus sinistre: c'était en aout 1944, MarineTonkin était installée, après notre destruction à Haïphong par des bombardiers
américains, à Vatchay en bordure de la baie d'Along. Six "Mitchell" apparaissent
au-dessus de la baie. Nous les observons a partir de l'aviso "Vigilante" sur lequel a
été installé le central-radio, a 1 km de Vatchay.
Les “Mitchell" cherchent des bateaux français pour les détruire, çà, c'est une
certitude. Heureusement, les avisos “Crayssac“ et "Frezouls" sont planqués à l’abri
de rochers dans la baie d'Along. Ils n'ont pas encore repéré la "Vigilante", ce qu'ils
feront dans quelques jours en venant nous rendre visite avec mitraillage et
torpillage du navire; nous n'aurons a déplorer qu'un seul blessé; le pavillon français
n'aura servi à rien! Donc, les "Mitchell" cherchent dans la baie et n'ayant rien
découvert de ce qui pouvait les intéresser, avant de repartir, ils piquent vers des
sampans, des pêcheurs sont mitraillés. Si cela n'est pas du terrorisme, qu'est-ce que
c'est ?...
Tous ces agresseurs de l'Indochine multiplièrent leurs efforts pour que nous
quittions ce pays Voici entre autres, une déclaration officielle, conservée dans les
archives américaines. Elle est des plus virulentes et signée de la main de Franklin
Delano Roosevelt le 24 janvier 1944. Je le cite: " Aux membres du gouvernement
des États-Unis : Il est parfaitement exact que je pense depuis un an qu'il ne faudra
pas rendre l'Indochine a la France, il faudra la placer sous tutelle internationale,
sous trusteeschip. La France à été maîtresse de ce pays pendant cent ans or le
peuple  : 30 millions d'habitants, vit aujourd’hui encore plus mal qu'au début de
l'occupation française. Staline et Chang-Kaï-Chek sont de mon avis. Je n'ai
nullement l'intention de tirer les marrons feu pour l'Angleterre qui craint qu'une
autonomie de l'Indochine constituerait un mauvais exemple pour l'avenir de ses
propres possessions. Le cas de l'Indochine est d'une clarté aveuglante: la France l'a
pillée pendant un siècle, les peuples de l'Indochine ont finalement droit à un sort
sensiblement meilleur » FIN DE CITATION.

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Je précise que Chang-Kaï-chek , dictateur de la Chine nationaliste, espérait annexer
le Tonkin et le Laos.
Je vous ferai grâce des nombreuses autres déclarations, notamment celles du
Général américain Wedemeyer, CONSEILLER du VIET-MINH, des Généraux
Bank, Holland et Gallagher, lesquels, après la reddition japonaise, arrivèrent des
États-Unis pour soutenir le Viêt-Minh afin de l'aider a expulser hors d'Indochine
l'occupant français et ce, proclamaient-ils, au nom du gouvernement des ÉtatsUnis.
Je ne passerai pas sous silence la fameuse bataille de Koh-Chang. Je l'ai mieux
résumée par un poème dont j'ai là quelques exemplaires gratuits. En réponse aux
attaques aériennes contre le territoire indochinois, attaques pour le compte bien
sûr de tous les ennemis de ce pays, cinq de nos vieux navires, le 17 janvier 1941,
détruisirent dans le golfe du Siam la flotte, des plus modernes, siamoises dont le
navire-amiral "Domburi" et son frère également un croiseur  : "l'Ahîdéa", et
d'autres de cette flotte adverse qui avaient pourtant tiré les premiers en nous
apercevant. L'aviation, des plus modernes, siamoise, devant l'échec naval, se retira
lâchement après avoir fait connaissance avec les projectiles envoyés par nos
excellents canonniers. À part des carreaux de cassés, sans un seul blessé, nos
CINQ navires: le Lamotte-Picquet, le Dumont-d'Urville, la Marne, l'AmiralCharner et le Tahure, regagnèrent Saïgon ou ils furent acclamés par une population
heureuse d’être délivrée de ce véritable cauchemar anarchiste; le terrorisme
siamois, aux ordres de puissants autres terroristes, avait été anéanti.
Cette victoire, la seule victoire navale française de toute la guerre, stupéfia nos
adversaires ainsi que le monde informé; les Indochinois vécurent enfin en paix
jusqu'au 9 mars 1945 bien sûr, car 80.000 Japonais, non satisfaits d'avoir déjà
massacré toute la garnison de Langson s'emparèrent avec la même sauvagerie de
toute l'Indochine, après le refus du Gouverneur Général, l'Amiral Jean Decoux, de
collaborer avec les Nippons.
La Marine en Indochine ne s'est pas sabordée, elle s'est battue contre des forces
cent fois supérieures. La Marine en Indochine n'a jamais obéi aux ordres de Vichy
qui prônait un accord franco-japonais, accord refuse par Jean Decoux. Jean
Decoux n'a jamais serré la main d un Hiro-Hito à l'instar d'un Pétain pactisant avec
le nazisme, avec Hitler.
La suite, vous n'en connaissez qu'une petite partie  : retour de la France en
Indochine, contre la volonté américaine. L'armada débarque à Saïgon où tout se
passe bien avec les Gourkas, des Britanniques des Indes. Puis, Leclerc se présente à
Haï-Phong où l'armada est reçue à coup de canons par l'occupant Chinois qui
avait pris la relève, comme les Gourkas, après la reddition japonaise,

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conformément aux accords. Riposte de Leclerc qui, le 6 mars 1946, comme prévu,
débarque en force au Tonkin.
Ce l'on ne trouve dans aucun dictionnaire, dans aucune livre d'histoire, c'est que le
Général Leclerc avait réussi à conclure des accords de paix avec le Viêt-Minh dans
les cinq ans à venir, toutes les administrations seraient transférées aux Viêtnamiens
qui auraient également leur police et leur armée,et l'Indochine resterait dans le
giron français. Et ces accords étaient signes Ho-Chi-Minh et Giap, Général en
Chef des armées Viêt-Minh.
Mais soudain: CATASTROPHE ! Leclerc, très mal vu par sa hiérarchie se voit
coiffer par un nouvel arrivant Haut Commissaire en Indochine : le Révérend-Père
Louis de la Trinité, du Carmel de Relecq-Kerhuon. Cet ancien officier de marine,
ami du Général de Gaulle qu'il avait rejoint en 1940, ne connaissait rien du
problème indochinois, que seul le Général Leclerc avait su démêler.
Ce moine, Grand Chancelier de l'Ordre de la Libération va être le seul, l'unique
responsable de cette guerre qu'il va déclencher et qui conduira à Diên-Biên-Phu.
En effet, arrivé à Hanoï, il réunit tous les participants des accords et s' adressant à
Ho-Chi-Minh et à Giap leur déclare qu'il ne traite pas avec des terroristes et que les
accords sont nuls pour la France et qu'ils sont détruits. Les partenaires de Leclerc,
catastrophés, se retirent en promettant une prochaine guerre afin d'obtenir
l'indépendance de leur pays.
Ensuite, Louis de la Trinité, alias Thierry d'Argenlieu, obtient le rappel en France
de Leclerc, oubliant que ce Géneral venait de s'illustrer par la reconquête du
Tonkin convoité par Chinois et Americains. Enfin, après tous ces méfaits
accomplis, le moine regagna son Carmel d’où, évidemment, il n aurait jamais dû
sortir.
Le Général Leclerc est débarrassé, oh ! Pardon: est expédié en Algérie. Du côté de
Colomb-Béchar il trouvera la mort, avec son Etat-Major, dans la chute de l'avion
abattu par un vent de sable … … (point de suspension).
La France, très tardivement, reconnaîtra ses erreurs et élèvera en 1952 à titre
posthume, le Général Philippe de Hauteclocque, dit: Leclerc, à la dignité de
Maréchal de France.
A la mémoire de tous nos compagnons de terre, mer et air, disparus, je vous
remercie d'observer une minute de silence.

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