Etre et Temps..pdf


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N6 (fautivement)
Etkenntnis
Ausweisung
Zuhandenheit
zeitigt
sich nicht undurchsichtig
gemacht und verstellt hat
Entschränkung
sich nicht so,

N7 rectifie en :
Unkenntnis
Aufweisung
Vorhandenheit
zeigt
sich durchsichtig gemacht
und nicht verstellt hat
Einschränkung
sich so
etc.

Bien sûr, quoique nous considérions ces changements comme des corrections, nous ne
nions pas que quelques autres (ainsi 04201, 32502) « sentent » leur réinterprétation. Mais le
moins qu’on puisse dire est que celle-ci n’a rien de draconien ; elle ne va jamais, en tout état
de cause, jusqu’à importer dans S.u.Z. un concept étranger à sa langue originelle.
Aussi, c’est de la dixième édition de S.u.Z. (N10, 1963) que nous proposons ici la
traduction au lecteur français. Que ce choix ne fût point mauvais, nous pouvons d’ailleurs en
apporter une confirmation supplémentaire, « subjective » sans doute, mais non négligeable : à
aucun moment, l’usager exigeant qu’était son traducteur n’a été amené à la suspecter ; si
difficile ou lourde que soit souvent — notamment dans la section 2 — la syntaxe de
Heidegger, jamais il n’a éprouvé la tentation de rapporter ces phénomènes à un texte incertain
ou erroné.

*
Pour ce qui touche maintenant à la présentation de ce volume, le nécessaire sera vite dit,
et pour cause :
1/ Sein und Zeit est le chef-d’œuvre de ce siècle, et, comme tel, un objet, terme par
lequel nous entendons quelque chose de résolument autonome. Or comme un objet, cela
requiert d’être primairement dévoilé, et que nous n’avions pas ici d’autre but, nous nous
sommes uniquement attaché à en assurer la « lisibilité » — ce qui ne veut pas dire, chose
impossible et absurde : en « faciliter » la lecture —, soit, négativement, à ne lui point ajouter
de surcharge, commentaire, note ou « référence » d’aucune sorte. Voilà pourquoi on ne
trouvera ici — en particulier — ni mots allemands entre parenthèses, ni notes du traducteur à
caractère exégétique, ni préface doctrinale, ni, surtout, de renvois aux volumes
chronologiquement voisins de l’Édition Complète, pour ne rien dire des ouvrages postérieurs
de Heidegger, auxquels il arrive souvent, et cela jusqu’à Temps et Être et aux ultimes
séminaires, de se « référer » à Sein und Zeit. Le livre de 1927, en effet, étant la source
jaillissante et primordiale à laquelle se doive de puiser toute approche de la pensée
heideggérienne, ce n’était décidément pas le moment de l’« éclairer » par des cours qui, quelle
qu’en soit parfois la splendeur, n’en demeurent pas moins subordonnés à ce lieu majeur où,
pour la première fois, est proposée et tentée une élaboration temporalo-existentiale d’une
possible problématique de l’être. Par voie de conséquence, le fait contingent — que nous ne
sachions, hic et nunc, encore à peu près rien de la « genèse » du livre nous a paru tout à fait
positif6 : puisse la « documentation » la concernant ne nous être livrée que le plus tard
6

Et nous nous félicitons, en particulier, que le t. XX de la G.A. publié en 1979 sous le titre Prolégomènes à
l’histoire du concept de temps, offre plutôt une première rédaction de la section 1 qu’il ne révèle un stade de
pensée antérieur, donc distinct. Quand on songe, par ailleurs, que ce cours à été professé durant l’été 1925, on ne
peut être que stupéfait par la précocité du philosophe : si genèse il y a forcément eu , il y a eu aussi et surtout une
éclosion, une naissance dont la vigueur, si Hegel n’eût existé, serait sans exemple dans l’histoire de la pensée

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