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BELGICANIE démocratie TRAHIE .pdf



Nom original: BELGICANIE démocratie TRAHIE.pdf
Titre: BELGICANIE démocratie TRAHIE
Auteur: devadm01

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TABLE DES MATIERES

BRUXELLES, PAR ELLE-MEME ET POUR ELLE-MEME ..................... 2
DE LA FLANDRE OU LE RETOUR DES FANTÔMES DU PASSÉ....... 36
DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE (FEDERATION WALLONIEBRUXELLES) ET DE SON AVENIR.......................................................... 82
DE LA COMMUNAUTE GERMANOPHONE ACTUELLE A LA
REGION LIBRE ET AUTONOME............................................................. 86
EN GUISE DE CONCLUSION…................................................................ 89

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BRUXELLES,
PAR ELLE-MEME
ET
POUR ELLE-MEME

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-3Bruxelles-Capitale, ce n’est pas seulement 19 communes. Son importance ne
peut être niée, à savoir :
A) que Bruxelles (ville) ayant à sa tête, son bourgmestre et son conseil communal,
est aussi :
- le lieu de domicile du chef de l’Etat ;
- le siège du parlement fédéral ;
- le siège du gouvernement fédéral ;
- la capitale de la Région de Bruxelles-Capitale.
B) que la Région de Bruxelles-Capitale, composée de 19 communes à statut
bilingue Fr-Nl – dont Bruxelles-Ville- est :
- le siège du parlement et des institutions européennes ;
- le siège de l’Alliance Atlantique-Nord et de l’O.T.A.N.
Avant le départ de l’O.T.A.N. de France, le siège de l’Alliance AtlantiqueNord était Washington D.C. (U.S.A.). Lors du transfert de cette organisation
militaire occidentale de France en Belgique, le gouvernement des Etats-Unis
autorise également le départ de l’Alliance qu’il chapeaute souverainement. Il ne le
fait pas sans prendre des garanties sérieuses.
Nous ne doutons pas qu’actuellement, et dans le futur, ces deux instruments
du pouvoir occidental auront, sur l’Etat belge, une influence indéniable ; de plus, les
états qui en font partie, joueront un rôle d’intervention si cela s’avère nécessaire.
N’oublions pas le poids de l’Europe et des états les plus importants qui la
composent, et que nous rencontrerons dans l’organisation militaire renseignée cidessus également.
La Belgique est sous une surveillance croisée puissante et attentive à son
devenir.
La Région bruxelloise est plus complexe que les autres régions de Belgique ;
elle est une métropole cosmopolite, un des carrefours du monde où de multiples
ethnies se côtoient, où de nombreuses langues sont employées et où les cultures se
mélangent.
N’oublions pas que cette région comprend en son sein deux institutions
habilitées à traiter des populations flamande et francophone de ses 19 communes :
la VLAAMSE GEMEENSCHAPSCOMMISSIE (V.G.C.) et la COMMISSION
COMMUNAUTAIRE FRANCAISE (CoCoF).
Les représentants du peuple flamand ont décidé de fusionner leurs
institutions régionale et communautaire. Libre à eux de l’avoir fait, mais ils ont ainsi
réussi à installer leur capitale à Bruxelles, sans avoir demandé l’accord du pouvoir
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-4fédéral (Parlement et gouvernement), ni de la Région bruxelloise, dont ils
empêcheront la genèse jusqu’en 1989 !
BRUXELLES NE PEUT EN AUCUN CAS ETRE LA CAPITALE DE LA
FLANDRE !
La norme juridique acceptée par tous les juristes constitutionnels veut que la
capitale d’un état fédéré (par ex. la région Flandre) soit située dans cet état et non
dans un état voisin, même s’ils sont tous les deux inclus dans la même fédération
(ici, la Communauté flamande). Nous regrettons que nos élus bruxellois et wallons,
entourés d’éminents spécialistes, n’aient pas réagi de suite.
Le choix de la capitale d’un état fédéré résulte avant tout de la création de cet
état fédéré.
Il en découle que : 1. si cet état fédéré est faible par rapport aux autres états fédérés
comme lui, il peut être soumis à la pression de l’état où se situe
sa capitale ;
2. s’il est puissant, on peut craindre son influence et son autorité.
Ce second cas de figure rencontre ce que Bruxelles subit aujourd’hui.
La présence de cet état fédéré puissant (la région Flandre) en ses murs
constitue une main-mise sur la Région de Bruxelles-Capitale, une menace politique
permanente et une tentative toujours possible de chantage institutionnel.
La Flandre et TOUTE son administration spécifiquement et exclusivement
régionale doivent donc quitter le sol de la Région de Bruxelles-Capitale.
Un bel exemple :
Par quelle astuce la pouvoir flamand a-t-il réussi à installer sa société de distribution
d’eau (Vlaamse Maatschappij voor Watervoorzoening – T.M.V.W.), au numéro 73
de la rue Belliard, en plain quartier européen, alors que cette société publique ne
distribue PAS la moindre goutte d’eau dans les 19 communes bruxelloises
concernées ?
N’oublions pas que cette eau réputée « flamande » est puisées dans les nappes
phréatiques du sous-sol wallon. Un comble !
Ce n’est pas pour rien que le GORDEL est organisé sous un prétexte
sportif ; c’est symbolique, c’est une mise en garde à peine voilée car avec une
ceinture, un bourreau ou un tortionnaire peut étouffer et exécuter une personne !
Au Nord, certains acharnés voudraient que la Région de Bruxelles-Capitale
soit cogérée par la Flandre et la Wallonie, comme Washington D.C., et perdre ainsi
son statut actuel. Or, son statut légal est une région fédérée à part entière avec une
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-5reconnaissance et des institutions qui lui ont été démocratiquement donnés ou
octroyés, et qu’en aucun cas, ce statut ne peut lui être retiré.
Pour se défendre, Bruxelles doit être une et libre face aux revendications
impérialistes inquiétantes du Nord. Actuellement, Bruxelles n’est pas égale en droit
de la Flandre et de la Wallonie. Il lui manque le pouvoir constitutif que lui refusent
les politiciens flamands. Et pourtant, dans la Constitution fédérale belge, en vertu
de l’article 10, il est bien stipulé qu’il n’y a dans l’Etat aucune distinction d’ordres.
Néanmoins, les Bruxellois en tant que tels ont moins de droits que les autres
citoyens…
Aucune constitution fédérale, dans le monde, ne crée une distinction ou une
hiérarchie entre ses états fédérés, sauf la Belgique sous la houlette flamande !
Des entreprises étrangères établies chez nous sont de plus en plus
préoccupées par la détérioration de l’image du pays. Certains états européens
souhaitent que la capitale future de l’Europe, ainsi que le siège de l’Alliance
Atlantique-Nord, quittent Bruxelles pour s’établir plus à l’Est de l’Europe.
Tout ce que la Flandre crée et fait fonctionner n’agit que dans son seul but :
sa suprématie égoïste sur tout ce qui l’entoure, jusqu’à reddition de l’adversaire.
WALLONIE LIBRE ne se fait aucune illusion !
La Flandre veut investir et absorber Bruxelles pour mieux l’asservir et en
faire, en dépit des évidences, sa capitale exclusive ! Sans Bruxelles, connue dans le
monde entier, la Flandre marchande n’a plus de vitrine.
WALLONIE LIBRE soutient le combat bruxellois pour sa liberté et le
respect de son territoire et de ses propres institutions. Le peuple wallon a tout
intérêt à soutenir les aspirations du peuple bruxellois pour son affranchissement de
cette tutelle belgo-flamande ; mais pour ce faire, Bruxelles doit aussi agir par ellemême et pour elle-même !
Nous ne pouvons parler de Bruxelles et de son avenir sans aborder les
vexations que les francophones de la périphérie de Bruxelles subissent de la part du
pouvoir flamand, qui interprète les lois fédérales selon son idéologie tronquée et
trompeuse, à moins qu’il ne veuille règlementer de façon contraignante la vie
quotidienne de ces francophones, souvent implantés de façon majoritaire dans ces
quelques communes périphériques.
Nous n’ignorons pas que certains états européens nouveaux ont en leur sein
des minorités qu’ils traitent avec respect.

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-6En annexes, nous livrons quelques situations actuellement vécues dans les
états balkaniques issus de l’ex-Yougoslavie ; situations qui nous appellent à une
réflexion sérieuse, profonde et sans ambiguïté sur l’existence même et l’avenir plus
qu’incertain de cet état belge.
En premier lieu, intéressons-nous au rapport de l’envoyé spécial des NationsUnies pour le Kosovo, Marti AHTISSAARI. Les articles 3, 4 et 5 du Règlement
portant sur le statut du Kosovo nous interpellent (annexes F et G ci-après).
Nous aborderons ensuite l’avis n°4 de la Commission d’Arbitrage, dite
Commission BADINTER, concernant la reconnaissance de la République de
Bosnie-Hercégovine en tant qu’état souverain (annexe XLV).
Nous observerons également l’avis n°6 de la même commission concernant
la République de Macédoine (F.Y.R.O.M.) (annexe XLVIII).
Nous achèverons cette observation en analysant l’avis n°5 (annexe XLVI)
afin que nos contradicteurs n’oublient pas ou ne sous-estiment pas le pouvoir des
Nations-Unies et de l’Union Européenne, représentée par l’O.S.C.E. (Organisation
pour la Sécurité et la Coopération en Europe).
Que les esprits obtus, qui refusent obstinément les principes élémentaires du
Droit international et qui n’acceptent pas la signature de la Convention-cadre pour
la Protection des Minorités, en prennent de la graine !

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-7Annexe A :

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-8Annexe B :

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-9Annexe C :

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- 10 Annexe D :

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- 11 Annexe E :

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- 12 Annexe F :

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- 13 Annexe G :

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- 14 Annexe H :

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- 15 Annexe I :

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- 26 L’avis n° 7 (Annexe XLIX) ci-après, concernant la reconnaissance internationale de la
République de Slovénie reprend, dans sa conclusion positive, de nombreux articles de la
constitution de ce nouvel Etat, non seulement favorables aux droits de l’homme, mais
aussi aux droits des minorités hongroise et italienne.

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DE LA
FLANDRE
OU LE RETOUR DES
FANTÔMES DU PASSÉ

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- 37 Le parlement flamand a voté, à la hussarde, ce 21 octobre 2009, le décret
confiant à la Communauté flamande l’inspection pédagogique dans les écoles
francophones des communes flamandes à facilités.
Toutes sont directement concernées. Il ne s’agit pas uniquement des six
communes périphériques de Bruxelles, mais aussi d’Espierres – Helchin (Spiere –
Helkijn), de Messines (Mesen), de Renaix (Ronse), de Biévène (Bever), d’Herstappe
et des Fourons (Voeren). La Flandre contrôlerait ainsi l’application, par les
enseignants francophones, des programmes pédagogiques de la Communauté
française.
Ce vote remet en cause, de manière unilatérale, le droit des francophones de
ces communes à disposer d’un enseignement dont les aspects pédagogiques sont
établis par la Communauté française. Tout est faux dans les affirmations flamandes.
En effet, c’est la loi spéciale de 1970, précisons qu’il s’agit d’une loi fédérale,
qui est remise en cause par la Flandre officielle.
Cette loi précise explicitement que l’inspection scolaire des susdites écoles
francophones, situées et créées en Flandre, est confiée à la Communauté française.
Ils appliquent encore et toujours les préceptes et les méthodes utilisées pendant la
période d‘occupation nazie. Les flamingants n’en sont pas à leurs coups d’essai.
Pendant le deuxième conflit mondial, les membres collaborationnistes du
V.N.V. écumaient les classes françaises d’écoles sises en Flandre, dans des
communes limitrophes de la Wallonie. À Renaix, par exemple.
Ces élèves étaient des enfants, dans la plupart des cas, de parents
francophones ou d’origine française, domiciliés dans cette ville. Ces individus
posaient deux à trois questions anodines. Il était facile aux élèves de traduire un ou
deux mots en flamand (Zavel pour sable, tafel pour table). C’était le genre de
questions simples posées.
Ce qui valait à ces enfants d’être considérés ipso facto comme flamands, de
devoir, sur-le-champ, changer de régime linguistique et d’intégrer une classe
néerlandophone sans que les parents aient à donner leur avis. Le drame de ces
élèves, qui subirent, pendant le reste de la guerre, ce changement impératif, perdura
après la libération du territoire national.
Tout naturellement, ils réintégrèrent à nouveau la section française rétablie.
Mal leur en pris, lorsqu’ils terminèrent leurs études secondaires complètes dans les
années 1950, ils n’obtinrent pas l’homologation de leur certificat de fin d’humanités,
sous prétexte qu’ils avaient changé de régime linguistique, et ce malgré la réussite de
tout leur cursus scolaire.

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- 38 Leurs condisciples wallons, fréquentant le même établissement scolaire mais
venant de l’enseignement primaire wallon, n’eurent pas à subir une telle avanie.
L’objectif à terme de ce nouveau décret brutal du pouvoir flamand n’est-il pas
d’imposer le néerlandais dans ces classes francophones ?
Tout est à mettre dans un cadre politique plus vaste ; les partis flamands ne
veulent plus de solutions négociées. Il en sera ainsi de la scission de
l’arrondissement de B.H.V. À son habitude, la Flandre politique et militante traduit
la chose selon ses critères propres, sans discussions et modifications possibles.
Il est vrai que nos (encore) concitoyens du Nord ont des interprétations
particulières et des conclusions différentes du vocabulaire réel utilisé par nos
magistrats constitutionnels, dans nos (encore) deux langues nationales.
Il en a toujours été ainsi et si la situation du moment ne leur convient pas, ils
organisent des marches et autres manifestations musclées à l’aide de groupes de
pressions vindicatifs (T.A.K, WERE DIE, Voorpost).
Abordons un sujet aujourd’hui ignoré par la plupart des habitants du
royaume :
LE RECENSEMENT LINGUISTIQUE.
La majorité de la population de ce pays pense que le recensement linguistique
est supprimé. Rien de plus faux. À la lecture de la loi du 24 juillet 1961, l’article 3
précise que les effets du recensement linguistique, effectué le 31 décembre 1947,
sont prorogés, sans justification plausible, jusqu’à ce qu’une loi y mette fin.
Cela fait plus de 49 ans que nous attendons ce nouveau texte législatif, avec
patience et silence complice. (Voir annexe 1).
Pour qu’un nouveau recensement ait lieu, il faut légiférer et comme la
majorité des deux chambres du parlement est flamande, la conclusion est évidente.
Comment un tel non – sens fut possible avec l’assentiment des parlementaires
francophones du moment et la particratie au pouvoir à cette époque ?
PREMIER PIÈGE : LE RECENSEMENT LINGUISTIQUE DE 1960.
Les résultats du recensement linguistique de 1947 ne furent publiés qu’en
1954 (7 ans après), parce que les milieux flamingants n’ont pas accepté les
conséquences sur la dite « frontière linguistique » et sur le statut des communes
limitrophes.

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- 39 En 1969, lors de la préparation du nouveau recensement, le mécontentement
des flamingants fut vif, ils s’agitèrent pour y supprimer le volet linguistique
d’obligations légales.
Deux cents bourgmestres flamands se révoltèrent en refusant de distribuer
les formulaires prévus à cet effet. Leur comportement mûrement prémédité était
punissable par la loi ; ils avaient agi conjointement en tant que fonctionnaires
publics dans le but de faire échouer la loi. Ils n’ont jamais été ni inculpés, ni
poursuivis. Une amnistie réussie. Si cela s’était passé en Wallonie ?
Qu’en pensent nos candidats bourgmestres des trois communes de la
périphérie, non nommés sous de fallacieux prétextes, ignorant le choix
démocratique des électeurs ? Nos hommes politiques du sud de ce pays auraient-ils
la mémoire courte ?
DEUXIÈME PIÈGE : LE TRACÉ DE LA FRONTIÈRE LINGUISTIQUE.
Depuis 1947, vu le paragraphe précédent, la Belgique ne dispose plus, en
matière linguistique, d’un outil statistique légal, lui permettant d’établir avec rigueur
le tracé d’une « frontière des langues », acceptée par ses habitants. Jusqu’en 1995,
c’est à tort que l’on peut parler de frontière linguistique, car on utilise la
terminologie flamande (TAALGRENS).
La Belgique était encore un état unitaire et dans ce cas, on ne peut parler de
frontière, même linguistique à l’intérieur de celle-ci, il faut utiliser le mot
« LIMITE ». Ce mot n’a pas d’équivalent, ni en flamand (grens), ni en allemand
(Grenze), ni en anglais (Boundary).
Ces trois mots de vocabulaire germanique sont employés indifféremment
pour traduire des frontières d’états, des limites communales, cantonales,
provinciales ou d’arrondissement. D’où la confusion que nos élus et intellectuels
wallons ont acceptée à la légère.
La manœuvre flamingante fut un plein succès parce qu’elle avalisait
psychologiquement une situation que le personnel politique du Nord allait
subtilement accaparer et appliquer à son seul profit aux moyens de directives à la
légalité plus que contestable.
Ce n’est qu’à partir de 1995 que cette limite peut s’appeler frontière parce
qu’elle sépare des entités nouvellement fédérées au sein de ce qui est encore l’État
belge.
Nous précisons que c’est la loi de 1963, dite loi Gilson, du nom du ministre
P.S.C. de l’intérieur de l’époque, qui a permis le tracé de l’actuelle frontière
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- 40 linguistique définitivement forgé sur base d’un travail élaboré par le centre Harmel,
centre d’études d’un parti catholique encore unitaire, avec une majorité de membres
flamands en son sein. Que s’est-il passé entre ces deux années ?
Un fait très important : l’assemblée parlementaire européenne adopte, en sa
22 séance, le 1er février 1993, la recommandation 1201 relative à un protocole
additionnel à la Convention européenne des Droits de l’Homme sur les droits des
minorités nationales. Veuillez consulter ce document sous les annexes numérotées
de 2 à 6.
ème

À consulter aussi le traité n° 122, appelé charte européenne de l’autonomie
locale, voté le 15 octobre 1985, à Strasbourg et démontrant les irrégularités et
injustices pratiquées par la Flandre. La Flandre ne peut affirmer que le vote au
parlement belge fut démocratique, car la population des communes concernées n’a
pas été consultée avant fixation de la dite frontière. (En effet, lors du recensement
de 1960, le volet linguistique fut retiré).
Rappelons que Comines, avec une présence flamande insignifiante, a servi de
monnaye d’échange pour faire passer la situation perturbée des Fourons. Les
Wallons y sont pris en otage.
L’art de la manipulation politique.
Le Nord affirme que les chômeurs wallons sont trop nombreux par rapport
au nombre de chômeurs flamands. Ils oublient qu’en 1949 le taux de chômage
n’était que de 5,2 % en Wallonie alors qu’il atteignait 19,5 % en Flandre. La
Wallonie a toujours été généreuse et les Wallons solidaires ont toujours considéré
une entraide comme normale.
Abordons la question de la prépension. La Flandre prétend régionaliser tout
ou partie du chômage ; alors que prépension et chômage sont juridiquement liés.
Pourquoi ? Le mot se traduit chez eux par BRUGPENSIOEN ; ce qui donne
littéralement en français : PENSION FAISANT LE PONT. Le mot néerlandais
donne une importance plus forte au mot « pension », tandis que dans notre langue,
l’expression se porte plus sur la syllabe du préfixe « pré », signifiant bien que cette
indemnité est attribuée et payée avant l’âge légal de la retraite mais qu’elle n’est, en
aucun cas, la pension.
Ceci entretient une confusion subtile mais fausse dans les idées véhiculées.
Le service public fédéral FINANCES ne s’est pas trompé. Pour lui, il s’agit bien
d’un revenu de remplacement, d’une indemnité sociale complémentaire à
l’allocation de chômage accordée sous certaines conditions précises. Il doit être
mentionné, dans la déclaration d’impôt sur les revenus au cadre IV (Traitements,
salaires allocations de chômage, indemnités légales de maladie – invalidité, revenus
de remplacement et PRÉPENSIONS), à la rubrique F, sous les codes 1281-71,
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- 41 2281-47 et 2282-46, et non au cade V (pensions) de cette même déclaration. Si nous
devons discuter du chômage, il faut obligatoirement parler de la prépension. (La
Flandre compte une population de six millions de personnes ; alors que la Wallonie,
dénoncée comme profiteuse et gaspilleuse ne peut prétendre qu’à 3.500.000
habitants).
Ne quittons pas le domaine de la sécurité sociale. Intéressons-nous aussi à
l’assurance maladie – invalidité. Pendant de nombreuses années, la Flandre
vindicative nous accusait d’abuser de l’assurance – maladie. Actuellement, le dernier
rapport de la Sécurité sociale, sur ce sujet, infirme ces propos. Pourquoi ce tir
malveillant concernant l’utilisation médicamenteuse par les Wallons ?
La Flandre veut que la sécurité sociale cesse d’appartenir seule au pouvoir
fédéral, mais l’assurance maladie – invalidité comprend un autre secteur qu’elle
omet de critiquer car cela lui est très défavorable. Lorsque le travailleur, malade, ne
bénéficie plus du revenu payé par son employeur, il perçoit une indemnité de
maladie, en plus des frais de santé payés par l’O.N.S.S., et ce par l’intermédiaire de
sa mutuelle flamande. Après un an d’arrêt de travail, le malade est reconnu, par le
médecin – conseil, invalide à plus de 66 %, ce qui lui permet d’obtenir divers
avantages fiscaux et sociaux supplémentaires. Ces indemnités sociales ou revenus de
remplacement sont déclarés au cadre IV de la déclaration d’impôt, à la rubrique K.
Ceci entraîne le silence calculé de la Flandre, sa population compte deux millions et
demi d’habitants de plus que la Wallonie.
Dans le passé, la Flandre, à la recherche d’une autre action douteuse, a
abordé le problème de la dette phénoménale de l’État fédéral belge, qu’elle
prétendait répartir, même partiellement entre les régions. Utilisons l’argumentation
dont la Flandre a toujours usé et abusé à sa convenance : LA LOI DU NOMBRE
(clef de répartition 60/40). Notre façon de penser et de juger vaut la leur.
Considérant que la dette publique se partage en deux parties : une dette intérieure et
une dette extérieure, nous ne pouvons nier qu’une partie substantielle de cette dette
est détenue par des créanciers extérieurs au pays.
Quant à la dette intérieure, elle se compose de deux catégories de détenteurs
de créances : « les personnes physiques d’une part, et les sociétés commerciales ainsi
que les personnes morales, d’autre part »
A) LES PERSONNES PHYSIQUES
Il est normal que la région reprenne, à son compte, la dette fédérale détenue
par les personnes physiques domiciliées sur son territoire.
B) LES PERSONNES MORALES ET LES SOCIÉTÉS COMMERCIALES

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- 42 En font partie : les sociétés anonymes, les S.P.R.L., les autres formes légales
définies par la loi, et les A.S.B.L. Toutes sont dans l’obligation de souscrire une
déclaration fiscale à l’impôt des sociétés (I. Soc.) ou à l’impôt des personnes morales
(I.P.M.). Comme pour l’obligation fiscale, c’est le siège social de l’établissement qui
déterminerait la répartition régionale. Connaissant le monde flamand des affaires, il
conviendrait de déterminer une date afin de savoir qui possède exactement quoi et
où, à ce moment-là.
Cette date importante serait fixée obligatoirement dans un texte officiel
conclu par toutes les parties concernées et ce, avant tout début des négociations sur
le sujet. Elle doit être antérieure, et même largement antérieure, à la date de
signature de ce préambule indispensable.
En effet, lorsque les premiers contacts informels seraient connus du grand
public, il serait facile de créer, en Wallonie par la Flandre, des sociétés écrans, avec
siège social chez nous, pour y accumuler les créances de l’État belge et les mettre à
charge de notre peuple wallon.
C) DE LA DETTE EXTÉRIEURE.
Cette dette est détenue majoritairement par des organismes financiers
(Banques, compagnies d’assurances, caisses de pensions, etc.…) de droit étranger
qui ont leur siège social à l’extérieur de la Belgique. Certaines de ces sociétés sont
des succursales de sociétés, qui, elles, ont pignon sur rue, en Belgique. La prudence
exprimée plus haut s’impose également ici.
Il conviendrait de bien déterminer qui, à l’étranger, dépend de qui chez nous
et d’adosser les créances publiques extérieures à nos sociétés belges, en supplément
de ce qu’elles possèdent déjà ici, en Belgique.
D) N’EXISTERAIT-IL PAS UN AUTRE PLAN CACHE ?
1. Vu l’exiguïté de son territoire et du nombre élevé d’habitants, la Flandre
n’envisagerait-elle pas d’annexer d’abord la région de Bruxelles – capitale en offrant
divers petits avantages dosés pour ensuite entamer et phagocyter la Wallonie avec
l’aide inconsciente des irréductibles belgicains, aveuglés par leur idéologie dépassée.
N’oublions pas que la Flandre a été un état, il est vrai non reconnu par la
communauté internationale de l’époque.
LE CONSEIL ACTIVISTE proclama l’indépendance de la Flandre le 21 mars
1917, en pleine première guerre mondiale. Un gouvernement avait même été formé.
Leur programme politique prévoyait en cas de victoire des empires allemand et
austro – hongrois, de déporter toute la population wallonne en Champagne…
pouilleuse et de transformer notre Wallonie en colonie de peuplement flamand
(Voir annexe 14).
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- 43 2. Actuellement, les cénacles nationalistes ou les centres d’étude du Nord, élaborent
un plan d’anéantissement de l’État belge tout en permettant d’emporter … la caisse
de cet état. Tout fait farine au moulin nationaliste flamand. Un exemple marquant
diffusé largement par la presse nous informait que la section nordiste d’une
institution humanitaire publique a prélevé, à l’insu de tous sauf des responsables de
leur bord, une somme importante des fonds en possession de cette dernière, dans le
but avoué de se substituer, en Flandre, à cet organisme belge réputé.
3. Aujourd’hui, les milieux politiques flamands s’inspirent des conseils du
politologue de la K.U.L. Bart Maddens qui propose, ni plus ni moins, de mettre le
dialogue communautaire en veilleuse et d’assécher les ressources de l’état fédéral en
attendant que les francophones, penauds et désargentés, reviennent à la table des
négociations, implorant la charité. Ce n’est pas tout et nous vous proposons
beaucoup mieux = un nouveau piège de taille !
4. IL s’agit du GROUPE DE BAARLE ? Lisez le texte sous les annexes 15 et 16.
5. Nous invitons finalement nos lecteurs à se pencher sur la convention cadre pour
la protection des minorités nationales. À la simple lecture de ce document officiel
européen, il apparaît pourquoi la Flandre refuse de la reconnaître, de l’accepter et de
l’appliquer sur son territoire (Annexes numérotées de 17 à 24).
On doit juger une civilisation à la manière dont elle traite ses
minorités.
GANDHI.
E) LES FRONTIERES
Quittons l’espace belge délimité par ses frontières d’état. Cela peut nous
apporter des éclaircissements neufs et permettre une défense étayée et solide des
minorités peu considérées de ce pays, avec des arguments forts. Un livre
actuellement publié traite des problèmes frontaliers, avec des idées nouvelles.
Il s’agit de « L’OBSESSION DES FRONTIÈRES ». Son auteur est
Monsieur Michel FOUCHER et le livre est édité par la maison Perrin. Cette
personnalité éminente est ambassadeur de France et directeur du Centre d’analyse et
prévisions du ministère français des affaires étrangères. Il est également professeur à
l’École normale supérieure de Paris. Nous avons puisé, dans ce livre quelques textes
révélateurs et intéressants.

BELGICANIE, démocratie TRAHIE

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- 44 Pages 8 et 9 (introduction)

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- 45 Page 21 :

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- 45 -

- 46 Page 22 :

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- 46 -

- 47 Page 73 :

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- 47 -

- 48 Pages 74 et 75 :

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- 49 Pour compléter les textes précédents, voici deux avis donnés par la Commission
Badinter :

BELGICANIE, démocratie TRAHIE

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