Pathologie mordant sportif.pdf


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Le choix morphologique du chien est primordial. Les aplombs doivent être parfaits
afin d’être sûr que les pressions dans les articulations soient exercées aux bons endroits. Un
chien trop lourd peut convenir pour les épreuves de recherches mais impose un surplus de
pression sur les articulations lors des sauts et à l’entrée dans le costume. Attention, un chien
léger mais très rapide, même s’il est spectaculaire, subit des chocs plus importants aux entrées
dans le costume de part leur vitesse d’arrivée.
La mâchoire est également un élément important. L’occlusion dentaire doit être
impeccable (pas de prognathisme) pour les pressions de morsures soient réparties
équitablement sur les quatre crocs.
Ce choix est relativement aisé pour un chien adulte, il l’est beaucoup moins pour un
chiot car certaines imperfections (aplombs ou prognathisme) peuvent se rétablir lors de la
croissance. Dans ce dernier cas, la morphologie des géniteurs peut donner une idée de la
future morphologie du chiot.
B- L’entraînement et la préparation physique
Bon nombre de lésions musculaires peuvent être évitées par une bonne préparation
physique et un entraînement adapté. En effet, les exercices et l’effort demandés doivent être
en adéquation avec l’âge du chien, son niveau sportif et le type de sport pratiqué.
En plus de l’entraînement spécifique, une préparation musculaire générale est
indispensable (course, natation…). De plus, certains exercices demandent un développement
corporel plus avancé (sauts par exemple). En effet, on estime entre 40 et 60 %
l’amortissement des chocs par les muscles, ce qui protège en grande partie les articulations.
Or, un chien commence à se développer musculairement entre 10 et 14 mois selon la race. La
patience est donc une vertu qu’il est nécessaire d’acquérir pour pratiquer un sport avec son
chien. De même, un chien mûr, ayant déjà une certaine expérience du sport, ne doit plus subir
autant d’entraînements au risque d’user d’avantage des structures déjà fatiguées et usées.
Enfin, doit également être pris en compte le rôle psychologique de l’entraînement. Ce
dernier doit avant tout rester ludique et non stressant afin de garder toute la motivation du
chien.
C- L’alimentation spécifique
Dernier critère et non des moindres : l’alimentation. Pour que les différentes structures
anatomique ne soient par fragilisées par le manque de certains éléments nutritifs ; une
alimentation adaptée à l’âge et au niveau sportif est indispensable. Le taux de protéines
permet la reconstruction musculaire, le taux de lipide apporte l’énergie nécessaire au bon
fonctionnement corporelle et enfin les vitamines et oligo-éléments interviennent dans les
différents systèmes de communication intra corporelle et à la reconstruction tissulaire.
Enfin, des ajouts spécifiques de chondro-protecteurs aident à ralentir l’apparition de
l’arthrose.

Pour permettre à son chien d’exercer une activité sportive, un conducteur doit prêter
attention à beaucoup de paramètres. Le chien ne pouvant exprimer ses besoins réels, c’est au
maître d’anticiper et d’apporter tous les supports possibles (entraînement, alimentation, repos,
soins…) afin que la carrière du chien soit la meilleure possible.
DR PAWLOWIEZ Sandrine.