Devaux Noémie .pdf



Nom original: Devaux Noémie.pdfTitre: DEVAUX Noémie.docAuteur: Noémie

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Santa Maria dei Miracoli

Noémie Devaux
2011-2012

Durant la deuxième moitié du Xvème
siècle, un culte envers une icône de la Vierge
Marie se développe dans le quartier du
Canareggio. Cette icône peinte pour la famille
Amadi, placée à l’angle d’une rue, était alors
considérée comme miraculeuse. Le nombre de
personnes venant réclamer ses grâces
augmentant, la famille décida la construction
d’un église pour y placer l’icône et y accueillir
les pèlerins. Ils confièrent les travaux à Pietro
Lombardo, et ceux-ci débutèrent en 1481. La
grande quantité d’argent offerte par de riches
familles, ainsi que celle récoltée grâce à la
piété populaire, l’église fut doté de riches
marbres et de décorations précieuses tant à
l’intérieur qu’à l’extérieur. L’église fut
construite rapidement et fut terminée en
1489.Lombardo l’a conçu sur un plan très
simple à nef unique, et a utilisé le vocabulaire
architectural toscan, mais en y associant la
tradition byzanto-venitienne.
Située près de le Campo S. Maria Nova, Santa
Maria dei Miracoli borde un petit canal. Elle
est nichée au milieu des maisons et semble être
un écrin précieux. A Venise, elle est une des
seules églises dont les quatre côté sont visibles,
et la seule entièrement couverte de marbres.

La façade se développe sur deux niveaux, surmontés
d’un large fronton semi-circulaire. Le premier est orné de
pilastres corinthiens couronnés d’une architrave, et simule
un portique faisant le tour de l’église. Ces pilastres sont posés
sur des piédestaux dont la corniche est à la même hauteur
que celle de la base du premier niveau. Cette base suit la
déclivité du sol (une légère pente en direction du canal) et
rétablit l’horizontalité sur laquelle se base la composition des
niveaux successifs. Le second se compose de pilastres
ioniques surmontés d’arcs plein cintre. Ces pilastres
conservent le même rythme d’espacement entre eux sur les
deux niveaux : cinq espacement de colonnes dont seul le
central est différent car plus large. Celui –ci permet
l’intégration de l’importante porte dans la composition du
premier niveau ; tandis qu’au second, il accueille la croix de
marbre rouge qui a ainsi une place centrale (caractéristique
de l’ordre franciscain dont l’influence fut importante sur cette
église). À ce niveau, cet espacement est terminé par un arc
surbaissé, ce qui le différencie des autres tout en plaçant sa
clef de voûte au même niveau. La succession et le rythme
des pilastres donnent à cette petite église une impression de
longueur, tandis que la superposition des niveaux lui donne
plus de hauteur. Ainsi, malgré ses proportions modestes,
Santa Maria dei Miracoli ne semble pas petite.
Au-dessus du portail, la lunette tient une place
centrale, au croisement des diagonales du carré formé par les
deux niveaux. Le buste de La vierge à l’Enfant placée dans
cette lunette s’en trouve mis en avant, surplombant la grande
porte et centre de la composition.
Les quatre médaillons des pendentifs du second
niveau représentent quatre prophètes, portés par des
chérubins. Ils ont la représentation de l’annonce de la Bonne
Nouvelle, et de la connaissance de Dieu. La frise supérieure
de la façade est, quant à elle, décorée d’une série de griffons
et de médaillons de marbre rouge. Sur celle-ci s’appuie le
fronton semi-circulaire, probablement inspiré d’une
ancienne église : San Nicoletto della Lattuga. Ce fronton est
orné d’une grande rosace, et de trois occuli, ainsi que de
deux rosaces de marqueterie de marbres polychrome. Deux
anges en adoration encadrent le fronton, le regard tourné le
Christ qui domine l’édifice.
Le luxe des plaquages de marbres polychromes vient
de la volonté de glorifier la Vierge à travers la couleur,
considérée comme une manifestation divine. Cette idée est

familière de la théologie franciscaine, tout comme celle de la pace
centrale de la croix. Ainsi, toute l’église est polychrome, avec des marbres
aussi précieux que ceux de la Basilique St Marc, et parée de marqueterie
et d’incrustations de serpentine(vert et blanc) et de porphyre (rouge). Tous
les motifs marquent l’influence de l’Ordre Franciscain, mais aussi
l’opulence des commanditaires.

Détails de façade.

Bibliographie :
•Les Trésors de Venise, Massimo VENCHIERUTTI, Piero CODATO et
Antonio MANNO, ed. National Géographic
•Venise aquarelles, Trudy SAMMARTINI et Fabrice MOIREAU, ed. du
Pacifique.
•www.vivre-venise.com
•www.wikipédia.fr


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