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El Watan
N°131 - Prix : 10 DA - France : 1 €

weekend@elwatan.com

www.elwatan.com/weekend

Week-end

PHOTO : M. SALIM

Réda Hamiani Je trouve scandaleux que les devises
P7
s'échangent au square Port Saïd

Vendredi 7 octobre 2011

El Bayadh pleure
ses disparus

PHOTO : H. LYÈS

Pp 4-5

PUBLICITÉ

Bienvenue au supermarché clandestin
des armes P 8

PHOTO : D. R.

FRONTIÈRE EST

Un employé, recruté dans le cadre de
l’emploi sous contrat à l’hôpital
Ahmed Medeghri, s’est immolé hier
par le feu après avoir été informé de
son renvoi définitif. Marié et père d’un
enfant, K. Nourredine, âgé de 35 ans,
caressait l’espoir d’être retenu après
expiration de son contrat de
standardiste au niveau de l’hôpital.
Réfutant la décision de sa mise fin à
ses fonctions, il s’est enfermé dans les
toilettes de l’administration, s’est
aspergé d’alcool et a mis le feu à son
corps. La victime a été transférée à
l’hôpital d’Oran pour des soins
intensifs.
Sid Ahmed

Jijel : la «bande de
papillon» est tombée
Un groupe de délinquants, plus connu
sous le nom de «la bande de papillon»,
composé de cinq individus âgés de 18 à
28 ans, a été mis hors d’état de nuire.
Cette bande, composée de repris de
justice, est à l’origine de plusieurs
actes d’agression, dont l’attaque
spectaculaire d’une fête de mariage il
y a quelques jours, à la périphérie du
centre-ville de Jijel. Des armes
blanches, quatre sabres, quatre gros
couteaux, une hache ainsi que 50
comprimés hallucinogènes ont été
retrouvés en possession de ces voyous,
qui ont semé la terreur parmi les
citoyens. L’annonce de cette
arrestation, même si l’un des
principaux membres de cette bande
est déclaré en fuite et activement
recherché, survient au lendemain de
la mise en ligne sur facebook d’une
pétition de dénonciation de l’insécurité
qui règne depuis quelque temps dans
la ville de Jijel et ses grandes
agglomérations. Après l’attaque de la
fête de mariage, c’est un couple de
médecins qui a été cambriolé de nuit
par quatre individus, identifiés, selon
les services de police, mais qui
demeurent toujours en fuite. Les
agresseurs se sont attaqués à leurs
victimes à coups de couteau avant de
s’emparer d’une somme d’argent et de
prendre la fuite.
Zouikri A.

Mila : saisie record
de 23 kg de kif
Une quantité de 23 kg de résine de
cannabis (kif traité), la plus
importante prise jamais opérée en une
seule fois dans la wilaya de Mila, vient
d’être saisie par les services de
sécurité dans la localité de Ferdjioua,
a-t-on appris hier auprès de la sûreté
de wilaya. Les éléments des services
de sécurité ont mis la main sur cette
drogue au moment où deux individus
s’apprêtaient à l’écouler dans l’un des
quartiers de la ville, selon la même
source qui a fait part de l’arrestation
de ces deux personnes âgées de 23 et
de 30 ans. L’enquête diligentée à la
suite de cette saisie a permis
d’appréhender un troisième dealer et
de saisir sa motocyclette qui servait
aux déplacements des trafiquants
dans leur quête de clients, a-t-on
ajouté, rappelant qu’un autre dealer
avait été arrêté il y a quelques jours à
Sidi Merouane.
APS

Présidence : où sont les
rapports d’enquêtes ?
Depuis janvier dernier, la
présidence de la République a
diligenté des enquêtes concernant
plusieurs affaires. Les conclusions
et les résultats des enquêtes n’ont
pas été rendus publics jusqu’à
présent. «Ces enquêtes sont sous le
sceau de la confidentialité, l’accès
à ces dossiers est limité à certaines
personnes», explique une source à
la Présidence. En avril dernier,
suite à des informations parues
dans la presse, et à défaut d’une
justice qui devait s’autosaisir pour
ouvrir des enquêtes, la Présidence
avait lancé une enquête sur des
acquisitions suspectes de biens
immobiliers et des retraits
bancaires ainsi que des transferts
d’argent vers l’étranger, impliquant
des ministres actuels et plusieurs
hauts cadres de l’Etat. La presse
avait révélé que des ministres ainsi
que de hauts responsables civils et
militaires auraient passé des
transactions douteuses et procédé
au transfert d’argent en devises à
l’étranger. D’autres auraient,
toujours selon les mêmes sources,
acquis illicitement des biens
immobiliers à l’étranger,
notamment en Espagne, en France
et plus récemment à Dubaï. Les
émeutes de janvier dernier ont fait
aussi l’objet d’une enquête de la
part de la Présidence. En février
dernier, après les critiques et les
plaintes des ministres auprès du
président Bouteflika, ce dernier a
demandé une enquête sur la
Fonction publique ainsi que sur le
dossier épineux de fonctionnaires

Azzefoun (Tizi
Ouzou) : deux
soldats de la Marine
nationale tués

PHOTO : D. R.

Saïda : un jeune père
de famille s’immole
par le feu

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

non permanisés et l’accumulation
des fonctions au sein de
l’administration publique ainsi que
les fonctionnaires éligibles à la
retraite. La série des enquêtes ne
s’arrête pas, puisque de grandes
entreprises et des institutions ont
été dans le collimateur des services
de la Présidence, comme les
Douanes, la Protection civile, la
gestion du foncier, l’Ansej, etc. Au
lendemain de la défaite humiliante
de l’équipe nationale devant la
sélection marocaine, la Présidence
avait demandé un rapport complet
et détaillé sur la gestion de l’EN,
notamment le volet financier eu
égard aux sommes faramineuses
allouées à la FAF. Là encore, aucun

rapport n’a été rendu public.
Toujours dans le domaine des
sports, en mars dernier, les
déclarations du ministre de la
Jeunesse et des Sports, Hachemi
Djiar, à El Oued, qui ont failli
provoquer des émeutes, ont aussi
fait l’objet d’un examen. La
télévision publique a été aussi
concernée par cette série d’enquêtes
«présidentielles». Mais pour
l’instant, aucune sanction ou
décision n’a été prise suite à ces
nombreuses investigations. Elles
auraient, semble-t-il, le même sort
que la fameuse enquête de 2010
sur le dossier des faux
moudjahidine !
Zouheir Aït Mouhoub

Les hospitalo-universitaires gèlent leur grève
Le Syndicat national des hospitalo-universitaires a
annoncé, hier à Alger, sa décision de geler la grève
prévue pour dimanche prochain. Le président du
syndicat, Nassereddine Djidjeli, a annoncé la décision
de geler la grève lors de l’assemblée générale tenue au
CHU Mustapha Pacha en présence du ministre de la
Santé, Djamel Ould Abbès. A l’issue de cette rencontre,
il a été décidé la tenue, dans 15 jours, d’une autre
assemblée générale pour l’élargissement de la
concertation avec les assemblées locales sur la décision
à prendre à ce sujet. Les intervenants ont appelé à faire
prévaloir «la sagesse» jusqu’à l’organisation du
concours de résidanat et des examens prévus début
novembre. Parmi les revendications soumises par les
professeurs, docents et maîtres-assistants hospitalouniversitaires, figurent l’instauration des primes de
contagion, de rendement et de permanence ainsi que le

régime indemnitaire. Le ministre a tenu à rassurer le
syndicat quant à la prise en charge de ces revendications
inscrites dans le cadre des revendications de 43 corps,
16 statuts et 21 régimes indemnitaires relevant du
secteur et soumis à la direction de la Fonction publique.
Dans ce contexte, M. Ould Abbès a affirmé être
parvenu «en l’espace d’une année au règlement de tous
les problèmes sociaux du secteur dont l’organisation
de concours» en coordination avec le ministère de
l’Enseignement supérieur rappelant la prise en charge
du régime indemnitaire dont ont bénéficié 80% du
corps médical. Le ministre a fixé le 31 octobre comme
date butoir de la mise en œuvre du régime indemnitaire
du secteur et a mis l’accent sur la participation des
hospitalo-universitaires à l’élaboration de la nouvelle
loi sur la santé et de toutes les décisions intéressant le
secteur.
APS

Chlef : le personnel de l’éducation prépare un débrayage
et un sit-in le 10 octobre
La grève illimitée du personnel de
l’éducation, prévue à partir du 10
octobre, est maintenue, selon le
Syndicat national des travailleurs
de l’éducation (SNTE). Réunis hier à
Chlef, ses représentants ont réitéré
leur détermination à poursuivre ce
mouvement jusqu’à satisfaction de
leurs revendications salariales. La
rencontre régionale, tenue au siège

du SNTE à Chlef, a regroupé les
coordinations des travailleurs du
secteur, des enseignants et
directeurs du primaire des wilayas
de Chlef, Relizane, Aïn Defla,
Tissemsilt et Tiaret. Selon le
coordinateur régional du SNTE,
Djilali Temam, l’ordre du jour a
porté sur les préparatifs de la grève
du 10 octobre et du sit-in prévu le

lendemain devant les directions de
l’éducation. Les différentes
coordinations de l’encadrement
pédagogique, administratif et
technique affiliées au SNTE veulent
protester contre la non-satisfaction
de leurs revendications relatives au
reclassement des personnels et la
révision du régime indemnitaire.
A. Y.

Les gardes-côtes basés à
Azeffoun, à 70 km au nord de Tizi
Ouzou, ont été, encore une fois,
ciblés par un attentat terroriste,
hier, vers 10h, sur la route qui
mène à leur base navale. Deux
militaires de la Marine nationale
ont été tués dans un attentat à
l’explosif sur la route d’Aït
Maâlam, avons-nous appris de
sources sûres. Les deux soldats,
qui rentraient à bord d’un
véhicule milliaire, ont été surpris
par la déflagration d’un engin
explosif, enfoui sous terre.
Grièvement touchées, les deux
victimes ont été transférées en
urgence à l’hôpital d’Azzefoun
avant qu’elles ne succombent à
leurs blessures dès leur
admission.
Nordine Douici

Retraite : Louh
annonce une mesure
«exceptionnelle»
Le ministre du Travail, de
l’Emploi et de la Sécurité sociale,
Tayeb Louh, a annoncé, hier à
Alger, qu’une «mesure
exceptionnelle sera
prochainement prise pour
revaloriser les allocations et
pensions de retraite». Le
ministre, qui intervenait lors de
l’installation de groupes de
travail issus de la dernière
tripartite, a indiqué que le
gouvernement préparait «une
mesure exceptionnelle» pour la
revalorisation des allocations et
pensions de retraite, ajoutant que
cette mesure serait
prochainement tranchée. Cette
mesure exceptionnelle «sera
prise en charge par le budget de
l’Etat» pour l’amélioration du
pouvoir d’achat de cette
catégorie, a précisé M. Louh.
APS

Pénurie de
médicaments : Ould
Abbès «menace»
Le ministre de la Santé, Djamel
Ould Abbès, a affirmé hier,
concernant la pénurie de
certains médicaments, que l’Etat
avait affecté, l’an dernier, 2
milliards de dollars pour
l’acquisition de cette matière
vitale, soulignant que de sévères
mesures seront prises à
l’encontre de tous ceux «qui
prennent en otage la santé du
citoyen». Le ministre a haussé le
ton pour dénoncer le laisseraller ayant engendré le
dépassement de la date de
péremption de certains
médicaments sans qu’ils ne
soient utilisés, le départ de
certains professeurs du secteur
public vers le secteur privé et les
importateurs de médicaments
défaillants.
APS

7 JOURS 3

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

Une stèle à Paris
en hommage aux
victimes de l’OAS
Une stèle en hommage aux
victimes algériennes et
françaises de l’OAS
(Organisation armée secrète)
a été dévoilée, hier, au
cimetière Père Lachaise, lors
d’une cérémonie présidée par
le maire de Paris, Bertrand
Delanoë, et à laquelle ont
pris part des élus et des
familles des victimes de
l’organisation terroriste. Sur
la stèle marbrée est gravé en
lettres d’or «1961-1962. En
hommage à toutes les
victimes de l’OAS en Algérie
et en France. Civils,
militaires, magistrats,
fonctionnaires, élus,
défenseurs des institutions et
des valeurs de la
République». L’OAS avait
semé la terreur entre 1961 et
1962 afin «d’empêcher que
soit trouvée la seule issue
possible au conflit :
l’indépendance de l’Algérie»,
rappelle le président de
l’Association pour la
protection de la mémoire des
victimes de l’OAS, JeanFrançois Gavoury. La
présence de la stèle dans le
voisinage immédiat du
monument érigé par la Ville
de Paris en mémoire des
morts pour la France et la
dédicace dont elle est
porteuse sont une «incitation
à l’apprentissage par les
jeunes générations de la
guerre d’Algérie à travers la
page franco-française du
conflit sans doute la plus
douloureuse et la plus
sombre», a-t-il dit. Pour M.
Gavoury, dont le père, un
commissaire de police en
Algérie sous l’administration
coloniale, a été assassiné par
l’OAS, le dévoilement de cette
stèle aujourd’hui constitue
un «acte fondateur de la
mémoire plurielle de la
guerre d’Algérie». Le 8
février 2011, le Conseil de
Paris avait unanimement
voté en faveur de la pose de
la stèle. Le vote des élus avait
eu lieu le jour-anniversaire
de la manifestation du 8
février 1962 à Paris,
organisée pour dénoncer les
crimes de l’OAS et la
poursuite de la guerre
d’Algérie. Le projet est
soutenu, outre la mairie de
Paris, par des mouvements et
des associations dont
France-El Djazaïr, la Ligue
des droits de l’homme, le
Mrap et la Fédération
nationale des anciens
combattants en Algérie, au
Maroc et en Tunisie. Selon
des estimations d’experts
appartenant à la Société
française d’histoire de la
police, les attentats de l’OAS
ont fait plus de 2700 victimes,
civiles et militaires, en
Algérie et en France.
APS

Belaïz détaille les exceptions
au projet de loi le plus
contesté par les députés
Les députés grincent des dents et
manifestent leur mécontetement à
l’encontre du projet de loi fixant les
cas d’incompatibilité avec le
mandat parlementaire. Le ministre
de la Justice, Tayeb Belaïz, a tenté
hier face qux députés d’assurer le
service après-vente de la loi en
insistant sur la nécessité d’assurer
la protection et l’indépendance du
parlementaire. Il a aussi énuméré
les cas d’exception où certaines
activités ne sont pas incompatibles
avec le mandat parlementaire,
comme défini par l’article 5 de la
loi. Ces exceptions concernent
certaines fonctions, missions et
activités, dont l’accomplissement
n’influe pas sur le mandat
parlementaire. En plus, a ajouté le
ministre, il s’agit d’activités
temporaires qui sont exercées dans un
but scientifique, culturel ou
humanitaire, auxquelles il y a lieu
d’ajouter les missions relatives à
l’enseignement supérieur et à la
recherche scientifique pour le titulaire
de grade de professeur, de maître de
conférences ou de professeur en
médecine exerçant au sein d’une

confirmation
des
cas
d’incompatibilité, M. Belaïz a
relevé que le projet de loi oblige le
député à faire une déclaration au
sujet des activités, missions et
fonctions qu’ils exercent, même si
celles-ci ne sont pas rétribuées, et
ce, dans un délai de 30 jours à partir
du début de l’exercice des fonctions
en question. De même, le ministre a
précisé qu’en cas de défaut de
déclaration, le membre concerné est
considéré comme démissionnaire
d’office. Abordant les effets de
l’incompatibilité, M. Belaïz a
expliqué que le projet comporte un
principe général en vertu duquel le
député, se trouvant en situation
d’incompatibilité, s’engage à
renoncer à tout mandat électoral
parallèle ou toute autre activité en
contradiction avec son mandat
parlementaire. En outre, le projet
stipule que la désignation au sein du
gouvernement ou l’élection au sein du
Conseil constitutionnel font perdre
d’office à l’élu sa qualité de membre
du Parlement.
Salim Mesbah avec APS
PHOTO : D. R.

2 7 JOURS

entreprise de santé publique. Ces
exceptions concernent également
l’accomplissement de missions
temporaires pour le compte de l’Etat
dont la durée ne doit pas excéder une
année. Par ailleurs, M. Belaïz a indiqué
que les cas d’incompatibilité ne
concernent que les députés de l’APN
et les membres du Conseil de la nation.
S’agissant des procédures de

Victimes des années 1990 : marches demain
à Alger et à Paris
Deux marches, une à Alger (place du 1er Mai) et l’autre à
Paris (Belleville, à place de la République), seront
organisées demain par la Coalition d’associations de
victimes des années 1990 qui englobe le Collectif des
familles de disparus en Algérie (CFDA), SOS Disparus,
Djazaïrouna et Somoud. «Dans le contexte des révolutions
du monde arabe, la Coalition d’associations de victimes
réaffirme que la lutte contre l’impunité est partie intégrante
de celle pour le changement et la démocratie», lit-on dans
l’appel de la Coalition rendu public mercredi. «A la suite du
conflit interne qui a provoqué en Algérie des centaines de
milliers de victimes et plus de 8000 disparitions forcées,
différentes amnisties, promues par le président Bouteflika
avec la bénédiction du Haut commandement militaire, ont
été adoptées : d’abord, en 1999, la concorde civile en
faveur des membres des groupes armés islamistes ; ensuite,
en 2005, la charte dite “pour la paix et la réconciliation
nationale’’, toujours en vigueur aujourd’hui, qui, tout en

rééditant l’amnistie de ces groupes, assure, depuis 2006,
l’immunité juridictionnelle des agents de l’Etat et menace
d’une peine d’emprisonnement ceux qui critiquent cette
“solution’’. En faisant table rase du conflit des années
1990, le régime ignore la revendication de Vérité et de
Justice des familles de disparus et de victimes du terrorisme,
relayées par de nombreuses composantes de la société, et
espère ainsi se perpétuer en toute quiétude, fort du
ralliement de nombre de ses anciens ennemis armés»,
soutiennent les auteurs de l’appel qui lancent également une
pétition sur le web, «Tous contre l’impunité en Algérie».
Cet appel vient une semaine après les déclarations de
Farouk Ksentini, président de la Commission nationale
consultative pour la promotion et la défense des droits de
l’homme (CNCPPDH, officielle), qui s’est dit totalement
satisfait du processus de la «réconciliation nationale».
Ad. M.

Diplomatie : l’Australie veut renforcer
sa coopération économique avec l’Algérie
L’Australie veut renforcer davantage
sa coopération économique avec
l’Algérie, notamment dans les
domaines miniers et agricoles, a
affirmé, hier, à Alger, l’envoyé spécial
du Premier ministre australien, chargé
de la francophonie et des pays africains
francophones, William Fisher.
«L’Australie est un pays qui partage
beaucoup de choses avec l’Algérie sur
les plans minier et agricole», a déclaré
M. Fisher à l’issue d’un entretien avec

le ministre des Affaires étrangères,
Mourad Medelci. «Nous voulons
élargir et renforcer nos relations avec
l’Algérie, un pays-clé dans la région»,
a-t-il ajouté. Selon une source
diplomatique, l’Australie souhaite
développer la coopération et les
investissements dans les secteurs
minier et agricole, en particulier
l’agriculture en zones arides. Sur le
plan politique, l’envoyé spécial
australien a fait part de la volonté de

son pays de renforcer les consultations
en ce sens avec l’Algérie. Les
entretiens entre MM. Medelci et Fisher
ont également porté sur les questions
politiques régionales et internationales,
essentiellement la situation au
Maghreb. Les deux parties ont évoqué,
à cet égard, le conflit du Sahara
occidental, la situation en Libye et
celle prévalant au Moyen-Orient, à la
lumière des développements de la
question palestinienne.
APS

fort

ABDELMALEK SELLAL
MINISTRE DES RESSOURCES
EN EAU
La première école des métiers
de l’eau sera inaugurée jeudi 13
octobre à Oran. Réalisée en
partenariat avec une école à
Barcelone, cette nouvelle
structure prendra en charge le
recyclage et la formation de
tous les agents déjà en poste
des différentes agences
relevant de ce ministère pour
une main-d’œuvre de qualité.

q
HAFID AOURAG
DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE
La promesse des laptop et la
connexion ADSL gratuite aux
étudiants inscrits en doctorat
sera tenue incessamment. La
direction est en train
d’attendre la liste définitive
des étudiants inscrits en
doctorant pour dégager
l’argent aux laboratoires de
recherche chargés de
distribuer les PC.

fatigué

r

AMAR TOU
MINISTRE DES TRANSPORTS
L’aéroport Houari Boumediène
ne peut ambitionner d’être une
plate-forme de
correspondance. Les
voyageurs en correspondance
sont désormais sommés de
vérifier leurs papiers, de
retirer leurs bagages et de
faire l’enregistrement à
nouveau pour qu’ils
embarquent pour leur
destination finale ! Une
démarche qui crée des files
interminables à la PAF.

r
ABDELKADER EULMI
DIRECTEUR GÉNÉRAL
DE L’ENTV
On ne peut pas cacher une
réalité apparente. L’Unique est
appelée à faire un effort dans
l’information de proximité. La
ville d’El Bayadh est inondée et
on ne peut se contenter de
montrer une image d’un pont
effondré. Seulement.

l’essentiel de la semaine

Il n’y a pas eu de cours cette semaine

De l’immolation dans les lycées

Pénurie moyenne d’enseignants, selon l’Unesco

Les députés grincent des dents

Des villes inondées

Après un long silence, revoilà la FNTE affilée à l’UGTA qui refait
surface. Les enseignants et travailleurs du secteur de
l’éducation nationale ont observé une grève de trois jours. Ils
appellent le ministère à se pencher sur les lacunes que
présente le statut particulier des travailleurs de l’éducation, à
réexaminer et adapter le régime indemnitaire des
fonctionnaires de ce département aux autres secteurs de la
Fonction publique avec approbation du gouvernement et à
revoir le calendrier des vacances scolaires de la région du Sud.

Un jeune lycéen s’est immolé par le feu dans la
cour de son ancien lycée, lundi, à Oran. Agé de 19
ans et ayant échoué au baccalauréat, il n’avait pas
été autorisé à redoubler son année. Il a été
transféré vers le CHU d’Oran dans un état critique.
TTraumatisés par la scène de la tentative de suicide,
les lycéens ont procédé à des actes de vandalisme
contre leur lycée. Le calme est revenu suite à
l’intervention de la police.

L’Unesco a indiqué, mercredi, que l’Algérie était parmi les pays où
«la pénurie d’enseignants au primaire est moyenne», dans un
rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale des
enseignants, le 5 octobre. L’organisation onusienne explique que
les pays confrontés à ce genre de pénurie sont ceux où le nombre
d’enseignants actuellement employés ne sera pas suffisant pour
assurer un enseignement de qualité pour tous les enfants en âge
d’entrer au primaire d’ici à 2015. Une croissance annuelle
d’embauche variant entre 0,25% et 2,9% est nécessaire.

L’actuelle session du Parlement, qui est aussi la dernière avant les prochaines
élections législatives de mai 2012, doit étudier sept projets de loi issus des
réformes annoncées par le Président lors de son discours du 15 avril. Les députés
ont entamé, hier, l’examen de la loi organique qui interdit notamment aux
ministres, hauts fonctionnaires, magistrats et présidents de club sportif des
mandats de député. Ils avaient examiné, mardi et mercredi, un projet de loi relatif
au régime électoral composé de 283 articles et en ont amendé 30. Certains élus
ont critiqué des dispositions de ce projet qui, selon eux, donnent de «larges
prérogatives» à l’administration durant les élections.

Le bilan des intempéries ayant touché plusieurs wilayas
de l’intérieur du pays en début de semaine est lourd. On
compte au moins 13 morts, des dizaines de personnes
blessées et des centaines d’habitations touchées. La
wilaya d’El Bayadh compte, à elle seule, 9 morts. Les
dégâts matériaux, notamment sur les ouvrages des
travaux publics sont estimés à 3,3 milliards de dinars.

q

81

personnes sont
décédées dans des
accidents de la
route et 869 ont été
blessées la
semaine passée.

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

Une semaine après les inondations survenues à El
Bayadh, le désarroi demeure profond. Les familles
cherchent leurs proches disparus tandis que d’autres
s’entassent par dizaines dans des écoles et à l’exSonipec. El Watan Week-end a visité ces quartiers
devenus, désormais, sources d’angoisse.

EL BAYADH
A la recherche
des disparus

El Bayadh. Lamia Tagzout
ltagzout@elwatan.com
assurent plusieurs sinistrés. «Le vrai
bilan des disparus est certainement
plus important. Les autorités veulent,
comme d’habitude, minimiser les
dégâts !», dénoncent d’autres
habitants. Sur les abords de Oued
Ferrane, dans le quartier El Graba, la
quasi-totalité des maisons ravagées
par les inondations ne sont plus que
des murs abritant boue entremêlée de
meubles et de matelas en éponge. Des
couvertures et des vêtements emportés
par les eaux de l’oued, dont ils ont pris
la couleur, s’entassent sur les trottoirs.
Les habitants continuent tant bien que
mal d’évacuer l’eau à l’aide de frottoirs
et de balais. Dans cette ambiance où se
mêlent tension et désespoir, la
méfiance s’installe entre population et
autorités locales. A l’indignation de ne
pas voir reconnu ses disparus, El
Bayadh dénonce aussi «la lenteur des
services compétents à prendre en
charge les familles sinistrées» recasées
dans quatre écoles et dans l’ancienne
usine de chaussures (Sonipec), et le
«mensonge qui entoure plusieurs
dossiers» que le débordement de
l’oued a déterrés (relogement,
disparus, construction du mur). La
catastrophe sans précédent, que
viennent de vivre les citoyens d’El
Bayadh, n’a pas seulement bouleversé
leur vie, mais a fait l’effet d’un
tsunami dans leurs relations avec
l’administration. «En temps normal,
nous accordons du crédit aux
promesses de nos responsables, même
si nous savons qu’elles n’aboutiront
jamais, reconnaît un père de famille
du quartier El Graba. Mais nous
n’acceptons pas que ces mêmes
responsables tentent de redorer
l’image de la wilaya au détriment de
vies humaines.»

PHOTO : H. LYES

Les habitants d’El Bayadh
accompagnent Mustapha
Belakhel à sa dernière demeure

Des inondations
font au moins
31 morts
dans la
wilaya de
Ghardaïa,
suite à
des pluies
diluviennes qui
se sont abattues sur
la région pendant plus de quarantehuit heures.

Que chacun assume
ses responsabilités !

L’ÉMOUVANT HOMMAGE À MUSTAPHA BELAKHEL
Beaucoup d’émotion mercredi matin aux
funérailles du sapeur-pompier Mustapha
Belakhel, âgé de 30 ans, dont le corps a été
retrouvé, mardi en fin de journée, au lieudit
Khenk. Sa dépouille a été découverte par des
citoyens, à quelque 4 kilomètres du lieu où il a
été surpris par les eaux déchaînées de l’oued El
Bayadh, selon Abdelwahab, membre actif du
mouvement associatif local. L’ambulance
portant le cercueil de Mustapha a pris la
direction du cimetière Sidi Ahmed, dans le
quartier de Ras Lacot, sur la route de Seddikia,
suivie des membres de sa famille et de plusieurs
dizaines de pompiers. Elus et responsables
locaux ont préféré ne pas se mêler à la foule

Des pluies diluviennes d’une rare violence
s’abattent sur Alger.
Les flots impétueux, qui dévalent tout le long
de la route du Frais Vallon (Bab El Oued),
emportent sur leur
passage de nombreux
piétons et des
dizaines de véhicules
automobiles. Ils ont
détruit également
plusieurs maisons,
faisant 800 morts, de
nombreux blessés et
des disparus.

SALIM SEMMOUDI. Wali d’El Bayadh

PHOTO : H. LYES

«Mes deux amis n’ont plus donné
signe de vie…», «Mon voisin n’a plus
revu sa femme et ses quatre enfants
depuis…», «Au moins trente enfants
en bas âge ont disparu»… Après les
inondations de samedi dernier, El
Bayadh offre un décor apocalyptique
de maisons effondrées où flottent des
odeurs d’égout. Et les témoignages
fusent dans le même sens, contredisant
le bilan officiel -lui-même pas très
clair, la Protection civile annonçant 11
morts et une disparue, alors que le wali
en recense 12. Ignorant les déclarations
officielles, les habitants cherchent
encore, presque une semaine après,
leurs proches «disparus». «Je suis
venu d’une autre ville pour prendre
des nouvelles de mes amis, nous confie
Halim affligé. Les deux ont disparu,
ils sont âgés de 21 et 23 ans.» De son
côté, Mansour, 20 ans, frère de la
jeune Meriem, reconnue officiellement
disparue, s’étonne de l’écart flagrant
entre la version des autorités locales et
la réalité. «Lors des recherches
entamées depuis la disparition de ma
sœur de huit mois, j’ai découvert
qu’au moins trente bébés, répondant à
la même signalisation que Meriem,
sont recherchés. Comment ose-t-on les
ignorer ?», s’emporte-t-il. Acheminant
sur les lieux du sinistre des moyens
humains et matériels considérables,
les services de la Protection civile font
de leur mieux pour retrouver ceux qui
ne font plus partie ni des vivants ni des
morts. Mais pour les habitants d’El
Bayadh, cette mobilisation massive
des sapeurs-pompiers, si elle reste
largement insuffisante, contredit, à
elle seule, les chiffres officiels. «Les
autorités locales n’auraient pas remué
ciel et terre pour sauver une petite fille
de huit mois, même si sa disparition
est un événement dramatique»,

CONTRECHAMP 5

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

«par crainte d’une probable réaction violente de
la population», croit savoir un proche du défunt.
Cette dernière a tenu à accompagner le cortège
funèbre qui a démarré, vers 10h, du domicile
mortuaire des Belakhel, situé au quartier
Benhamouda. Trois à quatre mille citoyens ont
ainsi assisté à l’enterrement du pompier qui s’est
sacrifié pour sauver une femme enceinte piégée
par la crue. Handballeur du Mouloudia d’El
Bayadh, il s’était engagé dans le corps des
sapeurs-pompiers en 2006. Le défunt,
particulièrement apprécié à El Bayadh, était
porté disparu depuis 72 heures.
M. Abdelkrim

Les sapeurs-pompiers
travaillent jour et nuit pour
retrouver les disparus

AHCÈNE AÏT AMARA. Directeur
de l’environnement au ministère

Une enquête a été
pourquoi le mur
Nassima Oulebsir
noulebsir@elwatan.com
Après les inondations de Bab El
Oued en 2001, le ministère des Ressources
en eau avait lancé un projet de protection
des villes inondables. Alors que les
inondations font chaque année beaucoup
de dégâts, où en est-on dans ce projet ?
Nous travaillons sur trois aspects :
préventif, structurel et opérationnel. La loi
sur l’eau d’août 2005 envisage des
dispositions pour la protection des villes. Le
ministère développe et met en place des
outils de prévention et d’alerte. Nous sommes
en train de réaliser une cartographie des
zones inondables et de mettre en place un
système d’alerte des inondations par
l’Agence nationale des ressources en eau.
L’année prochaine, elle sera mise à la
disposition des différents décideurs. Il s’agit
d’un travail minutieux à accomplir. Le
ministère a également mis en place un
système d’alerte et de prévention des crues
au bassin versant de oued El Harrach. Cette
opération pilote a donné des résultats positifs.
Le système, qui en est seulement à sa
deuxième année de fonctionnement, lance

une alerte au centre de gestion dès que le
seuil normal de la pluviométrie est dépassé.
Il permet d’annoncer la crue et de sauver des
vies humaines puisque nous disposons de
temps pour agir.
Pourquoi alors ne pas privilégier
l’installation de ce système dans les villes
sujettes à des inondations ?
C’est ce que nous sommes en train de
faire, dans deux autres wilayas, notamment à
Oued Mekerra, de Sidi Bel Abbès. Par
ailleurs, après avoir lancé le système de
prévention, nous passons maintenant à la
protection physique d’une ville. Nous
réalisons actuellement des collecteurs d’eau
pluviale, des bassins de rétention d’eau, un
aménagement des oueds et des digues de
protection. Nous réalisons également des
barrages et des écrêteurs qui servent à
diminuer l’intensité des crues. Dans la vallée
du M’zab, par exemple, trois digues ont été
construites. Si ces digues n’étaient pas là, les
dégâts auraient été bien plus catastrophiques !
Aujourd’hui, nous pouvons dire que la vallée
du M’zab est sécurisée et que ses habitants
peuvent dormir tranquilles. Je peux vous dire
que Ghardaïa est désormais sécurisée par les
trois digues. A Annaba, en octobre, nous

La convergence de
quatre
qua cours d’eau,
dont l’oued El Bayadh, est
à l’origine des crues qui ont fait 12 morts
dans cette ville et plus de 137 blessés, selon
Salim Semmoudi, wali d’El Bayadh. Alors
que plusieurs citoyens parlent d’un grand
nombre de familles sinistrées, probablement
des centaines, Salim Semmoudi a estimé
officiellement leur nombre à 127. Lors d’un
point presse tenu mercredi, en réponse à une
question sur la qualité des travaux de réalisation
des murs de protection des berges de l’oued El
Bayadh, le wali a indiqué que des spécialistes
sont en train d’évaluer la conformité de ces
ouvrages qui ont coûté au Trésor public
150 milliards de centimes. Visiblement
exaspéré par les nombreux commentaires sur
la conduite des travaux de protection d’El
Bayadh contre les inondations, M. Semmoudi
a lâché : «S’il s’avère que des responsables
ont failli à leur mission, ils devront forcément
rendre des comptes.» En rappelant qu’il n’est
à la tête de la wilaya d’El Bayadh que depuis
une année, il s’en est pris aux élus locaux,
estimant que l’érection d’habitations sur les
berges de l’oued relève de la responsabilité de
la municipalité. Concernant le refus exprimé

par les sinistrés d’être relogés dans l’ancienne
usine de chaussures, il a indiqué qu’«un
ultimatum de trois jours a été donné mercredi
aux occupants des quatre écoles pour vider les
lieux». Dans le cas contraire, le wali n’écarte
pas l’éventualité d’un recours à la force
publique. «Nous devons libérer les écoles et
nous assurer que ceux qui vont être transférés
à l’ex-Sonipec sont de vrais sinistrés.» A ce
propos, le secrétaire général de la wilaya d’El
Bayadh, M. Benbouta, a révélé que le nombre
de commissions techniques chargées du
recensement des sinistrés est passé de cinq à
dix, afin d’accélérer l’opération de recasement
et d’indemnisation des sinistrés.
M. Abdelkrim

Plus sur le net

- le reportage photo
de H. Lyès en diaporama
- le drame d’El Hadj Bouhaous
sur www.elwatan.com

de l’assainissement et de la protection
des Ressources en eau

lancée pour savoir
de protection a cédé
allons lancer un appel d’offres pour la
réalisation d’un barrage écrêteur de plus de 6
milliards de dinars, similaire à celui de Sidi
Bel Abbès et de Ghardaïa. A Sidi Bel Abbès,
nous allons procéder au rééquilibrage de
l’oued qui traverse la ville et construire un
barrage écrêteur. La ville sera ainsi
définitivement sécurisée au même titre
qu’Alger qui a réceptionné le canal de
déviation de Frais Vallon. A Batna, un canal
de plus de 2 m de diamètre pour la déviation
des eaux pluviales est réalisé ainsi qu’un
bétonnage de l’oued qui traverse la ville. La
première tranche est complètement finie et
nous avons mis tous les moyens pour
entamer la deuxième tranche. A Béjaïa, un
schéma directeur est en train d’être appliqué
pour sécuriser la ville. Les même travaux
sont lancés à M’sila, Laghouat et Khenchela.
Et à El Bayadh ?
A El Bayadh, toute la ville est ceinturée
par un mur de protection. Pourquoi un tel
drame est survenu ? Il faut savoir qu’en
quelques minutes, les pluies ont atteint 50
mm. Un périmètre de 80 m a cédé. Une
enquête a été lancée sur les raisons de son
effondrement. Mais ce qui est certain, c’est
que désormais, nous ne faisons plus

d’économie lorsqu’il s’agit de ce genre de
réalisation.
Votre bilan est positif alors que des
inondations continuent à saccager des
villes et à en endeuiller des familles…
Les inondations ne sont pas seulement
liées au phénomène météorologique. Nous
allons encore avoir des orages comme ceux
qui se sont abattus sur la vallée du M’zab et
El Bayadh. Il faut tenir compte du facteur
humain : le domaine public hydraulique est
agressé. Les habitations ont changé le
courant de l’eau et même sa nature. Or, la
nature reprend toujours son cours, malgré les
obstacles que l’homme construit sur son
chemin.
Vous êtes en train de fournir des
efforts supplémentaires, alors qu’il
suffirait d’appliquer la loi, notamment en
matière de construction…
La cartographie permettra aux décideurs
de protéger les zones inondables. Autrement
dit, de ne plus permettre la construction dans
les lits des oueds ou dans des zones
inondables ou à risque. En attendant, une
instruction sera donnée à tous les directeurs
de l’hydraulique pour favoriser les ouvrages
de protection.

Les intempéries font 9 morts.
Parmi eux, 4 membres d’une
même famille,
emportés par
les eaux de
la rivière en
crue, et une
personne
a été
foudroyée.

Les intempéries
enregistrées
à El Bayadh
samedi
après-midi
ont fait 11
morts et
une personne
déclarée disparue
après avoir été
emportée par les crues. 150 familles
ont dû être recasées dans l’urgence
suite à l’effondrement total ou
partiel de leurs habitations.

El Watan
Week-end

4 CONTRECHAMP

Les pompiers n’abandonnent pas
Mardi, 13h. Après les funérailles de leur
collègue Mustapha Belakhel au cimetière Sidi
Ahmed, emporté par les eaux alors qu’il
sauvait une voisine, l’équipe des sapeurspompiers regagne les zones sinistrées pour
poursuivre les recherches. Chaussés de bottes
noires en caoutchouc fournies pour cette
mission par le Croissant-Rouge algérien de la
wilaya d’El Bayadh, nous embarquons dans le
4x4 rouge de la Protection civile. Guidés par le
lieutenant Abdennabi Fedlaoui, chef du service
de prévention et chargé de l’information à la
direction de la Protection civile d’El Bayadh,
nous nous dirigeons vers El Graba. Le quartier
est devenu, depuis samedi soir, un théâtre de
ruines de maisons effondrées, de véhicules
renversés et de visages fermés, cherchant à
rassembler ce qu’il reste d’une vie de plusieurs
décennies, emportée par les eaux en l’espace
de quelques minutes. Sur les lieux, nous
rencontrons Mansour, le frère de Meriem, huit
mois, disparue dans le torrent qui a détruit leur
maison et emporté tout son contenu. «Je ne
bougerai pas d’ici tant que je n’ai pas retrouvé
ma petite sœur», répète-t-il en regardant les
pompiers qui l’accompagnent de peur qu’il ne
devienne une nouvelle victime de la
catastrophe. Des blessés, on continue à en
recenser, dans ce quartier où les murs
continuent à s’écrouler. Barres de fer et
parpaings, gisant ça et là, ajoutent à la
désolation. Mansour nous invite à visiter le
lieu du drame. A chaque pas fait dans ce qu’il
reste de la maison, la crainte d’écraser la petite
Meriem nous étreint. Nous pénétrons dans le
couloir, dans un silence religieux, comme pour
ne pas réveiller l’enfant disparu. «Ma mère,

affolée, a essayé de sauver mon frère, âgé de 6
ans, et Meriem, mais au moment où le petit
garçon s’est accroché au bras de sa mère,
Meriem a glissé et échappé à maman», relate
Mansour. Désespérés, la mère de Meriem et le
frère miraculé sont admis à l’hôpital. Elle est
restée tétanisée, sur les lieux où elle a vu sa
fille emportée par les eaux, plus d’une heure
après l’accident. Les pompiers ont dû faire
appel à Mansour pour la convaincre de quitter
les lieux. Mobilisés en équipe de plus de vingt
éléments se relayant par rotation, les sapeurspompiers n’abandonnent pas. Après avoir
mené des recherches aidés des chiens
renifleurs, ils passent à la seconde étape : les
recherches à l’aide d’une pelleteuse. Le
lieutenant Fedlaoui nous propose de
l’accompagner à l’autre bout d’El Graba où
des citoyens ont signalé des odeurs
nauséabondes provenant d’un trou dans une
maison. Le 4x4 rouge démarre en trombe.
Talkie-walkie en main, l’officier pompier
donne des instructions à ses hommes déjà sur
les lieux. Deux d’entre eux descendent pour
faire le constat. L’odeur provient du cadavre
d’une chèvre morte au fond du trou. Soulagé,
le lieutenant contacte la direction pour annuler
le renforcement du dispositif du secours. «Les
équipes, secondées par d’autres venues
d’autres wilayas, sont mobilisées jour et nuit,
assure le commandant Hadj Sadouk Sadek,
directeur de la Protection civile à El Bayadh,
afin de venir en aide aux familles sinistrées et
procéder à leur recasement dans l’un des
centres d’accueil et pour repêcher les
cadavres.»
L. Tagzout

Les volontaires se démènent pour les sinistrés
Dans l’ancienne usine de chaussures (exSonipec), des jeunes et moins jeunes
s’affairent entre la «cuisine» et la «salle à
manger». Il est 19h, les femmes sont postées
autour des fours d’où se dégage une odeur de
couscous qui chatouille les narines. Les rires
provenant de la pièce mitoyenne guident nos
pas vers le grand hangar aménagé en
restaurant. De jeunes volontaires dressent les
tables pour accueillir les familles recasées
dans l’usine après avoir subi les affres des
crues qui ont dévasté leur quartier. Neuf
familles occupent jusqu’à ce jour une
chambre chacune dans l’usine. Au même
moment, un autre groupe de bénévoles
prépare environ 500 sandwiches au thon et au
fromage pour les distribuer aux familles
sinistrées qui ne veulent pas quitter leur
maison. «Entre 500 et 750 repas sont destinés
aux familles relogées à Sonipec, depuis
samedi soir», indique Cheikh Azaz, président
du Croissant-Rouge d’El Bayadh. Une équipe
médicale, composée de généralistes et de
psychologues, est également mobilisée sur
les lieux. De leur côté, les âmes charitables,
en particulier les entrepreneurs de la région,
font preuve de générosité durant cette
terrible épreuve, en finançant les repas et en
acheminant des camions de matelas et de
produits alimentaires. Les moins riches, en
l’occurrence, les volontaires au nombre de
160, ne ménagent aucun effort pour venir en
aide aux victimes des inondations, à l’instar
de Meriem. Mère de neuf enfants, elle
s’occupe de cuisiner quotidiennement pour

ces familles désormais sans abri. Et ce n’est
pas l’oisiveté qui la pousse à donner de son
temps et de son énergie pour aider les autres.
Ayant à sa charge sa famille et son mari
malade, cloué au lit depuis des années,
Meriem travaille au sein du CroissantRrouge. Mais en cette période critique, elle
fait des heures supplémentaires non payées
«car il serait impossible de rester chez soi et
manger à sa faim au moment où les autres
croupissent dans de la boue ou dans des
chambres exiguës sans nourriture et
dépourvues des moyens nécessaires pour
mener une vie digne» confie Meriem. De son
côté, Farid, étudiant de 22 ans, a quitté Alger
et délaissé ses études pour donner un coup de
main à ses anciens voisins. «Je ne pouvais pas
rester dans la capitale alors que les gens avec
qui j’ai passé mes plus belles années
d’enfance, souffrent psychologiquement et
financièrement, même si mes cours ont
débuté depuis quelques jours», soutient le
jeune volontaire. Sa mission ? La distribution
des repas dans les quartiers sinistrés, la
collecte de vêtements et de denrées
alimentaires, le nettoyage de la cuisine...
«J’accomplis ma mission de bon cœur, mais
j’avoue qu’en cette période de tension entre la
population et les autorités locales, parfois,
des remarques de certains personnes nous
froissent, nous bénévoles du CroissantRouge, lorsqu’on nous accuse de travailler
pour l’Etat algérien, alors que nous ne
sommes là que pour les soutenir», se désole
Farid.
L. Tagzout

6 FORUM

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

NOS LECTEURS NOUS ÉCRIVENT

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Hamiani : «Le gouvernement complice
des lobbys»
LE PRIVÉ ALGÉRIEN : GAGNER VITE !
Quelles entreprises algériennes ? Vous achetez
algérien, vous jetez immédiatement. Le privé
algérien veut devenir milliardaire en un mois.
Malfaçon, tromperie sur la marchandise.
Certes, le pouvoir aussi a aidé à casser la
production au profit du container, et on est en
train de bouffer nos derniers barils de pétrole.
Bientôt il n’y aura plus d’import-import ! On
n’importera plus de haricots ni de pois chiche
en pot, on n’importera plus de cure-dents et de
coton-tige, ni nos slips ni tout ce que nous ne
pouvons pas fabriquer nous-mêmes. Demain,
les containers seront aussi vides que les étals
de boulangers, des pharmaciens, des épiciers...
M. Hamiani, n’avez-vous pas délocalisé vousmême votre activité ? Vous et beaucoup de
patrons êtes aussi responsables de la
catastrophe !
L’HISTOIRE NOUS RATTRAPE. Lors du
choc pétrolier, les Français nous ont dit :
«Vous avez le pétrole, nous avons les idées.»
Les idées sont les plus porteuses. Que de
chemin parcouru depuis ; l’état des lieux :
chacun évaluera à sa guise. M. Ouyahia nous
éclaire en affirmant sans rougir que l’impôt
sur le revenu est la source majeure de la
fiscalité dans ce pays. Les grosses fortunes,
l’informel, l’évasion fiscale, la contrefaçon,
les grandes infractions douanières… que font
vos services ? Le train de vie de l’Etat nous

coûte combien ? Le wali dépense plus qu’un
président africain ! M. Ouyahia avez-vous vu
un pays au monde où le PV de contravention
au code de la route équivaut pratiquement au
SNMG. Demain il fera jour !
LE GOUVERNEMENT COMPLICE. Ce que
certains présidents du patronat oublient de
déclarer, c’est qu’ils profitent bien de leur
position pour réaliser de bonnes affaires et
font croire qu’ils défendent le secteur privé
dans les différentes tripartites, car eux-mêmes
font plus dans l’importation que dans la
production. Alors où sont les lobbys M.
Hamiani ?
PART DU GÂTEAU. Après avoir bénéficié
des largesses, M. Hamiani dénigre le
gouvernement durant cette période électorale
du patronat. Il aurait dû le faire au moment où
les vrais patrons des PME/PMI avaient des
problèmes dans les matières premières et de la
pièce de rechange des outils de production.
Alors voilà qu’il parle de lobbys dont il a fait
partie depuis tout le temps. Election quand tu
nous tiens! Ou poste de ministre en vue ?
PLANTEZ-NOUS DES PATATES. Planteznous des patates dans le bled, faites travailler
la terre algérienne et appelez-vous patronat.
Tout Algérien vous reconnaîtra ce titre. Vous
êtes comme des vautours en train de bouffer

les rentrées de la manne pétro-gazière et vous
vous appelez patronat ! Honte à vous ! On
n’est même pas capable de planter des pois
chiches, ni des lentilles, ni… mais on tourne
autour des recettes des hydrocarbures pour
mettre les puits à sec. On prend nos bagages et
on s’en va en Espagne, en France, aux EtatsUnis, au Venezuela, en Afrique du Sud. On
laisse le pays jusqu’à se qu’ils se bouffent
entre eux et on s’installe de nouveau pour faire
le plus grand patronat du monde. Voilà le
projet de destruction de l’Algérie.
LA CAUSE DE NOS MALHEURS. Ces
lobbys sont la cause de tous les malheurs
économiques de l’Algérie. L’administration
algérienne a tout facilité à des charognards
pour disposer du Trésor public au détriment de
l’économie et la crédibilité du pays. L’injustice
sociale et juridique, l’UGTA, qui s’est faite
complice des lobbys qui détiennent le
monopole de tout ce qui est financé et les
partis politiques, mercenaires de ces gens
intouchables, sont leurs soutiens qui ont
assassiné l’industrie en Algérie. Messieurs les
intouchables, chaque chose a une fin, le peuple
algérien n’oublie pas son histoire et la
restitution des biens de l’Etat sera faite en
toute légitimité quelle que soit la manière dont
ils ont été détournés ou plutôt volés.

Ksentini défend le bilan de la charte pour la paix et la réconciliation
OPACITÉ ! Une réconciliation qui se fait dans
l’opacité et en cercle fermé est une action au
profit des tenants du pouvoir non des
Algériens ! Qui peut contrôler de manière
indépendante les chiffres avancés par les deux
avocats des propriétaires du pays ? Et pourquoi
on remet maintenant sur le tapis cette affaire ?
Il y a anguille sous roche ou une tentative de
détourner l’attention sur le fait que les
propriétaires du pays ne veulent pas de
réformes politiques et veulent seulement
rassurer leurs sponsors et protecteurs
internationaux !
UNE RÉCONCILIATION AVEC LE PEUPLE !
Une réconciliation réelle et sincère des
propriétaires du pays doit être avec le peuple,
non avec ses éléments les plus marginaux et
les plus violents, et cela impliquerait un

changement total de régime. Or, dans la
réconciliation de Boutef et Co., on cherche à
acheter ces tueurs en leur garantissant
l’impunité et la jouissance du fruit de leurs
pillages ! Où est donc le bénéfice moral
pour l’Algérie ? On récompense les
violents et on continue à opprimer les
faibles ! Est-ce cela la réconciliation ?
Pourquoi ne pas organiser une
Constituante ? Ce sera la meilleure des
preuves que les propriétaires de
l’Algérie veulent la réconciliation : dans
la réconciliation à la Boutef, des tueurs
pardonnent à d’autres tueurs et leur
garantissent les privilèges qu’ils se
sont attribués eux-mêmes ; piller et
tuer les Algériens chaque fois que ça
leur chante ! Une réconciliation qui
valorise les valeurs morales de

violence, de pillage, de manipulation et de
mensonge ne mène nulle part et ne règle pas
les problèmes politiques de fonds du pays !

M. Kacimi : «Il faut qu’on sorte
de la mythologie d’Octobre 1988»
ANALYSE SPÉCIEUSE. En octobre, qu’il y
a eu manip ou non, il y a eu une expression
globale et générale d’un rejet du régime. Cette
analyse laisse entendre, implicitement, que le
mouvement des Algériens ne donne
automatiquement que de l’islamisme. Voilà
une excellente manière d’essentialiser et de
dédouaner ceux qui se prétendent modernes,
progressistes ou démocrates du fait qu’ils
vivent en vase clos et loin de la population. En
1988 comme demain, la société est l’enjeu
d’un combat... Et je crains fort qu’on accuse
encore une fois cette société de ne donner que
de l’islamisme, alors que les démocrates sont
absents. Ils décréteront, encore une fois, qu’ils
se sont trompés de société. Misère de l’analyse
!
LES PENSEURS ÉCLAIREURS, UNE
MYTHOLOGIE. La mythologie, il faut la
chercher dans cette histoire de «l’élite
savante»… octobre 1917, mai 1968, Diên
Biên Phu, la baie des Cochons, la Révolution
française, la chute de Salazar... et novembre
1954, avril 1980 et octobre 1988, c’est
l’histoire fondatrice des hommes libres, c’est
le moteur de la justice et de la démocratie…
La reconnaissance des universitaires, des
médias et des politiques des pays riches de
l’Occident n’est pas le seul certificat
d’existence, il y a aussi et surtout la mémoire
collective des peuples, l’accumulation de leurs
luttes et la solidification de la conscience des
humbles, n’en déplaise à ceux qui ne croient
qu’à la pseudo authentification intellectuelle,

qui est souvent une récupération tétanisante...
Oui, les peuples tunisien, algérien, cubain,
etc., se doivent la fierté de leurs actions, les
complexes des élites algériennes vis-à-vis des
Tunisiennes ne sont pas le problème des
masses, réelles animatrices de l’histoire... Les
peuples construisent la solidarité et le partage
des expériences sans les faux problèmes...
Alors ?
REDESCENDRE SUR TERRE!! Yaâ ettik
essaha Kacimi. Il faut dégonfler les ballons de
baudruche que nous sommes devenus ou que
nous avons toujours été. Pas étonnant que
notre seule victoire nationale dans notre
histoire contemporaine soit le match contre
l’Egypte, tellement on s’est fait recaler dans
tous les domaines.
L’ÉLITE NOUS FAIT CRUELLEMENT
DÉFAUT ! Les critiques, tout le monde sait en
faire ! A mon avis, le rôle d’une élite c’est
surtout de montrer le bon exemple en
proposant des solutions claires dans une vision
profonde, nette et une approche structurante
bien précise. C’est de cette générosité et de
cette disponibilité dont nous avons tous le plus
besoin. Kacimi est quelqu’un d’important sur
l’échiquier de la classe politico-intellectuelle
algérienne et il sait très bien que les critères
d’évaluation et de critique d’une élite ne
ressemblent en rien à ceux de la masse. L’élite
a pour devoir premier de structurer la pensée
autour de logique rationnelle et scientifique.
Quand elle se lance dans le bain politique, ce

sont les valeurs de la République qui devraient
guider son destin, elle n’a pas à chanter les
louanges d’un chef d’Etat ou faire les éloges
d’un opposant politique. Seules la structuration
de l’Etat, la défense des intérêts de la nation et
la construction sérieuse et efficace de l’avenir
à travers un bon système éducatif devraient
caractériser son action. Le combat
démocratique, ses règles du jeu, son bienfait
stabilisateur, la fructification des idées à
travers le débat... doivent constituer le socle
sur lequel toute l’élite, sans exception aucune,
doit bâtir sa conception du destin futur de la
nation.

SONDAGE
Pour vous, les évènements du 5 octobre
1988 étaient :

9,7
De simples émeutes sans
revendication politique.

15,2
Une manipulation de la
Sécurité militaire.

42,0
Des révoltes déclenchées par des clans du
pouvoir et qui ont échappé à leur contrôle.

33,1
Une véritable révolution populaire pour
exiger la démocratie.

Tabbou : «Le pouvoir
organise de fausses
émeutes pour éviter les
vraies»
LE FFS A RATÉ SON DESTIN...
Dommage ! un parti propre, sérieux avec de
la matière grise, mais confisqué par le
touriste historique. Le FFS doit se libérer de
son passé pour les énergies de l’Algérie de
demain.

Alcool : comment l’Etat
favorise le marché noir
DE LA PROHIBITION ! Le pays fabrique et
importe des boissons alcoolisées en grande
quantité. Est-ce pour les déverser dans la
mer ? Non ! Alors, il faut être conséquent
avec soi-même. Il faut organiser et réguler
le marché, interdire la vente sauvage et la
consommation sur la voie publique. Il y a
lieu de rationaliser la chaîne de distribution
avec un contrôle strict : fabriquant,
grossiste, détaillant, consommateur.
Protéger la jeunesse en interdisant la vente
aux moins de 21 ans, prohiber l’état d’ébriété
sur la voie publique, enquêter sur les lieux
de vente au détail avant l’octroi de toute
licence en tenant compte de
l’environnement immédiat. Sur ce plan, la
législation doit être bien claire et bien
détaillée et ne pas laisser l’initiative à des
responsables locaux. Le code pénal en la
matière doit être revu et actualisé. Et si par
manque d’expérience et d’imagination en la
matière, pourquoi ne pas aller voir ce qui se
fait ailleurs et particulièrement aux USA qui
ont vécu la prohibition et qui ont su
apporter la bonne réponse au problème. Il
suffit d’un peu de bonne volonté de bien
faire dans l’intérêt bien compris de la
société.

Les bureaux d’Algérie
Poste ouverts vendredi
dernier
ET LA TÉLÉCOMPENSATION ? Il est plus
simple de relier les CCP aux restes des
banques et l’on présentera en recouvrement
les chèques à travers la plate-forme de
télécompensation. Les Algériens, qui sont
titulaires de compte CCP, sont des Algériens
à part entière et non des laissés-pourcompte, car la culture bancaire en Algérie
est très loin de la réalité. Il faut aussi mettre
en œuvre les cartes de paiement sur les
distributeurs et confier leur gestion aux
banques privées, car les banques publiques
manquent totalement de compétence. Ceux
qui ont assuré leur pérennité sont sortis en
retraite, il ne reste qu’une minorité qui ne
peut tout faire. Par ailleurs, on peut aussi
demander à ces retraités de venir de
manière bénévole en aide à cette jeunesse et
rétribuer ces jeunes vieux par le biais des
œuvres sociales.

EN APARTÉ 7

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

RÉDA HAMIANI. Président du Forum des chefs d’entreprises (FCE)

Oui aux syndicats autonomes, mais on ne veut
pas de surenchère de type trotskyste

Salim Mesbah
salimesbah@elwatan.com
Vous avez déclaré, jeudi
dernier lors de la tripartite, que
le gouvernement favorisait
certains lobbys au détriment de
la production nationale. A quels
lobbys faisiez-vous allusion ?
C’est plus nuancé. Je voulais
surtout souligner que notre pays
n’avait pas le taux de croissance
qu’il méritait au regard des 500
milliardsdedollarsd’investissement
consentis par l’Etat depuis dix ans.
Si vous ajoutez à cela un montant à
l’importation à la hausse
annuellement et qui atteindra 60
milliards de dollars cette année,
nous pouvions espérer un taux de
croissance à deux chiffres
comparable à ceux de la Turquie ou
du Brésil. Malheureusement, cela
n’est pas le cas puisque, selon les
chiffres du Fonds monétaire
international, la croissance en
Algérie sera comprise entre 3 et
4%. Ce que je voulais en réalité
dénoncer ce sont les principaux
obstacles contre les producteurs,
les créateurs de richesse et les chefs
d’entreprise qui prennent des
risques et qui décident de se lancer
dans l’aventure industrielle. Les
importateurs, eux, y trouvent leurs
comptes. L’acte de commerce est
dix fois plus facile que l’acte de
production. J’en veux pour preuve
la facilité avec laquelle les
importateurs obtiennent un crédit
auprès
des
banques
comparativement aux investisseurs.
Je n’affirme pas que le
gouvernement soit complice des
lobbys. Par contre les pesanteurs
administratives, les lourdeurs
bureaucratiques sont plus
pénalisantes pour les producteurs
que pour ceux qui sont dans le
commerce.
Vous avez également rappelé
au gouvernement toutes les
mesures vis-à-vis desquelles il
s’était engagé et qu’il n’a pas
appliquées. Pourquoi ces
engagements ne sont pas suivis
d’effet ?
On se pose la question. Pourquoi
des orientations qui nous ont
semblé majeures ne se sont pas
retrouvées avec des conditions
d’application à notre bénéfice. Je
rappelle par exemple qu’on attend
depuis des années un conseil de la
concurrence, créé par une loi en
1995, refondue en 1998, 2003 et
2008, mais à chaque fois sans la

présence des titulaires. Le ministre
du Commerce, M. Benbada, s’est
engagé à ce que ce conseil soit
installé avant la fin de cette année.
Nous serons attentifs à cette
promesse. Il y a aussi le cas du
Conseil supérieur de la fiscalité,
institué par une loi en 1999 et qui
n’a jamais été installé. De même
pour le Conseil supérieur de
l’énergie, institué par l’ex-président
Zeroual et qui n’a toujours pas vu
le jour. Il y a le cas du «couloir
vert» qui devait permettre aux
producteurs de ne pas subir des
contrôles douaniers sur le quai
mais sur site, comme cela se
pratique dans les autres pays. Cette
promesse nous a été faite il y a
quinze ans. J’ajoute les bureaux de
change institués par la Banque
centrale en 1995 et qui n’ont
toujours pas vu le jour. Je trouve
scandaleux que les devises
s’échangent à Port-Saïd ou dans
des boutiques à Hydra. C’est pour
cela qu’on est perplexes et médusés
de constater que notre
gouvernement est animé par le
souci de bien faire, prend de
bonnes dispositions légales et
réglementaires et qui sont
ensuite mises dans le placard.
Etes-vous favorable à la
participation des syndicats
autonomes aux prochaines
rencontres ?
On refuse d’être entraînés
dans ce débat. C’est d’abord un
choix qui intéresse en premier lieu
les salariés. Je rappelle qu’il y a
plus qu’une organisation patronale,
je ne vois pas pourquoi il n’y aurait
pas d’autres syndicats. Nous
sommes prêts à composer aussi
bien avec l’UGTA, qu’avec les
nouveaux venus, à condition qu’ils
soient crédibles et responsables.
On ne veut pas de surenchère de
type trotskyste ou tomber dans un
combat de lutte des classes. Toutes
les parties prenantes qui voudront
bien s’asseoir autour d’une table
pour défendre les intérêts des
travailleurs mais en sauvegardant
ceux de l’entreprise sont les
bienvenues.
Pourquoi avoir refusé
l’augmentation de 1% des
charges patronales pour les
retraites ?
Ce n’est ni un refus du
gouvernement ni du patronat. Cette
semaine, nous allons nous retrouver
autour d’une table pour évaluer les
conséquences de la suppression de
l’article 87 bis et tenter de trouver
de nouvelles ressources financières

bio express
Né en 1944 à Mostaganem, Réda Hamiani est titulaire d’une licence en
sciences économiques et politiques, d’un diplôme de l’Institut
d’administration des entreprises et de celui des Etudes supérieures en
économie. Il a été successivement président de la Confédération
algérienne du patronat (CAP), ministre délégué puis ministre de la PME/
PMI. Depuis 2000, il préside le Forum des chefs d’entreprises.

PHOTOS : M. SALIM

Une semaine après la tripartite, Réda Hamiani, le
président du Forum des chefs d’entreprises (FCE),
candidat à sa propre succession aux élections du 27
novembre, dresse un bilan du monde des affaires en
Algérie et revient sur les attentes des chefs
d’entreprise.

pour la caisse des retraites. Dans
l’absolu, les marges de manœuvre
dont disposent les entreprises sont

Les lourdeurs
bureaucratiques sont plus
pénalisantes pour les
producteurs que pour ceux
qui sont dans le commerce
inégales et souvent faibles, tout
dépend des secteurs économiques
où ils évoluent. Quand le
gouvernement augmente le SNMG
(salaire national minimum garanti,
ndlr) des travailleurs, il dispose de
la fiscalité ordinaire et pétrolière
pour amortir les augmentations.
Quand le secteur public augmente
le salaire des cadres, il peut recourir
aux banques pour lui prêter mainforte. Par contre quand il s’agit de
PME privées, nous n’avons pas sur
quoi nous appuyer. C’est pour cela
que je dis que nous ne sommes pas
dans la même situation et qu’on ne
peut pas donner l’argent qu’on n’a
pas encore créé ni produit. Nous
estimons qu’il faut d’abord voir si

les mesures prises lors de la
tripartite seront appliquées pour
permettre à l’entreprise de se
développer et pouvoir absorber
les conséquences d’une
augmentation des retraites ou
du SNMG.
Vous en êtes où du projet
de fédérer les organisations
patronales ?
Nous en sommes toujours au
même point. C’est plus une
question de leadership et de
guerre des chefs qu’autre
chose, alors qu’on se retrouve sur
les mêmes thèmes. En réalité, c’est
une histoire de proximité avec les
cercles décisionnaires qui poussent
les présidents des autres syndicats
patronaux à ne pas vouloir lâcher
leurs privilèges. Cela flatte leur ego
et peut les aider dans leurs affaires
personnelles. D’autant qu’il n’y a
pas de divergences entre le
patronat.
Vous êtes partant pour un
troisième mandat à la tête du
FCE ? Ne pensez-vous pas qu’il
est temps de laisser la place aux
jeunes ?
C’est exactement ce que je
pensais. C’est sur l’insistance de
bon nombre de membres du Forum

qui m’ont demandé de rester, car ils
estiment que dans la période
actuelle, le positionnement du
Forum et sa crédibilité demandent
qu’ils soient pérennes. Il ne faut
pas qu’il y ait de rupture dans la
conduite de notre association. C’est
ce qui m’a convaincu de me
représenter. Il faut un mandat de
plus
pour
définitivement
positionner le Forum comme une
institution crédible qui représente
convenablement les patrons, et les
deux prochaines années permettront
de préparer certains jeunes qui font
déjà partie du Forum. Cela leur
donnerait
une
meilleure
connaissance du mouvement
patronal,
ainsi
que
de
l’environnement aussi bien
politique qu’administratif. Je
rappelle que dans sa composante
actuelle, la grande majorité des
adhérents du Forum sont des
seniors. C’est pour cela que nous
sommes pour un passage du
flambeau sans cassure, sans
retournement brutal dans la
conduite du Forum vis-à-vis des
décideurs.
Ne craignez-vous pas que la
campagne qui s’annonce soit plus
une campagne de coups bas que
de programmes ?
Nous voulons au sein du Forum
développer une image positive. Je
pense que les candidats qui se
risqueraient à utiliser des
appréciations ou des raisonnements
négatifs seront les grands perdants,
parce que les membres du Forum,
qui prônent la sagesse et la
pérennité, les pénaliseront.

8 AUJOURD’HUI

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

CHOMEURS DU SUD
«Dites à Bouteflika...»
Ouargla.Houria Hadji
weekend@elwatan.com

Ils étaient nombreux devant la petite entrée du
siège de la wilaya, quand les membres du
Conseil national économique et social sont
venus à la rencontre de la société civile, le 3
octobre dernier à Ouargla. Les trois chômeurs
qui ont pu avoir accès ont demandé une
décision personnelle du chef de l’Etat pour
mettre fin aux dépassements et réglementer le
marché de l’emploi. Une pression
supplémentaire alors que le Comité de défense
des chômeurs prépare son rassemblement
national, dimanche prochain, devant la
Présidence à Alger. A cette occasion, El Watan
Week-end a donné la parole aux deux camps.

Absente du périple saharien de
Mohamed Seghir Babès, président
du Conseil national économique et
social (CNES), Ouargla a fini par
avoir sa journée de concertation.
L’élu local et mémoire de la région,
Slimane Hakkoum, a fait entendre la
voix des Oasiens qui s’indignent des
réunions de colmatage «sur la
décadence de la vie publique». «En
2004, nous avons conseillé aux
ministres pompiers d’éviter que la
colère des chômeurs ne se transforme
en émeute et de prendre une décision
politique exceptionnelle non
bureaucratique.
C’est
un
avertissement sincère qu’on vous
donne encore, libre à vous de ne pas
l’écouter», a-t-il dit. Et d’ajouter que
«le Président connaît notre mal et

KAMEL. H*. Chômeur, 26 ans

L’ANEM, ça me connaît. Depuis 2006,
j’y vais tous les jours
Je me lève tous les jours à 6h. Un peu de droits sont accordés, sauf pour nous. Moi,
sport et ma journée commence ! Je suis personne ne me recommande et je suis une
entré dans la vie active à ma sortie de grande gueule. Je n’ai personne là-bas
l’école en 2001 ; j’étais en 9e AF. Mes hormis un voisin policier que je respecte et
frères et sœurs étaient plus doués pour les qui m’observe toujours de loin quand je
études, j’ai donc décidé d’être là pour eux. suis devant cette maudite porte blindée qui
Divorcée, ma mère roulait le couscous. Je m’a blessé le poignet à force d’y frapper.
me postais aux quatre chemins de Beni Des connaissances, des voisins, j’en
Thour pour avoir un job en manutention ou connais des tas qui sont recrutés, soit au
maçonnerie. Manœuvre en génie civil, café du coin où ils reçoivent leurs bulletins,
maçon, marchand, chauffeur, j’ai pillé des soit carrément chez eux. Ceux-là, on les
palmeraies, volé des moutons, vendu du supplie de venir travailler, on les appelle
kif – je servais de médiateur entre les au téléphone ou par simple SMS pour les
consommateurs et de grands dealers pour informer qu’une embauche les attend à
gagner 1000 DA. Le kif t’introduit dans un Hassi Messaoud. Dans ma catégorie, le lot
autre monde, fait taire ta faim et efface ta quotidien est constitué d’attente, d’attitude
misère. Un monde d’illusions. Dès que tu arrogante et de portes closes. Comment
arrêtes, tu retombes dans l’horreur. Mais voulez-vous qu’on respecte ces lieux
j’ai pu m’en sortir et j’attends toujours délabrés ? Voyez ces escaliers érodés, ces
mon tour à l’ANEM. L’automne me murs en ruine et ces barreaux repoussants.
permet de travailler dans un atelier de tri Notre salle d’attente se réduit à un palier
de dattes pour 400 DA jour. Je m’en d’escalier et nos interlocuteurs sont
contente et refuse de
pourris, corrompus,
sombrer dans la
travaillant à leur
Il y a ceux qui connaissent
toxicomanie pour
guise et selon leurs
alléger le fardeau de quelqu’un à l’ANEM, ceux qui
intérêts. On ne sait
ma mère. Un jour, ont un proche influent et
même pas quelles
j’ai décrété que je ne
sont
leurs
ceux
qui
menacent
ou
voulais plus voir de
qualifications. La
sac de semoule à la soudoient les agents de
police m’a arrêté
maison. Elle a arrêté.
deux fois parce que
L’ANEM, ça me l’ANEM.
j’ai osé entrer à
connaît. Depuis
l’ANEM avec les
2006, j’y vais tous les jours pour regarder agents. Je n’ai rien abîmé sinon je serais en
les offres et m’inscrire comme agent de taule, comme certains qui n’ont rien fait et
sécurité ou manœuvre. Je maîtrise la que des policiers accusent à tort d’avoir
mécanique et l’électricité, mais je n’ai pas cassé du mobilier. A la police, j’ai dit que
de diplôme à faire valoir. Avec mon niveau je ne voulais plus m’inscrire aux offres par
et mon âge, les seuls métiers auxquels je les barreaux d’une petite fenêtre. Une offre
peux prétendre. Enfin, la majorité de ceux a été déposée par la société de gardiennage
qui pointent à l’ANEM sont dans mon cas. 2SP et ils ont refusé de nous recevoir pour
Une galère qui dure depuis des années sauf postuler aux quatorze postes d’agent de
que moi, j’arrive à décrocher de petits sécurité. Des bulletins ont été distribués,
boulots. Mais certains refusent ce train de les privilégiés sont déjà à Hassi Messaoud
vie et veulent un véritable poste. On est et seront recrutés. Je n’ai pas de bulletin,
avertis à l’avance de l’arrivée de nouvelles ils ont perdu ma carte de main-d’œuvre.
offres grâce aux SMS et le tout-Ouargla se Vous savez ce que j’ai fait ? J’ai remis mon
rue vers les bureaux communaux, même permis à un agent et j’ai dit : «Je veux soit
quand les postes sont réservés à une un bulletin, soit ma carte.» Il la cherche
certaine catégorie de demandeurs. Il y a depuis.
ceux qui connaissent quelqu’un à l’ANEM,
ceux qui ont un proche influent et ceux qui *Le prénom a été changé. En raison du
menacent ou soudoient les agents de caractère illicite de ses activités, notre
l’ANEM. Ils cèdent devant l’intimidation témoin a préféré garder l’anonymat.
ou l’argent. On le sait tous et des passe-

sait que son administration soutient
l’impunité et vide le développement
de son essence. Nous ne voulons plus
d’hommes nommés pour leur
appartenance régionale ou leur
allégeance au pouvoir, mais des
hommes d’Etat représentant toute
l’Algérie et venant de toute
l’Algérie.» Pour Slimane Hakkoum,
la situation actuelle est due à
l’absence d’une vision politique
claire et à la fermeture d’horizon
devant un citoyen en crise de
confiance. Pour lui, le non-respect
des spécificités naturelles, culturelles
et sociales territoriales dans un pays
de la taille d’un continent entretient
le ressentiment. «Notre patrimoine
est dans nos ksour et oasis, nous
voulons que la donne naturelle et

climatique soit enfin incluse dans
l’urbanisation du Sahara, ni F1 ni
F2, ni étage sous 60°C !» Pour
l’orateur, une rentrée en septembre
sous 45° C n’a qu’une seule
signification : la volonté de maintenir
toute une région au bas des
classements scolaires avec des écoles
en hauteur, non climatisées, sans
végétation et souffrant de surcharge.
Hassi Messaoud ? «Un label de
pauvreté et de sous-développement.»
L’électricité ? «Venez passer l’été au
Sud
pour
mieux
voir.»
L’administration locale ? «Coupable
de terrorisme.» Et pour finir : «Dites
au Président qu’il a un peuple avisé
qui veut éviter la tempête, tâche à lui
d’être à sa hauteur.»

ABDELHAMID B. Ancien directeur à l’ANEM

J’ai été poignardé et j’ai dû démissionner
Je me rendais chaque matin à mon travail
avec l’espoir de ne pas voir la cohue devant
le siège de l’agence. Chaque jour, j’avais
envie de démissionner, de profiter d’une
offre qui passait sous mon nez pour partir
ailleurs. D’autres collègues ont eu le courage
de le faire. J’attendais mon heure, que les
choses s’améliorent. Jusqu’au jour où ma
propre direction m’a remercié sous la
pression des chômeurs. Ils sont toujours là, à
m’interpeller dehors pour discuter d’une
offre. Certains me touchent l’épaule, d’autres
me menacent verbalement. Une fois, l’un
d’eux m’a même pointé un couteau suisse à
la figure. Il m’a dit : «Tu vois cette lame, la
prochaine fois, c’est dans ton cœur qu’elle
atterrira.» Et c’est arrivé. Des jeunes sont
descendus de je ne sais où, alors que le siège
de notre agence était quadrillé par les forces
de l’ordre, il m’a poignardé au bas-ventre et
j’ai dû être hospitalisé pendant plus de dix
jours. Les barreaux ? On nous reproche tout
le temps de vouloir nous protéger, mais il n’y
a que les agents de l’ANEM qui savent à quel
point ces jeunes peuvent être dangereux.
Quand ils squattent les lieux, personne ne
peut entrer ou sortir. Ils prennent possession
de nos bureaux, montent sur les tables. Ils
veulent des postes qu’on ne peut pas leur
donner. Nous ne sommes que de simples
intermédiaires entre les sociétés et les
demandeurs d’emploi. Oui, je dis bien
«demandeurs d’emploi», car pour moi, ce ne
sont pas des chômeurs. Ils travaillent par
intermittence, soit dans les palmeraies de
leurs parents, soit pour des particuliers et
viennent nous déranger pour des postes
fortement rémunérés. Quand ils ont le choix
entre un poste à 18 000 DA et rien, que
choisissent-ils à votre avis ? Je n’ai pas
besoin de répondre à la question tant les
choses sont claires et j’ai l’impression que
personne ne veut comprendre. Quoi qu’on
fasse, rien ne changera avec cette mentalité
d’émeutier. Vous pensez que c’est notre
comportement qui les pousse à la violence ?
Oui peut-être. Je ne vous cache pas qu’à
l’ANEM, c’est la révolte au quotidien,
l’enfer pour celui qui y reste. Et puis, il y a
des gens qui font exprès de monter la
population contre nous. Des affaires sont
tramées sur notre dos, les campagnes
électorales sont alimentées par des histoires
incroyables. Ils profitent de la vulnérabilité
des sans-emplois et on veut tout faire porter à
l’ANEM qui reste la seule institution debout,

confrontée chaque jour à la foule, au
désordre, à la colère et aux agressions. Un
système de contrôle pour mettre en confiance
les chômeurs ? Vous rêvez ! Nous étions déjà
contrôlés par des associations de chômeurs
qui travaillent maintenant. Les uns partent,
d’autres arrivent et il n’y a que les agents qui
restent à leur place. Nous n’arrivions plus à
travailler normalement dans ces conditions.
Tout le monde nous dénigre, chacun y va de
son côté pour nous décrédibiliser. Tous nos
efforts pour améliorer la situation se
retrouvent à terre quand une émeute montée
de toutes pièces par des personnes aux
intérêts occultes éclate. Pour moi, des élus
sont derrière tout ça. Ils maintiennent la
pression sur le bureau de main-d’œuvre pour
recruter des gens de leur famille ou des
personnes recommandées d’en haut.

Tous nos efforts pour améliorer
la situation se retrouvent à
terre quand une émeute montée
de toutes pièces par des
personnes aux intérêts occultes
éclate. Pour moi, des élus sont
derrière tout ça.
Pourquoi nous incliner ? A-t-on le choix
devant des gens influents ? Il m’est arrivé de
refuser, mais on m’a jeté en pâture à la
vindicte et j’ai dû démissionner sous les
coups de la calomnie et des ragots. Nous
avons été agressés, accusés, battus, poursuivis
en justice. Je ne jurerai pas qu’on ne donne
pas de bulletins à des connaissances, c’est
dans l’ordre des choses. Qui refuserait de
placer un cousin ou un ami ? Je ne connais
aucun Algérien qui ne le ferait pas. On aime
rendre service. Mais la cause du retard du
traitement des offres n’est que le résultat du
désordre qui règne chaque jour dans
l’administration. Qui peut s’habituer à
l’agitation, aux hurlements, aux coups
fracassants sur les portes ? Impossible de
travailler dans ce climat, avec autant de
pression.
Les responsables de l’ANEM ayant refusé de
répondre à nos demandes d’interview, ce
témoignage a été reconstitué à partir des
propos recueillis lors de différentes
déclarations de l’ancien directeur de l’agence
avec la journaliste et avec des proches.

AUJOURD’HUI 9

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

A Bir El Ater,
les contrebandiers
préfèrent le trafic d’armes
A la frontière algéro-tunisienne, il est
aujourd’hui plus rentable d’acheter et de
vendre des armes que de verser dans la
contrebande classique. Reportage à Bir El
Ater, le far west algérien.
Bir El Ater (Tébessa). B. A.
weekend@elwatan.com

MÊMES PISTES
Tout le long de la frontière algérotunisienne, de la wilaya de Annaba
à El Oued, la contrebande, d’abord
érigée en trafic de subsistance, s’est
interconnectée avec d’autres formes
de crime organisé. Surtout du côté
de Tébessa et de Souk Ahras.
Profitant de la conjoncture, certains
trafiquants ont tourné le dos à la
contrebande classique pour se
convertir en trafiquants d’armes,
empruntant les mêmes pistes
utilisées pour acheminer le
carburant, via des couloirs
incontrôlés entre l’Algérie, la
Tunisie et la Libye. A Bir El Ater,
localité contiguë avec la Tunisie,
devenue plaque tournante de tous
les trafics, au moins une vingtaine
de pistes seraient librement
empruntées par les contrebandiers.
Nous nous sommes rendus sur

place. Dans les cafés, les
maisons, les rues, il n’est
question que du colonel déchu,
El Gueddafi, et des armes en
provenance de la Libye qui
inonderaient les frontières.
Nous sommes allés dans le
quartier Géni, où les
contrebandiers, passeurs et
guetteurs sont bien implantés.

UN PA À 20 000 DA
A l’époque coloniale, Géni était
une ancienne caserne du génie
militaire. Aujourd’hui, ce
quartier compte une centaine de
maisons dont la plupart sont
aménagées en dépôts de
carburant. Depuis l’insurrection
libyenne, les habitants pointent
du doigt les contrebandiers y
habitant comme étant des
revendeurs d’armes en
provenance de Libye. «On m’a
proposé un PA à 20 000 DA»,
nous promet Hichem*, un jeune
du quartier, alors qu’un autre
nous assure avoir vu une
kalachnikov dissimulée dans
une voiture immatriculée dans
la wilaya de Batna, dont le
propriétaire est venu à Géni
s’approvisionner en carburant
vendu au marché noir. «Cet
homme aurait acheté cette arme
chez un contrebandier de la région
avec deux chargeurs, moyennant
50 000 DA», ajoute-t-il. De quoi
alimenter le climat d’insécurité –
les habitants de Géni refusent de
nous parler de crainte de
représailles – surtout depuis qu’un
camion chargé d’armes a été
intercepté le mois dernier par les
services de sécurité. Une affaire

Une région de trafic

Le trafic d’armes dans la région frontalière entre l’Algérie, la Tunisie et
la Libye a toujours alimenté les groupes terroristes des monts de
Tébessa, El Oued et Khenchela.

1996. Un certain Abdelhaï G., habitant Bir El Ater, membre de l’AIS,
révèle à la télévision algérienne avoir introduit un lot considérable
d’armes de Libye et d’Egypte en Algérie via les frontières.
2006. Un camion chargé d’armes de guerre franchit les frontières
par la localité de Bir El Ater, avant d’être intercepté par les éléments de la
Gendarmerie nationale à Biskra. Dix personnes de Bir El Ater sont
arrêtées.
2009. Un lot d’armes est découvert en novembre dans un quartier

de Bir El Ater. Treize personnes ont été écrouées pour trafic d’armes.

2010. Des fusils, de la poudre noire et des munitions sont récupérés
par la Gendarmerie nationale dans une maison aménagée en atelier de
fabrication d’armes au lieudit Bir Mokadem.

DANGERS AUX FRONTIÈRES
de trafic d’armes à Khenchela où
le chargement est passé par la
frontière en provenance de la
Libye n’a rien arrangé non plus.

SEKHIRAT L’ÉLDORADO
Suite à un coup de filet réussi,
quatre individus originaires de Bir
El Ater ont été interpellés. Nous
partons ensuite pour Sekhirat,
relevant du département de Feriana
(Tunisie). «Là-bas, vous allez
découvrir des choses à vous couper
le souffle», nous a-t-on avertis. Dans
cette zone isolée, les contrebandiers
des deux pays trouvent la tranquillité
nécessaire à leurs échanges de
marchandise. Après plus de deux
heures d’attente, nous avons
rencontré Malek*, la trentaine,
contrebandier converti récemment
au trafic d’armes. Pour lui, les
affaires vont bien. Ce dernier nous
confie avoir passé trois
kalachnikovs, cinq pistolets
automatiques, des fusils, des
munitions et d’autres armes de
guerre à des commanditaires
algériens, pour la plupart des
contrebandiers. Ces armes auraient
été volées des garnisons libyennes,
puis distribuées à la population
avant de se retrouver sur les marchés
illégaux en Tunisie puis de transiter
vers l’Algérie à la demande des

contrebandiers. Les opérations se
font de nuit. C’était le cas en
particulier pendant le mois de
Ramadhan. Malek nous raconte
avoir contacté, via son téléphone
portable, un autre Tunisien habitant
l’extrême sud de la Tunisie, à la
frontière libyenne, dans la wilaya de
Guebeli. Celui-ci aurait introduit,
avec deux Libyens de Ghadamès,
via la frontière algéro-libyenne,
trois chargements d’armes de
guerre.

L’ÉTAU SE RESSERRE
Mais de l’avis du jeune trafiquant,
la situation est en train de changer :
l’étau se resserre de plus en plus
autour de la dizaine de trafiquants
libyens et tunisiens qui font de la
contrebande d’armes vers l’Algérie,
surtout du côté des wilayas d’Illizi
et d’El Oued. «Tous ces
contrebandiers, armés jusqu’aux
dents, forment une véritable mafia,
nous raconte un ex-trafiquant qui a
laissé tomber suite à la mort de son
fils aîné. Ils utilisent leurs armes
surtout lors des coursespoursuites.» Dans la commune
d’El Oglat Melha, près de Bir El
Ater, un contrebandier a ainsi tiré
plusieurs coups de sommation,
avertissant les habitants de la
commune qui voulaient bloquer la

El Watan
Week-end

Bir El Ater, 90 km au sud de
Tébessa. Au premier regard, la
ville donne l’impression d’être
tombée
aux
mains
de
contrebandiers qui ne se cachent
même pas. Des camionnettes
chargées de jerricans circulent à
toute allure, sans papiers, ni
plaques
d’immatriculation
pendant que de longues files de
voitures patientent devant les
stations-service à sec. Pour rappel,
le 14 septembre dernier, un camion
transportant 7000 litres de
carburant destiné à la contrebande
a été saisi par la sûreté de daïra de
Chréa, à 40 km au sud de Tébessa.
Le Sahel n’est pas la seule région
à connaître une flambée de la
contrebande depuis le conflit en
Libye.

route à ce trafiquant. Une histoire
qui ressemble à celle de Oglat
Ahmed, à quelques mètres
seulement des frontières. «Un soir
du mois d’août, un peu avant l’heure
du f’tour, il y a eu un accrochage
entre deux clans de contrebandiers,
relate un habitant. Des tirs nourris
de mitrailleuses. Au début, je croyais
que c’était des terroristes…» Des
mesures de sécurité ont été prises en
septembre
dernier
visant
essentiellement l’interdiction de
l’accès de personnes à travers les
postes frontaliers de Debdab et Tin
Koum dans la wilaya d’Illizi. Des
moyens matériels et humains ont été
déployés sur place pour parer à toute
tentative d’introduction d’armes
dans le territoire algérien, assure-ton du côté des autorités algériennes.
Du côté de la Tunisie, et le long de
la frontière, des barrages fixes ont
été renforcés par des moyens
humains, et des cantonnements de
gardes communaux ont été
implantés un peu partout.
*Les prénoms ont été changés

10 MONDE
1

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

Koweït

2

Elections locales en décembre

Rassemblement contre la corruption

Près de 3000 Koweïtiens ont participé,
cipé, mercredi
soir, à un rassemblement à l’appel de l’opposition
pour dénoncer les affaires de corruption
orruption qui
secouent le riche émirat pétrolier.

3

Plusieurs des orateurs au cours du
meeting, tenu au milieu
d’importantes mesures de sécurité
à Koweit City, ont mis en garde les
autorités contre une intensification
des manifestations si elles
n’agissaient pas. Certains ont
réclamé la démission du
gouvernement.
L’opposition
libérale, nationaliste et islamiste
s’est fortement mobilisée depuis
que la presse a révélé qu’un certain
nombre de députés progouvernementaux avaient reçu des
centaines de millions de dollars en
pots-de-vin. Une enquête est déjà en cours. Les
comptes en banque d’au moins 14 députés
seront examinés.

France

Karachi : Villepin accusé
de complot contre Sarkozy !
L’intermédiaire en armement Ziad Takieddine —
mis en cause dans le scandale lié à des ventes
d’armes françaises au Pakistan et à l’Arabie
Saoudite au milieu des années 1990,
0, lesquelles
auraient entraîné des financements
nts illégaux
de la campagne présidentielle d’Edouard
Balladur en 1995 — a accusé hier l’ex-Premier
ex-Premier
ministre Dominique de Villepinn d’avoir
organisé «un complot» contre Nicolas
Sarkozy dans ce dossier sans pour
ur autant
apporter de preuve, qu’il dit réserver
erver à la
justice. Deux proches du président
nt Sarkozy
ont été également inculpés dans cette
ette affaire,
soupçonnés, l’un d’avoir été chercher
ercher des
valises de billets en Suisse avec M. Takieddine,
et l’autre de les avoir réceptionnées.
s. Un avocat
de M. Villepin a répondu que l’intermédiaire
ntermédiaire
tentait de «faire diversion».

5

Syrie

La Syrie organisera le 12 décembre prochain des
élections locales, une décision prise dans le cadre
de la mise en œuvre d’une série de «réformes»
initiées par le président Bachar Al Assad pour
apaiser les tensions. Le pays fait face, depuis des
mois, à un large mouvement de contestation
marqué pas des violences. Plus de 2900
personnes ont été tuées depuis le début de la
répression, a indiqué hier le Haut-Commissariat
de l’ONU aux droits de l’homme qui procédera

4

demain à l’examen périodique universel de la
situation des droits fondamentaux en Syrie, une
procédure à laquelle tous les pays membres des
Nations unies doivent se soumettre. La procédure
intervient alors que les pays occidentaux ne sont
pas parvenus à imposer un projet de résolution
au Conseilde sécurité condamnant le régime
syrien pour sa répression, la Chine et la Russie
ayant utilisé leur veto.

Yémen
Situation toujours chaotique
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier à
Sanaa, réclamant le départ du président Ali
Saleh, alors que 8 personnes ont été
blessées lors de la dispersion par
la police d’une manifestation
à Taëz, rapportent des
médias citant des
sources médicales
et des témoins.
S elon
ces
sources, la
police aurait tiré à balles réelles sur des manifestants,
3
dans le centre de Taëz, qui défilaient pour dénoncer
le violent bombardement
la veille du centre de
bo
cette ville qu
qui avait fait 7 tués et 145 blessés. De
2
combats ont par ailleurs opposé, dans la
violents com
nuit de mercredi à jeudi, les troupes
5
1
gouvernementales
aux hommes du puissant
gouvernem
6
chef tribal rallié au mouvement de contestation,
cheikh Sadek
Sad Al Ahmar, chef de la confédération
tribale des Hached, dans le nord de Sanaa.

4

6

Libye

Le «guide» s’adresse
à ses fidèles

Afghanistan

Appel au départ de l’Otan
Quelque 200 Afghans ont manifesté,
sté, hier, dans les rues de la
capitale Kaboul pour condamner l’invasion
nvasion des troupes occidentales,
déployées depuis dix ans sur le territoire
rritoire afghan et dont les opérations
ont fait de nombreuses victimes civiles.
viles. A la veille du dixième anniversaire de
l’invasion occidentale de leur pays, toujours déchiré par les violences, les
protestataires, issus d’un petit parti
rti politique Afghanistan Solidarité, ont défilé calmement,
dans le centre de la capitale, indiquent
uent des médias. L’OTAN, qui soutient le gouvernement de Kaboul
dans la lutte contre les talibans, doit
it transmettre progressivement d’ici à fin 2014, la responsabilité de
la sécurité aux forces afghanes et prévoit de retirer d’ici à cette date l’ensemble de ses troupes de
combat.

Dans un messa
message sonore à peine audible diffusé hier
par la chaîne A
Arraï basée en Syrie, le dirigeant en
fuite Mouammar El Gueddafi a appelé les Libyens à
manifester «par millions»
contre le nouveau pouvoir
m
libyen. «J’appelle le ppeuple libyen, hommes et femmes, à
sortir pour manifester ppar millions à nouveau sur les places,
dans les rues et dans toutes
tou les villes», a déclaré le «guide»
déchu, encore soutenu par un grand nombre de loyalistes,
notamment à Syrte, où les
troupes du Conseil national de
transition se heurtent à leur forte
résistance. Les combats entraînent un
déplacement important de la population prise au
piège. Mais pour les déplacés de Syrte, le danger vient plutôt
du ciel. Ils protestent contre l’intensification des raids aériens
qui n’épargnent pas les civils. Des dizaines de voitures
chargées de réfugiés fuyaient hier l’un des deux plus grands
bastions
Gueddafi.
b i d’El G
dd fi

PHOTOS : D. R.

Abbas appelle l’Europe à soutenir «le printemps palestinien»
Après une victoire mercredi à l’Unesco, le
président palestinien, Mahmoud Abbas, a
poursuivi hier son offensive diplomatique,
demandant aux Européens de soutenir le
«printemps palestinien» en appuyant sa demande
d’adhésion à l’ONU. «Vous avez soutenu le
printemps arabe qui recherchait la démocratie et
la liberté. Désormais, le printemps palestinien est
arrivé, demandant la liberté et la fin de
l’occupation», a déclaré M. Abbas lors d’un
discours en arabe devant l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe. «Nous
méritons votre soutien», a-t-il lancé sous les
applaudissements des parlementaires des 47 Etats
de l’organisation paneuropéenne, après avoir
exprimé sa «fierté» de l’appui symbolique apporté
en début de semaine par cette assemblée. Mardi,
l’APCE a fait un «partenaire pour la démocratie»
du Conseil national palestinien. L’Assemblée a
également formellement soutenue la demande des
Palestiniens d’obtenir une reconnaissance d’un
Etat de Palestine. A ces marques de soutien est
venue s’ajouter mercredi une victoire diplomatique
avec l’approbation d’une recommandation à
l’Unesco pour faire de la Palestine un membre à
part entière de cette organisation, malgré
l’opposition des Etats-Unis. Mahmoud Abbas a
longuement justifié son offensive diplomatique

hier, expliquant que les espoirs des Palestiniens
d’avoir leur propre Etat avaient été trop longtemps
déçus. Face au blocage des négociations, «notre
seule alternative a été de nous tourner vers la
communauté internationale et de l’appeler à
ouvrir de nouveaux horizons pour le processus de
paix», a-t-il dit soulignant qu’il était favorable à la
dernière proposition du Quartette (Etats-Unis,
ONU, Union européenne et Russie) appelant à la
reprise des pourparlers bloqués depuis plus d’un
an tout en rappelant que l’arrêt de la colonisation
était «une des conditions nécessaires» pour cette
reprise. M. Abbas a, par ailleurs, affirmé essayer
de «faire un accord entre le Hamas et Israël pour
que l’on s’arrange pour faire libérer le soldat
Gilad Shalit», kidnappé en juin 2006 par des
groupes armés palestiniens. Face à cette main
tendue de la part des autorités palestiniennes, les
actes de vandalisme des colons israéliens
s’intensifient. Hier, plus d’une centaine d’oliviers
ont été coupés par des colons juifs au sud de
Naplouse selon un responsable local. Mardi, deux
étudiantes palestiniennes ont été renversées par la
voiture d’un colon près de Naplouse au lendemain
de l’attaque contre une mosquée à El Khalil en
Cisjordanie.
Mehdia Belkadi avec agences

El Watan

NOBEL DE LITTÉRATURE

P14

And the winner is... Tomas Tranströmer

ENCORE UN NOBEL (DE LA PAIX)

Pp12-13

Jean Jouzel au CCF d’Alger ce dimanche

planète

L’UE marque un point face
aux compagnies aériennes

n te de p che

avec le droit
international», s’est
aussitôt félicitée la
commissaire
européenne chargée
du climat, Connie
Hedegaard. Elle a
promis que l’UE
ferait preuve d’esprit
«constructif» pour
aider
les
compagnies
aériennes à appliquer la législation
européenne. L’Association internationale
du transport aérien (IATA) a fait part quant
à elle de sa «déception». L’opinion de
l’avocat général de l’UE «n’est pas
partagée par la communauté
internationale», a affirmé le directeur
général de l’IATA, Tony Tyler. La décision
de l’UE de faire payer aux compagnies
aériennes leurs émissions de CO2 est
susceptible de créer «de graves tensions
au détriment de l’industrie aéronautique»,
a estimé pour sa part l’avionneur européen
Airbus. Cette mesure pourrait mettre les
compagnies aériennes européennes en
position concurrentielle désavantageuse, a
estimé Airbus. Les compagnies aériennes
européennes et Airbus redoutent d’être
pris dans une spirale de représailles. La
Chine a ainsi récemment évoqué de
possibles rétorsions en cas d’application
du système à ses compagnies.

Le 17 octobre 1961
vu par... Khaled
P16

par Nawel Louerrad

ALBERTO JIMÉNEZ ALBURQUERQUE

L’Union européenne
a remporté un point
décisif, hier, dans
son bras de fer avec
les compagnies
a é r i e n n e s
américaines qui
contestent son projet
de faire payer les
émissions de CO2
de leurs avions pour
lutter contre le
réchauffement climatique. Le système
d’échange de quotas d’émission de CO2
mis en place par l’UE pour le transport
aérien est conforme au droit international,
a estimé l’avocat général de la Cour
européenne de justice de Luxembourg,
Juliane Kokott. Cet avis n’est pas
contraignant mais, dans 80% des affaires,
les juges de Luxembourg vont dans le
même sens que l’avocat général quand ils
rendent leur arrêt. Ce qui porterait un coup
sévère aux prétentions des compagnies
aériennes américaines qui avaient introduit
un recours devant la justice européenne.
«L’intégration des activités aériennes
internationales dans le système UE
d’échange de quotas d’émission est
compatible avec les dispositions et
principes de droit international», a estimé
Mme Kokott. «Je suis heureuse de voir
que l’opinion de l’avocat général juge la
directive de l’UE entièrement compatible

12

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

Du vendredi 7 au mardi 11. Tlemcen.
Journées culturelles de la République
d’Iran.

Tlemcen
aux couleurs
de l’Iran

Vendredi 7. A 18h : inauguration des
expositions : arts plastiques,
miniatures, sculpture, tapis et tissus,
livres et encyclopédies, ateliers. A
19h30 : gala d’ouverture : lecture de
versets coraniques, discours
inaugural, troupe Hamdalène d’Iran.
Samedi 8. De 14h à 18h : poursuite des
expositions, ateliers. A 18 h :
projection du film Hafilat Elleyl, en
présence de son réalisateur Kiomarth
Borahmed. A 20h : projection du film
Dhayf el Walida. Au palais de la
culture.
Dimanche 9. De 14h à 18h : poursuite
des expositions, ateliers. Au palais de

CINÉ

Cinémathèque Alger

Dimanche si loin de
moi, de Ken Hannam

Cinémathèque Oran

Samedi 8, à 14h
et 17h

Counterpars, de Kim
Scheffel et John de
Caux

Cinémathèque Alger

Dimanche 9, à
17h

Domaine, de Patric
Chiha

Cinémathèque Alger

Dimanche 9, à
13h30

Divine créature, de
Guiseppe Patroni

Cinémathèque Oran

Dimanche 9, à
14h et 17h

Le deuxième homme,
de Carol Reed

Cinémathèque Tiaret

Dimanche 9, à
14h et 17h

Cinémathèque Sidi
Bel Abbès

Dimanche 9, à
14h

Berénice, de Pierre
Jolivet
That sould not be, de
Ron Hoaward

Cinémathèque Alger

Samedi 8, à 17h

Lundi 10, à 13h30

Just between us, de
Rajko Grlic

Cinémathèque Alger

Le chanteur de
Mexico, de Richard
Pottier

Cinémathèque Oran

La baie des anges, de
Jacques Demy

Cinémathèque Sidi
Bel Abbès

Lundi 10, à 14h
et 17h

Le couteau dans l'eau,
de Anatol Litvak

Cinémathèque Tiaret

Lundi 10, à 14h
et 17h

Tideline, de Wajdi
Mouawad

Cinémathèque Alger

Lundi 10, à 17h

Invisible, de
David S. Goyer

Cinémathèque Alger

Atlantic City, de
Louis Malle

Cinémathèque Tiaret

Mardi 11, à 14h
et 17h

Meurtre par accident,
de Vittorio Sala

Cinémathèque Oran

Mardi 11, à 14h
et 17h

les aventures de
Sindbad, de Ben
Hayflick
La terre parle arabe,
de Maryse Gargour

Théatre régional
Oran
CCA Paris

Falling from eart, de
Chadi Zeneddine

Cinémathèque Alger

Le vent des Aurès, de
Mohamed Lakhdar
Hamina

El Mougar

Mardi 11, à 17h

Mardi 11, à 14h

Mardi 11, à 19h
Mercredi 12, à
13h30
Mercredi 12, à
14h,15h, 20h

Le ruban blanc, de
Michael Haneke

CCF Alger

Mercredi 12, à
15h et 18h30

Arriba Espana, de
José Maria berzosa

Cinémathèque Oran

Mercredi 12, à
14h et 17h

Le hibou chasse
la nuit, de Wiliam
Klinger
Anna et les loups, de
Carlos Saura

Cinémathèque Sidi
Bel Abbès
Cinémathèque Tiaret

Décembre, de
Mohamed Lakhdar
Hamina

El Mougar

The house of
branching love, de
Mika Kaurismäki

Cinémathèque Alger

Veloma, de Marie de
Laubier
Polar, de Jacques Bral
Le brigand bien aimé,
de Nicholas Ray

Mercredi 12. Alger. 22h. Soirée spéciale
Elvis Presley. Au Crystal, Hilton, Pins
Maritimes.

Mercredi 12, à
14h et 17h
Mercredi 12, à
14h et 17h
Jeudi 13, à 14h,
15h et 20h
Jeudi 13, à 17h

Jeudi 13, à 13h30
Cinémathèque Alger
Cinémathèque Sidi
Bel Abbès

Jeudi 13, à 14h
et 17h

Cinémathèque Tiaret

Jeudi 13, à 14h
et 17h

Photos. Du lundi 10 octobre (18h,
vernissage en présence de Patrick
Zachmann) au jeudi 3 novembre.
Alger. Magnum Photo. L’exposition
présente une sélection de 55
photographies. Des photos parmi
les plus connues de notre histoire
contemporaine, qui nous
replongent dans l’actualité la plus
brûlante de notre époque. Reporters
sans frontières a 25 ans. Un quart de
siècle au service de la défense de la
liberté de la presse partout dans le
monde. A l’occasion de ses 25 ans,
Reporters sans frontières s’est
associé à Magnum Photos pour
publier son album anniversaire
«Magnum Photos, 101 photos pour
la liberté de la presse». Au CCF, 7,
rue Hassani Issad. Tél. : 021 73 78
20/21.

Conférence

Arts plastiques. Jusqu’au lundi 10.
Alger. Exposition collective d’arts
plastiques «A6» Amine Khodja
Sadek, Larbi Arezki, Bourdine
Moussa, Djemaï Rachid, Nedjaï
Mustapha et Oulhaci Mohamed. Au
MaMa, 25, rue Larbi Ben M’hidi. Tél. :
021 302 130.
Photos. Jusqu’au lundi 10. Alger. De
11h à 16h30. «Rome vision ouverte,
photographies 1976-2006»,
promenades romaines, parcours
dans le temps et dans l’espace par
Silvia Massotti. Au Centre culturel
italien, 4 bis, rue Yahia Mazouni.
Photos. Jusqu’au jeudi 13. Paris.
«Retour sur l’Île Seguin» ou

Petit format. Du lundi 3 au jeudi 20
octobre. Alger. 11e Salon d’automne
du petit format. Galerie Dar El Kenz.

Architecture. Jusqu’au dimanche
30. Paris. Zaha Hadid, une
architecture. A l’Institut du monde
arabe. 1, rue des Fossés SaintBernard, place Mohammed V. Tél. :
0140 513 838.
Peinture. Jusqu’au jeudi 20. Annaba.
«Couleurs et patrimoine» par Essia
Bougherra. Au CCF, 8, bd du 1er
Novembre 1954. Tél. : 038 86 45
40/038 80 22 59.

Dimanche 9. Alger. 17h. Jean
Jouzel, directeur de recherche
au CEA et colauréat du Prix
Nobel de la paix 2007, anime une
conférence sur le réchauffement
climatique. Au CCF, 7, rue
Hassani Issad. Tél. : 021 73 78
20/21. Et aussi : lundi 10 à 19h au
CCF d’Oran, 112, rue Larbi Ben
M’hidi. Tél. : 041 40 35 41.

Samedi 8. Alger.
14h. En marge du
4e Festival de la
bande dessinée
d’Alger, une
rencontre est
organisée avec
Benoît Peeters
pour la
présentation de sa
biographie du
philosophe
Jacques Derrida.
Modérateur :
Sofiane Hadjadj.
Benoît Peeters est
né en 1956.
Ecrivain et
scénariste, il a suivi
des études de
philosophie à la
Sorbonne puis a
été l’élève de
Roland Barthes à
l’Ecole des hautes
études en sciences
sociales (EHESS).
Spécialiste de
bande dessiné, il a
publié de
nombreux
ouvrages parmi
lesquels Les cités
obscures (en
collaboration avec

l’histoire de l’immigration
maghrébine, notamment
algérienne. Expositions de
photographies de Yann MauryRobin. Centre culturel algérien, 171,
rue de la Croix Nivert. Tél. : 01 45 54
95 31

Peinture. A partir du lundi 19.
Constantine. A 17h. Exposition de
Nadir Remita. Né dans une famille
de cheminots algériens, Nadir
Remita étudie la peinture, la
publicité et l’infographie. Il entame
sa carrière comme illustrateur et
dessinateur de presse, puis se
dirigea vers le design graphique et
l’infographie. Esprit
anticonformiste, il se détourna
d’une carrière publicitaire pour se
consacrer à l’art plastique, sa plus
grande passion. Son travail de
jeunesse révèle déjà son goût pour
le signe. Il devait subir alors une
triple influence : la calligraphie
arabe, le signe berbère et
l’architecture des médinas du
Maghreb… Au CCF, 1, boulevard de
l’Indépendance. Tél. : 021 31 91 25 91.

Soirée. Alger. 20h. Soirée
algéroise au Havana, centre
commercial Bab Ezzouar. Dîner
spectacle : 2000 DA/personne.
Tél. : 07 71 68 47 57 ou 05 54 83
52 50.
Enfants. Alger. 10h. Bravo
l’artiste par l’association
Asdiqa’ el fen de Chlef. Salle El
Mougar, 2, rue Asselah Hocine.

Enfants. Batna. Rêve de la nuit
hivernale. Au théâtre régional.

Elvis

Musique

Peintures. De 17h à 20h. Dély
Ibrahim. «L’amour plus fort que la
mort». Exposition de l’artiste
peintre Abderezak Hafiane. Galerie
Aïda.

Conférence

Mardi 11. De 10h à 18h : poursuite des
expositions, ateliers. A 19h30 : gala de
clôture. Projection du film Sainte Marie.

Lundi 10, à 14h
et 17h

Mardi 11, à 13h30

VENDREDI 7

Enfants. Oran. 10h. Batcha oua
el moualim, mis en scène par
Mohamed Yabdri. Au Théâtre
régional, place du 1er
Novembre 1954. Tél. : 041 39 70
89.

n’est pas mort

Cinémathèque Alger

A perfect couple, de
Jeong-woo Kim

Samedi 8, à 13h30

Affiche du film 2012

Lundi 10. De 14h30 à 18h : poursuite des
expositions, ateliers. Au palais de la culture.
A 16h : conférence sur le thème «Machahîr
âlem el islami» par le Dr Fatima Kadri
Ardakane, vice- recteur de l’université
d’Yazed. A 19h30 : projection du film Très loin
et très proche. Au palais de la culture.

SÉANCES

Garimpeiro, de Marc
Barrat

Un Nobel pour nous
parler du climat

la culture. A 16h : conférence ayant pour
thème «Tlemcen, el mouqawama ouel
îrfen» par le Dr Mohamed Ali Adhrachab,
conseiller auprès du ministre de la Culture
et El Irched el islami. à l’université de
Tlemcen. A 18h : projection du film Mekene
lil Hayet. A 19h30 : gala artistique avec la
troupe Hamdalène d’Iran. Au Palais de la
culture.

au ciné
FILMS

13

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

Jacques Derrida, par
Benoît Peeters

François Schuiten).
Il est considéré
comme un des
meilleurs
connaisseurs de
Hergé, sa
biographie Hergé,
fils de Tintin
(Flammarion,
2002) faisant
autorité en la
matière. En 2010,
après trois ans de
travail, la
consultation
d’archives inédites
et des entretiens
avec plus d’une
centaine de
témoins, il publie
une biographie
monumentale du
philosophe
Jacques Derrida
(né à Alger en 1930
et décédé en 2004),
inventeur du
concept de la
«déconstruction»
et considéré
comme l’un des
plus grands
philosophes du XXe
siècle. A la villa
Abdellatif.

Et aussi :

consulter le
programme du
FIBDA en p15.

Exposition
Nourredine
Tabrha à Constantine

Lundi 10. Constantine. 17h
(vernissage). Exposition de
Noureddine Tabrha. Ce
plasticien algérien, né en 1967
à Tadjemout, au sud des Aurès,
a participé en 2011 à la 2e
biennale d’arts et de culture du
Caire eten 2010 au Festival
international des arts
plastiques à Fès, au Maroc. Au
CCF, 1 boulevard de
l’Indépendance.
Tél. : 021 31 91 25 91.

Musique. Aïn Sefra. Plateau
musical avec la troupe cheikh
Aek El Khaldi, Mezghena, El
Besma. Au centre culturel.
Enfants. Tizi Ouzou. Sayade el
assal et Le chasseur de miel. Au
théâtre régional.
Concert. Oran. 18h. Concert
avec Abdelkader Bouhi, Samir
Lalak, Houcine Driss, Narjes.
Au théâtre régional, place du
1er Novembre 1954. Tél. : 041
39 70 89.
Théâtre. Annaba. La chèvre et
le loup. Au théâtre régional.
Musique. Guelma. Festival
culturel local de l’inchad. A la
maison de la culture.
Enfants. Skikda. Le souverain
assoiffé, par l’association
Arrekh adhaâbi de Annaba. Au
théâtre régional.
Enfants. Béjaïa. La sorcière et
les orphelins. Au théâtre
régional.

SAMEDI 8
Enfants. Alger. 10h.Bravo
l’artiste, par l’association
Asdiqa’ el fen de Chlef. Salle El
Mougar, 2, rue Asselah Hocine.
Dédicace. Alger. 14h30. Kamel
Bouchama dédicace L’exil
fécond. A la librairie Générale
d’El Biar.
Colloque. Alger. 12h. La
fondation Mahfoud Boucebci
organise un colloque en
mémoire de Mahfoud Boucebci
sur le thème de l’épilepsie. Au
cercle Frantz Fanon, Riad El
Feth.
Musique. Alger. 14h. Concert
100% acoustique avec Worried
Mind : Alilou (guitare solo, back
voice), Mounir (guitare, lead
vocal), Sid Ali (bass, back
voice), Amine (drums). Salle
Sierra Maestra, Meissonier.

Dédicace. Béjaïa. 14h. Café
littéraire avec Yassin Temlali
autour de son livre Algérie,
chroniques ciné-littéraires de
deux guerres (Ed. Barzakh). Au
théâtre régional, bd
Amirouche, tél. : 034 21 10 92.
Enfants. Batna. Rêve de la nuit
hivernale. Au théâtre régional.
Festival. Constantine. Du
samedi 8 au 13. Festival
culturel national de la poésie
féminine. Maison de la culture.
Enfants. Oran. 14h. Batcha oua
el moualim, mis en scène par
Mohamed Yabdri. Au théâtre
régional, place du 1er
Novembre 1954. Tél. : 041 39 70
89.
Humour. Oran. 18h. Stand up
Mohamed, de Mustapha
Adnani, mis en scène par
Mohamed Yabdri. Au théâtre
régional, place du 1er
Novembre 1954. Tél. : 041 39 70
89.
Musique. Guelma. Festival
culturel local de l’inchad. A la
maison de la culture.
Théâtre. Mascara. Le conflit,
par la coopérative Diwan Halka
de Tiaret. A la maison de la
culture.
Enfants. Béjaïa. 18h. La
sorcière et les orphelins. Au
théâtre régional.
Musique. Sidi Bel Abbès.
Plateau musical avec
Abdelkader Bouhi, Samir Lalk,
Hocine Driss, Bensaber
Boukherrouba, Nardjess. A la
maison de la culture.

Evènement. Tlemcen.
Exposition Nouba. De 15h à 17h
: table ronde en hommage à
Ghaouti et Mohamed Bouali.
17h : présentation des legs :
manuscrits, livres, partitions...
19h : concert animé par la
Slam. A la maison de la culture
Abdelkader Alloula.
Concert. Oran. Concert avec
Rahma Boualem, Karbab
Khada, Hadj Arab, Zouhir
Meznad. Au théâtre régional,
place du 1er Novembre 1954.
Tél. : 041 39 70 89.
Enfants. Tizi Ouzou. Rêve de la
nuit hivernale. Au théâtre
régional.
Concert. Aïn Sefra. A 18h.
Concert de Miloud. Centre
culturel.
Gala. Béjaïa. A 19h. Gala animé
par Yacine Zouaoui. Théatre
régional.

MERCREDI 12
Concert. Tlemcen. 19h.
Exposition Nouba. Concert
animé par l’association El
Kourtoubia. A la maison de la
culture Abdelkader Alloula.
Théâtre. Oran. 18h. Le jeu du
mariage, de Mourad Senouci.
Au théâtre régional, place du
1er Novembre 1954. Tél. : 041
39 70 89.
Concert. Béchar. A 18h. Concert
de Moussa Boulssas. Maison de
la culture.

Théâtre. Batna. Yajrah wi dawi.
Au théâtre régional.

JEUDI 13

Danses. Paris. 20h30. Festival
Transes avec du gnaoua, du
diwan, du stambali, du vaudou,
du candomblé... Entrée : 13
euros. Au Centre culturel
algérien, 171, rue de la Croix
Nivert. Tél. : 01 45 54 95 31.

Conférence. Alger. 18h.
«Qu’est-ce que la littérature
algérienne francophone aux
Etats-Unis ?», état des lieux de
la diffusion et l’enseignement
de la littérature algérienne aux
Etats-Unis. Par Alexandra
Gueydan-Turek, professeur
d’études francophones à
Swarthmore College. Au Centre
d’études Diocésain Les Glycines
5, chemin Slimane Hocine. Tél. :
021 23 94 85.

DIMANCHE 9
Concert. Mascara. A 18h. Soirée
animée par Karim Mesbahi.
Maison de la culture.
Danses. Paris. 20h30. Festival
Transes avec du gnaoua, du
diwan, du stambali, du vaudou,
du candomblé... Entrée : 13
euros. Au Centre culturel
algérien, 171, rue de la Croix
Nivert. Tél. : 01 45 54 95 31.

LUNDI 10
Musique. Tindouf. Plateau
musical avec la troupe cheikh
Aek El Khaldi, Mezghena, El
Besma. Au centre culturel.

Théâtre. Annaba. La chèvre et
le loup. Au théâtre régional.

Chanson. Saïda. Youcef Kahoul.
A la maison de la culture.

Enfants. Tizi Ouzou. Sayade el
assal et Le chasseur de miel. Au
théâtre régional.

MARDI 11

Musique. Béchar. Plateau
musical avec la troupe cheikh
Aek El Khaldi, Mezghena, El
Besma. A la maison de la
culture.

culturelle de fouka. Au centre
culturel de Bouheni.

Conférence. Alger. 15h.
Conférence «critique d’art»
dans le cadre du programme
Isdarates. Salle Atlas, Bab El
Oued.

Théâtre. Tizi Ouzou. Al
imbratour oua al mohandissa.
Au théâtre régional.

Rencontre. Alger. 16h. «Taoued
Amrouche romancière» par
Amhiss Djoher. Au palais de la
culture Moufdi Zakaria.

Enfants. Skikda. L’œuf vert par
l’association Arrekh adhaabi de
Annaba. Au théâtre régional.

Enfants. Alger. 14h. Yassmin,
signe de bien, par l’association

Danse. Alger. 29h. Waiting...
Waiting for... The night ? Et
Infini. Par la compagnie Paco
Dècina Post-Retroguardia. Au
CCF, 7, rue Hassani Issad. Tél. :
021 73 78 20/21.
Concert. Tlemcen. 19h.
Exposition Nouba. Concert
animé par l’orchestre
Redouane. A la maison de la
culture Abdelkader Alloula.
Enfants. Tlemcen. 16h. Dans
ma fusée, spectacle pour
enfants à l’occasion de la fête
de la science. 1, rue
commandant Djeber. Tél. : 043
26 17 15/043 26 17 22.
Théâtre. Oran. 18h. Le jeu du
mariage, de Mourad Senouci.
Au théâtre régional, place du
1er Novembre 1954. Tél. : 041
39 70 89.
Concert. Mascara. A 18h.
Concert de Ammari Fatiha.
Maison de la culture.
Soirée. Blida. A 21 h.
L’association El Badr et la radio
chaîne I organisent une soirée
culturelle musicale pour la
sensibilisation sur le cancer du
sein.

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

CULTURE ET IMPÉRIALISME
Edward Said sonde des chefs-d’œuvre de
la tradition occidentale et montre
comment quelques-unes des productions
culturelles les plus vénérées font appel
aux mêmes énergies qui entrent dans la
construction des empires. Au-delà des
nationalismes de division, il montre le
chemin vers une prise de conscience que
la véritable communauté humaine est
mondiale. Ed. Apic.

«Les Blidéens n’aiment pas leur ville. Ils se
plaignent de la dégradation de la cité, mais
ne font rien pour la sauver. Il y a plus de
nostalgie que de réaction. Personne ne dit
“nous avons une ville qui a du caractère et
qu’il faut lui redonner son âme’’. Venu
d’Andalousie, Sid Ahmed El Kebir s’est
arrêté dans une région paradisiaque riche en
eau. Et c’est grâce à l’eau que cette ville est
née. Allez voir dans quel état est l’oued Sidi
Kebir, une eau polluée, des ordures, de la
saleté… Sidi Kebir se retourne sans doute
dans sa tombe…»

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

C’est le Festival de BD qui monte qui monte. Une expérience
unique dans le monde arabe, où dessinateurs amateurs,
professionnels et spécialistes du 9e art partagent leur
passion autour d’un café. Si vous n’avez pas encore été au
FIBDA, il vous reste encore deux jours pour en profiter.
Assister à des conférences, acheter des BD et traquer les
stars sous les tentes...

14 IDÉES
MONDE ARABE : UN PRINTEMPS DES
PEUPLES ?
Samir Amin, professeur égyptien
d’économie politique du
développement, analyse le
Printemps arabe, ses potentialités,
mais aussi les dangers de
dévoiement et de récupération. Il
montre comment, pour mieux
comprendre le monde arabe, il faut
l’envisager sur la durée. Ed. Apic.

Denis Martinez a fait un travail similaire avec
des poètes dans un livre intitulé Bouches
d’incendie. Tahar Djaout, Abdelhamid
Laghouati, Hamid Tibouchi, Omar Azradj
avaient, entre autres, contribué à cette œuvre.
«A une certaine époque, j’ai remarqué que les
gens achetaient peu de livres de poésie et
étaient plus attirés par l’image. J’avais alors
décidé de traiter la poésie par l’image à la
façon de la bande dessinée pour la faire lire»,
a précisé Denis Martinez. «Depuis 2004, j’ai
quitté le mythe de l’artiste. Les galeries, les
expositions, je n’y crois plus ! Surtout
lorsqu’on voit les soi-disant civilisations
démocratiques de ce monde bombarder des
musées et venir, après, parler de culture. Ces
civilisations dominent le commerce de l’art.
Tous les artistes sont piégés par cela. Moi, je
veux être libre et je veux vivre le présent
parmi les gens», a-t-il confié. Avec Hassan
Metref et Salah Silem, Denis Martinez a lancé
le festival Raconte Arts, qui sillonne les
villages de Kabylie. Il y réalise des créations
éphémères sur place avec des poètes, des
écrivains et des comédiens de la région. Et
que pense-t-il de sa ville d’adoption, Blida ?

été publiés. Al Jabiniha thaoura oua kitab est
mon premier livre. J’étais heureux de le voir
présenté au 16e Salon international du livre
d’Alger. J’ai écrit des nouvelles et de la
poésie. J’ai également publié sous forme de
PDF un livre sur internet.

IDÉES 15

Retrouvez le diaporama sur
www.elwatan.com

sur le net

IBN KHALDOUN, UN GÉNIE MAGHRÉBIN
A l’occasion du 600e anniversaire de la
mort d’Ibn Khaldoun, Smaïl Goumeziane
analyse, sur fond d’histoire du Maghreb,
les apports essentiels de ce génie
maghrébin aux sciences humaines.
Approfondissant les causes du déclin du
Maghreb depuis la chute de Grenade,
l’auteur remonte jusqu’au XVIIIe siècle et
renoue les fils de la pensée khaldounienne
et ceux du siècle des lumières. Edif 2000.

de vente-dédicace au FIBDA. Le livre se
déroule comme un film découpé en plusieurs
chapitres. L’artiste peintre, scénographe et
dessinateur, Arzeki Larbi, est pris comme un
personnage de l’histoire. «J’ai fait des
recherches de photos, d’archives et sur les
lieux. C’est une histoire qui démarre à Blida,
qui se poursuit dans les quartiers de la ville et
qui va se terminer dans un dépotoir. Le
personnage va faire tout un chemin pour la
reconnaissance du patrimoine en phase de
disparition. Il va rencontrer un derwich qui
va l’emmener dans une cité magique que
personne ne pourra voir. Une cité faite à
partir de bijoux traditionnels, de fibules
kabyles, de bracelets targuis, de kholkhals, de
khomsa, de motifs andalous de Blida, des
portes des vieilles maisons de douirette…»,
explique-t-il. A la fin, les bêtes apparaissant
dans les gravures rupestres et qui font l’objet
de dégradation sont regroupées par le derwich.
Il les a cachées dans un endroit secret. Le
derwich ouvre sa main en forme de khomsa et
demande au personnage de fermer les yeux.
«Celui-ci se retrouve alors dans un
dépotoir !», appuie l’artiste. Par le passé,

Denis Martinez en lecture spectacle ce soir au FIBDA
Fayçal Métaoui
fmetaoui@elwatan.com
«Où est passé le grand troupeau ?» Une
grande question en ces temps d’incertitude et
de contre-révolte. C’est aussi le titre choisi
par l’artiste peintre Denis Martinez à un livre
fait de dessins et de textes épars publié aux
éditions Dalimen et présenté au 4e Festival
international de la bande dessinée d’Alger qui
se tient actuellement à l’esplanade de Riad El
Feth. Le livre a été édité une première fois par
l’Entreprise nationale des arts graphiques en
1987. Ce soir, à 18h, Denis Martinez fera une
lecture publique du poème récit de
Abdelhamid Laghouati, qui a accompagné les
dessins, soutenu au gumbri par Maâlem
Mohamed Bahaz. Un diaporama d’images
sera projeté. L’artiste expliquera le processus
de création de cette bande dessinée. «En tant
que peintre, je voulais montrer graphiquement
et visuellement des préoccupations par
rapport au patrimoine. Un patrimoine en
train de disparaître ou que les gens ne
regardaient plus», nous a expliqué mercredi
soir Denis Martinez à la faveur d’une séance

Nobel
rendez-vous avec les personnes que je
voulais rencontrer. J’ai laissé cela au hasard,
préférant collecter des informations pour un
reportage. Je me suis dit que si j’avais
l’occasion de réaliser des interviews, je le
ferais…

Les jeunes Algériens ont-ils la même
capacité de faire changer les choses
comme les jeunes Tunisiens ?
A mon avis, les Tunisiens font preuve de
plus de civisme que les Algériens. Dans un
café, un client proteste lorsqu’on lui sert du
café sans un verre d’eau. Ici, on prend du
café dans un verre sale et ébréché sans
protester. A Tunis, les salles de théâtre sont
archicombles malgré le fait que le ticket soit
cher (presque 700 DA). Au Théâtre national
algérien à Alger, les spectacles sont souvent
gratuits, mais le public ne répond pas à
l’appel ! Ces différences paraissent simples,
mais elles renvoient à des questions très
profondes. Le combat pour la dignité et la
liberté doit se faire partout de là où on est, à
tout moment, tout instant… C’est de cette
manière qu’on peut exiger ses droits de
l’Etat.
Fayçal Métaoui

tunisiens sont modestes. Ils font confiance
aux jeunes.

Le prix Nobel de littérature 2011 a été décerné hier au poète suédois Tomas
Tranströmer. Il est récompensé «car, par des images denses, limpides, il
nous donne un nouvel accès au réel», selon l’Académie suédoise. Tomas
Tranströmer, 80 ans, était déjà le plus connu des poètes scandinaves vivant
avec une oeuvre dans laquelle il explore la relation entre notre intimité et
le monde qui nous entoure. Psychologue de formation, il suggère que
l’examen poétique de la nature permet de plonger dans les profondeurs de
l’identité humaine et de sa dimension spirituelle. «L’existence d’un être humain ne finit pas
là où ses doigts se terminent», a déclaré un critique suédois au sujet des poèmes de
Tranströmer, décrits comme «des prières laïques».

YOUCEF BAÂLOUDJ. Journaliste, poète et blogueur

Et vous avez eu la chance de
rencontrer rapidement les acteurs de la
révolution à Tunis…
Absolument ! Les animateurs de la
révolution se regroupaient pour des débats et
des conférences pour discuter de l’évolution
de la situation politique dans le pays.
Certains partaient à l’étranger pour
poursuivre le débat. Grâce à des contacts
personnels, j’ai pu assurer sept rencontres.
Devant l’abondance de la matière, j’ai eu
l’idée de faire un livre. J’ai demandé conseil
à Abderrazak Boukeba (écrivain, journaliste
et consultant à la maison d’édition Vescera,
ndlr). Il m’a tout de suite demandé de
commencer le travail. Je me suis rendu
compte que sept entretiens ne suffisaient
pas. J’ai donc voulu en réaliser d’autres et
me suis déplacé encore une fois en Tunisie.
Revenu avec cinq autres entretiens, j’étais
prêt à lancer le projet du livre. Al Jabiniha
thaoura oua kitab ne comporte pas
l’ensemble des interviews. J’ai laissé de côté
celles qui ne cadraient pas avec le contexte
du livre…
Pour vous, ce n’est pas une première
expérience en termes d’écriture…
Non. J’ai des textes qui n’ont pas encore

En tant que jeune Algérien,
journaliste et blogueur, que retenez-vous
de la révolution tunisienne ?
J’ai été très marqué par la grande différence
entre les politiques tunisiens et les politiques
algériens. Et je ne parle pas des écrivains ou
des blogueurs. Il est difficile de se présenter
comme jeune écrivain en Tunisie. On vous
dira tout de suite : «Qu’avez-vous écrit ? Et
qu’avez-vous publié ?» Les responsables des
partis sont abordables, facilement
accessibles. Ils vous donnent rendez-vous
dans des cafés populaires sans aucun
complexe. Cela n’arrivera jamais en Algérie !
Je ne crois pas qu’un jeune Tunisien qui
voudrait faire la même chose que moi
pourrait le réaliser en Algérie. Le niveau
intellectuel et culturel des politiques
tunisiens est très élevé. Il s’agit souvent de
docteurs d’Etat, auteurs de plusieurs
ouvrages. J’ai discuté avec des chefs de parti
qui ont des diplômes supérieurs en littérature,
en mathématiques, etc. En plus de leur
culture politique et historique, ils sont au fait
de tout ce qui se passe autour d’eux. Il n’y a
donc aucun moyen de faire un parallèle avec
les animateurs de la scène politique
algérienne ! La comparaison est
impossible. Sur le plan humain, les politiques

Les politiques tunisiens font confiance aux jeunes
Le titre est inspiré d’un poème de
Nizar Qabani : Ala djabiniha
thaoura oua kitab (sur son front
une révolution et un livre). Le
livre de Youcef Baâloudj, 24 ans,
est petit et dense. Paru aux
éditions Vescera à Alger, c’est le
résultat de quatre voyages en
Tunisie avant et après le 14
janvier 2011, date de la chute du
régime de Ben Ali.
Réaliser des interviews avec des
acteurs de la révolution en Tunisie, dans
la chaleur des événements, n’a pas dû être
une entreprise facile pour vous. Comment
l’idée a-t-elle abouti ?
Au départ, je ne voulais pas publier ces
interviews sous forme de livre. L’idée s’est
développée au fur et à mesure de l’évolution
du travail. J’ai effectué deux voyages en
Tunisie avant la révolution. J’ai écrit un
reportage en deux parties que j’ai publié
dans le supplément littéraire du quotidien
national Al Yaoum. Après la chute du régime
de Ben Ali, je suis reparti en Tunisie. Je
n’avais pas prévu de réaliser un nombre
aussi important d’entretiens, surtout que le
pays traversait une période sensible d’aprèsrévolution. Il était compliqué de fixer des

PHOTOS : D. R.

nouvelles lectures

Rachid Alik

Vous êtes également auteur de la BD Au nom
de la Bombe. Histoires secrètes des essais atomiques
français ou de l’album Amiante, chronique d’un
crime social. Votre travail se situe toujours entre la
BD historique et celle de reportage ?
C’est un peu ça oui. C’est une vieille maladie que
j’ai contractée tout gamin. L’actualité, l’histoire, le
réel, les gens «d’en bas», les «invisibles» m’ont toujours intéressé. Bref, j’aime toujours regarder ce qu’il
y a en dessous d’une belle nappe. Et je me suis toujours méfié des discours des gens du pouvoir. Quels
qu’ils soient. Comme disait un vieux camarade de
jeu, Montesquieu, «tout homme qui a du pouvoir est
porté à en abuser».

Allez-vous sortir un album sur ce thème spécifique ?
Pour l’heure, non. Mon projet est bouclé, avec
déjà trois histoires courtes écrites et découpées. Le
dessinateur, Alberto Jiménez Alburquerque, qui a fait
cette histoire-là, est partant, mais je n’ai pas trouvé
d’éditeur. L’un d’eux m’a d’ailleurs dit que c’était
risqué commercialement et que ça n’intéresserait personne. Je préfère penser que mes scénarios n’étaient
pas pertinents.

Sentez-vous que les choses ont évolué ? Que
les gens en savent-plus aujourd’hui sur cet événement historique en Europe ?
Franchement, les choses évoluent très doucement.
Brrien sûr, il y a des associations de mémoire qui font
beaucoup, malgré de faibles moyens. Il y a l’insistance de plusieurs chercheurs, certains élus, quelques
journalistes, mais dans le fond lorsque l’on interroge
l’homme de la rue… (soupire). Au regard de l’ampleur du crime commis, cela devrait être pourtant
connu de tous. L’Etat en est encore le principal frein.

Vendredi prochain, interview avec le dessinateur Alberto Jiménez Alburquerque

Avez-vous rencontré des difficultés dans votre travail de recherche ?
Non, pas vraiment. Beaucoup a déjà été fait sur ce
thème. Grâce à l’inestimable travail de l’historien
Jean-Luc Einaudi. Il y a aussi les mises en perspective
historique de Benjamin Stora et le récent ouvrage des
historiens Jim House et Neil MacMaster. Enfin, l’on
dispose de toute une série de témoignages qu’il suffit
de chercher un peu. Du coup, j’ai commencé par lire
tout ce qui s’était produit. J’ai jeté l’éponge ! Puis j’ai
tiré certains fils pour voir où ils pouvaient bien me
mener. Avec cette histoire de Khaled, ce fut assez
simple. Le témoignage écrit de Khaled Benaïssa existait déjà dans une version courte. J’ai eu la chance de
pouvoir le rencontrer. Il m’a raconté avec beaucoup
de détails et de sensibilité ce qu’il avait ressenti comme gamin lorsque son père l’a emmené à la manifestation du 17 octobre. Et ses peurs d’enfant lorsque la
police a tiré sur la foule. C’est ce qui m’a donné envie
de raconter cette histoire à travers le regard d’un enfant.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans cette histoire, somme toute assez tragique ?
Depuis que j’ai glissé du journalisme à la bande
dessinée, j’ai toujours eu en tête de mettre en BD cette
affaire du 17 octobre 1961. La première raison est
que j’ai été très énervé, voire vexé, d’avoir connu si
tard cette histoire. Figurez-vous que je n’ai découvert
ce drame qu’en lisant le roman de Didier Daeninckx
Meurtres pour mémoire, alors que j’avais déjà 23-24
ans. La honte quoi ! (rires). L’autre raison est que j’ai
du mal à digérer que le pays des droits de l’homme ait
pu produire un tel crime d’Etat dans la ville des lumières et surtout qu’il l’ait dissimulé aussi longtemps.
Mais bon, je suppose que chez vous aussi, il y aurait
de quoi faire 300 BD avec les mensonges d’Etat de
ces cinquante dernières années…

Le drame du 17 octobre 1961 inspire aussi les auteurs de BD. L’un d’eux, Albert
Drandov, ex-journaliste français qui poursuit désormais ses enquêtes sous la
forme d’albums BD, raconte pour El Watan Week-end comment il a procédé. Et
les dessous de La Cagoule, histoire réalisée spécialement avec le dessinateur
espagnol Alberto Jiménez Alburquerque pour le 4e Festival international de la
BD et le cinquantenaire du 17 octobre.

J’ai du mal à digérer que le
pays des droits de l’homme ait
pu produire un tel crime d’Etat

ALBERT DRANDOV. Scénariste de La Cagoule

Week-end

El Watan

A suivre
la semaine
prochaine

16 LE SIÈCLE
El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011
El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

LE SIÈCLE 17

18 RELAX

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

EL WATAN WEEK-END se fait chaque
vendredi le relais d’«Un Toit pour Chat. Un Chat
pour Toi !», groupement constitué d'un petit
nombre de particuliers qui recueillent, soignent,
vaccinent et stérilisent autant d'animaux que
leurs moyens personnels le permettent. La
stérilisation constitue le point d'orgue de leur
action. Les animaux sociables sont proposés à
l'adoption sur leur page Facebook après un moyen séjour en
famille d'accueil et les autres sont réintroduits dans leur
environnement habituel et deviennent ainsi des chats libres
complètement sous contrôle. «Un Toit pour Chat. Un Chat pour
Toi !» n'est pas un refuge et ne fonctionne que grâce à l'aide que
représente la prise en charge des animaux par des familles
d'accueil temporaires. Ils encouragent tous les citoyens
responsables à faire de même au niveau de leur quartier et les
invitent à s'aider de la page Facebook afin de trouver des familles
d'accueil/foyers à leurs protégés. Aucune participation financière
ne vous sera demandée !

Belinda

El Watan Week-end
édité par la SPA “El Watan Presse”
au capital social de 61 008 000 DA.
Directeur de la publication :
Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration
Maison de la Presse : Tahar Djaout 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger
Place du 1er Mai
Tél. : 021 65 33 17 - 021 68 21 83 021 68 21 84 021 68 21 85
Fax : 021 65 33 17-021 68 21 87

Belinda est une
adorable chatte
d'un an, stérilisée,
vaccinée contre
rage typhus et
coryza,
vermifugée,
traitée contre les
puces. Belinda est
très câline, douce,
se laisse porter,
adore se mettre
sur nos genoux.
C’es un amour de
chat .

Site web :
http://www.elwatan.com
E-mail : weekend@elwatan.com
PAO/Photogravure : El Watan

Contact: 0774 760 301
mail.com
Email : untoitpourchat@g
Un Toit pour Chat.
Page Facebook : (ALGER)
Un Chat pour Toi!

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Impression : ALDP - Imprimerie Centre
; SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp
Tél./Fax : 021 30 89 09 - Est : Société
de distribution El Khabar.
Tél. : 031 66 43 67 Fax : 031 66 49 35

1- Offriras.
2- Sel. Diapré.
3- Artère. Transport.
4- Points opposés. Fatiguent.
5- Cours noir. Règle.
6- Direction.
7- Couleur. Leader.
8- Possessif. Avertis.
9- Article. Sélectionné. Article.
10- Répandu. Crochets.

Ouest : SPA El Watan Diffusion,
38, Bd Benzerdjeb (Oran)
Tél. : 041 41 23 62 Fax : 041 40 91 66 Les manuscrits, photographies ou tout
autre document et illustration adressés
ou remis à la rédaction ne seront pas
rendus et ne feront l’objet d’aucune
réclamation.
Reproduction interdite de tous articles
sauf accord de la rédaction.

VERTICALEMENT

1- Cabrioles.
2- Frappée. Divinité.
3- Poème. Distant.
4- Outil de construction. Règle.
5- Note. Vedette.
6- Méridienne. Existence.
7- Infinitif. Humées.
8- Berge. Possessif.
9- Posture de yogi. Petit écran.
10- Hume. Nuis.

Dans l'image 2:
L'arme n'a plus qu'un seul viseur
Elle a un seul chargeur
Celui qui porte l'arme a des claquettes aux pieds
Sa barbe est noire
La chéchia de celui en arrière est
noire
Sa barbe est plus fournie
Sa gandoura a une poche.

pyramots

sudoku

mots croisés

solutions de la semaine précédente

les 7 erreurs

sudoku

Rifa Editions, 021 37 96 11, rifa_consulting@yahoo.fr.

ILLUSTRATIONS : SAÂD

jeu des sept erreurs

10

2

pyramots

HORIZONTALEMENT

Publicité - Abonnement : El Watan
1, rue Bachir Attar - Place du 1er Mai
- Alger.
Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62 Fax : 021 67 19 88.
R.C : N° 02B18857 Alger.
Compte CPA
N° 00.400 103 400 099001178
Compte devises : CPA
N° 00.400 103 457 050349084
ACOM : Agence de communication :
102 Logts, tour de Sidi Yahia, Hydra.
Tél. : 021 56 32 77 Tél./Fax : 021 56 10 75

OMNISPORTS 19

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

Schumacher et Graf, les plus grands sportifs allemands
Le pilote de Formule 1, Michael
Schumacher, et l’ancienne
championne de tennis, Steffi Graf,
sont «les plus grands sportifs
allemands de tous les temps», selon
un sondage publié hier par le
quotidien Bild. Plébiscitée par 28%

Les Algériens depuis
hier en Italie
Les équipes nationales algériennes
d’escrime (5 garçons et 4 filles) se sont
déplacées hier matin à destination de
l’Italie pour participer aux Championnats
du monde du fleuret, épée et sabre, qui se
tiendront du 8 au 16 octobre à Catane. Çe
sera le grand retour des Algériens sur la
scène internationale après trois années
d’absence. Dans cette compétition, qui
réunira pas moins de 115 pays, l’âge
des tireurs et des tireuses algériens ne
dépasse pas 23 ans. En effet, la
Fédération algérienne d’escrime, qui se
stabilise, n’est pas tenue par l’obligation
de résultats, d’où ce choix d’engager de
jeunes athlètes dans ces Championnats
du monde. Ce retour permettra aux
athlètes de gagner en expérience pour
mieux préparer les prochains Jeux
arabes qui auront lieu à Doha en
décembre prochain. Le président de la
FAE, Raouf Bernaoui, nous a affirmé :
«Les Algériens seront en Italie pour
jauger leurs capacités avec les meilleurs
spécialistes mondiaux. Un rendez-vous
tant attendu pour l’escrime algérien qui
sera, sans nul doute, riche en
enseignements.» A noter que des
athlètes Lilia Gana (épée) et El Hadi Bilal
Islem (épée) concourront aussi en
qualité d’invités de la Fédération
internationale d’escrime (FIE).
Chafik B.

Liste des athlètes
sélectionnés
Walid Benyahia, Mehdi Massou ( fleuret),
Amir Larbi (sabre), Badis Boudjakdji
(fleuret), Anil Lakehal Ayat (fleuret),
Amel Zerf (épée), Anissa Khelfaoui et
Zerabib Khadidja (fleuret), Amina
Halfaoui (15 ans) (sabre).
Entraîneur : Rachid Bendjilali.

Karaté
Trois sélections
pour le Mondial

national Franz Beckenbauer, et
l’ancienne gloire du tennis
reconvertie dans le people, Boris
Becker, se disputent la deuxième
place derrière Schumacher. Le
sondage a été réalisé par l’institut
Forsa auprès de 2006 Allemands. AFP

Natation

La grande mésaventure
de Nesrine Khelifati
La jeune nageuse algérienne Nesrine Khelifati (17ans),
transfuge de l’équipe nationale tunisienne, n’est pas près
d’oublier la mésaventure qu’elle a vécue durant son séjour
en Algérie. Après sa première participation sous les
couleurs algériennes au dernier championnat arabe
«jeunes», disputé du 26 au 30 septembre à Alger, avec
deux médailles d’or à la clé, Nesrine est livrée à ellemême. Celle-ci, qui a connu une année blanche dans le but
de bénéficier d’une autorisation de la Fédération
internationale de natation (FINA) pour concourir sous la
bannière de l’Algérie, a écourté sa brillante carrière avec
l’élite tunisienne, en vue de représenter l’Algérie, elle a
fait de même en laissant tomber le «sport études» entamé
depuis trois saisons à Amiens, en France. Mais voilà
qu’après tant de promesses et propositions faites par la
Fédération algérienne de natation (FAN), Nesrine Khelifati
est jusqu’ici privée d’études scolaires et d’une véritable
prise en charge. A l’exception d’un logement au
niveau du centre de regroupement sportif de Ghermoul,
Nesrine se nourrit avec ses propres moyens en mangeant
des sandwichs et pizza en dehors du centre. Quant aux
études, elle n’est pas encore inscrite dans un lycée. Un
véritable coup de massue pour Nesrine de père algérien et
de mère tunisienne. Déçue par ces coups fourrés,
Nesrine songe même à retourner chez ses parents à Tunis.
«Avant le championnat arabe de natation, où j’ai été
accueillie en grande pompe, on m’a assurée qu’il n’y aura
guère de problème quant à ma prise en charge. Mais les
jours passent et c’est toujours la galère. Personne n’est
venu s’enquérir de ma situation qui devient un cauchemar.
D’ailleurs, c’est grâce aux ressources de mon père que je
parviens à me prendre plus au moins en charge.

Nesrine Khelifati est
abandonnée à son sort par
les responsables de la FAN

Concernant les entraînements, je suis à l’arrêt», nous a
expliqué la jeune nageuse, qui songe sérieusement à
retourner en Tunisie. C’est comme cela qu’on achève les
champions.
Chafik Boukabes

Tennis

Le HAC d’Hydra reprend des couleurs
Le stade de Hydra rouvre ses portes à l’occasion
du tournoi Futures 3

Trois sélections nationales algériennes
de karaté (kata), cadets, juniors et espoirs
(filles et garçons), prennent part aux 7es
Championnats du monde de la discipline
qui se tient actuellement dans la ville de
Melaka, en Malaisie, depuis le 5 octobre
et qui s’étalera jusqu’au 19 du même
mois. Les dix-neuf athlètes, représentant
les trois sélections des différentes
catégories, ont été accompagnés pour
leur déplacement en Malaisie par cinq
entraîneurs ainsi que par deux arbitres
internationaux, à savoir Zoheir Ghezali et
Rabah Hamouti.
C. B.

ANNIVERSAIRE
Le 7 octobre
2010 est ce
jour béni qui a
vu naître notre
petit prince
PIETRO
ASSEN LO
MAURO
Aujourd’hui,
pour
ta
première
bougie, tes
parents et la famille chérie te souhaitent
un joyeux anniversaire. Que Dieu te
prête longue vie, toi qui as apporté tant
de joie dans nos cœurs. Nous t’aimons
petit bébé d’amour.

Coupe du
monde de
volley-ball
Les dames
débuteront
face à la Chine

La relance de la section tennis du
HAC d’Hydra, dont le président Tahar
Azzi est un ancien du club, est ce qui
pouvait arriver de mieux au tennis
dans l’Algérois. En effet, trop
longtemps fermé pour diverses
raisons, ce club, qui est à l’origine de
l’éclosion de nombreux champions
algériens, fait un retour tonitruant en
abritant un tournoi international de la
catégorie des futures. Outre l’Algérie,
15 autres nations sont représentées, à
savoir l’Allemagne, l’Autriche, la
Belgique, l’Egypte, l’Espagne, la
France, la Grande-Bretagne, l’Inde,
l’Italie, la République dominicaine, la
République tchèque, les USA, le

Maroc, les Pays-Bas et la Russie. Ces
futures 3, doté de 15 000 dollars, sont
organisés par la Fédération algérienne
de tennis (FAT).

LA PREMIÈRE ÉTAPE
L’épreuve, qui se joue en simple et en
double, est placée sous la direction de
l’Egyptien Khaled El Sergany.
Intervenant en qualité de juge-arbitre,
il est assisté par les six arbitres
internationaux que compte le tennis
algérien, à savoir Kamyl Aoudia,
Nassim Belazri, Abderrahmane
Cherifa, Hakim Fateh, Amine Mohatet
et Tarek Safer. Huit de nos joueurs ont
pris part au tableau des qualifications.

Ce sont, dans l’ordre du tableau, Sabri
Ghozali, Salah Bouzidani, Mohamed
Hassan, Ahmed Kedjour, Omar
Aouchiche, Abderrahmane Djellal,
Nazim Mekhlouf et Rayan Touati.
Trois de ces joueurs ont été repêchés
en tant que «lucky loser» (joueur
chanceux), qui sont Bouzidani,
Hassan et Djellal. Quatre autres ont eu
droit à des wild cards (invitation) pour
le tableau final, dont Sid Ali Akili,
Yacine Bensakhar, Mohamed Bessaâd
et Ahmed Ouadane. Seuls quatre de
nos représentants sont passés au
second tour du tableau final, mais ont
été éliminés à ce niveau du tournoi.
Mohamed Amine Kerroum a été
nettement sorti par l’Espagnol
Guillermo Olaso (tête de série N1), en
6-0 6-0. Handicapé par un problème
de santé, le champion d’Algérie
Abdelhak Hameurlaïne a logiquement
perdu face au Néerlandais Boy
Westerhof (TS N3), sur le score de 6-2
6-3. Défait en 6-1 6-0, Sid Ali Akili
n’a rien pu faire contre le Tchèque
Roman Vogeli (TS N4). Ahmed
Ouadane s’est incliné devant
l’Autrichien Lukas Jastraunig (TS
N7) en 6-0 6-1. La sévérité des scores
parle d’elle-même, nos joueurs ont
besoin de travailler plus encore pour
espérer, un jour, faire bonne figure
dans les Futures qui ne sont, en fait,
qu’une première étape dans la
hiérarchie des compétitions de l’ATP
(Association des tennismen
professionnels). Les finales du future
3 du HAC d’Hydra se joueront demain
à partir de 14h.
L. O. B.

PHOTOS : D. R.

Escrime

des Allemands, Steffi Graf, qui a
réalisé le grand chelem en 1988,
arrive devant l’ancienne patineuse
artistique de RDA, Katarina Witt, et
l’ancienne championne de ski alpin,
Rosi Mittermaier. Côté hommes,
l’ancien footballeur et sélectionneur

La sélection algérienne de
volley-ball (seniors dames)
prendra part à la 11e Coupe
du monde de la discipline,
prévue au Japon du 4 au 18
novembre, à la faveur du
classement établi par la
Fédération internationale de
volley-ball (FIVB), où elle
occupe la 17e place dans la
ranking-list mondiale. La
sélection algérienne connaît
depuis mercredi soir son
programme des
confrontations de cette
Coupe du monde à laquelle
prendront part 12 sélections.
Les matches seront disputés
en Round Robin, où chaque
équipe rencontrera les
autres sélections, soit un
total de 11 matches par
équipe. Le six algérien
débutera ainsi la compétition
le 4 novembre prochain, en
affrontant la Chine. Il s’agit
de la première participation
de l’Algérie en Coupe du
monde, après avoir était
présente, jusque-là,
uniquement en Championnat
du monde 2010 au Japon et
aux 29esJeux olympiques de
Pékin en 2008. Une première
participation, qui va servir
aux coéquipières de Fatma
Zohra Oukazi à préparer les
12esJeux panarabes prévus à
Doha (au Qatar) en
décembre, mais surtout au
tournoi qualificatif pour les
30esJeux olympiques 2012 qui
se dérouleront en Algérie en
janvier 2012 et qui
demeurent l’objectif
principal de la Fédération
algérienne de volley-ball.
Pour rappel, la sélection
algérienne a raté son ticket
pour la Coupe du monde,
après sa défaite en finale du
Championnat d’Afrique,
disputée en août à Nairobi
(Kenya), face au pays
organisateur (3 sets à 1) et
repêchée par la FIVB grâce à
son classement dans le top20 mondial.
Nacer Mustapha

Programme
Hiroshima Sun Plaza
(Japon)
4-11-11 Chine - Algérie
5-11-11 Algérie - République
dominicaine
6-11-11 Argentine -Algérie
8-11-11 Japon -Algérie
9-11-11 Algérie - Italie
11-11-11 Algérie -Allemagne
12-11-11 Algérie -Etats-Unis
13-11-11 Algérie -Kenya
16-11-11 Algérie - Corée du
Sud
17-11-11 Algérie - Brésil
18-11-11 Algérie - Serbie

20 FOOT INTER

Le WAC veut
changer de stade
Les dirigeants du Wydad
Casablanca ont adressé une
correspondance à la
Confédération africaine de
football (CAF) dans laquelle ils
ont demandé le changement de
domiciliation du match face à
l’équipe nigériane de Enyimba
International FC, comptant pour
la demi-finale retour de la Ligue
des champions d’Afrique de
football, a-t-on indiqué mercredi
de source sportive. Le club a
motivé cette demande par la
«mauvaise qualité de la pelouse»
du stade Sport Stadium (10 000
places) qui ne conviendrait pas à
une rencontre de football surtout
pour une demi-finale de
Champions League, rapporte le
journal Al Khabar. Le Wydad
estime, par ailleurs, que
«l’impraticabilité» de ce terrain ne
permet pas aux joueurs
casablancais de montrer leurs
qualités et d’appliquer leur
système de jeu, ajoute-t-on de
même source. La demi-finale
retour est prévue le 16 octobre
prochain. Au match aller, joué au
complexe sportif Mohammed V de
Casablanca, les Wydadis ont
gagné par un but à zéro inscrit par
Angan Pascal à la 88e minute de
la partie.
APS

Terek Grozny
Anelka pressenti
en Tchétchénie

Serbie-Italie sous très haute surveillance

L’Europe retient son souffle
La Serbie ambitionne d’assurer la
deuxième place au sein du groupe C
(Euro-2012), synonyme de barrages,
dès vendredi à Belgrade face à l’Italie
déjà qualifiée, au cours d’un match
qui s’annonce sous haute surveillance
après les graves incidents qui ont
entaché le match aller à Gênes. Tout
en n’étant pas encore à l’abri de
l’étonnante Estonie, qui abat son
dernier atout vendredi en Irlande du
Nord, où elle doit gagner et espérer de
faux pas des Serbes, les hommes de
Vladimir Petrovic visent la victoire
face à l’Italie. Ils veulent surtout
effacer le souvenir du match aller en
octobre 2010, interrompu après
quelques minutes de jeu par des
supporters serbes violents. La police
serbe a qualifié la rencontre de «match
à hauts risques» et entrepris
d’interdire l’entrée au stade Marakana
de Belgrade à tous les supporteurs qui
avaient été impliqués dans les
incidents à Gênes. Depuis des
semaines, la police se concerte avec
les organisateurs, les services
municipaux à Belgrade, mais aussi
avec les supporters afin d’assurer que
la rencontre se déroule dans les
meilleures conditions. La Fédération
italienne (FIGC) ne prévoit «aucun
dispositif particulier» pour ce match,
a-t-elle fait savoir à l’AFP. Elle ne
vendra pas elle-même de billets pour
le match à ses supporters, comme elle
le fait traditionnellement. Si des tifosi
veulent assister au match, ils devront
contacter la Fédération serbe ou les
classiques circuits de ventes de
tickets. Une rencontre a eu lieu il y a
un mois entre les autorités policières

La rencontre entre la Serbie et l’Italie disputée l’année passée a enregistré de graves incidents

des deux pays pour «limiter au
maximum l’éventualité d’un
incident», explique un porte-parole
de la FIGC.

BRILLER CONTRE
UNE GRANDE ÉQUIPE
Les incidents de l’aller avaient été
facilités par l’impréparation des
autorités. Les polices des deux pays
s’étaient d’ailleurs un temps renvoyé
la responsabilité des troubles. «Avec
les tifosi, il n’y aura aucune sorte de
problème», a assuré le sélectionneur
italien, Cesare Prandelli, qui a dit

Eliminatoires des JO-2012
21 joueurs par équipe
au Caire

Le club tchétchène Terek Grozny
ambitionne de recruter d’ici à
l’hiver l’attaquant français de
Chelsea, Nicolas Anelka, qui ne
serait pas contre l’idée d’évoluer
dans le championnat de Russie, a
indiqué hier le site russe
LifeSports citant une source au
sein du club. Après avoir échoué à
trouver un accord avec l’attaquant
uruguayen de l’Inter Milan, Diego
Forlan, Terek Grozny va déployer
«tous ses efforts» pour recruter
Anelka d’ici à l’hiver, a déclaré
cette source citée par le site
sportif russe. Le Français, qui a
laissé planer un certain doute sur
son avenir, a indiqué qu’il ne serait
pas contre de jouer en Russie,
selon la même source. Agé de 33
ans, Anelka joue à Chelsea depuis
la saison 2007-2008. Il a marqué
59 buts pour le club londonien.
Terek Grozny occupe, après 24
journées, la 12e place du
championnat de Russie (16
équipes), à deux points du premier
relégable. Le club tchétchène
avait recruté en janvier comme
entraîneur l’ex-star du football
néerlandais Ruud Gullit, avant de
le limoger six mois plus tard pour
mauvais résultats.

Les huit équipes africaines de football, qui prendront part
au tournoi qualificatif aux Jeux olympiques 2012 à
Londres, prévu au Caire du 26 novembre au 10 décembre,
devront présenter, chacune, une liste de 21 joueurs, a
annoncé mercredi le directeur technique de la Fédération
égyptienne de football (FEF), Fathi Nassir. «Il était
question au départ que chaque formation participe avec 18
joueurs, mais on s’est entendu avec la Confédération
africaine de football (CAF), ainsi qu’avec la Fédération
internationale (FIFA), pour que le nombre soit porté à 21»,
a indiqué le responsable dans la FEF, qui organise
l’évènement. Les sélections africaines qualifiées au tournoi
final sont réparties sur deux groupes de quatre équipes
chacun. L’Algérie est versée dans le groupe B, en
compagnie du Sénégal, du Maroc et du Nigeria, rappelle-ton. Le comité d’organisation du tournoi a retenu quatre
hôtels pour accueillir les équipes participantes. «Deux
équipes de groupes différents seront hébergées dans un
même édifice», a précisé Nassir. Il a fait savoir aussi que le
stade des Pétrosport (Le Caire) a été désigné, «à titre
préventif» pour abriter les rencontres du tournoi, «au cas
où la pelouse de l’un des trois stades choisis comme théâtre
de la compétition ne serait pas en bon état». Les trois
premiers au classement final du tournoi se qualifieront
directement aux JO, alors que le quatrième disputera un
match barrage face à l’équipe classée à la quatrième
position à l’issue des éliminatoires de la zone Asie.

saPENSEE
mémoire. Mamima repose en paix.
Le samedi 7 octobre 1995, à 18h10, nous quittait à
jamais, pour un monde meilleur, notre chère mère
HAMMOU MALIKA
Seize années depuis, pas un jour ne passe sans que
l’un de nous évoque la gentillesse et la bonté d’une
maman pleine d’affection. Aujourd’hui, son mari,
ses enfants et ses petits-enfants demandent à tous
ceux qui l’ont connue d’avoir une pieuse pensée à

qu’il n’avait «absolument pas peur».
«Nous avons une situation claire
devant nous, il s’agira du plus
important match de cette génération,
une victoire nous qualifie pour les
barrages et pour l’obtenir nous
devrons jouer notre meilleur match»,
a estimé le défenseur de Chelsea,
Branislav Ivanovic. Les joueurs
espèrent que l’Italie, déjà qualifiée,
ne sera pas motivée pour cette
rencontre et comptent aussi sur
l’Irlande du Nord. Tout résultat à
Belfast, sauf une victoire de l’Estonie,
serait favorable à la Serbie, pour
continuer de rêver à l’Euro. Mais,

avant tout, ils souhaitent briller contre
une grande équipe. «Les événements
de l’année dernière à Gênes ne sont
qu’un motif supplémentaire pour
nous de montrer ce que nous savons
faire. Cela fait longtemps que nous
n’avons pas battu une grande équipe
chez nous. L’occasion se présente
vendredi», a estimé Milos Krasic, le
milieu de terrain de la sélection et de
la Juventus Turin. «Nous avons une
chance de tout régler chez nous, il
serait très difficile d’aller chercher
une qualification en Slovénie» (lors
de la dernière journée), a ajouté
Ivanovic.
AFP

PHOTOS : D. R.

Ligue des
champions

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

22 MI-TEMPS

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

FOOT 23

El Watan Week-end - Vendredi 7 octobre 2011

Le championnat de Ligue 2 amorcera, cet
après-midi, un autre round avec le
déroulement de la cinquième journée qui sera
caractérisée par le sommet qui aura lieu au
stade de l’Unité maghrébine de Béjaïa entre le
MOB local et le CA Bordj Bou Arréridj, leaders
du championnat de Ligue 2, ainsi que le derby
qui opposera à Batna le MSPB et l’ABM. En
effet, à commencer par la formation du MOB
qui recevra le CA Bord Bou Arréridj dans un
match capital, mais aussi difficile pour les
deux équipes dans la mesure où chacune vise
à prendre en solo la tête du classement.
Toutefois, les locaux partent favoris surtout
qu’ils restent sur deux victoires consécutives
et seront soutenus par leur public, bien que
les Criquets soient en mesure de réussir un
bon résultat. Même cas pour le MSP Batna qui
accueillera une équipe de l’AB Merouana en
quête de rachat, alors que les Batnéens ne
comptent pas céder des points à domicile. En
plus du MOB et du CABBA, l’autre leader,
l’USM Bel Abbès, ne devrait pas trouver
beaucoup de difficultés pour glaner les trois
points et conserver sa première place, tout en
espérant un match nul lors du match entre les
Crabes et les Criquets. Même cas pour l’USM
Blida qui n’arrive plus à suivre le rythme du
championnat, et qui n’aura pas la tâche facile
en recevant l’ASM Oran, qui cherche encore
des points pour remonter dans le classement,
au moment où l’USM Annaba, qui traverse
une situation difficile, elle aussi, aura une
belle opportunité de se racheter de sa
dernière défaite en recevant l’US Biskra, en
quête de rachat. L’autre nouveau promu, à
savoir la JS Saoura, battu lors de la journée
précédente à Bordj, affrontera chez lui les
gars de l’ES Mostaganem dans un match
équilibré où un bon résultat est impératif pour
les deux formations. Par ailleurs, la tâche
s’annonce compliquée pour le SA
Mohammadia qui se déplacera à Médéa pour
affronter l’OM local, alors que le RC Kouba
aura l’occasion de remonter dans le
classement en cas de succès face au MO
Constantine.
L. Hama

MCO
Henkouche en pole position
Démissionnaire de l’USM Annaba (Ligue 2),
l’entraîneur Mohamed Henkouche pourrait
rebondir dans un club de la Ligue 1. Il s’agit,
selon des sources crédibles, du MC Oran qui
se serait rabattu sur la piste Henkouche après
avoir échoué à convaincre Si Tahar Cherif ElOuzzani. Ce dernier conditionne son retour au
club par le départ de certains dirigeants.
Chose impossible à l’heure actuelle, estiment
nos sources. S’y ajoutera la réponse négative
de Menad et Mecheri qui avancent des
contraintes familiales. C’est dire combien
Henkouche est proche du MCO, lui qui avait
mené le club à la consécration en Coupe
d’Algérie en 1996.
K. G.

ALGÉRIE - CENTRAFRIQUE
Dimanche 9 octobre 2011
à 20h30 au stade du 5 juillet

L’heure est à
l’investissement virtuel

LIGUE 2

Programme de la 5e journée
Aujourd’hui

USM Annaba
USM Blida
JS Saoura
h-c USM Bel Abbès
O Médéa
h-c
MO Béjaïa
MSP Batna

16h00
16h00
16h00
16h00
16h00
18h00
18h00

US Biskra
ASM Oran
ES Mostaganem
Paradou AC
SA Mohammadia
CA B. B. Arréridj
AB Merouana

RC Kouba 18h00 MO Constantine

LIGUE 2

Classement avant la 5e journée

La SSPA/ESS est l’objet de toutes les convoitises

Annoncée en grande pompe, la
reprise du club phare de Aïn
Fouara par des Emiratis s’avère
un autre bluff. D’autant plus
que l’arrivée de ces
invisibles investisseurs, qui a
été reportée à plusieurs reprises,
est de facto annulée. Pour berner
une fois de plus les supporters,
qui n’ont toujours pas admis le
mauvais recrutement de
l’intersaison s’apparentant à un
fiasco, un influent membre de la
virtuelle SSPA/Black Eagles
affirme par voie de presse qu’un
groupe d’hommes d’affaires
italiens est disposé à racheter le
club. Flairant le bon coup, un
membre de la SSPA, détenant
des actions pour la modique
somme de 10 millions de
centimes, veut s’offrir l’Entente,
une marque déposée faut-il le
rappeler. Pour arriver à ses fins,
l’actionnaire exige de prime
abord la dépréciation de la
marque. Il demande, à cet effet,
la révision à la baisse du capital
social estimé à 1,2 milliard de
dinars. L’ «acheteur» oublie
qu’un bien comme l’hôtel de
France (dont l’assiette foncière
est de 2200 m2), se trouvant au
cœur de Sétif, vaut au bas mot
plus de 800 millions de dinars.
Le «repreneur» désire ainsi
s’offrir un aussi prestigieux
club pour uniquement 600
millions de dinars. Pour cela, il

veut dans un premier temps
injecter 300 millions de dinars
qui seront exploités par son
staff. Le versement du deuxième
montant s’étalera, nous dit-on,
sur une période de cinq ans.
L’opération qui s’apparente à la
braderie d’un bien collectif est
décriée par de nombreux
Ententistes qui crient au
scandale.

L’EXPERT FINANCIER
AVERTIT
Pour
avoir
d’amples
informations à propos d’une
telle affaire qui prend l’allure
d’une grosse magouille, nous
avons pris attache avec
Mohamed Yahiaoui, l’expert
financier, à l’origine de
l’évaluation des biens du club.
Lequel a bien voulu non
seulement éclairer notre
lanterne, mais aussi nous mettre
en garde : «D’un point de vue
économique, la dépréciation du
capital est suicidaire, car les
biens de l’Entente valent plus
d’un milliard de dinars. Cette
opération ne peut se faire sans
le consentement majoritaire des
actionnaires de la SSPA devant
à cet effet convoquer une
assemblée
générale
extraordinaire (AGEx). La
démarche du club, qui était
basée essentiellement sur le flux
financier, a montré ses limites.

Il ne faut pas se tromper, le club
a besoin d’un projet économique
et non de transaction financière.
Dans le cas d’un club aussi
prestigieux que l’Entente,
l’approche financière ne doit
plus prendre le dessus sur une
valeur incorporelle noble et
prestigieuse. On veut prendre le
club au rabais pour être le
principal interlocuteur des
pouvoirs publics. A travers une
telle démarche, le club ne tire
aucun profit ou avantage.»
Notons par ailleurs que le CSA/
ESS, qui devait tenir son
assemblée générale de
présentation des bilans moral et
financier de l’exercice
précédent, a été une nouvelle
fois reportée, à cause, nous diton, du bilan financier de la
période de Serrar, toujours pas
finalisé. Cette situation oblige
la DJS à bloquer les subventions
de l’Entente minée de l’intérieur.
D’autre part, le onze sétifien,
qui mettra demain le cap sur
Constantine pour donner la
réplique au CSC pour le compte
d’un match amical, s’adapte à la
méthode de Geiger. Ce dernier
est obligé de composer avec la
bouderie de Ghazali et
Benmoussa qui se sont aux
abonnés absents depuis la
semaine dernière.
Kamel Beniaiche

1
USM Bel Abbès
2
MO Béjaïa
3
CA B.B. Arréridj
4
ASM Oran
5
O Médéa
6
RC Kouba
7
JS Saoura
8 ES Mostaganem
9
MSP Batna
10 MO Constantine
11
USM Annaba
12
US Biskra
13
AB Merouana
14
USM Blida
15 SA mohammadia
16
Paradou AC

Pts

J

Diff

10
10
10
8
7
7
6
5
5
4
3
3
3
3
3
2

4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4
4

+5
+4
+4
+2
+2
+1
+3
+1
0
-4
-1
-2
-4
-4
-4
-3

National amateurs - Est
Programme de la 4e journée
Demain

NCM
ASAM
HAMRA
USC
USMS
ASBG
WARD

16h00
16h00
16h00
16h00
16h00
16h00
16h00

JSMS
JSD
CRBAF
NRBT
EC
USMK
USMAB

National amateurs - Centre
Programme de la 4e journée
Demain

h-c

ABS
ESMK
MCM
NARBR
IBL

16h00
16h00
16h00
16h00
16h00

USMC
SCAD
USMMH
WRBM
WAB

RCA

16h00

IBKEK

JSMC

16h00

ESG

National amateurs - Ouest
Programme de la 4e journée
Demain

GCM
IRBM
JSA
OMA
MBH
RCBOR
CRT

16h00
16h00
16h00
16h00
16h00
16h00
16h00

ZSAT
CARBAT
USR
IST
RCR
WAM
CCS

ABDELKADER AMRANI. Entraîneur du WAT
ABDEL

L’équipe est en pleine reconstruction
Visiblement satisfait de ce
premier succès de la saison face
à la JSK, le coach du WAT,
Abdelkader Amrani, estime que ce
bon résultat est venu confirmer la
belle prestation fournie face au
CRB une semaine auparavant.
Personne ne s’attendait à vous voir de
nouveau à la barre technique, après que vous
ayez pris l’équipe au mi-parcours de
l’exercice écoulé…
Vous savez bien que dans la vie d’un
entraîneur, nul n’est censé maîtriser sa destinée

avec exactitude. Aujourd’hui vous êtes là et
demain vous êtes forcé à l’exil. Cela fait partie
des incertitudes de la vie et on ne peut rien faire.
Aujourd’hui à Tlemcen, et qui sait où je serai
demain ?
Le WAT a fourni une belle prestation
avec en sus une victoire face à la JSK, mais il
reste encore du pain sur la planche…
Mon équipe est en pleine reconstruction,
mais il y a un bon challenge à relever. J’ai
constaté qu’il y avait une grande indiscipline
dans le jeu et un manque flagrant de cohésion
dans les trois compartiments. Ceci dit, j’ai
apprécié la volonté qui anime les joueurs et leur
désir d’aller au-delà de leurs ressources même
s’il y a trop de gâchis dans la relance, comme
cela a été constaté lors de nos derniers matches,

notamment face au CRB et à la
JSK. C’est vrai qu’il y a
beaucoup à faire sur le plan
technico-tactique et je demande
à tous les joueurs de travailler
plus à l’entraînement. Beaucoup
de travail nous attend.
Beaucoup pensent que le maillon faible
du WAT se situe au niveau offensif. Qu’en
pensez-vous ?
C’est vrai, il nous faut des joueurs de métier
dans cette zone. L’équipe a besoin d’un attaquant
et d’un meneur de jeu. Il y a déjà en place des
joueurs inexpérimentés sur qui on pourra
toujours compter outre l’apport de ceux qui vont
venir.
D’aucuns estiment que l’équipe s’est

améliorée lors des deux
derniers matches…
Nous avons un groupe assez
réceptif et plein de bonne
volonté, c’est pourquoi je vous
dis qu’avec un peu de sacrifice,
nous pourrons remonter la
pente, j’espère qu’avec l’apport de tous, on
sortira de cette mauvaise passe que traverse le
club.
En dépit de ce constat, des joueurs ont
émergé du lot, à l’image de Tiza,Touil,
Kimouche qui ont donné satisfaction...
Evidemment, ce sont des joueurs talentueux
qui demeurent encore perfectibles. Avec un
travail rigoureux, ces jeunes joueurs seront
l’avenir du club..
A. Habchi

INFOGRAPHIE : EL WATAN WEEK-END

Choc à Béjaïa et derby
à Batna

ES Sétif

PHOTOS : D.R.

Championnat de
Ligue 2 (5e journée)

ES SÉTIF
Mansouri approché
Yazid Mansouri, l’ex-capitaine de l’équipe
nationale, pourrait rejoindre l’Entente de Sétif
qui est à la recherche de trois ou quatre
éléments d’expérience. L’ancien joueur du club
qatari d’Al Siliya devait, nous dit-on, finaliser,
hier, avec le président de l’Entente, qui aurait par
ailleurs pris attache avec le portier de l’USM
Blida, Marouane Abdouni, qui a donné son
accord de principe. Si l’ex-Lorientais peut
prochainement porter le maillot de l’Entente
dans le cadre du recrutement des joueurs
chômeurs, l’ex-portier de l’USM Alger, quant à
lui, devrait patienter jusqu’à l’ouverture du
mercato hivernal.
K. B.

El Watan
Vendredi 7 octobre 2011

CAN 2012 : Algérie - Centrafrique, ce dimanche au 5 Juillet

K. Yamine
kyamine@elwatan.com
Le stade olympique du 5 Juillet d’Alger
risque, en effet, d’abriter le dernier rendezvous éliminatoire de la CAN 2012 entre l’Algérie et la République centrafricaine avec
des tribunes désertes. D’autant plus que les
coéquipiers de Hassan Yebda ne font plus
l’unanimité auprès du public algérien. En
enchaînant les contre-performances, dont
cette (humiliante) élimination de la CAN
2012 conjointement organisée au début de
l’année prochaine par la Guinée équatoriale
et le Gabon. Une élimination discréditant les
Verts qui n’ont même pas pu maintenir le cap
après une brève illusion sanctionnée par une
houleuse qualification au Mondial 2010.
Dans les ruelles, les rues et les quartiers de la
capitale, rien n’indique qu’un match de
l’équipe nationale est programmé dans 48
heures. Tout le monde est indifférent. «En
plus de la régression brusque des résultats,

l’équipe ne joue pas bien. On voit rien sur le
rectangle vert. Le football des Verts nous ennuie, tout comme les matches du championnat local. Je préfère voir le match sur mon
téléviseur», dira un jeune Algérois dont
l’avis est partagé par la grande majorité des
Algériens pour qui la sélection algérienne, au
fond de l’abîme, n’inspire plus grand-chose.
Les joueurs, quant à eux, prônent un discours
complètement différent. Comme l’ont souligné Abdelmoumen Djabou, Raïs Ouahab
M’bolhi et Djamel Mesbah lors de la conférence de presse donnée mardi dernier au stade du 5 Juillet. Ils déclarent unanimement
que la sélection algérienne est condamnée à
la victoire pour mettre un terme à cette spirale de résultats négatifs. «Même éliminés,
nous devons sortir le grand jeu ce dimanche
pour remporter la victoire. Nous voulons
terminer par une victoire», dira le gardien
numéro un des Verts, Raïs M’bolhi. Devant
un parterre de journalistes, Djabou abonde
dans le même sens : «Quoi qu’il en soit, nous
devons nous battre pour gagner. Je suis prêt

PHOTO : H. LYES

Une dernière sortie officielle
dans l’indifférence

C’est dans une indifférence (presque) totale que la sélection
algérienne de football prépare sa dernière sortie officielle de
cette année à l’occasion de son match, ce dimanche à 20h30,
face à la République centrafricaine (RCA) au stade du 5 Juillet
dans un match comptant pour l’ultime journée des
éliminatoires de la CAN 2012. Les Verts, d’ores et déjà
éliminés, veulent une victoire pour le moral.
à tenir ma place, si le coach venait à me faire
appel.» Intervenant un peu plus longuement,
Mesbah estime que «ce rendez-vous revêt
une importance particulière pour nous,
quand bien même nous n’avons rien à espérer. Nous visons la victoire contre les Centrafricains pour en finir avec cette mauvaise
phase qui n’a que trop duré». Mesbah se dit
également favorable à la stratégie de son
coach qui veut porter le jeu des Verts vers
l’attaque. Sous l’ère Saâdane ou Benchikha,

la sélection algérienne était trop défensive,
estimaient les observateurs. Cependant, les
Fauves de Centrafrique ne sont pas venus à
Alger pour apprécier le soleil du pays. Ils
sont là pour une seule mission : battre coûte
que coûte la sélection algérienne. Une victoire qui les propulserait à la CAN 2012, si le
Maroc échoue à domicile contre les Taifa
Stars de la Tanzanie à Marrakech. Ce dimanche soir s’annonce chaud et surtout plein
d’adrénaline.


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