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100% money.pdf


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plus jamais de vagues sur l’océan Atlantique». A la racine de toutes les crises, il y aurait
une cause commune : le surendettement. Or ce surendettement aurait une conséquence
très fâcheuse au sein de notre système monétaire. Il serait impossible de voir un processus
de désendettement au sein d’une économie de l’ensemble des agents sans voir une
destruction des moyens de paiement. Ce processus sera expliqué très clairement dans
l’ouvrage qui suit. La destruction des moyens de paiement est, comme nous le verrons, la
catastrophe qui a ravagé l’économie américaine au début des années 30 et mis des dizaines
de millions de travailleurs au chômage.
Ce n’est qu’en 1935, alors que se font sentir les premiers signes de rétablissement,
qu’est édité 100% Money. Partant à peu près du même constat que dans sa théorie de la
dette-déflation, il y dénonce les errements du système de réserves fractionnaires et
propose un nouveau système monétaire qui permettrait à la fois de sortir de la crise et
d’éviter de nouveaux cycles destructeurs de booms et de dépressions. La réforme est dans
le fond extrêmement simple : les banques devraient avoir l’obligation de garder en
réserves l’intégralité des fonds déposés chez elles sur des comptes courant et devraient
seulement avoir le droit de prêter l’argent déposé sur compte épargne. Cela permettrait
de mettre fin à la création et à la destruction de monnaie par les banques et de faire
disparaitre le lien pervers et contingent entre monnaie et crédit. Cette réforme fit l’objet
d’un débat important aux Etats-Unis et fut proposée plusieurs fois au Congrès américain
à l’instigation d’Irving Fisher et de certains de ses soutiens mais refusée à chaque fois. Peu
à peu oublié lors des années de forte croissance d’après guerre, ce projet refit surface lors
des années de grande inflation des années 70 grâce au prix Nobel d’économie français
Maurice Allais mais sans plus de succès.
Cette réforme paraitra étrange à beaucoup, tant il nous semble normal, logique
voire naturel que les banques prêtent l’argent qu’on leur dépose sur compte courant.
D’autres se demanderont comment un si petit changement pourrait avoir une grande
incidence sur le fonctionnement de nos économies. Certains découvriront peut-être en
lisant ces lignes que l’argent qu’ils ont déposé en banque a été prêté à d’autres et que la
banque n’a l’obligation légale de n’en garder que 2% en réserve auprès de la Banque de
France (si vous résidez en France).
Et pourtant, si les théories d’Irving Fisher s’avèrent correctes, les bienfaits d’un tel
système pour nos économies seraient immenses. Ce livre a été écrit en direction à la fois
des hommes politiques de son temps et du grand public. A cet effet, les explications sont
aussi simples que possible, Irving Fisher n’hésitant pas à détailler certains mécanismes
afin d’être compris par le plus grand nombre. Ce sera surement l’occasion pour nombre
d’entre vous de découvrir le fonctionnement on ne peut plus étrange de notre système
monétaire. Pour ceux déjà aux faits des questions monétaires, ce sera l’occasion de