Le Mot de la faim Mémoire de stage Delpirou Laura.pdf


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Introduction
« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout
fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Mais ici, nous avons réuni théorie et pratique : rien ne
fonctionne et personne ne sait pourquoi. »

Albert Einstein soulevait un problème majeur : la difficile articulation entre la
théorie et la pratique, une difficulté face à laquelle j’ai dû me confronter lors de mon
stage de fin d’études à Orient Communication. Je vais tenter par ce mémoire de
réunir théorie et pratique, et, à l’inverse du célèbre physicien, j’espère montrer du
doigt ce qui fonctionne et pourquoi cela est efficace. Lettre après lettre, ce mémoire
vous guidera en territoire périlleux, celui de l’écriture publicitaire.
Tout d’abord, un retour aux sources s’impose pour comprendre ce qu’est
l’écriture. La naissance de l’écriture date d’environ 3500 av JC à Sumer, en
Mésopotamie. Un système d’environ mille caractères identifiables fut créé. Il
s’agissait de pictogrammes tracés dans l’argile par un roseau taillé en pointe. Ces
pictogrammes étaient des dessins schématiques d’objets ou d’êtres. L’écriture était
ainsi au départ très graphique. Dès 2600 av JC environ, les scribes développèrent
une graphie cunéiforme pour écrire plus vite sur argile : ils firent pivoter les signes
d’un quart de tour vers la gauche pour une écriture horizontale, de gauche à droite.
Cette simplification de l’écriture favorisa l’utilisation phonétique des signes. Les
mots écrivaient dès lors du son. En quelques siècles seulement, l’écriture
cunéiforme fut apte à servir d’exacte doublure du parler. Toutefois son écriture était
complexe, c’est pourquoi un tel système fut abandonné pour un autre plus simple
composé d’un nombre de signes plus restreint : un alphabet. L’Histoire nous
apprend à ne pas oublier la double facette de l’écriture, son fondement graphique et
son rapport direct avec la parole.
Pour écrire, l’homme doit maîtriser des codes, savoir comment dessiner un
son sur le papier, puis maîtriser la complexité d’une langue vivante, soit des règles
de syntaxe, des conjugaisons, et les significations d’un vocabulaire…On ne peut
pas estimer le nombre de mots que comporte la langue française, mais on sait que
environ 100 000 mots sont répertoriés dans le Grand Robert, alors que le
vocabulaire quotidien pratique comporte seulement de 300 à 3000 mots…