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Tribune de Genève | Mardi 29 novembre 2011

Rencontre avec Matthieu Mégevand

Du rap, de l’islam et un roman

Encre
Bleue

Laure Gabus

U

n «Gentleman de Deauville!» lance Matthieu
Mégevand à la serveuse
du café du Lys. Un thé
évocateur pour se remettre des émotions et
de la soirée de la veille.
Mercredi passé, le natif d’Athenaz de
28 ans vient de recevoir le Prix de la Société littéraire de Genève, il est le plus
jeune lauréat. Une reconnaissance surprise pour son premier roman «Les deux
aveugles de Jéricho» (Ed. L’Âge d’Homme).
Réflexion sur le culte de la modernité et
la recherche du spirituel, son récit croise la
vie d’un universitaire et d’un vieil écrivain
tourmentés par leur quotidien. «Le travail
d’écriture est admirable et le fait que ça se
passe dans les coulisses de la ville de Genève touche particulièrement», s’enthousiasme Yann Courtiau, libraire au Rameau
d’Or qui nous confie un exemplaire. Deux
ingrédients rares relevés par le jury de la
Société littéraire. Fier de cette distinction,
Matthieu Mégevand confie ne pas encore
assumer l’étiquette «écrivain». «Je termine
mon master à Paris et écris pour un journal», répond-il à une connaissance assise à
la table voisine.

Voleur de
mémoire

Adolescent, rappeur et dissipé
Matthieu Mégevand devient écrivain lorsqu’il parle d’écriture. Ce métier qui consiste à «partir à la quête du sens» tout en
«soignant la forme sans être élitiste».
Comme l’a fait Nicolas Bouvier, son auteur
préféré. «Dans ses romans, chaque mot
choisi est parfaitement à sa place, décrit le
jeune auteur avec passion. C’est un style
que j’essaie de reproduire.»
Avant que Bouvier ne lui ouvre les portes de la littérature, Matthieu Mégevand
s’est nourri de musique, «l’art suprême». Il
écoute d’abord du hip-hop, puis «tout,
tout, tout» et joue du piano. A 13 ans, les
groupes Assassin et NTM inspirent ses premiers écrits. «Le rap a un côté rebelle qui
me collait bien. J’écrivais mes propres
trucs. Il faut bien commencer quelque
part.» Avec un ami, il lance le groupe Paradox. Un petit succès local. «On a fait
l’avant-première de JoeyStarr à Berne»,
rappelle-t-il avec fierté.
Deuxième d’une famille de six enfants,
Matthieu Mégevand marche dans les traces
d’un grand frère très scolaire et d’un père
avocat. «A 13 ans, j’avais le choix entre
réussite et excellence ou foirer et bien foirer», sourit-il. Il choisit la deuxième option.
«A l’école, je ne faisais rien, je n’écoutais
rien. Je savais que ce n’était pas ce que je

A 28 ans, le Genevois est le plus jeune écrivain lauréat du Prix de la Société littéraire genevoise. SARA DE LA ROSA

Matthieu Mégevand
Bio express
1983 Naît le 20 juin à Genève.
2001 S’envole pour l’Australie.
2006 Passe sa maturité au Collège pour
Adultes de Calvin.
2007 Parution d’un recueil de nouvelles,
Jardin secret, Editions L’Age d’Homme.
2010 Obtient son bachelor en philosophie et histoire des religions à Genève.
Commence de son Master en études de
l’islam à la Sorbonne.
2011 Premier emploi au Monde des
Religions à Paris. Parution de son roman
«Les deux aveugles de Jéricho», Prix 2011
de la Société littéraire de Genève.

Le dessin par Herrmann

voulais faire.» L’adolescent navigue entre
écoles publiques et privées, internat et apprentissage chez UBS: «Le truc le plus éloigné de ce qui me plaît dans la vie.» A 18 ans,
il s’envole pour l’Australie. Dans ses bagages, il emporte L’usage du monde et Les
misérables.

Journaliste, théologien
et écrivain
«Ce fut un déclic. Il fallait que je me fasse
une culture littéraire. Je me rendais dans
les bibliothèques francophones, je lisais
tout: Diderot, Madame Bovary.» Après huit
mois, Matthieu Mégevand rentre «hypermotivé» à étudier les Lettres. Direction le
Collège du soir. Puis quatre ans après, la
faculté de philosophie et histoire des religions de l’Université de Genève.
L’écriture ne le lâche pas. Il rédige «à

fond» des poèmes et des histoires. Son
premier recueil de nouvelles est publié.
L’étude des religions, «l’étude de la
quête de sens», le passionne. L’an passé, il
part pour Paris suivre un Master spécialisé
en études de l’islam. Son éducation catholique joue-t-elle un rôle? «J’ai fait ma communion, mais quand j’ai eu le choix de
détester la religion, je suis devenu athée»,
réagit-il. Son parcours lui ouvre les portes
du Monde des Religions pour qui il travaille
désormais comme «pigiste fixe». Paris lui
ouvre les portes des salles de concert: «J’y
vais deux à trois fois par semaine. Tout
mon budget y passe.»
Ses études s’achèvent en juin. Il réfléchit à un deuxième roman. De quoi rêvet-il pour la suite? «Avec ma copine, on
aimerait partir dans un pays arabe pour
apprendre la langue. Après on verra.»

C’est un vol parmi tant d’autres, me
direz-vous. Mais pour Whitney, ce sac à
dos dérobé dans le train, samedi 19
novembre à Cornavin, était tout. Sa
maison ambulante, avec le petit barda
que l’on trimballe toujours sur soi
quand on voyage à l’étranger. Sa
mémoire aussi.
Car dans ce précieux bagage reposait
son ordinateur portable. Il contenait
son travail académique, ses contacts et
ses photos. Bref, toutes les connaissances engrangées lors de son séjour
d’étudiante à Genève.
Un sac à dos, ça ne se pique pas si
facilement! Elle ne pouvait pas faire
attention? La jeune Américaine avait
pourtant tout prévu, demandant à une
copine de surveiller son sac pendant
qu’elle aidait les autres étudiants à
s’installer dans le train en partance
pour Trieste.
Mais quand plus de trente jeunes
s’agitent entre deux wagons, tout au
plaisir de passer quelques jours
ensemble, il y a forcément de l’inattention dans l’air.
Et c’est bien ce qu’a repéré un lascar
errant dans les parages. Il a profité d’un
moment de flottement pour s’emparer
du Northface gris de Whitney et quitter
ensuite le train à toute allure. Le coup
classique.
Je sais que la cause est presque
perdue. Mais si jamais, l’étudiante est
prête à payer un bon prix à qui pourrait
rapporter son sac, avec le portable! Un
MacBook pro silver avec une petite
bosse sur le fond. Je peux assurer une
transaction discrète. Voilà!
Un sac à dos, ça peut se remplacer.
Mais un travail universitaire et des
souvenirs, c’est nettement plus dur.

Retrouvez les chroniques de Julie
sur notre page web, www.tdg.ch/julie
ou écrivez à: julie@edipresse.ch

Genève au fil du temps

Le passage de Bel-Air (II/V) Côté Rhône, le passage ouvrait
sur une petite place bordée par l’hôtel de la Balance et par divers
immeubles d’habitation et de commerces qui avaient été bâtis en lieu et
place de l’hostellerie des Trois-Rois, détruite lors de l’incendie du pont
de l’Ile en 1670. CENTRE D’ICONOGRAPHIE GENEVOISE
Retrouvez les images de la Bibliothèque de Genève. www.tdg.ch/geneve-au-fil-du-temps
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