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Pierre Marie Gallois

Général de brigade aérienne et stratégiste

Né à Paris à 1911 et mort en 2010.
Général de brigade dans l'armée de l'air, Pierre Marie Gallois sert dans la RAF pendant la Seconde Guerre
mondiale. Après la guerre, dans les années 1950, il est affecté à l'OTAN, où il est chargé de la conception du
programme de planification stratégique.
Gallois est avec les généraux Ailleret et Poirier le fondateur de la doctrine de dissuasion nucléaire française. Sa
théorie est exposée en 1960 dans Stratégie de l'âge nucléaire. Pour Gallois, la première spécificité de l'arme
nucléaire est de remettre en cause la notion de rapport de forces : une supériorité matérielle massive ne met pas à
l'abri de représailles. C'est ce qu'il appelle "le pouvoir égalisateur de l'atome". De là, Gallois infère la notion de
dissuasion proportionnelle qui repose sur la capacité d'infliger des dommages "proportionnés" à la valeur de
l'enjeu que l'on représente aux yeux de l'agresseur potentiel. Il faut être en mesure de réaliser une "quantité de
destruction suffisante" qui "annule au moins les bénéfices que l'agresseur escomptait dans son attaque".
Pour demeurer dans des coûts accessibles à une puissance moyenne, l'objectif ne doit pas être les forces militaires
de l'adversaire, mais ses centres urbains, plus faciles à détruire car n'exigeant pas des vecteurs de grande
précision. Une dizaine de charges thermonucléaires permettent , selon Gallois, de briser la structure politique et
sociale d'un État moderne centralisé. Mais il est nécessaire que la force de représailles soit capable de survivre à
une première frappe nucléaire adverse : elle "doit se trouver constamment en position d'absorber un choc
atomique tout en conservant à la fois la faculté matérielle de riposter et la volonté de le faire". Le terme "volonté"
est ici fondamental : pour que la dissuasion soit efficace, les représailles doivent en effet paraître inéluctables.
Cela renvoie à la psychologie des responsables politiques, qui doivent manifester leur capacité morale à
déclencher le feu nucléaire. Là réside l'aspect irrationnel de la discussion : "C'est en fin de compte l'incertitude qui
constitue le facteur essentiel de la dissuasion."
Une telle conception est pour Gallois incompatible avec le jeu des alliances. Le feu nucléaire ne peut se déléguer,
car aucun État n'exposerait son territoire à une frappe atomique pour défendre le territoire d'un allié.
Gallois est théoricien engagé. Dans L'Adieu aux armées (1976) ou dans Livre noir (1995), il critique les
incohérences des choix doctrinaux français en matière stratégique, y compris les objets de défense européenne
auxquels il n'a jamais cru. La fin de la guerre froide laisse vide dans la pensée stratégique : la dissuasion nucléaire
est pour lui révolue et, actuellement, aucune doctrine cohérente ne la remplace.


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