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INFO-ECO 2 PORTRAITS DE COMMERÇANTS
I 3 I Info-éco 2 Novembre 2011
ARTISANAT - ARMURERIE BAUDINIÈRE

ENVIRONNEMENT - COIFFURE DURABLE

L’art de la coutellerie

Hair Zen libère le cheveu

I

ntimement liées, la coutellerie châtelleraudaise et la Manufacture d’armes
poursuivent leur histoire commune
au-delà de l’histoire industrielle. Culturellement ancrée, la tradition coutelière se
poursuit, artisanale, désormais….
Ce qu’il préfère, c’est « être au pied de son
étau ». Christian Baudinière est artisan
armurier. A ce titre, il vend et répare des
armes et restaure également les armes
anciennes. Une passion qui démarre dès
l’enfance auprès de ses parents, armuriers
à Châtellerault, et qui le conduit logiquement à entrer à l’école d’armurerie de
Liège (Belgique) puis à la Manufacture de
Châtellerault, via une formation d’ajusteur. Son attrait pour la coutellerie, c’est
en reprenant le magasin paternel en 1986,
qu’il le développera.

Des couteaux made in Châtellerault
En poussant la porte du 7 rue Bourbon,
difficile en effet d’ignorer cet attrait pour
les couteaux mis en évidence parmi les
katanas japonais, armes à feu et accessoires de chasse. Dans les vitrines, « Le
Manuchard » et « Le Châtelleraudais » trônent en bonne place. Et pour cause :
Christian Baudinière a créé voici deux ans
sa propre « ligne » de couteaux, « made in

Le salon de coiffure Hair Zen est le Coup de cœur du jury des
Trophées de la Croissance verte de la région Poitou-Charentes.
Christian Baudinière fabrique le Châtelleraudais et
le Manuchard (ci-dessous).
Châtellerault » ! Deux modèles façonnés
à la main à l’arrière de sa boutique « à partir de corne de buffle, de bélier, d’os de girafe,
de bois (genévrier, thuya, ébène ou olivier),
en petite série. Couteaux de poche, ils n’en sont
pas moins résistants aux multiples usages
envisageables. Leur lame est conçue à partir
d’acier 12C27 qui leur confère un tranchant
résistant à l’usure et, dans le cas du Manuchard, agrémenté d’un oiseau ciselé sur le talon
de la lame », l’artisan armurier.
Côté manche et hormis les différents
matériaux montés puis polis, la différence
se perçoit selon les modèles et au grès de
l’inspiration de l’artisan qui travaille la
ciselure centrale avec autant d’application qu’il le ferait en concevant une œuvre
d’art. Pas étonnant que ces couteaux, vendus seulement à Châtellerault aient rencontré une clientèle de collectionneurs. ◆

SANTÉ - HERBORISTERIE LARMIGNAT

Tout en douceur

P

lantes médicinales
en vrac, sachets ou
gélules, huiles
essentielles, végétales,
tisanes et thés, l’herboristerie Larmignat offre son
ambiance… apaisante.
Il y a les clients du site
web et ceux qui passent la
porte de l’herboristerie. Certains viennent acheter un
baume aux soucis, d’autres
tenter d’enrayer une crise
de psoriasis ou trouver une
alternative naturelle à un
problème veineux. Tous
s’ouvrent en tout cas à
Jean-François Cavallier, herboriste, qui avant de vendre, commence par écouter ! « Certaines plantes
soignent, d’autres soulagent,
facilitent ou complètent un
traitement médicamenteux.
Dans les maladies lourdes, les
plantes médicinales peuvent
être un accompagnement,
mais en aucun cas, un traitement ! », précise l’ex-pharmacien d’officine qui avoue
avoir retrouvé son cœur de
métier, en prenant les rênes
et développant l’herboristerie Larmignat en 1999.
Depuis 1941 et la disparition du diplôme d’herboriste (qui sanctionnait deux
années d’étude en phar-

Jean-François Cavallier est l’un des derniers herboristes de la région.

macie, ndlr), le métier tend
à s’éteindre et avec lui, la
connaissance empirique
des propriétés des plantes.
En raison de leur emploi
dans les secteurs de l’agroalimentaire et de la cosmétique, les principes actifs
des plantes sont répertoriés
à la pharmacopée française
et européenne, mais le
savoir-faire artisanal d’élaboration de décoctions et
autres gélules est en passe
de disparaître.
A l’heure où Internet et
le désir de naturel poussent le consommateur à
dématérialiser ses achats,
l’herboristerie Larmignat
prône, elle, le contact :
« Mes clients ont entendu par-

ler des bienfaits d’une plante
ou se sont informés. C’est une
bonne chose mais mon métier,
c’est avec des réflexes d’ancien pharmacien que je le pratique ! Je ne me substitue ni à
mes ex-confrères ni aux praticiens. J’écoute, je conseille et
surtout, j’oriente lorsque ce
n’est pas de mon ressort. » Et
quand, Jean-François
Cavallier ne reçoit pas ses
clients, il forme ses
employées à la phytothérapie et s’efforce de faire
évoluer la nomenclature
des dosages et contribuer
à la valeur scientifique de
leur efficacité. ◆
Plus d'infos : www.herboristerie-larmignat.com

E

xit l’ammoniaque et
autres produits chimiques qui piquent
la tête, chez Hair Zen, la
coiffure est une question
de bonne pratique. Ici, tout
est réfléchi pour réduire
son empreinte environnementale. Du fonctionnement du salon en passant
par l’utilisation de produits
écolo, rien n’est laissé au
hasard. A la tête de ce
salon, Séverine Faulcon,
coiffeuse depuis plus de
dix ans et adepte de l’écoattidude depuis six ans.
« J’ai eu le déclic très jeune,
lorsqu’une apprentie, du salon
que ma mère fréquentait, a dû
suspendre sa formation à
cause d’une allergie aux sham-

poings. J’étais sidérée, moi qui
rêvais de faire son métier, je ne
voulais pas être confrontée à
une telle déception. » Forte de
ce constat, elle s’est forgée
l’idée de créer un salon
d’un autre genre. « J’ai testé
des shampoings, des soins et
des colorations et face à l’enthousiasme rencontré auprès
de mes clientes à domicile, j’ai
sauté le pas de la création
d’entreprise en 2010. »

L’éco-coiffeur
Fidèle à ses convictions
Séverine Faulcon décide dès
le début des travaux de
prendre en compte la
notion de développement
durable. « Au lieu de jeter les
meubles de l’ancien salon, nous

avons souhaité les repeindre et
les customiser. Nous avons
installé des économiseurs
d'eau, remplacé les ampoules,
mis en place des minuteurs. »
Quelques mois après son
installation, elle obtient le
label « Développement
durable, mon coiffeur s’engage » avec le 3 étoiles, attribué par la profession aux
coiffeurs qui s’engagent à
agir durablement pour préserver la planète. C’est le
seul salon labellisé de la
région Poitou-Charentes.
Au quotidien, les deux
salariés du salon de coiffure travaillent sans
contrainte avec ce nouveau
concept. « Nous utilisons des
produits naturels. Nous avons
adopté de nouveaux gestes,
comme le tri. Nous utilisons
des serviettes en fibres recyclées, nos sèches-cheveux sont
aussi en matières recyclées,
nous proposons des infusions
bio … Tous ces petits détails
séduisent nos clients. »
Concernant les tarifs
pratiqués, ils défient toute
concurrence. « Comme nous
réalisons des économies, nous
souhaitons en faire bénéficier
nos clients. » Un concept
durable dans tous les sens
du terme. ◆