article la meuse .pdf


Nom original: article la meuse.pdf
Titre: MEUSE_20120203_LUXE_ACTUALITE_FULL.PDF
Auteur: Cédric

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par PDFCreator Version 1.2.3 / GPL Ghostscript 9.04, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 04/02/2012 à 16:51, depuis l'adresse IP 90.57.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 854 fois.
Taille du document: 363 Ko (1 page).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


10

SUDPRESSE LX

VENDREDI 3 FÉVRIER 2012

Luxembourg Société

L’info en continu c’est sur le site
www.meuselux.be

PROVINCE SI LOIN, SI PROCHE

A l’aise à Lyon
Cédric Henry, de Messancy, est installé depuis neuf dans le pays d’origine de son père

Lyon

Il est né à Libramont, a
vécu à Messancy, étudié
à Namur. Mais une partie de
ses racines était en France.
Et c’est finalement assez
naturellement qu’il est parti
faire sa vie là-bas.

b

Lorsqu’onévoqueàCédricHenry (31 ans), originaire de Turpange (Messancy) mais habitant aujourd’hui à Lyon (France), l’idée de présenter son portraitd’expatriédenotreprovince,ilnepeuts’empêcherdegentiment sourire.

“ Dans mon cas, on pourrait
presque parler d’un retour au
pays ”, avoue-t-il.

Né d’un père de nationalité
française et d’une mère belge,
cet économiste de formation a
toujours été partagé entre sa
Belgique natale et la France
qu’il n’a pas hésité à rejoindre
pour terminer ses études.

“ Je suis né à Libramont et j’ai
quitté la Belgique pour la France à 22 ans. Je venais de terminer mes deux premières années d’études supérieures àNamur (Faculté Notre Dame de la
Paix) ”, confie-t-il.
“ Mon père avait été muté
dansson travail, unan plustôt,
près de Montpellier. Avec ma

mère, ils sont donc partis s’installer là-bas, à Sommières. De
mon côté, je voulais les rejoindre, mais il m’était nécessaire
d’avoir une équivalence de diplôme. Il fallait donc que je termine ma deuxième année
d’université, le DEUG, comme
on appelait cela en France à
l’époque.C’estaussilefaitd’habiter le sud de la France qui me
motivait. Avec le soleil et la plage, cela changeait de la Belgique. ”
CédricHenryterminealorsson
master en économie et gestion
d’entreprises en France, trois
ans plus tard, en 2005.
“ Je les ai terminées par six
mois de stage à Paris, avant de
redescendre sur Montpellier
pour avoir le bonheur de chercherunemploi ”,se souvient-il.
“ On peut dire que j’ai bien galéré pendant un an pour en
trouverun,àBézier,à70 kmde
Montpellier. J’étais chargé

“VIVRE DANS LE SUD
M’A MOTIVÉ AUSSI
À PARTIR”

Avant de s’installer à Lyon il a aussi habité à Paris et Montpellier.

l

Cédric Henry
MESSANCÉEN EXPATRIÉ

IL A ATOUJOURS
ÉTÉ PARTAGÉ
ENTRE LA FRANCE
ET LA BELGIQUE
d’étudeséconomiquesdansun
cabinet conseil d’ingénierie de
projets.OncherchaitdesfinancementspourdesPME. ” Untravail qu’il a quitté en
juillet 2008, pour travailler à
l’Université de Lyon.
“ Je travaille depuis lors pour
une filiale de l’Université: Lyon
EngineeringProject ”,précise-til. “ Nous sommes chargés de
monter tous les dossiers de financements, lorsque les chercheurs de l’université répondent à des appels à projets. Je
suischargédusuivietdumanagement financier de ces projets. ”
Ce qui lui permet ainsi de suivre de près toutes les avancées
scientifiques effectuées par les
chercheursdel’universitélyonnaise. «
BERTRAND NICOLAS

Il gère 90 millions d’euros par an

Au niveau du climat il n’y a pas photo.

ENTRETIEN:

l

Pour le moment il ne songe pas du tout à revenir chez nous.

Cédric Henry

l

À PROPOS DE
SA VIE LÀ-BAS

IL VIT À LYON

ll Cédric Henry est chargé du
suivi et du management financier des projets scientifiques et
de recherche pour l’Université
de Lyon. “Mais attention, je ne
suispasunfonctionnaire”,tientil à préciser en souriant. “Je travaille pour une filiale de l’Université, Lyon Engineering Project.”
Le Messancéen d’origine gère
tout de même un budget de 90
millions d’euros à l’année.
Un travail qui lui permet également de jeter un œil sur les projets scientifiques de pointe des
chercheurs de l’université. Aussi a-t-il connaissance d’un projet
encoursquipourraitrévolutionner le monde? “ À écouter les
chercheurs, on croirait vite, en
effet, qu’ils vont révolutionner
le monde ”, répond-il toujours
avec le sourire. “Mais, c’est vrai

que je vois tout ce qui passe.
C’est extrêmement technique
évidemment. Je suis tenu par
une clause de confidentialité,
mais,pourêtrefranc,mêmesije
le voulais vraiment, j’aurais du
mal à vous expliquer. Tous les
projetsderecherchedel’Université de Lyon sont dans les sciencesoulamédecineetdoncextrêmementcompliqués.Lorsqueje
vois de la physique appliquée,
oudela rechercheenmédecine,
cela me donne plus mal à la tête
qu’autre chose, tellement c’est
pointu.”
On ne saura donc rien, hormis
que “celui qui a fait acheter au
gouvernement français un gros
stock inutile de vaccins pour la
grippe aviaire était bien de notre université ”, conclut, toujours avec humour, Cédric Henry.

“On trouve même de l’Orval”
Bertrand Nicolas
JOURNALISTE

Vous êtes installé à Lyon
depuis trois ans et vivez en
France depuis neuf ans. Vous
suivez encore l’actualité en
Belgique?
Oui, je suis encore pas mal
l’actualité internationale. Je
n’ai pas accès aux chaînes
belges, mais quand quelque
chose passe sur la Belgique,
c’est certain que j’écoute.
Lorsqu’il n’y a pas eu de
gouvernement pendant
plusieurs mois, on était bien au
courant en France, par

exemple. Ce qui m’a marqué
c’est que, malgré cela, le pays
avait l’air de tourner
parfaitement. En France, cela
me paraît difficile, comme le
système est différent.
Vous revenez souvent en
Belgique? Qu’est-ce que vous
ramenez de chez nous en
France?
Cela fait trois ans que je ne suis
pas revenu, mais je garde
quelques contacts avec des
gens là-bas. Et j’en revois
certains lorsqu’ils passent dans
mon coin. Mais c’est certain
que ramener des bières belges
aux Français leur ferait du

“ Cela fait trois ans que je ne
suis pas revenu en Belgique. ” l

bien. Quoique maintenant, on
en trouve de plus en plus dans
les supermarchés, comme de la
Leffe, de la Chimay ou de
l’Orval.
Qu’est-ce que vous conseillerez
de visiter ou de vivre à Lyon?
Il y a le Vieux Lyon, la vieille
ville, qui est magnifique. Il y a
des coins, des bars et des
restaurants sympathiques. Il y
a les Bouchons lyonnais,
également. C’est de la cuisine
locale, avec beaucoup de
charcuterie.
Et puis la Fête des lumières,
début décembre, qui est
agréable à faire.


Aperçu du document article la meuse.pdf - page 1/1




Télécharger le fichier (PDF)




Sur le même sujet..





Ce fichier a été mis en ligne par un utilisateur du site. Identifiant unique du document: 00093519.
⚠️  Signaler un contenu illicite
Pour plus d'informations sur notre politique de lutte contre la diffusion illicite de contenus protégés par droit d'auteur, consultez notre page dédiée.