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1875 », qui régira la France jusqu’en 1940.
Aux élections législatives de 1876, la victoire républicaine est éclatante, avec 340 élus contre 150
monarchistes. MAC MAHON démissionne en 1879, remplacé par Jules GREVY, les républicains sont
désormais maîtres de tous les pouvoirs. ».

MALET et ISAAC, « L’histoire moderne ».

Le 28 mai 1871, la dernière barricade de la rue Ramponneau cesse toute résistance,
la commune s’achève dans le sang pour répondre aux ordres des Versaillais :
« On n’en tuera jamais assez ! ».
Durant 72 journées (18 mars au 28 mai), la Commune aura été une révolution se
voulant rationnelle, scientifique et économique :
« Malgré ce désastre, un résultat est acquis : l’idée révolutionnaire socialiste est sortie
des abstractions de la théorie, les socialistes sont passés de l’idée à l’action, et La
Commune va, au moins jusqu’à la Révolution d’Octobre marquer le mouvement ouvrier
et socialiste, en ayant préfiguré la lutte décisive entre le Capital et le Travail, 1 er
épisode de la guerre sociale moderne ».
Gaetano Manfredonia
Des générations entières de poètes, chansonniers vont y puiser la source de leurs
aspirations et de leurs cris de révolte. Les plus connus, et toujours chantés à notre
époque par des militants révolutionnaires sont :
- Eugène VERMERSH avec le très anticlérical « Père Duchesne », dont le vrai titre
est « L'bon dieu dans la merde », chanté par Ravachol lors de sa montée à la
guillotine :
« Né en nonante deux,
Nom de dieu !,
Mon nom est Père Duchesne (bis)
Marat fut un soyeux,
Nom de dieu !
A qui lui porta haine,
Sang-dieu !
Je veux parler sans gêne,
Coquins, filous peureux,
Nom de dieu !
Vous m’appelez Canaille !
Dès que j'ouvre les yeux,
Nom de dieu !
Jusqu'au soir je travaille,
Sang-dieu !
Et j'couche sur la paille,
Nom de dieu !
...
Si tu veux être heureux,
Nom de dieu !
Pends ton propriétaire !
Coupe les curés en deux,
Nom de dieu…
Et, le bon dieu dans la merde… »

(…)
C’est bien sûr et surtout les deux grandes figures Eugène POTTIER et Jean Baptiste –
CLEMENT, qui marquent durablement cette période.
- Eugène POTTIER (1814/1887), qui écrit ses 1ers poèmes à 16 ans, durant la
révolution de 1830, sous le règne de Louis PHILIPPE. Il fréquentera activement les