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19 FÉVRIER 2012

SUISSE

I LeMatinDimanche

«Mon secret pour
gagner: je suis myope»
Anne Moser enchaîne
six parties par jour
lorsqu’elle enregistre
l’émission à la TSR,
trois jours par mois.

AP/Ng Han Guan

IMBATTABLE Anne Moser est

à l’écran de la TSR tous les soirs
depuis le 9 novembre et bluffe
tout le monde tant elle est
incollable. Personne n’arrive
à détrôner la championne
de «Télé la question».
Stéphanie Germanier

stephanie.germanier@edipresse.ch
«Déclarer forfait? Jamais!» Anne Moser a beau jongler entre son travail
d’assistante de direction à 80%, sa petite famille et une émission quotidienne de «Télé la question» depuis
début novembre, pas question pour
elle d’abandonner la partie après 63
participations. «J’essaie au maximum
de prendre sur mes heures supplémentaires, mais ça prend beaucoup de
temps. Heureusement j’habite Genève», confie celle qui a déjà engrangé
24 750 francs en ayant réponse à tout.
Ou presque.
Depuis le mois de septembre à raison
d’une fois par mois, elle se rend le
jeudi, le vendredi et le samedi à la tour
de la TSR pour mettre en boîte six
émissions par jour. Le temps de changer de tenue entre chaque partie et
hop! elle rempile derrière le champignon pour écraser ses adversaires. «Je
suis souvent moins bonne en fin de
journée. Et le samedi, je suis sur les rotules. Le jeu demande beaucoup de
concentration et l’on reste debout une
partie de la journée.»
Anne Moser, 48 ans, est depuis peu
une championne, mais une passionnée
de culture générale et de jeux en général depuis longtemps. «Il paraît que
j’avais tout le temps le nez dans les dic-

«

Je commence
à me sentir chez moi à
«Télé la question». Je
me fais pomponner,
je rencontre des gens
et je m’amuse»
ANNE MOSER
Championne de Télé la question

tionnaires quand j’étais petite», confie
cette binationale qui a grandi et fait ses
études en France. Une origine qui fait
qu’Anne peine un peu plus sur les
questions qui ont trait au vocabulaire
romand et à l’histoire suisse. «Sinon je
suis nulle en mythologie, en botanique
et en peinture», reconnaît humblement celle qui avoue avoir tout appris
sur le tas. «J’étais secrétaire, puis dans
la restauration durant des années et
puis j’ai repris des cours d’informatique pour me remettre dans le bain.»
Anne bouquine pour son plaisir et seulement ce qui l’intéresse. Bûcher non
merci. Pas question d’apprendre,
sans… jouer. Présidente du club de
«Questions pour un champion» de
son canton, Anne rabâche chaque
lundi sa culture générale en s’amusant.
Sans compter les week-ends en famille
qui consistent principalement à…
jouer avec son mari, son fils, sa fille et
son gendre. Toute une série de boîtes
de jeu de société trônent sur le meuble
du salon. Sans oublier les cartes. «On
joue même au poker. On se contente de
miser 2 francs la partie.»
Pour gagner et gagner encore, Anne

a deux secrets. «J’ai dix ans de buzz
derrière moi», avoue celle qui a participé à «Questions pour un champion»
ou encore à Télé la question lors de sa
première diffusion en 2004. Rapide
donc, la Genevoise. Et myope. Les fans
de l’émission auront d’ailleurs remarqué un permanent petit plissement
d’yeux au début de chaque partie. «Je
vois assez mal. Alors je me contente
souvent d’écouter la question et ne
prête pas trop d’attention à l’anagramme que je déchiffre à peine.» Du
coup, Anne est complètement libre
pour se concentrer sur la phrase mystère que nombre de ses adversaires
laissent souvent de côté au bas de
l’écran. «Or les points sont là.» Pas
mal de stratégie, mais énormément de
culture aussi. Car Anne connaît les réponses sans s’aider des lettres, «dans
95% des cas», estime-t-elle.
La Genevoise ne dévoile rien de ses
succès futurs et il faudra donc attendre
ce lundi pour découvrir si la championne reste invaincue. «Je commence
à me sentir un peu chez moi à la TSR.
C’est vraiment sympa. J’ai rencontré
des gens qui sont devenus des amis. Je
me fais pomponner et je m’amuse tout
en gagnant de l’argent.» Anne «qui
sait tout» est aussi en passe de devenir
une star. Dans la rue, on la reconnaît et
on l’encourage. «L’épouse d’Alain
Morisod, qui regardait l’émission,
nous a aussi invités, ma famille et moi,
à l’enregistrement des derniers
«Coups de cœur». Et là c’était hallucinant. Je n’y croyais pas, mais des
gens voulaient faire des photos en ma
compagnie.» Pourtant, Anne le jure:
«Je ne suis pas imbattable.» Il paraîtrait même que c’est au Scrabble qu’on
peut lui mettre la raclée. x

7

Les frontaliers se sentent
brimés, les Suisses aussi
HÔPITAUX GENEVOIS Faut-il

favoriser les cadres locaux?
Une mesure ranime les braises
des conflits de voisinage.
«Homme de paix», Michel Charrat
devient va-t-en-guerre «quand on
touche à la solidarité». Or le président
du groupement des frontaliers accuse
les Hôpitaux universitaires de Genève
(HUG) d’y porter atteinte en «discriminant» ses cadres français.
Son courroux vise une récente décision de Bernard Gruson dévoilée par la
Tribune de Genève. Pour rééquilibrer la
forte proportion de frontaliers parmi
les responsables d’unités de soins (110
sur 164), le patron des HUG privilégiera, à compétences égales, la promotion de Suisses. La mesure ne concerne
que 12% des cadres, mais elle fait des
vagues.
Antoine Vieillard, conseiller municipal à Saint-Julien, dénonce un acte
contraire aux accords de libre circulation: «On s’en prend à des individus au
lieu de corriger les aberrations de la politique régionale.» Et de rappeler la
crise du logement qui pousse des dizaines de milliers de Genevois à devenir
eux-mêmes des frontaliers.

LE CHIFFRE

5496

Le nombre de collaborateurs étrangers, dont
3364 frontaliers, sur les 10 701 que comptent les HUG.

Michaela Bubach, cheffe des ressources humaines au réseau de soins La
Tour, qualifie la mesure des HUG de
«maladroite». Son établissement affiche 68% de frontaliers parmi les cadres
de soins et vit bien avec, même si
«concilier les mentalités différentes
n’est pas toujours aisé», concède-telle. Sous couvert d’anonymat, un infirmier suisse des HUG regrette la façon dont la décision de Bernard Gruson
a été annoncée, mais la juge utile: «Une
réflexion s’impose.»
Si certains frontaliers des HUG se
sentent brimés dans leurs espoirs de
carrière, trois témoignages suisses
montrent que le malaise existe aussi de
ce côté-ci. Une infirmière a mis plusieurs mois à décrocher un poste, son
dossier restant sous la pile d’agences de
placement gérées par… des frontaliers
français: «On a parfois le sentiment de
ne plus être chez nous», dit-elle.
«A poste égal, on gagne trois fois
plus en Suisse qu’en France, et mieux
aux HUG que dans le privé. Cela rend
les questions d’argent omniprésentes
et pollue les rapports humains», déplore un ex-médecin des HUG. «Les
Allemands avec qui je travaillais à

Bernard Gruson: «Diriger, c’est arbitrer
des frustrations.»
Steeve Iuncker-Gomez

Berne étaient mieux intégrés, moins
individualistes que les Français, constate une autre infirmière. De plus, l’approche des soins diffère: la France privilégie le geste technique, alors que
nous sommes plus sensibilisés à la relation avec le patient.»
Malgré ces bémols, nos interlocuteurs jugent la cohabitation mutuellement profitable. Elle est surtout indispensable, vu la pénurie chronique de
personnel local qui déploie ses effets
pervers par cercles concentriques: le
tiers-monde paie pour former des médecins qui partent tenter leur chance
ailleurs, dénonce l’OMS. Pour remédier à la pénurie, Genève a désigné un
groupe de travail qui rendra ses conclusions en avril.

«Equilibre et cohésion interne»
En attendant, Bernard Gruson défend
sa décision et récuse l’accusation de
discrimination: «Nous devons tenir
compte de l’équilibre et de la cohésion interne, et nous sommes encore
en droit de poser des critères pour la
maintenir», dit-il. Pierre-François
Unger, conseiller d’Etat en charge du
Département de l’économie et de la
santé, l’appuie: «A compétences
égales, je trouve normal qu’on
nomme des personnes qui connaissent bien la réalité sociale de l’endroit
où ils travaillent.»
Les HUG emploient 10 701 collaborateurs. Sur ce nombre, 5496 sont
étrangers, dont 3364 frontaliers. Sur
un total de 1407 cadres, 300 sont
frontaliers. Le CHUV emploie de son
côté 10 000 personnes, dont 40%
d’étrangers (50% chez les cadres) et
5% de frontaliers.
Jean-Claude Péclet

Les suicides assistés sont en nette augmentation
DÉCÈS Les deux organisations

aidant les malades à mettre fin
à leurs jours ont de plus en plus
de membres qui utilisent
leur assistance.
En 2011, les cas de mort assistée ont
augmenté de 35% chez Dignitas par
rapport à 2010. Selon la police cantonale zurichoise, 144 personnes
(dont 5 Suisses) ont mis fin à leur
jour dans les locaux de la zone industrielle de Pfäffikon, acquis en
2009 par Ludwig A. Minelli. Ces
suicides effectués par ingestion de
pentobarbital de sodium (un médicament mortel) font nettement
Contrôle qualité

moins de bruit dans cette commune
éloignée de la métropole bancaire.
Exit a également connu une augmentation de son activité: plus de
300 personnes ont recouru à son
assistance en 2011, l’année précédente, on en dénombrait 257.
«La plupart de ces gens souffraient de cancer», explique Bernhard Sutter, vice-président d’Exit.
«La moyenne d’âge des personnes
accompagnées dans la mort a aussi
augmenté, et se situe désormais à
76 ans.» La notoriété d’Exit
s’étend: plusieurs milliers de nouveaux membres y ont adhéré l’an
dernier. Exit compte presque
80 000 membres dont environ

«

La moyenne
d’âge des personnes
accompagnées
dans la mort a aussi
augmenté, et se situe
désormais à 76 ans»
BERNHARD SUTTER
Vice-président d’Exit

20 000 en Suisse romande. Ajoutez
à cela qu’une génération «plus
autonome et plus consciente de

son libre arbitre» arrive en âge de
mourir.
Des chercheurs ont récemment enquêté sur les réactions des proches
après un suicide assisté. 30% regrettent que les autorités chargées du
constat de décès n’aient pas agi avec
le respect voulu. Plus de la moitié des
personnes interrogées estiment en
outre n’avoir pas été traitées avec
bienveillance. Dans trois cas, la police
est arrivée armée sur les lieux du décès. Bernhard Sutter confirme que les
proches parents sont parfois choqués
par les agissements sans discernement des personnes faisant le constat
de décès. Ainsi, la police arrive par
exemple en uniforme avec le gyro-

phare enclenché, de sorte que les voisins croient qu’il y a eu un accident.
L’étude conclut qu’il faudrait mettre au point une procédure unifiée
pour traiter ce genre de décès. C’est le
cas dans le canton Zurich, où une majorité des cas d’assistance au suicide
sont recensés. Normalement, deux
fonctionnaires en civil accompagnent
le médecin de service. «Nous serions
contents si tout se passait partout
comme à Zurich», affirme Sutter.
Car certains problèmes demeurent
dans d’autres cantons. Exit sait comment les cantons réagissent et avertit
les proches afin qu’ils ne soient pas
trop surpris le moment venu.
Petra Wessalowski


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