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qui a, je pense, été complètement négligé dans le domaine des troubles
dissociatifs, à savoir les méthodes d’apaisement en profondeur de l’hyperexcitation automatique à laquelle ces patients ont été conditionnés.
Nous passerons un temps considérable à parler de la régression et de
l’abréaction [1] dans la résolution des traumatismes. Je vous donnerai un
aperçu de ce genre de travail, à partir d’un patient ne souffrant pas de TPM,
puis j’extrapolerai à partir de ce que je trouve d’une part similaire, et d‘autre
part différent chez les cas de TPM.
Je voudrais ajouter à ce propos que j’ai eu bien des scrupules, au fil des
ans, à enregistrer les récits des cas de TPM ou de sévices rituels – en
partie parce que cela donne un peu l’impression d’utiliser les patients, et je
trouve que cette population a déjà été assez utilisée. C’est une des raisons
pour lesquelles je choisis généralement de ne pas enregistrer mon travail
sur bandes vidéo.
Je voudrais également parler des stratégies hypnotiques de prévention des
rechutes, et de la thérapie post-intégration utilisée de nos jours.
Enfin, j’espère trouver une petite heure pour parler spécifiquement des
sévices rituels, des programmes de manipulation mentale et du lavage de
cerveau – comment on les pratique, comment accéder malgré eux à l’état
intérieur du patient. C’est un sujet que j’ai refusé pendant longtemps
d’aborder en public. Je l’ai fait pour de petits groupes et au cours de
consultations, mais récemment j’ai décidé qu’il était grand temps que
quelqu’un se décide à en parler. Nous allons donc rentrer dans les détails
aujourd’hui.
[Applaudissements]
À Chicago, lors du premier congrès international où fut abordé le thème des
sévices rituels, je me souviens avoir pensé : « Comme c’est étrange !
Comme c’est intéressant ! ». Je me rappelle qu’après avoir écouté la
description d’un cas considéré par l’orateur comme très rare et tout à fait
particulier, beaucoup de thérapeutes s’étaient regroupés pour discuter :
« Mince alors, vous en traitez un vous aussi ? Vous habitez à Seattle… Eh
bien moi je suis de Toronto… Moi je viens de Floride… Et moi je viens de
Cincinnati. » Je ne savais alors que penser.