Fichier PDF

Partage, hébergement, conversion et archivage facile de documents au format PDF

Partager un fichier Mes fichiers Boite à outils PDF Recherche Aide Contact



FOCUS PSDR3 Clim Chgt (4) Vfinale .pdf



Nom original: FOCUS-PSDR3-Clim Chgt (4) -Vfinale.pdf
Titre: Microsoft PowerPoint - FOCUS-PSDR3-Clim Chgt (4) -Vfinale
Auteur: Murielle

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par PScript5.dll Version 5.2 / Acrobat Distiller 7.0.5 (Windows), et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 27/03/2012 à 22:33, depuis l'adresse IP 78.229.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 1151 fois.
Taille du document: 1.5 Mo (12 pages).
Confidentialité: fichier public




Télécharger le fichier (PDF)









Aperçu du document


Evolution du climat du
Sud de la France 1950-2009
ƒ Cette étude est un volet du projet CLIMFOUREL (Climat‐Fourrages‐Elevage) visant à
comprendre et améliorer l’adaptation des systèmes fourragers du Sud de la France aux
variations et aux changements climatiques en cours.
ƒ Les variations climatiques et les tendances sont analysées depuis 1950.
ƒ Le réchauffement climatique est rapide depuis environ 1979 : en 30 ans, les lignes iso‐
climatiques
li ati e ont
o t été transférées
t a fé ée de 100 à 300 km
k au
a Nord
No d (+1
( 1 à 2.5
2 5°N)
N) selon
elo les
le variables
a iable
considérées, étendant le climat méditerranéen et renforçant l’aridité.

Climat
Sud de la France
Production Fourragère
Elevage
Changement global
Sécheresse
Sécheresse 

Contexte de recherche
Dans les départements français à climat tempéré sec sub‐méditerranéen
bordant les plaines méditerranéennes à l’ouest et au Nord, la fréquence
des années à forte sécheresse et pénurie estivale d
d’herbe
herbe pâturable a été
anormalement élevée depuis les années 2000 (2003, 2005, 2006 et 2009).
L’achat et le transport de fourrages vers ces départements ont engagé des
aides financières élevées de l’état et des collectivités territoriales ne
pouvant être renouvelées à cette fréquence. Une question centrale était
de savoir si la fréquence de ces pénuries a été conjoncturelle ou est
structurelle. Dans ce cas, comment adapter les systèmes d’élevage?
L’hypothèse d’un changement climatique plus marqué et d’effets amplifiés
à l’interface des climats méditerranéen/tempéré a été posée au lancement
du projet « Climfourel » (2007) quand la réalité du changement climatique
était encore contestée et son ampleur minimisée en France : les tendances
reconnues ne portaient que sur les températures, calculées sur un siècle
(+0.74°C/siècle mondialement, +1.1°C/siècle en France), insuffisantes pour
avoir changé la donne : le changement climatique ne s’étudiait qu’au futur.

Originalité des résultats
Le changement global (atmosphère, climat) induit par l’activité économique, notable depuis un siècle, a
évolué en 3 phases visibles à ll’échelle
échelle mondiale : environ 1900
1900‐49,
49, 50
50‐79
79 et 1980
1980‐2009.
2009. A toute échelle
d’étude des données climatiques (ici 14 stations du Grand Sud), les durées et tendances de ces phases
doivent être prises en compte, 1950‐79 étant la période‐référence du climat stable «avant changement
notoire». Sur 1980‐2009, les tendances évolutives sont très significatives. Le réchauffement a été général
(+0.5°C/décennie; entre 0.4 et 0.65 °C/décennie selon les stations), similaire au continent Europe‐
Méditerranée. Il a été plus marqué en saison chaude‐sèche (+0.8°C/décennie, mois MJJA) qu’en saison
froide‐humide (+0.25°C/décennie, mois NDJF). L’évapotranspiration annuelle (ETP) a fortement augmenté
dans les plaines chaudes (+ 240 mm soit + 20 à 30% en 30 ans). La pluviométrie annuelle (P), très variable,
n’a pas significativement changé par station (sauf une baisse à Pau), mais une tendance globale régionale
est notée entre janvier et août (comme ailleurs en Méditerranée). Les indices d’aridité ont fortement
g
d’iso‐climat ont migré
g au Nord de 1 à 2.5°N
5 selon les variables considérées. Le climat
évolué et les lignes
méditerranéen s’est étendu (ligne Toulouse‐Albi‐Millau‐Montélimar). Ces changements sont assez
importants pour avoir modifié les ressources fourragères.

Auteurs

Partenaires

François LELIEVRE (INRA CEFE Montpellier)

Météo‐France (données climatiques)

Stéphan SALA (INRA CEFE Montpellier)

SUAMME‐Languedoc‐Roussillon

Françoise RUGET (INRA Avignon)

Chambre d’Agriculture Ardèche

Florence VOLAIRE (INRA CEFE Montpellier)

Chambre d’Agriculture Aveyron

Evolution climatique du Sud de la France 1950‐2009

1. Cadre et problématique : tenir compte des phases  du 
p
q
p
p
changement mondial 1900‐2009
1.1. Le changement climatique mondial engagé depuis 1900 a évolué en 3 phases
La température de l’Hémisphère Nord reconstruite sur 
1000‐2000 (Mann et al., 1999) montre :
une tendance très lente au refroidissement entre
1000 et 1900 (‐0.3°C
(
°C en 900 ans)) ;
Ö

Ö une forte tendance au réchauffement depuis
environ 1900, mais en 3 phases:
n 1900‐45 environ : réchauffement lent ;
o1945‐79 environ : palier ou léger refroidissement 
; p 1979‐2010 : réchauffement rapide.

1.2. Ces phases se retrouvent dans les analyses temporelles à toute échelle d’espace
Ex. : France métropolitaine

Température moyenne annuelle en France 1901-2006
Moyenne des températures . moyennes annuelles de 66 stations homogénéisées

(sur données de base Météo‐France)

12.5
a

11.5
11.0
10.5

10
20

05

00
20

20

95

90
19

19

80

75

85
19

19

19

65

60

55

70
19

19

19

19

50

45
19

19

40

35
19

19

30

25
19

19

20

15
19

19

05

10

10.0
19

°C

12.0

00

p1979‐2009, réchauffement rapide, très
significatif, à +0.5°C/déc (total: +1.5°C).

13.0

19

o1945‐1979,
stagnation
à
léger
refroidissement, non significatif, à ‐
0.04°C/déc (total ‐0.15°C) ;

(données source Météo-France, 2007)

13.5

19

n1901‐1945,
réchauffement
lent,
significatif,
g
, à environ +0.1°C/décennie
/
(total +0.4°C) ;

Ajustement de tendance

Variation annuelle
Moyenne mobile sur 15 ans

Soit un réchauffement de +1.8°C sur un siècle, dont 1.5°C sur 1979‐2009

n fut non perçu car gain de +0.1 à +0.4°C en 50 ans selon les continents et les régions, alors que la
température annuelle entre années consécutives en un lieu donné varie aléatoirement de ±1°C.

p (en cours) est fortement perçu car les vitesses sont élevées, mais différentes entre continents et entre
régions intra‐continent : moyenne Europe post‐1979 ≈ +0.4°C/décennie (GIEC, 2007). Selon pays et régions
Europe‐Méditerranée, +0.3 à +0.6°C/déc (parfois moins sur les côtes ouest car les mers se réchauffent moins
vite).
1.3. Les variations depuis 1900 ont surtout pour origine les émissions des activités humaines :
CO2

Le bilan énergétique terrestre est modifié par des
changements de composition et propriétés de
l’atmosphère :
‐ Gaz à effet de serre ou « GES » (CO2, CH4, N2O,
…) : leur concentration dans l’atmosphère
augmente, ils augmentent le bilan d’énergie de la
basse atmosphère (Îréchauffement) ;
‐ Aérosols
(micro‐particules,
sulfures
de
charbon…) : ils réfléchissent les rayons solaires,
baissent le bilan d’énergie (Îrefroidissement). Ils
ont augmenté jusqu’aux années 70, atténuant
l’effet GES croissants, puis baissé (filtres
industriels).

Projet CLIMFOUREL

2. Méthodes
2.1. Quatorze stations Météo-France ou INRA représentatives
du Grand Sud de la France
Plaines (<200‐300 m)
‐ Gourdon MF (Lot)
‐ Pau MF (Pyrénées Atlantiques)
‐ Lyon‐Bron MF(Rhône)
L
B  MF(Rhô )
‐ Valence INRA (Drome)
‐ Montélimar MF (Drôme)
‐ Toulouse MF (Hte Garonne)
‐ Albi MF (Tarn)
‐ Agen MF (Lot et Garonne) 
‐ Carcassonne MF (Aude) 
‐ Avignon INRA (Vaucluse)
‐ Montpellier MF (Hérault)

Stations : position et climat historique
Climat historique:
temp. hum. Atlant.
tempéré sec
tempéré sub-Médit.
Méditerranéen

PARIS
PARIS

Altitude :
plaine (< 200 m)
plateau (500-700 m)

Lyon
y

Colombier

Plateaux à 600‐700 m
‐ Colombier‐le‐Jeune MF (Ardèche)
‐ Mende MF (Lozère)
‐ Millau‐Larzac MF (Aveyron)

Gourdon
Agen

Toulouse

Lyon
Valence

Valence

Mende

Millau

Montélimar

Albi

Millau
Avignon

Pau

Toulouse

Montpellier Marseille
Marseille
Carcassonne
Montpellier

200 km

Les stations ont été choisies pour couvrir un gradient de climats du Méditerranéen au tempéré humide
atlantique ; à 2 altitudes : plaines <200‐300 m ; plateaux à 600‐700 m (mais peu de stations « plateaux » à
données complètes sont disponibles). Les données 1980‐2009 sont journalières, complètes, fiables, 7
variables dont ETP Penman‐Monteith (référence internationale). Les données 1950‐79 (référence «avant
changement climatique») sont au moins mensuelles, mais non disponibles pour 3 stations.

2.2. Adapter les méthodes de caractérisation du climat sur les séries climatiques
passées
ƒ Les principales variables climatiques Y mesurées sont les températures (T) maximales ou minimales, la
hauteur de pluie (P), l’évapotranspiration (ETP), etc. Leur mesure sert à caractériser le climat instantané (du
jour du mois,
jour,
mois de ll’année)
année), et à faire des études de statistiques et probabilités caractérisant le climat local et
régional, moyen ou probable.
ƒ Le climat local ou régional est caractérisé par la valeur « la plus probable » (l’espérance eY) de variables
climatiques Y pour chaque mois et pour l’année. Depuis toujours, l’espérance eY est automatiquement
assimilée à la moyenne M des valeurs observées sur 20 à 50 ans de T, P, ETP, etc, mensuelles ou annuelles.
Il est recommandé internationalement d’utiliser la «normale» (= moyenne des trois dernières décennies
complètes), voire la «normale‐standard» (moyenne de 30 années fixes: 1931‐60; 1961‐90; 1991‐2020; etc).
Ainsi de 2011 à 2020, la normale va rester la moyenne M1981‐2010 et la normale‐standard M1961‐90.
ƒ Ces méthodes conviennent dans les périodes où les variations interannuelles des variables climatiques
sont effectivement équilibrées autour d’une espérance quasi fixe (modèle eY = M), comme 1950‐1979. Elles
sontt par contre
t incorrectes
i
t pour les
l périodes
é i d où
ù la
l plupart
l
t des
d variables
i bl climatiques
li ti
ontt eu des
d variations
i ti
interannuelles autour d’une tendance significativement positive ou négative (eY≠M), comme 1980‐2009. La
moyenne M1980‐2009 estime eY au milieu de l’intervalle, soit en 1994‐1995 : ce n’est plus la valeur la plus
probable depuis 15 ans.
ƒ Les paramètres de variabilité doivent distinguer la tendance évolutive de la variabilité interannuelle
stricto sensu.

Les adaptations
La représentation
p
des moyennes
y
glissantes ((caractérisation d’une année X p
g
par la moyenne
y
des 5, 7
ou 9 années qui l’entourent) est une bonne représentation de l’évolution de eY préliminaire au choix
d’un modèle mathématique. Le temps est découpé selon les grandes phases des variations
climatiques générales, et un modèle simple d’espérance eY en fonction des années X est privilégié
dans chaque période : ‐ périodes sans tendance à changement (ex: 1950‐79): modèle eY = M (sauf
démonstration d’invalidité) ;‐ périodes avec changement continu (ex: 1980‐2009): eY = AX + B (sauf
démonstration d’invalidité).

Projet CLIMFOUREL

3
3. Un réchauffement annuel rapide et homogène depuis 1979, 
p
g
p
9 9,
autour de +0.5°C/décennie
3.1. Evolution des températures moyennes annuelles 1950-1979 + 1980-2009
15.0
14.5
13.5
13.0

(A) eT = 11.35 (moyenne T 1959-79)

12.5
12.0
11 5
11.5
11.0
10.5

(B) eT = 0.0669(x-1980) + 11.39

10.0
9.0
1945

13.0
12.5
12.0
11.5
11.0

(B') eT = 0.0654(x-1979) + 11.35

9.5
1950

1955 1960

1965

1970

1975 1980

1985

1990

1995

2000 2005

2010

10.5

(B) eT = 0.0549(x-1980) + 11.81

10.0
9.5

(B') eT = 0.0497(x-1979) + 11.91

9.0

2015

1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Années

Années

16.0

18.0

15.5

Temp. moy. annuelle
e (T, °C)

Temp. moy. annuelle
e (T, °C)

17.5

Montpellier

15.0
14.5

(A) eT = 12.82 (moyenne T 1950-79)

14.0
13.5
13.0
12.5
12.0
11.5
11.0

(B) eT = 0.0463(x-1980) + 13.03

10.5

(B') eT = 0.0544(x-1979) + 12.82

14.5
14.0
13.5
13.0

12.5
12.0
11.5
11.0
10.5
10.0
(B) eT = 0.0551(x-1980) + 10.21

14.0
13.5
13.0
12.5
12.0
11.5
11.0
10.5
10.0

9.0
8.5
8.0
1945 1950 1955 1960

(B) eT = 0.0435x + 14.39
(B') eT = 0.064x + 13.91

Années

Colombier le J.,
Colombier-le
J 09

9.5

(A) eT = 13.91 (moyenne T 1950-79)

15.0

1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Temp. moy. annuelle (T, °C)

13.5

Montélimar

12.0

14.0
13.0

17.0
16.5
16 0
16.0
15.5

12.5

10.0
1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Années

Temp. moy. annuelle (T, °C)

Valence

(A) eT = 11.91 (moyenne 1950-79)

14.0
13.5

Temp. moy . annuelle (T, °C)

Lyon-Bron

14.0

Temp. moy.. annuelle (T, °C)

15.0
14.5

Mill
Millau-Larzac,
L
12/34
(A) eT = 9.91 (moyenne T 1965-79)

9.5
9.0
8.5

(B) eT = 0.0394(x-1980) + 10.266
(B') eT = 0.054(x-1979) + 9.91

8.0
1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995

2000 2005 2010 2015

1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Années

Années

Temp. moy. annuelle (T, °C)

15.5
15.0

Temp. moy. annuelle (T, °C)

16.0

Agen

14.5
14.0

(A) eT = 12.44

13.5
13.0
12.5
12.0
11.5

(B') eT = 0.0637(x-1979) + 12.44

(B) eT = 0.0557(x-1980) + 12.58

11.0
10.5
10.0
1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Années

16.0
15.5
15.0
14.5 (A) eT = 12.68 (moyenne T 1950-79)
14.0
13.5
13.0
12.5
12.0
11.5
11.0
10.5
10.0

Toulouse

(B) eT = 0.0446(x-1980) + 13.02
(B') eT = 0.0589(x-1979) + 12.68

1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Années

z1950‐79, tendance nulle : la température la plus probable est la moyenne longue (30 ans), soit la droite
horizontale (A) : eT=M1950‐79, normale‐référence de la dernière période sans changement significatif.
z 1980‐2009, climat évolutif, 2 méthodes :
(B) Droite de régression libre [1980‐2009] croissante : eT = a X + b (X=1 en 1980 ; a est la tendance brute) ;
(B’) Régression en ajoutant en 1979 [X=0, eT= M1950‐79], point‐origine imposé à la régression, soit : eT = a’X +
M1950‐79 (où a’ est la tendance corrigée).
(A) (B’) établit
(A)‐(B’)
é bli un modèle
dèl continu
i d’évolution
d’é l i de
d eY
Y en 2 droites
d i
raccordées
dé (mais
( i il faut
f
d
des
données fiables et continues 1950‐79). Ce modèle n’est valable que dans l’intervalle étudié ; il
ne présume en rien du futur.
Depuis 1979, l’espérance de la température annuelle (eT) a augmenté de façon très significative
et très homogène dans tout le Grand Sud : environ +0.50°C/décennie (+1.5°C en 30 ans) selon la
méthode (B) et +0.59°C/décennie selon la méthode (B’). C’est similaire ou légèrement
supérieur à la moyenne française.

Evolution climatique du Sud de la France 1950‐2009

4. La saison chaude‐sèche (mois MJJA) se réchauffe plus vite 
que la saison froide‐humide (mois NDJF)
 l   i
 f id h id  ( i  NDJF)
24
Saison MJJA
22
20
18
(A) eTmjja = 18.63
16
(B) eTmjja = 0.0782(x
0 0782(x-1980)
1980) + 18
18.76
76
14
(B') eTmjja = 0.0804(x-1979) + 18.63
12 (A) eTndjf = 6.48
Saison NDJF
10 (B) eTndjf = 0.0111(x-1980) + 7.06
(B') eTndjf = 0.0386(x-1979) + 6.48
8
6
4
2
1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Années

24
22
Temp. moy. MJJA
A (Tmjja, °C)

T em p. m oy . M J J A (T m jja, °C)

4.1. Evolution des températures moyennes (Tmoy) ETE vs HIVER
Saison MJJA

20
18
16

(A) eTmjja = 19.37

14
12
10

(B) eTmjja = 0.0732(x-1980) + 19.25
(B') eTmjja = 0.0639(x-1979) +19.37

Saison NDJF

8
6
4
2

(A) eTndjf = 7.17

(B) eTndjf = 0.019(x-1980) + 7.40
(B') eTndjf = 0.0295(x-1979) + 7.17

0
1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015
Années

Ex. de Toulouse

Ex. de Carcassonne

ƒ La saison chaude‐sèche MJJA s’est réchauffée 3 à 4 fois plus vite que la saison froide‐humide NDJF :
‐ Saison chaude‐sèche : tendance positive très significative de eT pour chaque station (Moy : +0.8°C/décennie,
+2.4°C/30 ans) ;
‐ Saison froide‐humide : tendance positive non significative par station individuelle, mais significative
globalement toutes stations (+0.2 à 0.3°C/décennie; +0.7 à 0.8°C en 30 ans).

T e m p . m o y. M JJA (T m jja , °C )

24
23

Lyon-Bron, 69

22

(A) eTmjja = 18.21
21
20
19
18
17

(B) eTmjja = 0.096(x-1980) + 18.15
(B') eTmjja = 0.0884(x-1979) + 18.21

T e m p . m o y. M JJA (T m jja , ° C )

4.2. Exemples d’évolution des températures de saison chaude-humide (MJJA)
24

Valence, 26

23

(A) eTmjja = 18.60

22
21
20
19
18

(B) eTmjja = 0.0773(x-1980) + 18.49

17

(B') eTmjja = 0.072(x-1979) + 18.60

16

16
1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Années

Colombier-le J, 09

T em p. m oy . M J J A (Tm
m jja, °C )

Années
21
20

Millau-Larzac, 12-34

19
18

(A) eTmjja = 15.98

17
16
15
14

(B) eTmjja = 0.068(x-1980) + 16.26
(B') eTmjja = 0.0781(x-1979) + 15.98

13
1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015

Années

Remarque : l’été 2003 est très exceptionnel, s’écartant de +3°C de l’espérance eT, alors que les
variations interannuelles sont à 90% dans la bande ±1°C autour des droites eY, à 98% dans la bande
±1.5°C. L’été 2003 tire donc vers le haut les tendances du réchauffement estival 1979‐2009. Sans 2003,
la tendance moyenne reste néanmoins très élevée: +0.7°C/décennie (+2.1°C/ en 30 ans).

Projet CLIMFOUREL

5. Vitesses de réchauffement 1980-2009 (année, été,
hiver) par station
Groupe

Station

Plaines
méditerranéennes
sub-humides
Plaines
tempérées
sub-méditerrann.
Plaines
tempérées
humides
Plaines tempérées
humides atlantiques

Montpellier-M
Avignon
Carcassonne
Montélimar
Toulouse
Albi
Valence
Lyon-Bron
Agen
Gourdon
Pau
Millau Larzac
Millau-Larzac
Colombier-le-J
Mende

Plateaux

Moyenne

Année
A
A'
0.43
0.64
0.61
0.57
0.44
0.45
0 46
0.46
0 54
0.54
0.45
0.59
0.52
0.55
0.50
0.67
0.65
0.56
0.64
0.52
0.64
0.39
0.62
0 39
0.39
0 54
0.54
0.55
0.51

Eté M JJA
A
A'
0.69
0.87
0.93
0.87
0.73
0.64
0 65
0.65
0 72
0.72
0.78
0.80
0.87
0.77
0.72
0.96
0.88
0.91
0.87
0.91
1.00
0.80
0.89
0 68
0.68
0 78
0.78
0.81
0.85

Hiver NDJF
A
A'
0.25
0.44
0.36
0.36
0.19
0.30
0 35
0.35
0 43
0.43
0.11
0.39
0.19
0.35
0.21
0.42
0.46
0.20
0.34
0.10
0.37
-0.10
0.07
0 17
0.17
0 29
0.29
0.32
0.26
-

0.50

0.81

0.22

0.59

0.82

0.33

A/A’ : vitesses brutes/corrigées (valeurs en °C/décennie ; les valeurs en gras sont significatives)
ƒ Les vitesses annuelles et d’été‐MJJA sont très significativement positives pour chaque station, pas celles
d’hiver‐NDJF mais la valeur toutes stations confondues l’est. Sur 11 stations ayant des données 1950‐79, la
tendance A
A’, obtenue en imposant le point de départ du réchauffement [1979; M1950‐79],
] donne une vitesse de
réchauffement un peu plus élevée pour l’hiver et l’année ;
ƒ Le réchauffement a été très homogène aussi bien pour l’année (+0.5°C/déc) que pour les valeurs
saisonnières (+0.8°C/déc pour MJJA ; +0.2 à +0.3°C/déc pour NDJF) ;
ƒ La moyenne annuelle est élevée mais elle a été observée ailleurs en France, en Europe et dans le Bassin
Méditerranéen sur les séries de données post‐1979 ;
ƒ Pendant l’été‐MJJA, l’espérance de température moyenne a augmenté de 2.4°C. A Lyon, Albi, Gourdon,
Agen ou Pau, elle est aujourd’hui supérieure au niveau (20°C) qui caractérisait les stations méditerranéennes
Montpellier Avignon jusqu
Montpellier‐Avignon
jusqu’en
en 1980.
1980 En 30 ans,
ans les isothermes ont avancé de + 250‐300
250 300 km au N et NO en
plaine, autour du Massif Central (soit en latitude +2.5°N). Les étés les plus froids aujourd’hui sont au niveau
des plus chauds de 1950‐79 ;
ƒ Par contre les hivers (NDJF) ont moins changé (+0.8°C en 30 ans) ;
ƒ Aujourd’hui, la température la plus probable n’est plus la moyenne et n’est pas fixe : elle augmente chaque
année selon la droite de régression eT = aX+b (X est l’année, X=1 en 1980, b étant l’espérance eT1979 pour
X=0).

Les températures moyennes annuelles des 
14 stations évoluent parallèlement (1980‐
2009 dans la figure ci‐contre) : cela indique 
qu’en plus de vitesses de réchauffement 
très voisines, les fluctuations interannuelles 
sont aussi très similaires: une année chaude 
((ou froide) est chaude (ou froide) partout.
)
(
)p
La variabilité 1980‐2009 autour de la 
tendance a été testée contre la variabilité 
1950‐79 pour 11 stations : il n’y a pas de 
différences significatives.

Te
emp. moy. annuelle (T, °C)

Et la variabilité interannuelle autour des droites de tendance ?
18.00
17.00
16.00
15.00
14.00
13.00
12.00
11.00
10.00
9.00
8.00
1975
1980
1985
1990
1995
2000
2005
Montpellier
Avignon
Carcassonne
Montélimar
Albi
Agen
Gourdon
Valence
Pau
Colombier
Millau
Mende

2010
2015
Toulouse
Années
Lyon

Evolution climatique du Sud de la France 1950‐2009

6. Forte augmentation de l’ETP* annuelle et l’été (MJJA)
g
(
)
(*) L’ETP (évapotranspiration) mesure le pouvoir évaporant du climat, ou besoin en eau des cultures pour 
produire à l’optimum. Il s’agit ici de l’ETP‐PM (Penman‐Monteith, référence internationale). 

6.1. L’augmentation d’ETP annuelle a été très forte dans les plaines intérieures
(+18 à +30% en 30 ans), forte dans les régions plus fraîches -plateaux,
plaines atlantiques- (+5 à +15%)
1500

1200
1100
1000
900
800
700
1975

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2015
Années

(B) eETP = 4.9914x + 793.23

1000
900
800
700
600
1975

1980

1985

1990

1995

2000

2005

1200
1100
1000
900

1300

Pau, plaine atlantique

1200
1100

1300

800
1975

C um ul annuel d'E T P (m m )

C um ul annuel d'E T P (m m )

1300

1980

2010

2015
Années

1400

Montélimar,, plaine
p

(B) eETP = 7.2062(x-1980) + 1042.3

C um ul annuel d'E T P (m m )

(B) eETP = 9.5326(x-1980) + 852.53

1400

1200

1980

1985

1990

1995

2000

2005

2010

1100
1000
900
800
700
600
1975

1980

1985

1990

1995

2000

2005

(B) eETP = 8.6856(x-1980) + 874.78
1200
1100
1000
900
800

1400

Colombier, plateau 09
(B) eETP = 4.7403(x-1980) + 889.19

2010

2015
Années

Toulouse,, plaine
p

1300

700
1975

2015
Années

C um ul annuel d'E T P (m m )

Lyon-Bron,
y
, plaine
p

1300

C um ul annuel d'E T P (m m )

C um ul an nu el d' E T P (m

1400

1980

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2015
Années

Millau-Larzac,
Millau
Larzac, plateau 12-34
12 34

1300
1200

(B) eETP = 4.6115(x-1980) + 930.45

1100
1000
900
800
700
1975

1980

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2015
Années

L’augmentation d’ETP‐an provient pour 65‐80% de la saison sèche‐chaude MJJA , du fait que l’ETP‐été‐MJJA 
représente 60% (plaine) à 70% (plateaux) de l’ETP‐an, et que le climat se réchauffe plus  en été qu’en hiver.
(
)
(
)

ff


6.2. Vitesses d’accroissement de l’ETP-an et de l’ETP-été-MJJA, en mm/décennie
Groupe
Plaines
méditerranéennes
sub-humides
Plaines
tempérées
sub-méditerrann.
b édit
Plaines
tempérées
humides
Plaines tempérées
humides atlantiques

Station
Montpellier-M
Avignon
Carcassonne
Montélimar
G1
Toulouse
Albi
Valence
Lyon-Bron
Agen
Gourdon
Pau
G2
Millau-Larzac
Plateaux
Colombier-J.
Mende
( l i
sauff atlantiques)
tl ti
)
Mo enne G1 (plaines
Moyenne
Moyenne G2 (plateaux, plaines atlantiques)

Année
87
96
62
72
87
76
68
95
90
25
50
46
47
-

été MJJA
51
61
39
41
53
55
42
57
58
27
38
39
35
-

80
42

50
35

Plaines intérieures  
(Languedoc, Rhône, S‐O) :
+240 mm d’ETP‐an en 30 ans           
(dont +150 mm mois déjà secs 
MJJA)

Plateaux, plaines atlantiques:
+125 mm d’ETP‐an en 30 ans
(dont +105 mm mois déjà secs 
MJJA)

Toutes les valeurs sont significatives. La tendance corrigée A’ n’est pas calculée car peu de stations ont des 
données ETP‐PM 1950‐79. L’ETP a donc connu des accroissements considérables (+20 à 30% en plaines) : 
c’est le facteur de la production agricole le plus modifié en 30 ans.

6.3. Causes: l’espérance de chacune des variables composantes de l’ETP a changé
(très significatif sur l’été-MJJA et sur l’année, plus marqué en plaines intérieures, cf. 3 cas de plaines
ci-dessous)
Ra onnement net
Temp Mo
Temp.
Moy.
H grométrie air
Hygrométrie
Vitesse du
d vent
ent
L’augmentation de rayonnement net (+8% Station Rayonnement
année
été
MJJA
année
été
MJJA
année
été
MJJA
année
été
MJJA
en 30 ans) a : (i) augmenté la
(+11%)
(+10%)
Montp. +8%
+7%
+1.5°C +2.2°C
-9%
-14%température, et (ii) fortement abaissé
(+8%)
(+12%)
Agen
+8%
+10% +1.8°C +2.7°C
-9%
-13%
l’hygrométrie de l’air, surtout l’été.
Lyon
+7%
+7%
+2.0°C +2.8°C
-11%
-17%
+24%
+32%

Ponctuellement (à Lyon‐B), il y a même eu
augmentation de turbulence de l’air.

Moy.

+8%

+8%

+1.7°C

+2.6°C

-10%

-15%

+14%

+17%

Projet CLIMFOUREL

7  Evolutions de la pluviométrie et de l’aridité
7. Evolutions de la pluviométrie et de l
aridité
7.1. Evolution de la pluviométrie annuelle et de l’été-MJJA
Cumul annuel de précipitations 1980-2008
Pluviométrie
annuelle 1980-2009

Par station, aucune tendance 
significative pour la 
pluviométrie annuelle. 
Cependant  la très grande 
Cependant, la très grande 
variabilité interannuelle peut 
masquer des tendances 
réelles.

1200

P (mm/an)

1100
1000
900
800
700
600
500
400

2008

2007

2006

2005

2004

2003

2002

2001

2000

1999

1998

1997

1996

1995

1994

1993

1992

1991

1990

1989

1988

1987

1986

1985

1984

1983

1982

1981

1980

300
200

Années

Montpellier

Avignon / Carcassonne

Montélimar / Toulouse / Albi

Lyon-Bron / Valence

Toutes stations

Millau-L / Colombier / Mende

500
P (mm/4mois)

La pluviométrie moyenne 
d’été‐MJJA a un fort gradient 
décroissant NO‐SE : 300 mm à 
Pau, Gourdon et Lyon ; 124 
mm à Montpellier. Par station, 
aucune tendance 1980‐2009 
n’est décelable mais la grande 
variabilité interannuelle peut 
masquer des tendances.
d
d

Pluviométrie été MJJA 1980-2009

400
300
200
100
0
1980

1982

1984

1986

1988

1990

1992

1994

1996

1998

2000

2002

2004

2006

2008

Années
Montpellier

Avignon / Carcassonne

Montélimar / Toulouse / Albi

Lyon-Bron / Valence

Millau-L / Colombier / Mende

Toutes stations

Remarque : Pour 9 stations dont on avait les données sur 60 ans 1950‐2009, les écarts à la moyenne ont été
traités toutes stations confondues, ainsi que les différences (P1950‐79 ‐ P1980‐2009). Une tendance significative
apparaît (–54 mm, soit –11% sur JFMA+MJJA, alors que l’automne SOND ne change pas. Cette tendance est
nette dans tous les pays méditerranéens plus au sud.

7.2. Evolution du bilan hydrique et de l’aridité du climat 1980-2009
L’espérance de la pluviométrie annuelle eP est
considérée comme constante et égale à la
moyenne : eP=M1980‐2009
L’espérance de l’ETP augmente : eETP1980 et
eETP2009 sont données par les droites de
régression eETP = f(années). Deux indicateurs de
déficit hydrique du climat « moyen » sont utilisés :
ƒ eETP‐eP
ETP P : déficit
défi it climatique
li ti
( eau)) ;
(en
ƒ eP/eETP ou indice d’aridité, base simple de
classification climatique annuelle ci‐dessous (Le
Houérou, 1996).

Stations

eP
eETP
eETP-eP
eP/eETP
80-09 1980 2009 1980 2009 1980 2009

Montpellier

620

1130 1383

510

763

0.55

0.45

Carcassonne

654

1035 1213

381

559

0.63

0.54

Avignon

664

936

1214

272

550

0.71

0.55

Toulouse

642

883

1135

241

493

0.73

0.57

Montélimar

887

1050 1258

163

371

0.84

0.71

Millau-L

735

935

1069

200

334

0.79

0.69

Albi

735

835

1056

100

321

0.88

0.70

A
Agen

722

776

1035

54

313

0 93
0.93

0 70
0.70

Lyon-B

834

862

1139

28

305

0.97

0.73

Valence

862

879

1075

17

213

0.98

0.80

Gourdon

858

881

952

23

94

0.97

0.90

Colombier-J
Pau
Moyenne régionale

954
1070

894
798

1031
943

1.07
1.34

0.93
1.13

787

915 1116 127 328 0.88 0.72

-60
77
-272 -127

ƒ La forte augmentation d’ETP (+240 mm/30 ans dans les plaines) a eu pour conséquences :
‐ d’augmenter d’autant le déficit climatique annuel «moyen» (eETP‐eP) (ex : à Albi, Agen, 
L
Lyon, Valence, l’espérance de déficit, quasi nulle jusqu’en 1979, est passée à 220‐300 mm) ;
 V l
 l’ é
 d  défi it  
i  ll  j
’  
  t 
é  à 
 

‐ d’abaisser les ratios eP/eETP (augmenter l’aridité) sans changement de pluviométrie.
ƒUn indice d’aridité a été calculé pour la saison sèche‐chaude MJJA : il 
confirme la nette remontée des climats définis sur des critères d’aridité: le 
climat méditerranéen subhumide s’est nettement étendu, incluant 
maintenant Toulouse, Millau‐Larzac et Montélimar.

eP/eETP Classe de climat
<0.05

Hyp
yper-aride

0.05-0.2

Aride

0.2-0.5

Semi-aride

0.5-0.65

Sub-humide sec

0.65-0.75

Sub-humide

0.75-1.0

Humide

>1

Hyper-humide

Evolution climatique du Sud de la France 1950‐2009

8. Principaux changements climatiques de la saison chaude‐
sèche ‘MJJA’ 1980‐2009
è h  ‘MJJA’ 1980 2009

S u m m e r te m p e ra tu re e x p e c ta n c ie s
(e T m jja , ° C )

8.1. température moyenne été (MJJA)

8.2. ETP cumulé été-MJJA

24

800

22

750
700

20

650
600
550

18
16
14

2009

450
400

8.3. Déficit climatique eETP-eP

u

bi
er

illa

om

Co
l

M

0.8
0.7
0.6
0.5

Je

un

uilla
Co

lo m

b ie

r- l
e-

M

e

L

u

n

Pa

do

Go

ur

en

bi
Al

Ag

*

n
ro
-B

on
Ly

ar

on



li m

ne
on
ss

rca

M

ie r

on
Ca

el l

i gn

tp
on
M

Av

eu
-J

r- l
e
bie
m

lo
Co

[

ne

uL

u

i ll a
M

on

Pa

bi

en

rd
ou
G

Ag

n
ro

Al

e*

-B

nc
le

on

Va

Ly

ar

us
e
ulo

To

li m


on
M

so
n

ne

*
on

Av

Ca

rc
as

tp

ign

ell

ier

*

0

e

100

2009

ce

200

1980

0.4
0.3
02
0.2
0.1
0
l en

2009

Va

1980

300

us

400

ulo

500

To

600

on

Ly
on
G
ou
rd
on

8.4. Indice d’aridité eP/eETP

700

M

Pa
u

300

M

on

tp
e ll
ie
C a A v ig r
n
rc
as on
M so n
on ne

T o li m a
u lo r
us
e
A
V a lb i
le n
Ly c e
on
-B
Ag
Go en
ur
do
n
P
M au
C o i ll a
l o m u -L
b ie
r
M -J
en
de

2009

350

Al
bi
Ag
en
Va
le
nc
e*

Mean 1950-79
1980

10

on
tp
el
li e
r
Av
ig
no
Ca
n*
rc
as
so
nn
M
e
on

lim
ar
To
ul
ou
se

12

M

1980

500

Niveau‐seuil méditerranéen‐tempéré, défini par Montpellier‐Avignon‐Carcassonne avant 1980]

QUELQUES CONCLUSIONS ESSENTIELLES SUR LA SAISON SECHE‐CHAUDE ‘MJJA’
z Toutes les stations, sauf les plateaux (alt. 700 m), ont une (espérance de) température d’été devenue ≥
20°C (seuil méditerranéen, isotherme Montpellier‐Avignon jusqu’en 1980) ;
z Toutes les stations, sauf celles sous forte influence atlantique (Pau, Gourdon), ont une eETP de 4 mois
devenue ≥ 600 mm (seuil médit, ligne iso‐ETP Montpellier‐Carcassonne avant 1980).
z Toutes les stations, sauf celles sous forte influence atlantique et forte pluviométrie (Pau, Gourdon, et
Colombier à alt. 700 m) ont une espérance de déficit climatique en eau (eETP‐eP) sur 4 mois ≥ 400 mm (seuil
méditerranéen iso‐déficit Avignon‐Carcassonne
g
avant 1980).
)
z L’aridité s’est renforcée partout (baisse de l’indice eP/eETP). A Montélimar, Toulouse et Millau‐Larzac
(700 m), l’indice a atteint le seuil méditerranéen (≤ 0.35). Les plaines méditerranéennes sont devenues semi‐
arides (cf. Montpellier).
Le changement global se traduit par une remontée des lignes d’iso‐climat, plus importante en été
qu’en hiver. En été, en 30 ans, les lignes iso‐thermes et iso‐ETP ont migré de 250‐300 km vers N et NO
(+2 à 2.5° N en lattitude). Par contre, les lignes isohyètes n’ont pas encore bougé significativement : il en
résulte que les lignes d
d’iso‐climat
iso‐climat de la zone d
d’étude
étude (définis par ll’aridité)
aridité) ont eu un transfert
intermédiaire (+100 à +130 km N–NO ; +1 à +1.2 °N), étendant d’autant le domaine méditerranéen. Des
changements similaires ou plus importants sont observés dans le Bassin Méditerranéen. Ils sont
renforcés aux latitudes ≤ 40°N car une baisse très significative des pluies de janvier à août est observée.
Inversement, ces évolutions sont atténuées en façade atlantique et en altitude.

Projet CLIMFOUREL

M é d ite rra n é e n
s e m i-a rid e

M é d ite rra n é e n
s u b -h u m id e

M é d it . s u b - h u m id e
s u b -t e m p é r é

T e m p é ré s e c
s u b -m é d it.

ANNEE

1.4

Pau
1.2
Humide

Colombier-J
1
Montélimar
0.8

Millau-L
Toulouse

Sub-Humide
Sub
Humide

Avignon
g
Carcassonne

Sec
sub-humide

0.6

Montpellier-M
0.4

e P /e E T P a n n u e l

Gourdon Lyon-B Valence
Agen
Albi

Ariditté annuelle Î(IAa décroissant)

T e m p é ré

ETE

T e m p é ré s e c

9  Trajectoires de changement climatique depuis 1979
9. Trajectoires de changement climatique depuis 1979

z En Y : Indice d’aridité annuel : 
IAa = eP/eETP  (l’aridité augmente 
quand IAa décroît).
z En X :
E  X  Indice d’aridité d’été
I di  d’ idité d’été
optimisé: 
IAe = (eETP‐eP) * [1‐(eP/eETP)].
L’indice IAe est calculé pour chaque 
année sur 6 périodes (1 à 6 mois : Jt, 
JtA, JJtA, MJJtA, MJJtJAS, AMJJtAS) 
avec une règle : quand eP<eETP, on 
applique la formule et quand 
eP>eETP, on applique IAe = 0. 
l
Sur les six valeurs, on retient la valeur 
maximale.

Semi-aride
0.2
0

100

200

300

400
IA max

500

600

700

Aridité estivale Î (IAe croissant)
L’indice IAe est le produit de la quantité de sécheresse (eETP‐eP) et de son intensité [1‐(eP/eETP)]. Il varie de 0 
(cas de climats hyper‐humides ayant tous les mois eP>eETP) à environ 1800 (déserts sans aucune pluie pendant 
les 6 mois  d’été AMJJtAS, avec ETP‐jour moyen de 10‐12mm).

Carte 1950-79

Carte en 2009 (transitoire)
Climat historique :
temp. hum. Atlant.
tempéré humide
tempéré sub-Médit.
PARIS

Méditerranéen

PARIS
PARIS

PARIS

Altitude :
plaine (< 200 m)
plateau (500-700 m)

Lyon

Colombier
Mende

Gourdon

Millau

Agen
Toulouse

Lyon
Valence

Lyon

Colombier

Valence

Gourdon
Agen
g
Toulouse

Toulouse

Montélimar

Millau

Montpellier Marseille
Marseille
Carcassonne

Avignon
Pau

Montpellier

200 km

Valence

Albi

Millau
Avignon

Pau

Valence

Mende

Millau

Montélimar

Albi

Lyon

Toulouse

Montpellier Marseille
Marseille
Carcassonne
Montpellier

200 km

z Depuis 1979, toutes les stations suivent une trajectoire d’évolution du climat moyen vers plus
d’aridité, la plupart ayant déjà changé une fois de classe. Le méditerranéen semi‐aride (eP < 0.5 ETP
annuellement) s’étend aux plaines méditerranéennes (cf. Montpellier) ; le méditerranéen sub‐
humide s’avance jusqu’à Toulouse, Albi, Millau, et Montélimar. Agen, Mende, Colombier, Valence et
Lyon ont pris leur place comme tempérées sub
sub‐humides
humides sèches (sub
(sub‐médit.).
médit.).
z La ligne d’isoclimat [IAa≈1.0 et IAe ≈120] sépare deux grandes zones climatiques Nord/Sud où les
impacts du changement climatique s’opposent. Noter que la limite migre vers le Nord. Toutes les
stations de l’étude sauf Pau ont aujourd’hui un climat de type «Sud» (IAa<1 et IAe>120] ; sub‐
méditerranéen à méditerranéen), où le fort gradient de déficit hydrique est le premier critère
distinctif des climats.

Evolution climatique du Sud de la France 1950‐2009

10. Changement climatique réalisé et perspectives
g
10.1. Changements 1950-2010 en résumé
En respectant le phasage mondial et européen, l’analyse du climat passé (1950‐2009) a montré que :
z sur 1950‐79, il n’y a pas eu de tendance évolutive = période‐référence d’avant changement ;
z sur 1980‐2009, la plupart des variables climatiques ont significativement évolué selon des tendances
linéaires. Les droites de régression estiment les espérances, les pentes sont les tendances ; ce n’est
valide que dans les intervalles observés. Les moyennes sur de longues séries comme M1980‐2009 ou la
o a e M1981‐2010
98 0 0 est
estiment
e t l’espérance
espé a ce au milieu
eu de l’intervalle
te a e (e
(eY1994‐95),
994 95), non
o l’espérance
espé a ce
«normale»
aujourd’hui (eY2011). Celle‐ci est estimée par la dernière eY établie (eY2009 ou eY2010), éventuellement
par une moyenne courte‐récente (les 6 à 10 dernières années). Les changements 1979‐2009 se résument
par le transfert des lignes d’iso‐climat moyen (+100‐130 km vers N et NO, +1 à +1.2°N en lat.). Il est tiré
par rayonnement, température et ETP mai‐août, freiné par la pluviométrie. La variabilité aléatoire (hors
tendance), mesurée par les écarts aux droites d’espérance eY pour les variables T, P, ETP, ETP‐P, par
station, n’est pas significativement différente entre 1950‐79 et 1980‐2009, en général.
z Trois facteurs principaux de la croissance et des rendements agricoles et forestiers changent :
‐ [CO2]air stimule la photosynthèse et accroît la biomasse ;
‐ les températures (air, sol) augmentent, tendant à accroître la précocité, la photosynthèse et la
biomasse ;
‐ le déficit climatique en eau (eETP‐eP) tend à augmenter (par l’ETP). Dans les régions restant très
humides (IAa>1 et IAe<120), c’est sans effet négatif. Dans celles à déficits fréquents (IAa <1 et IAe >120),
la durée‐intensité des sécheresses augmente (années sèches de plus en plus déficitaires).
Ces changements sont suffisants pour avoir modifié l’offre fourragère des prairies entre 1979 et
2009 : entre «Nord‐gagnant» et «Sud‐perdant», la limite (environ IAa≈1 et IAe≈120) remonte vite en
latitude et en altitude.

10.2. Evolutions pour le futur proche (d’ici 2040-50)
Les tendances d
d’évolution
évolution à moyen‐long terme (10‐100 ans) des climats et des variables climatiques
sont estimées par des modèles climatologiques (Ex: Arpège‐Météo‐France, simulateur 2050‐2100,
www.meteofrance.com/). Ils intègrent les modèles ou scénarios d’émission de gaz à effet de serre
établis par le GIEC (2000). Les incertitudes sur les tendances futures sont grandes, surtout après 2050.
Pour les 3‐4 décennies post‐2010, les prévisions de tendances Sud‐Europe et Bassin Méditerranéen ont
une certaine convergence dans les intervalles suivants :
z Les températures de l’air augmenteront de +0.3 à +0.6°C/décennie selon les régions et les lieux; ce
serait un peu plus lent que le réchauffement 1980‐2009 (+0.5°C/déc) car ce dernier a probablement été
amplifié par un rattrapage du non‐réchauffement 1945‐79 (variations d’émissions d’aérosols). La
différence de vitesse été‐hiver pourrait s’atténuer ;
z La pluviométrie baisserait de janvier
janvier‐février
février à septembre ((‐33 à ‐5%/décennie,
5%/décennie, soit ‐10
10 à –30
30
mm/décennie). Une forte tendance à la baisse de pluviométrie annuelle (‐3 à ‐10%/décennie) est déjà
constatée depuis 3‐4 décennies aux latitudes méditerranéennes <40°N (sauf côtes ouest) : Sud‐Espagne,
Sud‐Italie, Grèce, Israël, Maroc. Aux latitudes 40‐45°N, une tendance à la baisse de la pluviométrie janv‐
août, déjà observée dans quelques régions (dont Sud‐France) s’affirmerait et se généraliserait ;
z L’ETP (peu étudiée) augmenterait de +30 à +60 mm/décennie selon les lieux, donc moins que
précédemment dans les plaines du sud car le réchauffement printemps‐été serait moindre ;
z Le déficit climatique (eETP‐eP) et l’indice d’aridité (eP/eETP), annuels ou saison MJJA, évolueraient
donc à une vitesse proche de 1980‐2009, les lignes d’iso‐climat continuant de remonter (+0.3 à
+0.5°N/décennie). Vers 2040‐50, les trajectoires climatiques auront doublé : les plaines
passées de sub‐humides à semi‐arides ((eP < 0.55 eETP sur l’année).
)
méditerranéennes seront entièrement p
Le climat méditerranéen sub‐humide couvrira le Sud‐Ouest au‐delà d’Agen, la vallée du Rhône jusqu’à
Lyon et le sud du Massif Central à altitude <600 m.
1980

2099

Et en fin de siècle ?
Les climats méditerranéens (déficit en eau >
400 mm), recouvriront 25-30% du territoire
métropolitain dès 2040 et pourraient arriver
à la Loire (ligne Nantes-Orléans-Mulhouse)
Nantes Orléans Mulhouse)
en fin de siècle. Les changements
écologiques, hydrologiques, agricoles et
paysagers seront considérables, comme
illustrés par la cartographie des formations
végétales ci-contre.

Evolution climatique du Sud de la France 1950‐2009

Pour aller plus loin
Pour aller plus loin…
ƒ Moulin C.H. (2008). Adaptation des systèmes fourragers et d’élevage peri‐méditerranéens aux changements
et aléas climatiques. Projet CLIMFOUREL, PSDR‐3, Régions L‐R, R‐A, M‐P. Série Les 4‐pages PSDR3.
ƒ Site internet du projet : http://www.climfourel.fr
ƒ Archer D., Rahmstorf S. (2010). The climate crisis. Cambridge University Press, London, UK, 250 p.
ƒ Lelièvre
L liè
F Satger
F.,
S
S Sala
S.,
S l S.
S et Volaire
V l i F.
F (2009).
(
) Analyse
A l
d changement
du
h
climatique
li
i
récent
é
sur l’arc
l’
péri‐
éi
méditerranéen et conséquences sur la production fourragère, in Changement climatique : conséquences
et enseignements pour les grandes cultures et l’élevage herbivore. (c.f. collectif 2009 ci‐dessous).
ƒ Collectif (2009). Changement climatique : conséquences et enseignements pour les grandes cultures et
l’élevage herbivore, actes du colloque. Arvalis et Institut de l’Elevage, Paris, 22 oct. 2009. 145p.
ƒ Lelièvre F., Sala S. et Volaire F. (2010). Climate change at the temperate‐Mediterranean interface in
southern France and impacts on grasslands production. Options méditerranéennes, A, 92, 187‐192.

Pour citer ce document :
Lelièvre F., Sala S., Ruget F., Volaire F. (2011). Evolution climatique du Sud de la France 1950‐2009, Projet
CLIMFOUREL PSDR‐3, Régions L‐R, M‐P, R‐A. Série Les Focus PSDR3.
Plus d’informations sur le programme PSDR 
ƒPSDR Rhône Alpes : psdr‐ra@caprural.org
ƒPSDR Rhône‐Alpes : 
psdr ra@caprural org ; droybin@suacigis.com
; droybin@suacigis com
Site web: www.psdr‐ra.fr

ƒPSDR Languedoc‐Roussillon : ollagnon@supagro.inra.fr 
Site web : www1.montpellier.inra.fr/PSDR/

ƒPSDR Midi‐Pyrénées : danielle.galliano@toulouse.inra.fr
Site web: http://www4.inra.fr/psdr‐midi‐pyrenees

ƒDirection nationale PSDR : André Torre (INRA) ‐ torre@agroparistech.fr
Animation nationale PSDR : Frédéric Wallet (INRA) 
: Frédéric Wallet (INRA) – wallet@agroparistech.fr
wallet@agroparistech fr

Pour et Sur le Développement Régional (PSDR), 2007‐2011
Programme soutenu et financé par :

Les partenaires du projets PSDR sont :

ƒCA 07
ƒCA 12 
ƒCA 26
ƒOIER SUAMME


Documents similaires


Fichier PDF 15 article bodian et al ugb 1
Fichier PDF focus psdr3 clim chgt 4 vfinale
Fichier PDF variabilite et changement climatique en algerei
Fichier PDF marche mondiale pour le climat   communique
Fichier PDF chapitre i corrige
Fichier PDF annonce cdd cnrm amethyst


Sur le même sujet..