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1. PARTAGER LES RICHESSES ET ABOLIR
L’INSÉCURITÉ SOCIALE
La France est plus riche que jamais. Mais jamais non plus cette richesse n’a été aussi peu partagée. Les réformes
libérales qui se sont encore accélérées sous le pouvoir actuel ont permis à une petite minorité d’accumuler des fortunes
considérables. La pauvreté et la précarité se sont étendues, touchant des secteurs jusqu’ici préservés. L’égoïsme social
des possédants viole l’intérêt général. En partageant les richesses et en garantissant le droit de chacun à une vie stable
et digne, nous permettrons à tous de vivre mieux. C’est le premier chantier de notre programme. Pour créer des
millions d’emplois il propose une véritable réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi et de la formation
tout au long de la vie, la création d’un nouveau crédit bancaire sélectif et des pouvoirs nouveaux pour les salarié(e)s
dans les entreprises. Il veut abolir la précarité et prône une augmentation des salaires et des retraites, le droit au
logement pour tous, la défense d’une vraie protection sociale, des services publics consolidés et étendus.
Agir tout de suite
Rétablissement des 35 heures
Droit à la retraite à 60 ans à taux plein
Smic à 1 700 euros brut par mois pour 35 heures
Instauration d’un salaire maximum pour toutes les entreprises
Augmentation immédiate des bourses d’études, élargissement des droits sociaux aux jeunes majeurs
Convocation d’assemblées régionales et nationale pour l’emploi, les qualifications et les salaires Remboursement à 100
% des dépenses de santé Abrogation de la loi Molle sur le logement
Blocage des loyers
Revenu maximum fixé à 360 000 euros par an
Arrêt de la RGPP
Abrogation de la réforme hospitalière, réintroduction des élections paritaires dans les caisses de gestion de la Sécurité
sociale
Mesures immédiates contre la précarité et titularisation des 800 000 précaires de la fonction publique
Agir pour un changem ent durable
Smic à 1 700 euros net par mois pendant la législature Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir
l’égalité femmes-hommes
Mise en chantier d’un système de sécurité, d’emploi et de formation pour tous
Mise en place d’un statut social pour tous les jeunes permettant leur autonomie
Création d’un pôle public du médicament

AUGMENTER LES SALAIRES
Nous voulons rétablir le droit au travail, à l’emploi et au repos dans une nouvelle répartition des richesses. Pour cela,
nous établirons les 35 heures effectives, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, le Smic à 1 700 euros et un salaire
maximum dans les entreprises publiques et privées.
Après leur remise en cause par la droite, les 35 heures seront pleinement établies par la loi, sans annualisation, ni perte
de salaire et avec les embauches correspondantes (notamment dans la fonction publique), sous le contrôle des élus du
personnel. Le recours aux heures supplémentaires sera strictement limité. Nous agirons dans une logique de plein
emploi, de réduction du temps de travail, d’abolition de la précarité et d’installation d’une « sécurité emploi-formation
». Chaque année, nous réunirons les partenaires sociaux et les différentes collectivités publiques dans une assemblée
nationale et des assemblées régionales permettant de fixer des objectifs précis pour l’emploi, les qualifications et les
salaires.
Hyper-riches et pauvreté de m asse, l’explosion des inégalités
45 %, c’est la part des Français qui n’ont pas pu partir en vacances cet été, 32 %, celle de ceux qui ne peuvent
même pas partir une semaine dans l’année. Depuis une vingtaine d’années, les inégalités se creusent. Entre
1990 et 2008, le pouvoir d’achat des 10 % les plus riches a crû de 27 % et celui des 10 % les plus pauvres de
seulement 13 %. Mais ces chiffres ne rendent pas compte de l’accumulation sans précédent de richesses qui se
concentre entre quelques mains. Entre 2004 et 2008, avec la droite, le revenu des 1 % les plus riches a
augmenté en moyenne de 7 700 euros par an et celui des 0,01 % les plus riches, de 180 400 euros par an. Tout
en haut de la pyramide, Liliane Bettencourt a gagné en 2005 l’équivalent de 15 000 Smic.
Pendant ce temps les 50 % les plus modestes, assujettis à la précarité et au chômage de masse (entre 2,7 et 5
millions de chômeurs selon les modes de calcul en 2010) se contentaient d’une augmentation moyenne de 900
euros par an.