Littérature et image exposé .pdf



Nom original: Littérature et image exposé.pdf
Titre: Slide 1
Auteur: DESPERADOLOST

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1884 -1935

Elaboré par:
YAJJOU Mounir

Parcours : Littérature



Qui était PANAïT Istrati?



Introduction



Le rapport texte - gravure. Convergences



L’image et le discours à travers l’œuvre de PANAïT



Le rapport gravure - texte. Herméneutique



Conclusion

Romans

Le Refrain de la fosse.
Nerrantsoula, Éditions de France,
1927

Les Chardons du
Baragan,Grasset, coll. « Les
CahiersRouges », 1928
Témoignage Vers l'autre
flamme après seize mois dans
l'U.R.S.S., 1929
 En 2006, les Éditions Phebus
ont publié en 3 tomes ses
œuvres présentées parLinda Lê

Avec
Romain
Rolland

Istrati avec
Karantzakis
à l’Acropole en
1928

Janvier 1921, une lettre me fut
transmise, de l’hôpital de Nice. Elle
avait été trouvée sur le corps d’un
désespéré, qui venait de se trancher la
gorge. On avait peu d’espoir qu’il
survécut à sa blessure. Je lu, et je fus
saisi du tumulte de génie. Un vent
brûlant sur la plaine.
C’était la confession d’un nouveau
Gorki des pays balkaniques. On réussit
à le sauver. Je voulu le connaitre. Une
correspondance s’engagea. Nous
devînmes amis. Il se nomme Istrati. Il
est né à Braila, en 1884, d’un
contrebandier grec, qu’il n’a point
connu, et d’une paysanne roumaine,
une admirable femme, dont la vie de
travail sans relâche lui fut vouée.
Malgré son affection pour elle, à
douze ans il la quitte, poussé par un
démon de vagabondage, ou plutôt
par le besoin dévorant de connaitre et
d’aimer.

Vingt
ans
de
vie
errante,
d’extraordinaires
aventures,
de
travaux exténuants de flâneries et
de peines, brulé par le soleil,
trempé par la pluie, sans gîte et
traqué par les gardes de nuit,
affamé,
malade, possédé de
passions et crevant de misère…. »
Telle est l’oeuvre de ce génial
écrivain
:
majestueusement
chaotique
et
fabuleusement
attirante, au point qu’elle vous
retient et vous attire plus loin dans
ces arcanes de vie intense et
dramatique parfois qui vous fait haïr
la médiocrité et rechercher en tout
l’excellence et la beauté ».
ROMAIN Rolland

Panaït Istrati ,à l’instar des
conteurs illettrés , trace un
schéma visuel, mentalement,
de manière à ce qu’on
assiste au voyage d’une
image et à son déplacement
d’un lieu à l’autre.

D’ailleurs il n’y a pas chez
lui de rupture entre le fonds
populaire de sa mémoire
culturelle et
la prise de contact avec les
mouvements artistiques et
littéraires contemporains.

En effet, selon l’ancienne
rhétorique,
spatialiser le
discours reste lié à la
littérature orale dont Panaït
emprunte la technique dans
ses écrits et le remodèle de
façon moderne.

Le présent travail cherche
à analyser la dimension
visuelle de l’écriture d’Istrati
via la jonction singulière du
texte et de l’image , ayant
lieu au sein de son roman
illustré: « Les Chardons
du Baragan »

« Les Chardons du Baragan » parut en1928
chez les éditions Grasset, connut un grand
succès à l’époque, ainsi que le long du siècle.
En effet, Il ouvre plusieurs pistes de réflexion :
il
peut
faire
l’objet
d’une
étude
pluridisciplinaire, associant la littérature (étude
du roman et de sa réception), l’histoire
(contexte historique et liens avec la période qui
précède la Révolution paysanne de 1907 de
Roumanie) et les arts plastiques (illustrations
d’une œuvre littéraire dans le temps).

Planche 1
Bois en couleur

L’illustration retient la plaine
désertique
du
Baragan,
recouverte de chardons au
commencement de l’automne,
dont quelques exemplaires au
premier plan, et les bergers qui
gardent leurs troupeaux, placés
au milieu du paysage stérile.

Planche 1
Bois en couleur

Leur attitude pensive anticipe
plus que ne le fait le paysage
monotone le poème des vastes
étendues menaçantes :

Planche 1
Bois en couleur

Cette gravure crée, par
quelques
jeux
de
composition,
l’impression
d’enfermement
des
personnages
dans
un
espace
angoissant
par
uniformité.
La
proportion
limitée réservée au ciel
s’associe à la continuité
chromatique – le rouge et le
noir colorent la terre et le ciel
également – pour confondre
les deux dimensions et
rendre
illusoire
toute
tentative d’évasion.

Le cadre fermé de l’image rejoint
ainsi la suggestion de « ciel de plomb
[qui] écrase la terre ». Une certaine
distinction s’établit cependant entre
les
traces
désordonnées,
qui
dessinent le contour des chardons en
bas de l’image, et les regroupements
géométriques de lignes ordonnées,
qui composent la plus grande partie
du paysage : moutons, terre et ciel.
D’abord linéaire, le désordre des
chardons devenus « méchants » fait
irruption dans l’étendue immobile,
régulière.

Ce sont eux (les chardons) qui apportent
une promesse de délivrance, en tout cas un
dynamisme qui fait sortir de l’inertie
mortifiante.
Les connotations symboliques
de cette fuite seront d’ordre social – les
boyards reçoivent le surnom de « chardons » , et plus largement d’ordre ontologique – pour
l’enfant « assoiffé […] de longs voyages » le
fait de poursuivre les chardons entraînés par
le vent signifie « partir, courir, [s’]échapper », «
se perdre » ou « se faire adopter », vu que : «
les chardons n’étaient que rêve et audace,
invitation à changer ce qu’on a contre ce
qu’on pourrait avoir, fût-ce le pire, car il n’y a
rien de pire que le croupissement pour ceux
qui aiment toute la terre. » (p. 26)
Boyard russe au XVIIe siècle

Planche 2
Bois en couleur

Il fallait voir cette femme pêcher,
pour savoir ce que c’est qu’une
Olténienne qui aime son mari ! Surtout
quand elle lançait en rond le
prostovol – les bras nus jusqu’aux
épaules, la jupe ramassée très haut,
la chevelure bien serrée dans la
basma, les yeux, la bouche, les
narines
tendues
vers
l’infini
marécageux – on eût dit qu’elle allait
tirer tout le poisson de la Borcea.
-Hallal pour une femelle ! s’écriaient
les pêcheurs qui la voyaient faire. (p.
20-21)

La deuxième illustration (planche 2)
expose au premier plan une jeune
paysanne,
dont
les
vêtements
reproduisent de façon stylisée le
costume
traditionnel
roumain
spécifique pour le pays de l’Olt, d’où
l’appellatif
du
personnage
:
«
Olténienne ». L’illustrateur a retenu
quelques
détails
permettant
de
reconnaître l’aire d’appartenance de
la femme : la blouse blanche, décorée
avec des figures géométriques rouges
et noires, la jupe garnie du même
motif, la ceinture, la forme de la basma
qui enveloppe la tête.

L'illustration répond au texte, non pas en reproduisant une
certaine scène, mais en insistant sur les objets désignés par les
quelques mots roumains, employés tels quels dans le roman. Elle
donne ainsi au récit un ancrage géographique et esthétique
significatif. De même, les vêtements des personnages regroupés
au second plan dans la planche 6, les décorations de la porte en
bois reproduite dans l’illustration du début du VIème chapitre,
ainsi que les contours des silhouettes masculines vues de dos
dans la planche 3, se rattachent au jeu d’authenticité, voire
d’exotisme, du graveur, qui double celui de l’écrivain. Placée au
milieu de l’étendue aquatique, le cazan1 à la main, la pêcheuse
relève ses jupes de la main gauche, découvrant un corps
sculptural, une tenue droite et fière.
Sa statue imposante la fait dominer le cadre dont l’horizontale
séparant l’eau et le ciel se situe à la hauteur de sa ceinture. On ne
distingue pas ses traits, mais la position de la tête laisse deviner un
regard profond, posé sur le lointain. Les deux silhouettes
féminines, le second centre d’intérêt de l’image, jouent le rôle
d’observateurs au même titre que les pêcheurs qui, dans le récit,
l’admirent exerçant ce métier masculin

Maurice Delavier semble adopter une attitude
graphique commune à la génération de l’aprèsguerre, qui ne se contente plus de suivre le texte de
près. Sa démarche se rapproche de celle de
Jacquemin-Peintre-graveur (1904 - 1992)- qui expliquait sa
situation de la façon suivante : « Quoique l’illustration
d’un livre, pour moi, soit une bataille, je ne veux pas
être un tueur : je ne veux pas tuer le rêve du lecteur,
toutes les images qu’à la lecture du livre son
imagination projette sur l’écran de son esprit. J’ai
horreur de l’illustration « à la lettre », c’est-à-dire des
illustrations qui tendent à reproduire exactement telle
ou telle scène, que le texte évoque et que chacun se
représente à sa manière». La collaboration de
l’illustration et du texte dans Les Chardons du Baragan
se fait alors plus subtile. Il existe certes une
correspondance entre la façon dont l’écrivain manie la
technique du point de vue, la perspective narrative et
la perspective qui gouverne l’image.

Dans la matinée laiteuse, grisâtre,
nos silhouettes noires s’aplatissaient
contre le désert tout proche, alors
que des corbeaux croissaient sur
ce ciel d’été pluvieux. Le bonnet à
la main, mon père empoigna les
rênes de corde et se signa :
-Dieu soit avec nous !
- Dieu soit avec vous !
Et le Baragan nous engloutit (…).
(p. 23)
Planche 3
Bois en couleur

la planche 3 projette sur la ligne
de l’horizon deux silhouettes
humaines à côté d’un cheval et
d’une carriole, l’ensemble regardé
par derrière, tout comme le texte le
suggère.

Planche 3

L’image semble avoir combiné
deux perspectives : celle de la
mère qui les conduit jusqu’au
seuil du Baragan et qui les
regarde s’éloignant et celle de
l’enfant qui joue sur son double
statut, de personnage et de
narrateur,
sur
son
double
regard, intérieur et extérieur au
monde fictionnel.
Planche 3

Le même frisson provoqué par le voyage
vers un inconnu menaçant se dégage du
texte et de l’image. La ligne de l’horizon
coïncide à peu près avec l’horizontale qui
coupe en deux le paysage, le divisant en
deux plans contrastés : d’une part la terre
sombre, délimitée par les hachures denses
qui, par leur alignement, suggèrent un effet
de progression , de marche en avant qui
laisse tout derrière soi, et de l’autre part le
ciel réduit à un fond blanc, écran semicirculaire recevant la projection des
silhouettes des protagonistes.

Planche 3

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Croire que l’introduction des gravures
dans le texte aurait valeur d’explication
serait illusoire .

L’image ne contient pas le sens du texte
tout entier, où si elle le contient, elle en
ajoute
une
sorte
de
supra-sens,
concentrant la signification d’un épisode
et le « contenu idéal » du roman.

Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Si la charrette renversée, le cheval
mort et les deux hommes désespérés
sont présents dans le fragment qui
semble avoir provoqué l'image
correspondante (planche 4), la
suggestion
du
destin
pesant,
menaçant, est plus évidente ailleurs.

Celle-ci se construit par une somme
d’éléments :
Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

la confrontation de l’homme
avec l’espace sans marges : «
Nous allions à pied, perdus
comme sur une mer, entre le
ciel et la terre. » (p. 24),

Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

le silence : « C’était sinistre, ce
silence du père, pareil à celui du
Baragan, que coupaient seuls les cris
perçants des orfraies et des vautours
au cou dénudé, dont les nids se
creusaient dans l’infini défilé des
mamelons profilés au loin. » (p. 2728)

Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Et avec sa propre
impuissance : « Mais Dieu, qu’il
est triste de se mesurer avec le
Baragan – où tout est vaillance
et périls – aux côtés d’un
homme écrasé par la vie ! » (p.
28).
Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

le sens créé par la gravure
opère une déconstruction et un
déplacement des composantes
textuelles. Ainsi la planche en
question, la seule dont le
schéma compositionnel possède
une forme triangulaire, capte
l’attention du spectateur par la
main
disproportionnée
qui
domine l’ensemble.
Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

L’image de la charrette renversée
près du chemin qui traverse une
vaste étendue vide, la position
résignée des deux silhouettes
humaines, dont l’une – la tête
baissée et l’autre assise, la tête dans
les mains, rappelant la statue du
Penseur, est dominée par une
énorme main gauche, suspendue
au-dessus de la terre.
Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Cette main du destin, crispée
comme une griffe, renvoie à une
image de l’un des premiers films
expressionnistes, Nosferatu (1922)
de
Murnau.
D’ailleurs
la
représentation exacerbée de la
réalité ainsi que la présence des
héros torturés par des drames
intérieurs s’inscrivent dans la même
tendance artistique.
Planche 4

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Ici , la gravure travaille à
assimiler le texte.
Le texte istratien et l’image
de Delavier créent la même
subtile dialectique entre le
visible et l’invisible, entre le
plein et le vide.

Planche 5

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

« Maintenant que la porte gisait à
terre, le Crivatz semblait un torrent
qui pénétrait par la brèche, nous
lavait le visage et coulait par
l’ouverture béante de la porte
démolie. Je me figurais même
que s’il n’avait pas fait si noir,
j’aurais pu saisir le fleuve de vent,
tant je le sentais lourd et froid. »
(p. 54)
Planche 5

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Evoquant l’épisode nocturne de l’arrivée du
vent et des chardons, le regard du narrateur
enfant se heurte à des limites, comme le
manque de lumière ;
Il ne peut ou il ne veut plus rien capter. Ainsi
le violent courant d’air pénétrant par un trou
qui sert de fenêtre échappe au regard de
l’enfant qui attend le signal de départ.
Pourtant il n’est pas moins présent dans le
champ perceptif. Sa fluidité n’empêche guère
le narrateur de tenter de transposer le courant
de vent dans une dimension visuelle.
Planche 5

Le rapport gravure - texte. Herméneutique
Les deux artistes essayent, avec les moyens
spécifiques de leur art, de fixer l’invisible dans
des images visuelles.
La diagonale qui sépare les deux plans de la
planche 5 - l’intérieur d’où surgit la tête de
l’enfant et l’extérieur peuplé de chardons
bousculés par le crivatz -, associée aux lignes
courbes et spiralées qui dominent l’image,
porte au maximum le dynamisme de la scène.
La figure de l’enfant devient partie intégrante
d’un rythme impétueux, ondulé ; sa mimique
est reprise par les formes qui l’entourent.

Planche 5

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Peu avant minuit, elle doit se tenir,
complètement nue et chevelure
défaite, devant une glace
éclairée par deux bougies. Alors,
regardant droit au fond de la glace,
elle voit passer son destiné : jeune
ou vieux, beau ou laid, citadin ou
laboureur. S’il est mort, il passe mort,
il passe sous sa forme de squelette,
le cercueil au dos, et alors la jeune
fille tombe évanouie. » (p. 93)
Planche 6

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

La planche 6 est l’objet de
plusieurs incursions de l’image
dans
le
texte
et
de
la
transformation sélective de celui-ci
en trace. Elle regroupe non moins
de cinq présences à l’expression
tourmentée, au visage crispé, et
rend l’atmosphère encore plus
pesante créant la perspective par
des
plans
successifs
très
rapprochés.
Planche 6

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Si les autres gravures ont leur
origine dans un fragment qui isole
d’habitude un seul élément, humain
ou
paysager,
celle-ci
est
synthétique. Elle reconstitue l’attitude
typique des protagonistes, du jeune
homme qui affronte l’injustice ou de
la jeune fille qui essaie d’interroger le
sort sur son futur mari.

Planche 6

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

La
pesanteur,
l’accablement
que
dégagent les figures durement taillées, se
profilant sur un fond noir, rappellent les
gravures expressionnistes.

A l’exception de l’homme à l’attitude
audacieuse, les autres regards lourds sont
attirés vers le bas. La jeune fille nue,
entièrement représentée en rouge, éclaire
la composition sombre.
Elle focalise l’attention du graveur, tout
comme celle du narrateur.
Planche 6

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Bien que la fille ne se soumette pas à cette «
épreuve » risquée, se contentant d’examiner
les pieux de la palissade, eux aussi révélateurs
pour l’image de son mari, et que le regard du
narrateur ne parvienne qu’à se rendre compte
« (…) combien belle était cette Toudoritza aux
cheveux dénoués sur la chemise blanche, se
glissant dans la nuit comme un fantôme » (p.
94).
L’illustrateur choisit de la représenter dans
l’hypostase folklorique, sans doute pour son
côté spectaculaire.
Planche 6

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Par ailleurs la construction des
figures humaines est dominée par la
monumentalité ;
la constitution
physique robuste, soulignée par la
disposition des lignes, s’allie à une
certaine dimension théâtrale, à la
pose.

Planche 6

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Un autre point de convergence
entre l’image et le texte est le choix du
chromatisme. La gravure sur bois,
ayant comme point majeur de
référence Albrecht
Dürer
(14711528) est utilisée jusqu’au XXe siècle
comme
moyen
important
pour
l’illustration des livres.

Planche 6

Si dans sa forme traditionnelle elle
repose sur la combinaison du noir et
du blanc, elle connaît également des
variantes polychromes.

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

Dans Les Chardons du Baragan le raffinement des gravures
n’équivaut pas à la complication fondée sur le nombre, le choix ou
l’interaction des valeurs chromatiques.

Delavier se contente d’ajouter aux couleurs obligatoires le rouge. Il
obtient pourtant une variation supplémentaire par le biais d’une
méthode originale de combiner les lignes fines et dures, engendrant
des modifications de densité pour les zones coloriées. Ainsi,, les
formes reçoivent des marges tranchantes ou estompées et jouent sur
la mise en relief des éléments sélectionnés.

Le rapport gravure - texte. Herméneutique

La gamme chromatique réduite,
équilibrée, transparaît aussi du récit .

mais

parfaitement

Pour autant sa présence dans le texte istratien recouvre
parfois
une
signification
particulière
au-delà
de
l’appartenance à la culture populaire qui revendique pour
les arts décoratifs notamment le blanc, le noir et le rouge.
Panaït Istrati est l’auteur d’une littérature « enflammée »,
qui met en scène des passions extrêmes, des souffrances
paroxystiques,
des
individus
primitifs
affrontant
dramatiquement le destin.

Toute une symbolique du feu, de la flamme, de la
braise, du sang, se développe dans ce roman à
portée sociale. La misère des paysans, le désespoir
et la rage qui s’en emparent et qui aboutissent à la
révolte, apparaissent dans des métaphores créées
autour de ces mot-clé.




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