CM Histoire du Cinéma 2 de 1945 aux années 2000 .pdf



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xxHISTOIRE DU CINEMA # 2
-> Partiel le 24 Avril 2012 (questions sur chaque mouvement vus en cours + 1
extrait sur 5 point).
Bibliographie : Voir sur le blog. (apparemment non mise en ligne?)
Filmographie :
Rome, ville ouverte (1944) de Roberto Rossellini
Allemagne année zéro (1947) de Roberto Rossellini
La Terre tremble (1948) de Lucino Visconti
Onze heures sonnaient (1947) de Santis

Voleur de bicyclette (1952) de De Sica & Zacattini
Le manteau (1952) de Lattuada
Mama Roma (1961) de Pier Paolo Pasolini
Le néo-réalisme s’intéresse aux réalités socio-économiques d’une société, à ses problèmes
immédiats, pragmatiques, humains. L’enjeu principal est de toucher un large public
populaire en opposition avec un public élitiste. Se tournent vers les couches populaires,
leurs difficultés matérielles et morales. Le terme néo-réalisme apparaît en 1929, bien
avant de devenir le terme en vigueur pour nommer le mouvement. Équivalent du terme
allemand « Nouvelle objectivité », mouvement né en Allemagne avec le néo-expressionisme
allemand, aussi appelé le « réalisme magique ». Littérature néo-réaliste se place en
opposition à la littérature de propagande. En 1933 un autre critique littéraire déclare « Je
conçois l’art en profonde connexion avec la vie et cela me fait préconiser une production
engagée, problématique et riche de contenu » → Baromètre d’analyse et de jugement
critique, opposition entre exercice de style et contenu.
En 1935, Mussolini crée le Centre Expérimental de Cinématographie, disposant d’un
enseignement, d’une revue dans les quels les majeurs du mouvement prendront la parole
assez librement, et d’un ciné-club animé par De Santis. Raymond Borde déclare à ce
propos « On traduisait on commentait les grandes œuvres théoriques [..] qui avaient posés
les problèmes du langage cinématographique en fonction d’un art réaliste ». Selon Visconti,
le terme réapparaît en force avec son film Ossession (1942)
Caractéristiques globales : Tournage en décor réel, acteurs non professionnels, choix d’un
montage « économe » (plans plus longs qui accompagnent plus longtemps une action), choix
d’un style documentaire qui s’instaure dès 1940 [ 4 pas dans les nuages, 1942]
Zavatini déclare a propos du néo-réalisme « Le film de l’homme qui dort, sans montage,
j’oserais dire sans sujet »

S’oppose à l'expressionnisme allemand et « A la fade idolâtrie de la vedette
hollywoodienne » [Bazin]
Rossellini fait parti de la jeune génération de cinéastes qui commence à la fin de la guerre.
Révolution politique, bouleversement politique et social en Italie. Se caractérise par son
adhésion à l’actualité.


Rome, ville ouverte: Récit universel de la lutte, du sacrifice, et des liens de l’amitié
« Ces trois films échappent au triomphalisme de l’esprit de la Résistance pour dire le martyr
du peuple italien face à la barbarie de l’occupant nazi et pour décrire le traumatisme du
peuple allemand au lendemain de l’effondrement du 3eme Reich » [Rossellini]
Après la focalisation sur les affres de la guerre, il va tourner L’amore en 1948 en hommage
à Anna Magnani. En 1951 il tourne Stromboli , puis Voyage en Italie , qu’il tourne tout deux
avec sa femme. Pas de succès commercial pour ces deux films, mais rencontrent un grand
succès auprès des critiques, notamment auprès des critiques des Cahiers du Cinéma.
1946 : Paisa . Deuxième film de son tryptique sur la guerre. Equivalent d’un recueil de
nouvelles, regroupe 6 histoires de la libération italienne.
« Le fond social historique et humain des six histoires leur confère une unité très suffisante
pour en faire une œuvre parfaitement homogène » [Bazin]. Selon Bazin, c’est le film qui
renferme le plus d’intérêt esthétique, il compare la technique du récit des histoires au
roman : « Le style des films italiens semblerait apparenté avec plus ou moins d’adresse, de
maîtrise de sensibilité, à un journalisme à demi littéraire »
Chaque histoire est introduite par une voix off qui résume les actualités de la libération. Il
y a toujours une alternance entre cette première voix off qui ramène toujours à une réalité
documentaire d’actualité avant de basculer dans la fiction et de suivre des personnages
dans un certain contexte social, une sorte de quotidien dramatique dans lequel ils évoluent
presque naturellement avec pour seule idée de rester en vie.
« Le néo-réalisme consiste à suivre un être avec amour dans toutes ses découvertes,
toutes ses impressions. Il est un être tout petit au dessous de quelque chose qui le frappera
effroyablement au moment précis où il se trouve librement dans le monde, sans s’attendre à
quoi que ce soit. Ce qui importe avant tout pour moi, c’est cette attente, c’est celle qu’il faut
développer, la chute devant rester intacte.» [Rossellini]
Allemagne année zéro : Le postulat de départ est totalement différent de celui de Rome, ville
ouverte. En effet, Rossellini veut que ce film soit un tableau objectif de Berlin détruit après la
guerre. Succès auprès des critiques, notamment auprès des critiques des Cahiers du Cinéma.

Retour sur le néo-réalisme Italien:
Ossessione (Visconti, 1942) : Ici, l’histoire est centrée autour du personnage du vagabond,

qui nous est toujours présenté de dos, ou le visage caché (ombres, chapeau, etc). Le
début du film insiste sur les pieds des protagonistes, et montre principalement des plans
d’ensemble du lieu où se déroule l’action. Le vagabond est montré de dos, jusqu’au
moment où la femme va le regarder -> Travelling avant sur le visage de l’homme, éclairé à
l’américaine.
“Je voudrais souligner que la profondeur de champ a naturellement amené Visconti
(comme Welles) non seulement à renoncer au montage mais littéralement à renouveler le
découpage.” [Bazin]
Les plans sont souvent fixes, laissant hommes et choses rentrer dans le cadre et s’y placer.
Néanmoins Visconti effectue aussi des panoramiques très particuliers.

La Terre tremble (Rossellini, 1948)
Rossellini emploie uniquement des acteurs amateurs, qui parlent de façon très naturelle.
L’histoire se déroule dans un village de pêcheurs, la première séquence est marquée par
l’omniprésence d’un narrateur.
On assiste à un choc des générations ; il y a une opposition entre deux membres de la
famille, le grand-père et le petit-fils.
La voix off introduit chaque séquence. Elle va venir ponctuer continuellement les différentes
séquences du film, en commentant littéralement les histoires des personnages.

Pasolini: Poète, essayiste. Il a fait des films sur la prostitution des hommes, et s’est heurté
à la censure. Ayant reçu de nombreux prix durant sa carrière, ce réalisateur est avant tout
considéré comme un auteur.
Mamma Roma (Pasolini, 1961)
Ce film est le deuxième long métrage de Pasolini, et rencontre un grand succès à la Mostra
de Venise.
(6 Mars 2012)
Cours sur Fellini

Scénaristes spécialisés dans comédie dite à l’italienne: Zapponi et Zapatini.
Dans les deux films, scénarii traditionnels, basé sur une intrigue avancement dans le temps,
créé le drame.

Elle devait passer le début de (Le Check Blanc), encore Bazin dit le connard (Grignon ma
grenouille)
Il note une métamorphose des personnages.
Thème important chez Fellini: LA RELIGION
Dans ses films, ses personnages sont souvent mis face à leur existence par le biais de la
religion, ce sont souvent des marginaux.
Elle voulait nous passer ça. Mais elle le fera la semaine prochaine.
1957: Les Nuits de Cabiria
1963: Huit et Demi (extrait vu en cours le 6 Mars) scène d’introduction (parce que sinon
c’est pas drôle) -> oscar du meilleur film étranger.
Transition dans la carrière de Fellini. Cinéma = Mouvement rêvé, cauchemardé par rapport à
la personnalité de son créateur.
Alter ego du cinéaste. Mastroiani. Dans ce film, réalisé dans sa dépression. Le film
commence sur cette scène de cauchemar: voiture coincé dans un embouteillage, tunnel,
personnes qui l’observent alors qu’il est coincé dans sa voiture.
Personnage immobile. Recherche de personnalité, créativité. Dans ce film regard porté sur la
création. Cf: la nuit américaine de Truffaut.
Plan en plongée pendant la scène d’hélicoptère, avec la corde qui créer une ligne de force.
Donc on retrouve la religion, sexualité.
Caractéristique d’une chorégraphie. Vision du personnage.
On voit de quel manière dans l’univers du film. il est également marqué par l’image du
souvenir.

LA NOUVELLE VAGUE
Période de guerre froide, décolonisation, période troublée -> période politique: «la
république des tourmentes»
Renouveau politique et culturel. Naissance de la Vème République. La nouvelle vague
concerne donc en priorité la politique.

Dans tous les domaines, on aspire au renouveau.
1957 -> Le terme «Nouvelle Vague» apparaît dans le journal L’Express
Tendance à l’individualisme et à la singularité du créateur.
Pas d’écoles, pas de mouvements, pas de manifestes. Mais un modèle commun.
Les jeunes cinéastes vont s’affirmer contre le cinéma d’avant.
Truffaut (article) - Hitchcock, Howard Hoaks, Jean Renoir, Roberto Rossellini -> MODELES
1930-50 -> Renouvellement du cinéma français.
Avant la guerre: Du Vivier, Jean Renoir, John Gremillion.
Guerre: Alegre, Bresson, Clouzot, Jean Cocteau.
Libération: Melvin, Jacques Tati
French Cancan - (Jean Renoir)
1946: la production reprend petit à petit -> Les enfants du paradis, Zéro de conduite
Robert Bresson: il annonce le renouveau du cinéma français.
Les films s’en sortent bien par rapport au cinéma étranger: cinéma italien, Citizen Kane
(USA). Rashômon de Kurosawa pour le cinéma japonais
Clouzot -> Quai des orfèvres, Le salaire de la peur
Cette qualité française qui combattait le milieu bourgeois. Pratiques dramaturgiques
conventionnelles (beaucoup d’adaptations littéraires).
Dictature des scénaristes: scénario très construit. Capitulation du réalisateur devant ses
droits.
Esthétique trop théâtrale et littéraire.
Avant la nouvelle vague: tournage en studio. Un dialogue omniprésent. Star-system (Jean
Gabin), Photo trop travaillée.
Truffaut: «une certaine tendance du cinéma français» - au cahiers du cinéma
Agnès Varda: La pointe courte
Robert Bresson n’a jamais travaillé avec des scénaristes. Il voulait conserver l’image tel que
le voit l’oeil.
Comédiens non professionnels. Tournage en extérieur. Décor réels (pour les intérieurs).
Bresson: «le génie n’est pas dans la contrefaçon de la nature.»
Alexandre Astruc avec la caméra stylo: «Le cinéma s’arrachera peu à peu de cette tyrannie
du visuel, de l’image pour l’image, de l’anecdote immédiate, du concret pour devenir un
moyen d’écriture aussi souple et aussi subtil que celui du langage écrit.»
Films de Bresson: Condamné à mort - Pickpocket - Journal d’un curé de campagne
Bresson s’impose comme un auteur sans concurrence.
Manifeste du groupe des trente: Astruc - Pierre Beraunberger - Chris Marker - George
Franju - Agnès Varda - Jean Vitri - Alain Raisnais
-> Insiste sur la qualité de la production, l’ambition de leur sujet, défendre le droit du courtmétrage dans les salles, création de jours du court-métrage français.
George Sadoul: l’essor du cinéma français des années 60 est en grande partie liée au
groupe des trente et aux courts-métrages
(6 Mars 2012)

1°) Jean-Luc Godard
Vivre sa vie - Jean-Luc Godard (1962), FR

Film d’auteur. A l’époque, c’était une prise de position forte.
(Anecdote: C’est grâce à F. Truffaut qu’A.Hitchcock a été considéré comme un maitre
d’oeuvre du cinéma.)
Bref, ce film est le premier chef d’oeuvre de J-LGodard. Muse de J-lGodard: sa femme. Il
prend à contre pied les méthodes de réal pro. Plans fixes, longs. Il fait tout pour déstabiliser
les habitudes habituelles du spectateur. Plan fixe, cadrage de dos, plan rapproché taille.
Répétition de la même phrase. Elle va devenir une prostituée. Voix off: Jean-Luc Godard.
13 MARS 2012:
Cinéma d’auteur
La notion de « film d'auteur » est née en France dans les années 1950 quand les critiques
qui allaient constituer par la suite la Nouvelle Vague – notamment François Truffaut – appelaient
de leurs vœux un cinéma brisant l'académisme de leurs aînés (par exemple, Jean Delannoy) et
s'inspirant des cinéastes américains tels que Hitchcock, Hawks ou Ford. En Allemagne, le cinéma
d'auteur fut représenté par le mouvement du Nouveau Cinéma allemand (R. W. Fassbinder, W.
Herzog, W. Wenders, etc). Selon eux, le réalisateur doit imprimer sa vision et son style, de la même
manière qu'un écrivain dans le domaine de la littérature : c'est la métaphore de la « caméra stylo ».
Le film doit donc être considéré comme l'œuvre d'un auteur plutôt que comme un simple produit
de divertissement manufacturé par l'« usine à rêves » d'Hollywood. Le terme « auteurs » s'emploie
aujourd'hui en anglais pour désigner les réalisateurs ayant un style propre ou une vision distinctive
(cf. la politique des auteurs).
Le genre cinéma d'auteur sous-entend donc une certaine maîtrise du cinéaste sur son
film. En particulier, on considère qu'un film ne peut être un film d'auteur que si le réalisateur a la
maîtrise du montage final (la fameuse final cut). Une vision simplifiée du genre cinéma d'auteur

tend à considérer que le réalisateur doit aussi être le scénariste, sans quoi il ne pourrait revendiquer
la paternité complète de son œuvre. Un film d'auteur devrait donc impérativement être un film
indépendant produit hors du système des studios et des œuvres de commande; il s'opposerait en
cela aux films de genre qui utilisent une structure codée. Cette conception du cinéma d'auteur peut
cependant paraître paradoxale, car certains cinéastes qualifiés d'auteurs ont tourné quelques films
de genre, par exemple des films de science-fiction (Alphaville, de Jean-Luc Godard, Fahrenheit 451,
de François Truffaut) ou des films policiers (Police, de Maurice Pialat).

Réalisme psychologique -> http://www.google.fr/url?
sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&cts=1331650782987&ved=0CEMQFjAD&url=htt
p%3A%2F%2F
http://
www.erudit.org%2Fculture%2Fsequences1081634%2Fsequences1157679%2F52151ac.pdf&
ei=2GBfT4W6DcWwhAepwOmiBw&usg=AFQjCNH3QDNf91VIiZ1W4e9foI1pKABVxw&sig2=rP
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Nouvelle vague:
Disposer d’un temps long pour le tournage et le montage, tout en travaillant avec une
équipe réduite.
La nouvelle vague est la première génération de cinéaste à avoir été cinéphile.
L’auteur d’un film est le metteur en scène, lui seul, écrit le scénario.
L’intérêt du film doit se fondre avec le metteur en scène.
Extrait des Les 400 coups (1959) - François Truffaut (lien)
-> “Esquisser une chronique de l’adolescence comme un mauvais moment à passer.”
Jeune garçon qui fait face aux problèmes. A la fin, il s’évade pour aller à la plage.
-> Truffaut: les problèmes de la production française. A l’époque, le coût moyen d’un film
Pour assurer un film, les producteurs utilisent la présence de vedette, de grand nom
-> Les producteurs ne sont donc plus indispensables. Les cinéastes de la nouvelle vague sont
leurs propres producteurs.
Roger Leenhardt: “avec la nouvelle vague, le cinéma à compte d’auteur a fait son apparition.
Il s’agit de raconter une histoire en image. L’art de la mise en scène cinématographique ne
peu plus évoluer. S’il s’agit de raconter une histoire, alors il y a tout à faire. Si c’est un travail
sur la forme, poésie, alors il y a une ouverture intéressante. Il cite Hiroshima, mon amour,
film avant-gardiste. Film sans anecdote, strictement poétique et émotionnel.
A bout de Souffle - J.L. Godard (lien)

> Belmondo regarde la caméra et nous parle aussi. (genre film de Fellini? / Peut être...)
Les cahiers du cinema est un travail littéraire. C’était une étape précédent la réalisation du
film. Ecriture = théorique, film = pratique

Mardi 20 Mars:

Cinema Japonais
http://www.cineclubdecaen.com/analyse/cinemajaponais.htm

-

Avant 1600 : Ère féodale avec guerres claniques.

1592 -> Unification du Japon
-

1603 - 1868 : Ère des Tokugawa (films d’époques, films historiques, films de sabres et de

samoraïs) -> Temps de paix, les militaires ont le pouvoir -> Shogun (chef militaire) démantèle les
clans et beaucoup tombent dans la pauvreté. Temps de paix = misère (famine, 1 séisme important,
persécution des chrétiens, fermeture à l’étranger, interdiction d’émigrer). -> JIDAI GEKI
Sous genre = Chambara -> Sabre dans la chair, films de sabre (lien article pdf)
1868- 1912: Ère Meiji (明治時代): ouverture à l’occident, interdiction pour les samouraïs de
sortir avec leurs sabres.
Anecdote: Pour Kurosawa avant cette période correspond la liberté.
<:
Rashomon, Kurosawa, 1950: marque l’entrée du Japon dans l’international puisqu’il a été
sélectionné à la mostra de Venise. Le film a été adapté de 2 nouvelles (Akutagawa - l’écrivain)
http://www.youtube.com/watch?v=LhHkDb6H5_c
Contexte historique d’après guerre: 1945 (les japonais ont perdu la guerre)
1945-1949 = CENSURE !
Les japonais ont vu les atrocité commise par la guerre. De nombreux cinéastes japonais ont
connus la guerre. On démocratise les médias (puisqu’il y avait une très forte censure), pendant 3 ans
les américains vont interdire les films historiques ou de samouraï puisqu’ils sont dans une politique
anti-militariste. C’est une période plutôt de répression.
- Daiei (boite de prod’ de Rashōmon, 1950) va connaitre une grande période de gloire. Il produit
aussi les dernier grands films de Kenji Mizogushi. Ainsi que la série Zatoishi. Craignait que ce film
(Rashomon) soit difficile à comprendre mais ils s'attribueront le succès du film.
- Toho: très grosse boite de production également.
Vers 1949 ils se relance avec plaisir dans les films historique, costumes, Jidai Geki... la
censure n’existe plus au Japon. Donc les japonais vont se relancer dans le film historique. Âge d’or du

cinéma japonais.
Rashōmon révèle au monde l'existence du ciné japonais, nombreux films de Kurosawa seront
récompensés par la suite, il pourra ainsi faire “ce qu’il veut”.
Les films japonais après 1950 seront très récompensé aux festivals, de nombreux films de
Kurosawa en particulier.
-> Akutagawa est l’écrivain à qui nous devons les nouvelles qui ont inspirées Rashōmon.
Peu de studios utilisés pour les tournages, le décors réel est mis en avant, notamment la
porte de (?). C’est le seul élément de décors avec le tribunal. Tout le reste du film se passe dans une
forêt. Film basé sur 3 témoignage autour des meurtres commis dans cette forêt. Celui d’un Samouraï
sous les yeux ou pas de sa femme (joué par Toshiro Nifune). Les 3 témoignages se contredisent.
Le film traite en fait du mensonge et du coeur des hommes. (témoignage du bûcheron, femme et
chaman).
Kurosawa à propos du film: “Les êtres humains sont incapables d’être honnête avec eux-mêmes, et le
film est comme une étrange peinture sur rouleau que l’ego humain a déroulé et qu’il exhibe.”
Le film est basé sur le mensonge et sur le caractère des hommes.
<:

Extrait du témoignage du bûcheron.

Premier témoignage introduit par le film. A l’époque ces plans filment le soleil directement
(d’où l'esthétique particulière). La forêt renferme le secret, rôle mystérieux joué par la lumière.
Kurosawa était à la recherche de l’esthétique du film muet. Minimisation des dialogues, besoin de
revenir aux origines, de retrouver une beauté particulière. Inspiration des avant-gardes françaises
des années 20 dans une recherche formelle et expressive de cette période.
Tout comme les films d’Hitchcock, les films de Kurosawa semblent avoir l’ambition
d’expliquer le cinéma. Énormément de mouvement pour aller avec la perte dans la forêt (cf :
Château de l’Araignée). Ils se perdent eux-même en fait. Dans d’autre films il travaille beaucoup avec
le plan fixe.
Influence des films expressionnistes allemand, il va jouer avec les nuances de la forêt,
lumière qui perce à travers les arbres.
Après Rashōmon, les producteurs occidentaux prennent conscience du potentiels du cinéma
japonais
Pendant longtemps, les japonais vont produire des films spécialement pour les étrangers.
Pour eux, ce que veulent les étrangers, ce sont les films d’époque, les films de costume. En effet c’est
l’exotisme qui semble plaire au public occidental.

<:

La légende du grand Judo - 1943 - Kurosawa (affrontement final).
Produit durant la guerre, frappé par la censure. L’histoire du héros par excellence japonais

(Sugata Sanshiro) un homme qui est d’abord dans une école traditionnelle d’arts martiaux: jiu-jitsu;
avant de passer dans l’école moderne: le judo. La dernière scène est mythique, et sera reprise dans
énormément de film. Il a mis 3 jours pour filmer la scène, pendant la guerre, la pellicule est très
chère et les conditions n’étaient pas faciles: vent violent. Il dit lui-même qu’il a eu de la chance de
pouvoir filmer cette scène d’affrontement final dans des conditions très difficiles.
Il faut retenir cette plaine, ces herbes hautes, un duel dont l’affrontement est filmé par des
plans alterné avec le ciel. Kurosawa était content d’avoir un ciel si beau. Dans les films de combat par
la suite, on reprendra souvent le duel dans les grandes plaines dans le but de confronter les duellistes
par les grands vents et leur manière de le manier. Cette scène mythique, l’esthétique du vent + les
personnages va être l’influence majeure dans les films de sabre suivants.
Cherche à être son propre roi, et n’est pas un personnage cynique ou sombre comme les
prochains héros de films de sabre. C’est le héros par excellence car il cherche à épouser la philo de
son maître.
Kurosawa a été influencé par les films de John Ford, Yojimbo, le Garde du Corps (1961)
Yojimbo a eu son remake -> Pour une poignée de Dollars (1965) (western spaghetti de Sergio Leone).
Le héros de YO va se positionner en arbitre et jouer entre ces 2 clans qui s’oppose, avec la
mort. Un ton de dérision domine le film car il se moque de la bêtise de ces 2 clans qui font de cette
ville, une ville morte.
Kurosawa insiste sur le Ronin (Samourai sans maître) victime du démantèlement des clans. Il
insiste donc sur ce personnage qui erre au hasard, solitaire et son arrivée dans la ville morte. Le chien
est sa première vision, et il a une main dans la bouche c’est très marquant !(Pour ceux qui ont vu
Collatéral, on a ce passage d’un loup qui passe devant le taxi = référence).
On pense aux western spaghetti qui vont suivre avec leur héros solo (Sergio Leone) introduction
d‘une tonalité + sombre dans le caractère du héros.
Kurosawa regrette que son peuple se soit retourné dans l'excès face à leurs traditions. C’est pour ça
qu’il tourne Ran et (?) avec l’aide de F.F. Coppola.
Dans les années 60 il va crée sa propre boite avce le réa de Harakiri (1962) => Kobayashi. Se situe
dans l’ère Tokugawa
Harakiri (1962) - Grand Prix de Cannes en 1963 (Kobayashi)
Il se situe dans l’ère Tokugawa. Un homme qui va venger la mort de son gendre. Sa vengeance va se
baser sur l’humiliation d’un clan (combattre, gagner et couper le chignon).
Semaine prochaine : scène de duel.
/ 27 mars 2012:
Remarquable dans cette scène contrairement à Zatoïchi , violence moindre. Décadrage sert à
montrer la colère mais aussi la puissance du héros qui bénéficies de contre plongée, mais surtout du
vent qui va être l’issue du combat.

On retrouve le même décor que la légende du grand judo, plan d’ensemble en plongée dans la
nature, utilisation du vent va être l’issue du combat. Finalement ce ne sont pas ces grands guerriers
qui sont montrés.
Le talent n’est pas remis en cause, c’est la morale, la manière dont ils s’en servent. Combat qui se
termine par un “cut” et marque la coupure du chignon --> signifie la honte , humiliation et la mort.
C’est un film qui marque l’histoire du cinéma japonais mais aussi le cinéma occidentale. Dans la
complexité du récit, du scénario, esthétique des plans, l’utilisation de la musique. Le film est une
violente dénonciation de la pauvreté, de l’hypocrisie clamée au nom des valeurs traditionnelles.
Film s’attaque de front aux archétypes ancestraux (société japonaise) l’armure ancestrale, la figure
du samouraï est démontée. Élément emblématique du sépourou !? Traditions très différentes des
nôtres.
Résumé -> film moderne par sa forme esthétique, traitement plastique, construction narrative
élaboré. Ce qui domine c’est la 1ère scène qui fait souffrir le spectateur ainsi que la
dernière. Façon de créer une tension, avénement de l’action jusqu’au climax final où on
sent et on sait que cela va mal finir entre ronin le clan, humilié de toutes les manières
possibles. Le film asiatique a enseigné au cinéma occidental les techniques de combat.
Le col du grand Boudha - Uchida - trilogie de 1957 à 1959. Précède tous les films de shambara
contestataires. Grand succès sur les héros mutilés. Le héros est une vrai crapule qui tue juste pour le
plaisir d’assouvir ses pulsions meurtrières.
Passage emblématique de John-Hoo aux USA.
Le sabre du mal - 1966 Hokamoto.
Kenji Misumi: 1er réalisateur des Zatoïchi et des Baby-cartes. Fin des 50’s : certains profite de
la guerre, l’économie s’améliore, apparition du divertissement. Misumi est vu comme un grand
novateur du genre, il s’attache à styliser ses films, gros travail sur l’esthétique et du travail du cadre
(plutôt sombre).
Tuer - 1962: concentré de film de sabre: manifeste des films de sabre. Remarquable par sa durée
(1h10). On retrouve le côté sombre et marginale d’un samouraï avec son sabre, prolongation naturel
de lui-même.
Shingo, enfant maudit par un sort tragique, est adopté par le samouraï Takakura quelques
temps après l’exécution de sa mère. Ce samouraï espère lui apporter un meilleur avenir, il lui
offre en tout cas une enfance heureuse et une famille sur laquelle il peut compter. Le destin
frappe une nouvelle fois Shingo, il perd sa famille et repart sur les chemins à la recherche de
son identité et de sa place dans cette société.
Le héros possède un art de tuer, du combat assez unique. Technique dont il ne sait pas quoi
en faire, il n’y trouve aucun sens. Il démonte tout un imaginaire et une tradition: plus on est
guerrier plus on maîtrise le sabre, mais lui ne sait pas quel en est le but.
Réference sur les Ninja: femmes guerrières. Souvent combattant nues avec des tatouages
sur le corps impressionnant.
Références mythiques: coupés un homme en deux dans sa verticalité. On voit de nuit, de
loin donc assez mal ce qui donne un bon rendu ( vous avez compris?).

Revolution du cinéma: Bruce lee avec d’autre méthode de combat. Film mauvais mais
combats impressionnants.

Zatoïchi: 1962 à 1973; 4 épisodes. Katsu (acteur principal) va réaliser des épisodes et va
produire la série Baby-carte. Icône du cinéma Japonais. Le masseur aveugle.
Hong-Kong le sabreur manchot. Influence des chorégraphies sur Bruce Lee.
Le producteur de la Daiei (cf. Rashômon) voulait créer un cinéma populaire capable de
répondre aux attentes de la jeunesse, dans les 60’s-70’s, qui est en perte de repère. Un
Japon qui peine a trouver son identité. Son idée est d’ériger un héros qui a la carrure d’un
perdant: représentation de l’échec social, marginal, porte l'étendard (le drapeau)d’une entité
collective. Katsu va enfiler cet combinaison.
Zato = aveugle (ou) catégorie sociale parmi les plus marginalisées de la société
japonaise de l’époque ; d’une faiblesse il va en faire une force, c’est parce qu’ils
sont aveugles ou manchots qu’ils vont surprendre.
ichi -> son prénom
Des personnages qui refusent leur condition, mi-vagabon mi-justicier souvent mêlés à des
guerres de clans, ils usent de la ruse, très joueurs. Ils vont user de leur cécité pour tromper
leurs adversaires.
On prend le personnage au plus bas, mais qui représente l’espoir.
Le Sabre de la veangence
Un seul bras les tuas tous
2 cinéastes hong-Kongais très importans Tsui-Hark (réalise The Glade - 1995) et John Woo
Montage Rythmique
The Killer - 1989
Triomphe de la violence, absence de contenu. Travail sur la chorégraphie des combats, on passe aux
armes à feux.


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