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répondre à l'enquête mise en ligne. Comme pour toute enquête utilisant un questionnaire
mis librement à la disposition d'un public, nous sommes dans la situation d'un échantillon
"volontaire", qui ne peut être considéré comme représentatif de l'ensemble des victimes
d'accidents de la vie.
On retrouve, chez les répondants à l'enquête, des caractéristiques proches de celles
observées pour l'ensemble des adhérents actuels de la FNATH (données nationales). Les
répondants à l'enquête sont répartis dans toutes les régions de France. Ils sont
majoritairement des hommes (67%), âgés entre 45-65 ans, de niveaux de formation
variés, mais avec une nette domination du niveau BEP-CAP (40%). Les répondants à
l'enquête ne sont pas que des adhérents "récents" (39% ont adhéré à la FNATH il y a
plus de dix ans). Parmi les répondants, les femmes sont plus représentées lorsque
l'accident de la vie est récent.

Les accidents de la vie subis par les adhérents de la FNATH ayant répondu à
l'enquête sont particulièrement graves et invalidants. Les problèmes de santé décrits sont
majoritairement liés au travail (78%), avec une nette sur-représentation des accidents du
travail et une part grandissante des maladies professionnelles parmi les accidents de la
vie les plus récents. Quelles qu'elles soient, les atteintes à la santé signalées dans
l'enquête FNATH sont bien pris en charge au plan de la reconnaissance institutionnelle
(AT/MP ou invalidité), et près de 2 sur 3 (65%) ont conduit à la reconnaissance de qualité
de travailleur handicapé (RQTH).

Devenir professionnel après un accident de la vie
Dans l’enquête, 9 personnes sur 10 occupaient un emploi lors de la survenue de
l’accident de la vie à l'origine de leur adhésion à la FNATH. Parmi elles, 55% n'ont pas
repris leur travail dans la même entreprise après l'arrêt de travail qui a suivi l'accident. La
perte de l'emploi consécutive à un accident de la vie est, dans l'enquête, un peu plus
fréquente lorsque le problème de santé n'est pas lié au travail (59% de ruptures
consécutives) que lorsqu'il est lié au travail (54%).
Parmi les répondants qui ont pu conserver leur emploi après la survenue de l'accident de
la vie, la reprise du travail s'est le plus souvent opérée sur un poste aménagé ou sur un
autre poste dans l'entreprise. Ces reprises dans des conditions aménagées sont
proportionnellement plus nombreuses lorsque les atteintes à la santé sont plus graves
(durée de l'arrêt de travail et séquelles ressenties plus importantes). C'est aussi pour ces