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Nom original: jeudelavie.pdf
Titre: Le jeu de la Vie et comment le jouer
Auteur: Florence Scovel Shinn

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Anonyme

LE JEU DE LA VIE
ET

COMMENT LE JOUER

Du même auteur :
VOTRE PAROLE EST UNE BAGUETTE
MAGIQUE
LA PORTE SECRÈTE MENANT À LA
RÉUSSITE

Traduit de l'Anglais
Copyright 1941 par Gerald J. Rickard
Tous droits réservés
I S B N 2-900219-08-9

FLORENCE SCOVEL SHINN

LE JEU
DE LA VIE
ET

COMMENT LE JOUER
Traduit de l'anglais par

Dr MARY STERLING

É D I T I O N S ASTRA
10. RUE ROCHAMBEAU, 10
===== PARI S-9'

La traductrice de cet ouvrage,
Dr Mary STERLING,
docteur en Ontologie et Psychologie, est la Fondatrice Leader du Centre UNITE UNIVERSELLE,
22 rue de Douai - 75009 Paris. Tél. 01.48.74.70.89.
UNITE UNIVERSELLE publie chaque mois
une revue.
Vous serez les bienvenus à la salle de lecture
du Centre, du lundi au samedi inclus, de 14 h 30
à 17 h 30.

CHAPITRE I

LE JEU
plupart des gens considèrent la vie
Lcomme
une bataille, or la vie n'est point
A

une bataille mais un jeu.
C'est un jeu, cependant, où l'on ne peut
gagner si l'on ne possède pas la connaissance
de la loi spirituelle. L'Ancien et le Nouveau
Testament donnent avec une merveilleuse
clarté les règles du jeu. Jésus-Christ a enseigné
que ce jeu s'appelle Donner et Recevoir.
« Tout ce qu'un homme sème il le récoltera», ce qui signifie que ce qu'un homme
donne par la parole ou par l'action lui sera
rendu ; ce qu'il donne, il le recevra. S'il
sème la haine, il recevra la haine ; s'il aime, il
sera aimé en retour ; s'il critique, il ne sera
pas épargné à son tour ; s'il ment, on lui
mentira ; et s'il triche, il sera volé. On
nous apprend

aussi que l'imagination joue un rôle primordial dans le jeu de la vie.
« Garde ton cœur (ou ton imagination) plus
que toute autre chose, car de lui viennent les
sources de la vie » (Prov. : 4 : 23).
Ce qui signifie que ce que l'homme imagine
s'extériorise, tôt ou tard, dans ses affaires.
Je connais un monsieur qui redoutait une certaine maladie. C'était une maladie très rare
et difficilement contagieuse, mais il se la représentait sans cesse et lisait des articles à ce
sujet, si bien qu'un jour elle se manifesta
dans son corps, et il mourut victime de son
imagination déréglée.
Nous voyons donc que, pour jouer avec succès au Jeu de la vie, il nous faut bien diriger
notre imagination. Celui dont l'imagination a
été entraînée à ne se représenter que le bien,
attire dans sa vie « tous les désirs justes de
son cœur » — la santé, la richesse, l'amour,
les amis, la parfaite expression de soi et la
réalisation du plus haut idéal.
L'imagination a été appelée « Les ciseaux
de l'esprit », et, en fait, elle découpe, découpe
sans cesse, jour après jour les images que
l'homme y forme et, tôt ou tard, il rencontre
sur le plan extérieur ses propres créations.
Pour former convenablement son imagination,

l'homme doit connaître la nature des opérations de son esprit ; les Grecs disaient :
« Connais-toi toi-même. »
L'esprit comprend trois plans : le subconscient, le conscient et le superconscient. Le
subconscient n'est que puissance sans direction. Il est semblable à la vapeur ou à l'électricité et accomplit ce qu'on lui commande ;
il n'a point de pouvoir intrinsèque.
Tout ce que l'homme ressent profondément
ou imagine clairement est imprimé sur le subconscient et se manifeste dans le moindre
détail.
Par exemple, une dame de ma connaissance
jouait toujours, étant enfant, à faire semblant
d'être « veuve ». Elle s'habillait de noir, avec
un long voile et son entourage la trouvait
très drôle et amusante. Devenue grande, elle
épousa un homme qu'elle aimait profondément. Peu de temps après il mourut et elle
porta un long voile de deuil pendant bien des
années. Son subconscient, impressionné par
l'image qu'elle avait formée, en temps voulu,
l'extériorisa sans égard pour sa douleur.
Le conscient a été appelé esprit mortel ou
charnel. C'est l'esprit humain qui voit la vie
telle qu'elle apparaît. Il voit la mort, les désas-

très, la maladie, la pauvreté, et les limitations
de toutes sortes, et il imprime tout cela sur le
subconscient.
Le superconscient est l'Esprit Dieu qui est
en chaque homme, c'est le plan des idées parfaites.
C'est là que se trouve le « modèle parfait »
dont parlait Platon, le Plan Divin ; car il y a
un plan divin pour chacun.
« Il existe une place que vous devez occuper
et que personne d'autre ne peut occuper, vous
avez une tâche à faire que personne d'autre
ne peut accomplir. »
Il existe de ceci une image parfaite dans le
superconscient. Cette image se projette parfois comme un éclair dans le conscient et semble un idéal hors d'atteinte, quelque chose de
trop beau pour être vrai.
En réalité, c'est la destinée véritable (la destination) de l'homme, projetée par l'Intelligence Infinie qui est en lui-même.
Beaucoup, cependant, sont dans l'ignorance
de leur véritable destinée et s'efforcent vers
des choses, des situations qui ne leur appartiennent pas et qui ne leur apporteraient
qu'échec et mécontentement s'ils arrivaient à
les posséder.
Une jeune femme, par exemple, vint me

voir pour me demander de « prononcer la
parole » (1) afin d'épouser un homme dont elle
était très éprise. (Elle le nomma A. B.).
Je lui dis que ce serait une violation de la
loi spirituelle, mais que je prononcerai la
parole pour l'homme qui était celui du choix
divin, l'homme qui lui appartenait par droit
divin.
Et j'ajoutai : « Si A. B. est cet homme-là,
vous ne pouvez pas le perdre, sinon vous
recevrez son équivalent. » Elle rencontrait
A. B. constamment, mais il ne se déclarait pas.
Un soir, elle vint me voir et me dit : « Savezvous que depuis une semaine A. B. ne me
semble plus si remarquable ? » Je lui répondis : « Peut-être n'est-il pas l'homme du Plan
Divin, — il se peut qu'il y en ait un autre. »
Peu après, elle rencontra quelqu'un qui s'éprit
d'elle immédiatement et lui déclara qu'elle
était son idéal. En fait, il lui dit toutes les choses qu'elle désirait tant entendre de la part
d'A. B. Elle trouva cela tout à fait étonnant.
Bientôt elle répondit à ses vœux et cessa complètement de s'intéresser à A. B.
Ceci est un exemple de la loi de la substi(1) Cette expression que l'on retrouvera tout au
long de ce livre signifie affirmer, rétablir la Vérité.

tution. Une idée juste fût substituée à une idée
fausse, par conséquent, il n'en résulta ni perte,
ni sacrifice.
Jésus-Christ a dit : « Cherchez d'abord le
Royaume de Dieu et Sa justice, tout le reste
vous sera donné par surcroît » et Il a affirmé
aussi que le Royaume est au-dedans de nous.
Le Royaume est le plan des idées justes,
celui du modèle divin.
Jésus-Christ a enseigné aussi que nos paroles
jouent un rôle capital dans le Jeu de la vie.
« Par tes paroles, tu seras justifié, et par les
paroles tu seras condamné. »
Bien des personnes ont été cause du désastre
de leur vie par leurs paroles inconsidérées.
C'est ainsi qu'une dame me demanda un
jour pourquoi sa vie était devenue pauvre
et étriquée. Elle avait eu un foyer rempli de
jolies choses et possédait alors beaucoup
d'argent. En cherchant, nous trouvâmes qu'elle
s'était lassée de diriger sa maison, qu'elle
répétait sans cesse : « J'en ai assez de toutes
ces choses — je voudrais vivre dans une
malle ! » Elle ajouta : « Aujourd'hui, c'est
chose faite. » Sa parole l'y avait précipitée. Le
subconscient n'a point le sens de l'humour et
les gens provoquent souvent leurs malheurs
par leurs plaisanteries.

Voici encore un exemple : une personne, qui
possédait une jolie fortune, plaisantait
constamment, disant qu'elle « se préparait à
entrer à l'hospice ».
En quelques années, elle fut presque ruinée,
ayant imprimé sur son subconscient l'image de
la médiocrité et de la pauvreté.
Par bonheur, la loi est à double tranchant,
et une situation malheureuse peut être transformée en situation avantageuse.
Une consultante vint chez moi, par une
chaude journée d'été, pour me demander un
« traitement » (en métaphysique, « traiter »
signifie soumettre à l'action de la prière N.T.)
pour la prospérité. Elle était épuisée, abattue,
découragée et me dit qu'elle ne possédait juste
que huit dollars au monde. Je lui répondis :
« C'est parfait, nous allons les bénir et les multiplier comme Jésus-Christ multiplia les pains
et les poissons », car Il a enseigné que tout
homme a le pouvoir de bénir et de multiplier,
de guérir et de prospérer.
« — Et ensuite, que dois-je faire ? »
« — Suivez votre intuition. Avez-vous une
attirance pour quelque chose ou quelque
endroit ? » Intuition vient de intueri — voir
de l'intérieur, c'est-à-dire être enseigné de
l'intérieur. L'intuition est le guide infaillible

de l'homme, et je parlerai plus longuement,
dans un autre chapitre, de ses lois.
Cette dame réfléchit : « Je ne sais pas —
il me semble que je devrais rentrer dans ma
famille, j'ai juste assez d'argent pour y aller
par la route. » Sa famille se trouvait dans une
ville éloignée et n'était pas riche ; le raisonnement, l'intellect, semblait dire : « Reste à
New York, trouve du travail et gagne de
l'argent. » Mais je lui dis : « Alors rentrez
chez vous — ne rejetez jamais une intuition »,
et je prononçai pour elle la parole suivante :
« Esprit Infini, ouvre la voie vers la grande
abondance pour Mme X..., elle s'attire irrésistiblement tout ce qui lui appartient par droit
divin. » Et je lui recommandai de répéter cela
sans cesse. Elle partit immédiatement. Quelques jours plus tard, en faisant une visite, elle
retrouva une vieille amie de sa famille.
Par le truchement de cette amie, elle reçut
des milliers de dollars d'une façon miraculeuse. Depuis, elle m'a dit souvent : « Racontez
l'histoire de la dame qui est venue vous voir
avec huit dollars en poche et une intuition. »
L'abondance existe toujours sur la route de
l'homme ; mais elle ne peut se manifester que
par le désir, la foi ou la parole prononcée.

Jésus-Christ a indiqué clairement que c'est à
l'homme de faire le premier pas.
« Demandez, et vous recevrez, cherchez et
vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira. »
(Matt. : 7 : 7.)
Et dans les Écritures nous lisons : « En ce
qui concerne les travaux de mes mains, commandez-moi. »
L'Intelligence Infinie, Dieu, est toujours prêt
à réaliser les désirs, petits ou grands, des
humains.
Or, tout désir exprimé, ou inexprimé, est
une demande. Nous sommes souvent étonnés
de voir un souhait brusquement réalisé. Une
année, au moment de Pâques, voyant de beaux
rosiers dans les vitrines des fleuristes, je souhaitai en recevoir un et, pendant un instant,
j'en vis mentalement un déposé à ma porte.
Le jour de Pâques, il m'arriva un superbe
rosier. Le lendemain, je remerciais l'amie qui
me l'avait offert en lui disant que c'était précisément ce que je souhaitais.
Elle s'écria : « Je ne vous ai pas envoyé de
rosier, je vous ai envoyé des lis ! »
Le fleuriste avait confondu sa commande
avec une autre et m'avait apporté le rosier
simplement parce que j'avais mis en action la
loi, et qu'il fallait que je reçoive un rosier.

Rien ne s'interpose entre l'homme, son plus
haut idéal et chaque désir de son cœur, si ce
n'est le doute et la crainte. Lorsque l'homme
sait souhaiter hardiment, tous ses désirs se
réalisent instantanément.
Dans un chapitre suivant, j'expliquerai plus
complètement la raison scientifique de ceci et
comment la peur doit être effacée du conscient. C'est l'unique ennemie de l'homme —
peur de la pauvreté, de l'échec, de la maladie,
des pertes, tout sentiment d'insécurité sur
quelque plan que ce soit. Jésus-Christ a dit :
« Pourquoi as-tu peur, homme de peu de
foi ? » (Matth., 8 : 26.) Nous voyons donc qu'il
nous faut substituer la foi à la peur, car la
peur n'est que de la foi inversée : c'est la foi
dans le mal au lieu du bien.
Le but du Jeu de la vie c'est de voir clairement le bien et d'effacer du mental toutes
les images du mal. Ceci doit être obtenu en
imprimant sur le subconscient la réalisation
du bien. Un homme très brillant qui avait
atteint à une grande réussite, me raconta qu'il
avait brusquement effacé toute crainte de sa
conscience en lisant un jour un écriteau en
lettres majuscules ainsi conçu : « Ne vous
inquiétez pas, cela ne se produira probablement
jamais. » Ces mots frappèrent de façon

indélébile son subconscient ; il a maintenant
la ferme conviction que seul le bien veut
entrer dans sa vie et, par conséquent, seul le
bien se manifeste.
Dans le chapitre suivant, je traiterai des
différentes méthodes par lesquelles on peut
impressionner le subconscient. Celui-ci est le
fidèle serviteur de l'homme, mais il faut avoir
soin de lui donner des ordres convenables.
L'homme a constamment près de lui un témoin
attentif — son subconscient.
Chaque mot, chaque parole se grave dans le
subconscient et se réalise en des détails surprenants. Cela ressemble à un chanteur dont
la voix serait enregistrée sur un disque. S'il
tousse ou s'il hésite, le disque l'enregistre aussi.
Brisons donc le vieux disque mauvais du
subconscient, les disques de notre vie que nous
ne voulons pas conserver, et faisons-en de
neufs et de beaux.
Prononcez tout haut, avec force et conviction, ces paroles : « Je brise et je démolis (par
ma parole) tout ce qui, dans mon subconscient,
est faux. Tout cela retourne au néant, car
toutes ces pensées fausses sont sorties de ma
vaine imagination. À présent, je grave de nouveaux disques par la puissance du Christ qui
est en moi, ce sont la santé, la richesse, l'amour

et l'expression parfaite de mon Être. Voilà la
quadrature de la vie, le jeu complété. »
Un peu plus loin, je montrerai comment
l'homme peut modifier les conditions de sa
vie, en changeant ses paroles. Celui qui ne
connaît point la puissance de la parole est en
retard sur son temps.
« La mort et la Vie sont au pouvoir de la
langue.» (Prov. 18 : 21.)

CHAPITRE II

LA LOI DE LA PROSPÉRITÉ
le Tout-Puissant sera ta défense et tu
Oui,ne manqueras
point d'or. »
Un des plus grands messages des Écritures
à l'homme c'est que Dieu est sa ressource et
que, par sa parole, l'homme peut faire surgir
tout ce qui lui appartient par droit divin.
Cependant, il doit avoir une foi entière dans la
parole qu'il prononce.
Esaïe dit : « Ma parole ne retourne point
à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté
et accompli mes desseins. » Nous savons à
présent que les paroles et les pensées ont une
puissance vibratoire énorme, qui sans cesse
façonne le corps et les affaires.
Une consultante vint un jour me voir, elle
était dans un état d'inquiétude extrême et me
dit que le quinze du mois elle allait être pour-

suivie pour une somme importante. Elle ne
voyait aucun moyen de se la procurer, elle
était désespérée.
Je lui expliquai que Dieu était sa ressource
et que cette ressource existe pour toutes les
demandes.
Et je prononçai la parole ! Je rendis grâces
de ce qu'elle recevait cet argent au moment
opportun et d'une façon convenable. Puis je
lui dis qu'il fallait qu'elle ait une foi parfaite
et qu'elle agisse selon cette foi. Le quinze
arriva et l'argent ne s'était pas matérialisé.
Elle m'appela au téléphone pour me demander ce qu'elle devait faire.
Je lui répondis : « C'est aujourd'hui samedi,
vous ne serez donc pas poursuivie. Votre
rôle est d'agir comme si vous étiez riche et de
faire preuve d'une foi parfaite, une foi qui
compte sur la somme pour lundi. » Elle me
pria de déjeuner avec elle pour fortifier son
courage. Lorsque je la rejoignis au restaurant,
je lui affirmai : « Ce n'est pas le moment
d'économiser. Commandez un déjeuner fin,
agissez comme si vous aviez reçu l'argent sur
lequel vous comptiez.
« Tout ce que vous demanderez en priant,
croyez que vous l'avez reçu. » Le lendemain,

elle m'appela de nouveau pour me demander
de passer la journée avec elle.
« Non, lui dis-je, vous êtes divinement protégée, et Dieu n'est jamais en retard. »
Le soir, elle me rappela, très émue. « Ma
chère, il s'est produit un miracle ! J'étais dans
mon salon, ce matin, lorsqu'on a sonné à ma
porte. J'avertis la femme de chambre : « Ne
laissez entrer personne. » Elle regarda par la
fenêtre et me dit que c'était mon cousin,
« celui qui porte une grande barbe
blanche ».
« Alors, rappelez-le. Je désire le voir. » Il
allait contourner le coin de la rue lorsqu'il
entendit la voix de la femme de chambre et
revint sur ses pas.

« Nous eûmes un entretien d'une heure et
au moment de partir, il me demanda : « Ah,
à propos, où en sont vos finances ? » Je lui
avouai que j'avais besoin d'argent et il me
dit : « Eh bien, ma chère, je vous donnerai
ces trois mille dollars le premier du mois. »
« Je n'ai pas osé lui confier que j'allais être
poursuivie. Que dois-je faire ? Je ne recevrai
l'argent que le premier du mois et il me le
faut pour demain. » Je lui répondis que je
continuerai de « traiter » (nous rappelons que
traiter en métaphysique, veut dire soumettre
une personne ou une situation à l'action de

la prière. N.T.). Et j'ajoutai : « L'Esprit n'agit
jamais trop tard. Je rends grâce de ce qu'elle
a reçu cet argent sur le plan invisible et de
ce qu'il se manifestera en temps voulu. » Le
lendemain matin, son cousin l'appela et lui
dit : « Passez à mon bureau ce matin, je vais
vous remettre la somme. » Ce même aprèsmidi, l'argent était disposé à son compte en
banque et elle signait des chèques aussi rapidement que le permettait son émoi.
Si l'on demande le succès tout en se préparant à l'échec, c'est la situation pour laquelle
on s'est préparé que l'on obtiendra. Un monsieur vint me demander de prononcer la parole
pour que soit annulée une certaine dette. Je
m'aperçus qu'il passait son temps à chercher
ce qu'il dirait à celui auquel il devait cette
somme lorsqu'il ne serait pas en mesure de
payer sa note, neutralisant ainsi ma parole.
Or, il aurait dû se voir en train de payer sa
dette.
Nous avons une merveilleuse illustration de
ceci dans la Bible, avec les trois rois qui, dans
le désert, sans eau pour leurs hommes et pour
leurs chevaux, consultèrent le prophète Elisée.
Il leur communiqua cet étonnant message :
« Ainsi parle le Seigneur — faites dans cette

vallée des fosses, des fosses. Vous ne verrez
point le vent, vous ne verrez point la pluie,
cependant cette vallée se remplira d'eau et
vous boirez vous, vos troupeaux et votre
bétail. »
L'homme doit se préparer à recevoir ce
qu'il a demandé alors qu'il n'y a pas le
moindre signe en vue.
Une dame désirait trouver un appartement
pendant l'année où il y eut grande pénurie de
logements à New York. Cela passait pour
impossible et ses amis lui témoignaient leur
inquiétude en disant : « Quel dommage, vous
allez être obligée de mettre vos meubles en
garde et de vivre à l'hôtel. » Mais elle
répondit : « ne vous inquiétez pas à mon
égard. Je suis superhumaine et j'aurai mon
appartement. »
Elle prononça la parole : « Esprit infini,
ouvre la voie vers l'appartement convenable. »
Elle savait qu'il existe de quoi pourvoir à
chaque demande, qu'elle était spirituellement
libre, travaillant sur le plan spirituel et « qu'un
avec Dieu est une majorité. »
Elle avait l'intention d'acheter de nouvelles
couvertures, lorsque « le tentateur », la pensée
négative, la raison lui suggéra : « Ne les
achète pas, peut-être, après tout, ne trou-

veras-tu pas d'appartement et tu ne sauras
qu'en faire. » Elle se répondit promptement à
elle-même : « Je vais « creuser mes fosses »
en achetant les couvertures ! » Elle se prépara
donc à recevoir son appartement — agit
comme si elle l'avait déjà — et en trouva un
d'une façon miraculeuse, qui lui fut attribué
bien qu'il y eût deux cents autres postulants.
Les couvertures avaient été un acte de foi.
Inutile de rappeler que les fosses creusées
par les trois rois dans le désert furent remplies au point de déborder. (Lisez II Rois, 3.)
Se mettre au diapason des choses spirituelles
n'est point commode pour la plupart des gens.
Les pensées adverses de doute, de crainte
surgissent du subconscient. Ce sont les « armées étrangères » qui doivent être mises en
fuite. Ceci explique pourquoi il fait souvent
« plus sombre avant l'aurore ».
Une grande démonstration est généralement
précédée de pensées lancinantes.
Ayant déclaré de hautes vérités spirituelles,
on lance un défi aux anciennes idées enfouies
dans le subconscient et l'erreur se manifeste
qui doit être exterminée.
C'est le moment de faire de fréquentes
affirmations, de se réjouir et de rendre grâces
de ce que l'on a déjà reçu.

« Avant qu'ils n'appellent, je répondrai. »
Ceci signifie que « chaque bon et parfait don »
attend que l'homme le reconnaisse, car il lui
appartient déjà.
L'homme ne peut obtenir que ce qu'il se
voit recevoir.
Les enfants d'Israël reçurent la certitude
qu'ils pourraient posséder toutes les terres
qu'ils voyaient. Ceci est vrai pour tout homme.
Il ne possède que ce qui existe dans sa propre
vision mentale. Toute grande œuvre, tout ce
qui s'est fait de puissant a été manifester
par la vision, or souvent, juste au moment
d'une éclatante démonstration, surgissent
l'apparent échec et le découragement.
Les enfants d'Israël, lorsqu'ils atteignirent
la « Terre Promise», n'osaient y entrer, car,
disaient-ils, elle était peuplée de géants qui
leur donnaient l'impression d'être des sauterelles. C'est une expérience commune à tous
les hommes.
Cependant, celui qui connaît la loi spirituelle n'est point troublé par les apparences
et se réjouit tandis qu'il est « encore en captivité ». C'est-à-dire qu'il persiste à voir la
vérité et qu'il rend grâces de ce que tout est
accompli, de ce que, déjà, il a reçu.
Jésus-Christ a donné de ceci un merveilleux

exemple. Il a déclaré à Ses disciples : « Ne
dites-vous pas, il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez
les yeux et regardez les champs qui sont déjà
mûrs pour la moisson. » Sa vision claire transperçait le monde de la matière et Il voyait nettement le monde de la quatrième dimension,
les choses comme elles sont en réalité, parfaites et complètes en l'Esprit Divin. C'est ainsi
que l'homme doit constamment maintenir la
vision du but de son voyage et demander la
manifestation de ce qu'il a déjà reçu, que ce
soit une santé parfaite, l'amour, la prospérité,
la faculté de s'exprimer parfaitement, un
foyer, des amis.
Toutes ces choses sont des idées parfaites
et achevées, enregistrées dans l'Esprit Divin
(le superconscient de l'homme), elles doivent
se manifester non à lui, mais à travers lui. Par
exemple, un homme vint me demander de le
« traiter » pour réussir une affaire. Il lui était
indispensable de trouver, dans une certaine
limite de temps, cinquante mille dollars. Le
temps était presque écoulé lorsque, désespéré,
il vint me voir. Personne ne voulait lui confier
de capitaux et la banque avait catégoriquement refusé un prêt. Je lui dis : « Je suppose
que vous vous êtes mis en colère à la banque,

perdant ainsi vos forces. Vous pouvez maîtriser toutes les situations si vous savez vous
maîtriser vous-même. Retournez à la banque,
ajoutai-je, et je vais « traiter ». Voici quel fut
mon traitement : « Par l'amour, vous êtes identifié à l'esprit de tous ceux qui sont dans cette
banque. Que l'idée divine sorte de cette situation. » Il s'écria : « À quoi pensez-vous ? C'est
impossible. C'est demain samedi, la banque
ferme à midi et mon train n'arrive pas là-bas
avant dix heures, de plus, le délai expire
demain, et de toute façon, ils ne veulent rien
entendre. Il est trop tard. » Je lui répondis :
« Dieu ne se soucie pas du temps, il n'est
jamais trop tard pour Lui. Avec Lui, toutes
choses sont possibles », et j'ajoutai : « Je ne
connais rien aux affaires, mais je connais
bien Dieu. » Il me répondit : « Tout cela est
magnifique lorsque je vous écoute, mais une
fois sorti, ce sera angoissant. » Il habitait une
ville éloignée et je n'en entendis plus parler
pendant une semaine, puis une lettre arriva.
J'y lus ceci : « Vous aviez raison. J'ai pu
emprunter l'argent ; jamais plus je ne douterai de la vérité et de tout ce que vous
m'avez dit. »
Je revis ce monsieur plusieurs semaines plus
tard et lui demandai : « Que s'est-il passé ?

De toute évidence, vous avez eu le temps
nécessaire. » Il me répondit : « Mon train avait
du retard, je ne suis donc arrivé à la banque
qu'à midi moins un quart. Je suis entré tranquillement et j'ai dit : « Je viens pour l'emprunt », et on me l'a accordé sans objection. »
C'était le dernier quart d'heure qui lui fut
alloué et l'Esprit Infini ne fut pas en retard.
En cette occasion, cet homme n'aurait jamais
été capable de faire seul sa démonstration. Il
avait besoin que quelqu'un l'aidât à maintenir
la vision parfaite. C'est ce que nous pouvons
faire les uns pour les autres.
Jésus-Christ savait cette vérité lorsqu'il a
dit : « Si deux d'entre vous s'entendent sur
terre pour demander quelque chose, elle leur
sera accordée par mon Père qui est aux
cieux. » Seul, on est trop absorbé par ses propres affaires, et l'on devient la proie du doute
et de la peur.
L'ami, le « guérisseur » voit clairement le
succès, la santé ou la prospérité et ne faiblit
point parce qu'il n'est pas en cause.
Il est infiniment plus facile de faire une
« démonstration » pour autrui que pour soimême, par conséquent il ne faut pas hésiter
à demander de l'aide si l'on se sent faible.
Un puissant observateur de la vie a dit un

jour : « Aucun homme ne peut échouer si une
seule personne croit à sa réussite. » Tel est le
pouvoir de la vision et plus d'un homme a
dû sa réussite à une épouse, une sœur ou un
ami qui croyait en lui et qui, sans faiblir,
sut maintenir la vision du modèle parfait !

CHAPITRE III

LA PUISSANCE DE LA PAROLE
tes paroles tu seras justifié et par tes
Pparoles
tu seras condamné. >
AR

Celui qui connaît le pouvoir de la parole
fait très attention à sa conversation. Il lui suffit
de surveiller les réactions causées par ses
paroles pour savoir qu'elles « ne retournent
point à moi sans effet ». Par sa parole, l'homme se crée sans cesse à lui-même, des lois.
J'ai connu quelqu'un qui disait : « Je manque toujours l'autobus. Invariablement il
passe au moment où j'arrive. » Sa fille, elle,
disait : « J'attrape toujours l'autobus. Il arrive
régulièrement en même temps que moi. »
Et cela continua pendant des années. Chacun
avait établi une loi pour soi, l'une d'échec,
l'autre de réussite. Voilà l'explication psychologique des superstitions.
Le fer à cheval, le poil d'éléphant n'ont en
eux-mêmes aucun pouvoir, mais la parole et

la croyance qui affirment qu'ils portent bonheur créent un état d'optimisme dans le subconscient
qui
attire
la
« chance ».
Cependant, j'ai observé que ceci est sans effet
pour les gens qui, plus avancés spirituellement,
connaissent une plus haute loi. Ceci
s'explique ; on ne peut pas revenir en arrière
et l'on doit écarter les « images taillées ».
Deux de mes élèves avaient eu de grands
succès en affaires depuis plusieurs mois,
lorsque, brusquement, tout alla mal. Nous
nous efforçâmes d'analyser la situation et je
découvris qu'au lieu de faire leurs
affirmations et de s'en remettre à Dieu pour
leur réussite et leur prospérité, ils avaient fait
l'acquisition de deux singes « porte-bonheur ».
« Ah — leur dis-je — je comprends, vous
avez mis votre foi dans les singes et non en
Dieu. Débarrassez-vous des singes et faites
appel à la loi du pardon. » Car l'homme a le
pouvoir de pardonner, c'est-à-dire de neutraliser ses erreurs.
Ils décidèrent de jeter les singes au poubelle et tout alla bien de nouveau. Ce qui ne
signifie pas qu'il faille jeter tous les ornements
« porte-bonheur » de la maison, mais qu'il
faut reconnaître que leur pouvoir est le seul
et unique pouvoir, Dieu, et que l'objet ne sert
qu'à donner un sentiment d'optimisme.

Un jour, une amie très malheureuse avec
laquelle je me trouvais, ramassa un fer à cheval en traversant la rue. Aussitôt elle fut remplie de joie et d'espoir. Elle était certaine que
Dieu lui avait envoyé ce fer à cheval pour
ranimer son courage.
Et en effet, dans l'état où elle se trouvait,
c'était à peu près la seule chose qui pouvait
frapper son conscient. Son espoir se transforma en foi et par la suite elle fit une merveilleuse « démonstration ». Je tiens à souligner
que les deux hommes dont il fut précédemment question se confiaient aux seuls singes,
tandis que mon amie reconnut la puissance
supérieure.
Pour ma part, je dois dire que j'ai mis longtemps à me débarrasser de l'idée qu'une certaine chose m'apportait toujours une désillusion. Si elle se présentait, invariablement, une
déception s'en suivait. Je vis que le seul moyen
d'amener un changement dans mon subconscient était d'affirmer : « Il n'y a pas deux puissances, il n'y en a qu'une, Dieu. Par conséquent, il n'y a pas de désillusion et cette chose
m'annonce une heureuse surprise. » Aussitôt
je remarquai un changement et des plaisirs
inattendus m'arrivèrent.
Une de mes amies déclarait que rien ne la

ferait passer sous une échelle. Je lui dis : « Si
vous avez peur, c'est que vous croyez à deux
pouvoirs, le Bien et le Mal. Puisque Dieu est
absolu, il ne peut y avoir de puissance opposée à moins que l'homme ne crée de fausses
lois mauvaises. Pour montrer que vous ne
croyez qu'en un seul pouvoir, Dieu, et qu'il
n'y a ni puissance ni réalité dans le mal, passez
sous la prochaine échelle que vous rencontrerez. » Peu de temps après, mon amie alla à la
banque. Elle désirait ouvrir son coffre et une
échelle se trouvait sur son passage. Impossible d'atteindre le coffre sans passer sous
l'échelle. Effrayée, elle battit en retraite. Mais,
arrivée dans la rue, mes paroles retentirent à
ses oreilles et elle décida de passer sous cette
échelle. C'était un gros effort, car depuis des
années, elle était prisonnière de cette idée.
Elle revint au sous-sol où se trouvaient les
coffres et l'échelle n'était plus là ! C'est ce qui
se produit si souvent ; une fois que l'on a
décidé de faire fi d'une appréhension, ce que
l’on redoute est écarté.
C'est la loi de la non-résistance, que l'on
comprend si peu.
Quelqu'un a dit que le courage contient du
génie et de la magie. Faites face sans crainte
à une situation qui paraît menaçante et vous

vous apercevrez qu'elle n'existe plus ; elle disparaît d'elle-même. C'est ce qui explique que
la peur attira l'échelle sur la route de mon
amie et que le courage l'ôta.
Ainsi, les forces invisibles travaillent constamment pour l'homme qui « tire toujours les
ficelles » lui-même sans le savoir. À cause de
la puissance vibratoire des paroles, quoi que
ce soit que nous disions, nous commençons
à nous l'attirer. Les personnes qui parlent
continuellement de maladie, invariablement
l'attirent.
Lorsque nous nous initions à la vérité, nous
ne pouvons trop surveiller nos paroles. Par
exemple, une de mes amies me dit souvent
au téléphone : « Venez me voir pour que nous
bavardions un peu à l'ancienne mode. » Ce
« bavardage à l'ancienne mode » représente
une heure pendant laquelle cinq cents à mille
mots destructeurs seront prononcés, les principaux sujets de conversation étant les pertes, la pénurie, les échecs et la maladie. Aussi
je réponds : « non, merci, ces bavardages-là
sont trop onéreux, j'en ai eu assez dans ma
vie. Je serai contente de bavarder à la manière
nouvelle et de parler de ce que nous voulons
au lieu de ce que nous ne voulons pas. »
Un vieux dicton veut que l'homme ne se

serve de sa parole que pour trois desseins :
« Guérir, bénir, ou prospérer. » Ce qu'un
homme dit des autres, on le dira de lui, et ce
qu'il souhaite aux autres, il se le souhaite à
lui-même.
Si un homme souhaite de la « malchance »
à quelqu'un, il est sûr de s'en attirer à luimême. S'il souhaite aider quelqu'un à réussir,
il souhaite son propre succès et s'y aide luimême.
Le corps peut être renouvelé et transformé
par la parole et une claire vision, et la maladie
complètement effacée du conscient. Le métaphysicien sait que toute maladie a une correspondance mentale et que pour guérir le
corps il faut d'abord guérir l'âme.
C'est le subconscient, l'âme, qui doit être
«sauvée», sauvée des pensées négatives.
Dans le Psaume XXIII, nous lisons : « Il
restaure mon âme. » Cela veut dire que le
subconscient, l'âme, doit être restaurée par
les idées justes. Le « mariage mystique » est
celui de l'âme et de l'esprit, c'est-à-dire du
subconscient et du superconscient. Il faut
qu'ils soient unis. Lorsque le subconscient est
rempli, des idées parfaites du superconscient,
Dieu et l'homme ne font plus qu'un. « Moi et
le Père, nous sommes un. » C'est-à-dire que

l'homme est uni au plan des idées parfaites ;
il est celui qui est fait à la ressemblance et à
l'image (imagination) de Dieu, celui auquel
sont données la puissance et la domination
sur toutes choses créées, sur son esprit, son
corps et ses affaires.
On peut dire que toute maladie, tout malheur proviennent de la violation de la loi
d'amour. Je vous donne un nouveau commandement : « Aimez-vous les uns les
autres » ; or dans le Jeu de la vie, l'amour,
c'est-à-dire la bonne volonté, gagne toutes
les levées.
Le fait suivant va vous le prouver. Une personne de ma connaissance souffrait, depuis
des années, d'une terrible maladie de peau.
Les médecins affirmaient qu'elle était incurable, elle en était au désespoir. Cette dame était
actrice, elle craignait d'avoir à renoncer à sa
carrière, et elle n'avait point d'autres ressources. Cependant, on lui offrit un engagement
avantageux et le soir de la première elle eut
un vif succès. La presse lui décerna de flatteuses critiques et notre amie, pleine de joie,
en fut ravie. Le lendemain, son contrat était
rompu. Un artiste, jaloux de son succès, avait
obtenu sa résiliation. Elle sentit l'amertume
et la haine s'emparer de son être et s'écria à
haute voix : « Oh ! Mon Dieu, ne me laissez

pas haïr cet homme ! » Cette nuit-là, elle travailla pendant des heures « dans le
silence ».
Plus tard, elle me confia : « Je ne tardai pas
à entrer dans un silence très profond. Il me
sembla être enfin en paix avec moi-même,
avec cet homme et le monde tout entier. Je
continuai de travailler ainsi pendant les deux
nuits suivantes et le troisième jour je m'aperçus que ma maladie de peau était complètement guérie ! » En demandant à exprimer
l'amour, la bonne volonté, elle avait accompli
la loi (car l'amour est l'accomplissement de
la loi) et la maladie (qui provenait d'un
ressentiment ancré dans le subconscient) disparut.
La critique continuelle produit les rhumatismes car les pensées inharmonieuses forment
dans le sang des dépôts acides qui se localisent autour des articulations. Les tumeurs ont
pour cause la jalousie, la haine, le refus de
pardonner les offenses, la peur, etc. Chaque
maladie — malaise — est créée par un état
d'esprit de malaise. Je dis un jour à mes élèves : « Il ne s'agit pas de demander à quelqu'un « qu'avez-vous ? », mais « contre qui
en avez-vous ? », le refus du pardon des
offenses est la cause la plus fréquente de la
maladie. La sclérose des artères et du foie et

les maladies des yeux en sont la conséquence.
Des maux sans fin, lui font cortège.
Un jour, je rendis visite à une dame qui me
dit qu'elle était malade d'avoir mangé une
huître mauvaise. « Non, répliquai-je, l'huître
était inoffensive, c'est vous qui avez empoisonné l'huître. Contre qui en avez-vous ? »
Elle me répondit : « Oh ! Contre environ dixneuf personnes. » Elle s'était querellée avec
dix-neuf personnes et était devenue si inharmonieuse qu'elle s'était attiré l'huître nuisible !
Toute inharmonie extérieure indique une
discorde mentale. « L'extérieur est semblable
à l'intérieur. »
Les seuls ennemis de l'homme résident en
lui-même. « Les ennemis de l'homme seront
ceux de son propre intérieur. » La personnalité est un des derniers ennemis que nous
ayons à surmonter, car cette planète est en
train de recevoir son initiation à l'amour. Souvenons-nous du message de Jésus : « Paix sur
la terre, bonne volonté envers les hommes. »
L'homme éclairé, donc, s'efforce de se perfectionner en servant son prochain. Il travaille
sur lui-même, il apprend à envoyer à chacun
bénédictions et pensées de bonne volonté, et
le plus merveilleux c'est que lorsqu'on bénit

un être, celui-ci perd tout pouvoir de nous
nuire.
Un homme vint me demander de le « traiter » pour sa réussite dans les affaires. Il vendait des machines et un concurrent était survenu affirmant posséder une machine bien
supérieure : mon ami redoutait un échec. Je
lui dis : « D'abord, il vous faut balayer toute
crainte, savoir que Dieu protège vos intérêts et
que l'idée divine doit surgir de cette situation.
C'est-à-dire que la machine qui convient sera
vendue à celui qui en a besoin par celui qu'il
faut. » Et j'ajoutai : « N'entretenez pas une
seule pensée de critique sur cet homme. Bénissez-le toute la journée, soyez prêt à ne pas
vendre votre machine si telle est l'idée divine. »
Il alla donc voir son client, sans crainte, sans
résistance, en bénissant son concurrent. Plus
tard, il me raconta que le résultat fut très
remarquable, la machine du concurrent se
refusa à fonctionner et il vendit la sienne sans
la moindre difficulté. « Mais, moi, je vous le
dis, aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous
maudissent, faites du bien à ceux qui vous
haïssent et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. »
La bonne volonté produit une grande aura
de protection autour de celui qui la cultive et

« toute arme forgée contre lui sera sans effet ».
En d'autres termes, l'amour et la bonne
volonté détruisent les ennemis qui sont en
nous et par conséquent nous n'avons point
d'ennemis à l'extérieur !
« La paix règne sur la Terre pour celui qui
envoie aux hommes des pensées de bonne
volonté. »

CHAPITRE IV

LA LOI DE NON-RÉSISTANCE
résistez pas au mal. Ne vous laissez pas
Némouvoir
par le mal, mais surmontez le
E

mal par le bien. »
Rien au monde ne peut s'opposer à une personne qui est absolument non résistante.
Les Chinois disent que l'eau est l'élément
le plus puissant parce qu'elle est parfaitement
non résistante. L'eau peut user le roc et
balayer tout devant elle.
Jésus-Christ a dit : « Ne résistez pas au
mal », car Il savait qu'en réalité il n'y a point
de mal, par conséquent aucune raison de résister. Le mal est sorti de la « vaine
imagination » de l'homme, c'est-à-dire de
la croyance en deux pouvoirs, le bien et le
mal.
D'après une vieille légende, Adam et Ève
mangèrent le fruit de « Maya l'arbre de l'Illusion » et distinguèrent deux pouvoirs au lieu
du pouvoir unique, Dieu.

Par conséquent le mal est une loi fausse que
l'homme s'est élaboré à cause d'un psychome,
ou sommeil de l'âme, ce qui signifie que
l'homme a été hypnotisé par la croyance en
le péché, la maladie, la mort, etc.. par la
pensée charnelle, et que ses affaires et son
corps ont pris la forme de ses illusions.
Nous avons vu dans un précédent chapitre
que l'âme est le subconscient et que tout ce
que l'homme ressent profondément, en bien
ou en mal, est reproduit par ce fidèle serviteur. Son corps et ses affaires représentent ce
qu'il a imaginé. Le malade a imaginé la
maladie ; le pauvre, la pauvreté ; le riche,
l'abondance.
Les gens me demandent : « Comment un
petit enfant s'attire-t-il la maladie alors qu'il
est trop jeune pour savoir même ce que cela
signifie ? »
Je réponds que les enfants sont sensibles et
réceptifs aux pensées de ceux qui les entourent et que souvent ils extériorisent les craintes de leurs parents.
J'ai entendu un jour un métaphysicien affirmer : « Si vous ne dirigez pas votre subconscient vous-même, quelqu'un d'autre s'en chargera. »

Les mères attirent inconsciemment sur leurs
enfants la maladie et les désastres en les craignant continuellement et en guettant leurs
symptômes.
Une de mes amies, par exemple, demanda
à une mère si sa petite fille avait eu la rougeole. Celle-ci répondit promptement : « Pas
encore ! », ce qui impliquait qu'elle s'attendait à cette maladie, préparant ainsi ce qu'elle
ne voulait ni pour elle ni pour son enfant.
Cependant, celui qui est centré et établi
dans la vérité, celui qui n'a que des pensées
de bonne volonté envers autrui et qui est sans
crainte, ne peut être atteint ni influencé par
les pensées négatives des autres. N'envoyant
que de bonnes pensées, il ne peut en recevoir
que de bonnes en retour.
La résistance, c'est l'Enfer, car elle place
l'homme dans un « état de tourment ».
Un métaphysicien m'a donné un jour une
merveilleuse recette pour m'assurer toutes les
levées du Jeu de la Vie : c'est le comble de la
non-résistance. Il me dit : « Il fut un temps
où je baptisais les enfants et, bien entendu, je
leur donnais de nombreux noms. À présent, je
ne baptise plus les enfants, mais je baptise les
événements et je donne à chacun le même
nom. Si je suis en présence d'un échec, je le

baptise Succès au nom du Père, et du Fils, et
du Saint-Esprit ! »
Nous voyons ici la grande loi de transmutation, fondée sur la non-résistance. Par sa
parole, cet homme transformait en succès tous
les échecs.
Voulez-vous un autre exemple ? Une dame
qui avait besoin d'argent et qui connaissait
la loi spirituelle de l'opulence, était sans cesse
obligée de rencontrer en affaires un homme
dont la présence lui donnait un sentiment de
pauvreté. Il parlait de pénurie, de limites, elle
se mit à capter ses pensées de médiocrité. Elle
en conçut de l'aversion pour lui et l'accusa
d'être la cause de ses échecs. Cependant, elle
savait que pour faire la démonstration de ses
ressources divines, il lui fallait d'abord avoir
le sentiment d'avoir reçu. Le sentiment de
l'opulence doit précéder sa manifestation.
Brusquement un jour, elle se rendit compte
qu'elle « résistait » en distinguant deux pouvoirs au lieu d'un seul. Elle s'empressa alors
de bénir l'homme en question et baptisa la
situation « Succès » ! Elle affirma : « Puisqu'il
n'y a qu'une seule puissance, Dieu, cet homme
est ici pour mon bien et pour ma prospérité »
(précisément ce qu'il avait semblé ne pas
être). Peu après, et par l'intermédiaire de

cet homme, elle rencontra une personne qui,
pour un service rendu, lui donna une très
grosse somme. Quant au monsieur, il partit
pour une ville éloignée et s'effaça sans heurt
de sa vie. Affirmez : « Tout homme est un
maillon d'or dans la chaîne de mon bien »,
car tout homme est une manifestation de Dieu,
attendant l'occasion, donnée par lui-même, de
servir le plan divin concernant sa vie.
« Bénissez votre ennemi, et vous lui dérobez
ses flèches. » Elles seront transmuées en bénédictions.
Cette loi est aussi vraie pour les nations
que pour les individus. Bénissez une nation,
envoyez des pensées d'amour et de bonne
volonté à chacun de ses habitants et elle ne
peut plus vous nuire.
Ce n'est que par l'entendement spirituel que
l'homme peut comprendre la non-résistance.
Mes élèves me disent souvent : « Nous ne
voulons pas être des paillassons. » Je leur
réponds : « Lorsque vous vous servirez avec
sagesse de la non-résistance, personne ne
pourra vous marcher dessus. »
Voici un autre exemple : un jour, j'attendais impatiemment une importante communication téléphonique. Je résistais à toutes les
communications qui me parvenaient et n'en

demandais moi-même aucune, de crainte de
manquer celle que j'attendais.
Au lieu, de déclarer : « Les idées divines
n'entrent jamais en conflit, cette communication viendra au bon moment », laissant la
chose aux soins de l'Intelligence Infinie, je
commençais à diriger moi-même les opérations
— c'est-à-dire que je fis mienne la bataille
alors qu'elle appartient à Dieu (« la bataille
est à l'Éternel ») et je restais tendue et
anxieuse. Pendant une heure la sonnerie du
téléphone ne retentit pas, je m'aperçus qu'il
était décroché et le courant interrompu. Mon
anxiété, ma crainte et ma foi dans le désordre
avaient eu pour résultat une éclipse totale du
téléphone. Comprenant mon erreur, je me mis
immédiatement à bénir la situation et la baptisai « Succès » en affirmant : « Je ne puis
perdre aucune communication qui m'appartient par droit divin ; je suis dirigée par la
grâce, et non par la loi. »

Une amie se précipita vers le plus proche
téléphone pour demander à la Compagnie de
rétablir le courant. Elle entra dans une épicerie pleine de monde, mais le commerçant
quitta ses clients et fit lui-même la réclamation. Mon téléphone fut « ébranché » et deux
minutes plus tard, je recevais une communi-

cation très importante, suivie, environ une
heure après, de celle que j'attendais.
Nos vaisseaux rentrent sur une mer calme
(allusion à un célèbre dicton anglais. N.T.)
Aussi longtemps qu'un homme résiste à une
situation, il la maintiendra. S'il la fuit, elle
le poursuivra.
Je citais ceci, un jour, à une amie qui me
répondit : « Combien cela est vrai ! J'étais
malheureuse chez moi étant jeune fille, je
n'aimais pas ma mère qui avait l'esprit critique
et autoritaire ; alors, je m'enfuis pour me
marier — mais j'ai épousé ma mère, car
mon mari est exactement comme elle et j'ai
retrouvé la même situation. » Accorde-toi
promptement avec ton adversaire. Ce qui veut
dire : « Conviens que la situation est bonne,
n'en sois pas troublé et elle disparaîtra d'ellemême. » « Aucune de ces choses ne m'émeut »
est une affirmation excellente.
Une situation discordante provient d'un état
discordant chez celui qui la subit. Lorsque rien
en nous-mêmes n'y fait plus écho, cet état disparaît à jamais de notre vie.
Nous voyons donc que nous avons surtout
à travailler sur nous-mêmes.
Des gens me demandent : « Traitez pour que
soit changé mon mari ou mon frère. » Je leur

réponds : « Non, je vais « traiter » pour que
vous changiez ; lorsque vous changerez, votre
mari et votre frère changeront aussi. »
Une de mes élèves avait l'habitude de mentir. Je l'avertis que cette méthode la vouait
aux échecs et que si elle mentait, on lui mentirait. Elle me dit : « Tant pis, je ne peux pas
m'en empêcher. »
Un jour elle parlait au téléphone à un homme dont elle était fort éprise. Elle se tourna
vers moi et me dit : « Je ne le crois pas ; je
sais qu'il est en train de me mentir. » Je lui
répondis : « Eh bien, puisque vous mentez
vous-même, quelqu'un doit forcément vous
mentir aussi et soyez bien persuadée que ce
sera celui-là même dont vous souhaitez le
plus entendre la vérité. » Quelque temps après,
elle m'annonça : « Je suis guérie du mensonge. » — « Qu'est-ce qui vous en a guérie ? »
questionnai-je.
« Je viens de vivre avec une dame qui mentait plus que moi ! » fut sa réponse.
Nous sommes souvent guéris de nos défauts
en les remarquant chez les autres.
La vie est un miroir et nous ne voyons en
autrui que notre propre reflet.
Vivre dans le passé est néfaste et c'est aussi
une violation de la loi spirituelle.

Jésus-Christ a dit : « C'est maintenant le
temps propice, le jour de la Rédemption. »
La femme de Loth fut changée en statue de
sel pour s'être retournée.
Le passé et l'avenir sont les voleurs du
temps. Il convient de bénir le passé et de
l'oublier, de bénir l'avenir dans la certitude
des joies sans fin qu'il nous apportera et de
vivre pleinement le moment présent.
Écoutez ceci : une dame se plaignait à
moi de ce qu'elle n'avait pas d'argent pour
acheter des cadeaux de Noël. « L'année dernière c'était tout différent : j'avais beaucoup
d'argent et j'ai offert de beaux présents, mais
cette année je n'ai que quelques sous. »
« Jamais, m'écriai-je, vous ne ferez une
démonstration pécuniaire tant que vous vous
apitoierez sur vous-même et tant que vous
vivrez dans le passé. Vivez pleinement dans le
moment présent et préparez-vous à donner des
cadeaux de Noël. Creusez vos fosses et
l'argent surviendra. » « Je sais ce que je vais
faire », s'exclama-t-elle. « Je vais acheter du
joli papier et du cordon d'argent pour envelopper mes cadeaux. » « Faites », lui disje, « et les présents d'eux-mêmes viendront
se placer dans vos emballages ».
Cette fois encore, c'était faire preuve de cou-


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