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Nom original: Dossier Mutation des espaces Ruraux ok.pdf
Titre: Dossier Mutation des espaces Ruraux ok
Auteur: lousopal

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Université d’Angers CUFCO – Formation Continue Formateur en Paysage et Aménagement de l’Espace

p Introduction :
Village ou ville, la commune est le cadre de vie sociale pour ses citoyens.
Nous pouvons définir la commune comme un espace, une zone géographique exploitée, cultivée, bâtie. Ce territoire fait l’objet de partage entre
les habitants (propriétés foncières, propriétés immobilières), partages modifiés sans cesse par les ventes, les décès et les successions. Mais la
communauté tout entière est aussi associée à ce partage, parfois depuis les origines de la commune (biens communaux).
Le paysage est présent partout, intégrant une catégorie majeure de la géographie, il est aussi le reflet de ses acteurs locaux ; en effet les formes
paysagères possèdent une inertie considérable tandis que ses fonctions changent aisément : les réseaux de circulation, l’emprise des éléments
bâtis, telles les constructions d’habitation, d’élevage, peuvent traverser les décennies, voire les siècles.
L’habitat est source d’informations ne serait-ce que la forme de construction de l’édifice, ou même une simple date gravée sur le mur, nous
fournissent déjà d’inestimables renseignements. Ces observations aussi bénignes soient-elles nous permettent d’apprécier la dynamique des
paysages.
Ce dossier a pour objectif d’identifier les dynamiques d’un paysage donné et de traiter les informations essentielles qui en émanent.
Pour mener à bien cette étude, mes investigations se sont portées sur une petite commune du Sud Bretagne : LOCMARIA-GRANDCHAMP.
La trame proposée, repose sur une lecture sémantique du paysage rural, divisée en plusieurs unités qui le compose. Repérer ces unités, c’est en
effet une première lecture du « livre du paysage », aboutissant ainsi à saisir les différents chapitres qui constituent un ouvrage.
Les différentes dynamiques décrites dans ce dossier permettront d’expliquer comment s’est façonné le paysage de la commune LOCMARIAGRANDCHAMP, de reconnaître les éléments identitaires, les aspects positifs et négatifs, la façon dont le paysage est perçu…
Pour identifier et diagnostiquer ce territoire, j’utiliserai principalement l’approche visuelle à l’aide d’observations directes sur le terrain, de cartes
I.G.N, de photographies aériennes, d’archives municipales pour retracer l’historique du village. Sans oublier de rencontrer les acteurs clés tel
Monsieur le Maire et quelques agriculteurs (population la plus représentative de la commune).

Alain Lecocq -

Module III – « Les mutations des espaces ruraux »

- Session 2002 / 2003

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I° - Présentation de la commune
I-1 Locmaria-Granchamp
Locmaria, fait partie des six communes qui composent le canton de Grandchamp, dans l’arrondissement de Vannes chef-lieu du département du
Morbihan.
Ce village se trouve à la périphérie sud des landes de LANVAUX, premières barrières rocheuses opposées à l’influence océanique de
l’Atlantique.
Carte de Localisation
Colpo

N

Brandivy
Grand-Champ

Locqueltas
Plaudren
Locmaria
Grand-Champ

Canton de
Grandchamp

Carte du Morbihan – www.carte n° 52. du morbihan.- modifications. Alain Lecocq

Localisée à 13 km au nord de sa préfecture, Vannes, et à 5 km de Grandchamp, la commune de Locmaria-Grandchamp est traversée par 2 axes
importants :
- L’axe nord au sud, par la Départementale 767 reliant Vannes / saint Brieuc
- La direction Est / ouest reliant Brech à Sérent.
La commune, est par conséquent très proche des pôles urbains : Vannes, Locminé, et Grandchamp. C’est la seconde couronne de la
périphérie vannetaise, elle est marquée par la présence du camp militaire de Meucon, qui empiète la commune sur 280 ha au sud.
Son occupation territoriale n’est pas très importante, elle ne représente que 1406 hectares (l’axe Nord Sud est étirée sur une distance de
6km 400, le côté Est / Ouest est d’environ 2 km 200).
Le 08 mars 1999, 733 personnes y résident. (D’après le dernier recensement de 1999 effectué par l’INSEE).
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La commune est adjacente avec les communes suivantes :
- Colpo au Nord
- Meucon au sud
- Grandchamp à l’ouest
- Locqueltas à l’est

Commune de COLPO

Locmaria-Grandchamp est classée Coq d’Argent des « Villages que j’aime »
Et fait partie du concept « Pays d’Acceuil du Roi Stevan – Landes de Lanvaux ».
Remarque : c’est la troisième commune du département à porter le nom de
locmaria, on lui adjoint "Grandchamp" pour la différencier de ses homonymes
Locmaria-ker, et Locmaria-Belle-Île.
Locmaria-Grandchamp fait partie de la Communauté de Commune du Loc’h (C.C.L.)

Commune
de

Commune

LOCQUELTAS

de
GRANDCHAMP

Le territoire de la
collectivité et les
communes frontalières –
d’après une photocopie du
cadastre.

I-2 Aperçu historique
A l’origine Locmaria-Grandchamp
est une subdivision paroissiale de
Grandchamp, avec église dédiée à
la vierge Marie, d’où son nom
(Locmaria désigne en breton le pays
de Marie).

Commune de MEUCON

Le château, ou résidait la seigneurie de Coëtcandec. Il fut
construit vers le 16ème s. , agrandit au cours du 19ème , il est
hélas aujourd’hui en ruine.

A la régularisation du diocèse en 1802, elle devient paroisse, mais ce n’est que le 4 décembre 1889 qu’elle obtient le statut de commune qu’elle
réclame depuis 1790. C’est le comte de la Bourdonnaye, héritier des seigneurs de Coëtcandec qui finit par l’obtenir.
Il y a une douzaine d’années, les élus ont souhaité réaliser un blason représentant un cerf rouge sur fond d’or. Le
tout symbolise le chef d’hermine, qui indique la situation géographique du village dans la région de Bretagne. L’or
Evoque la couleur des landes de Lanvaux. Le cerf passant rouge est l’écu de la famille de Chohan de Coëtcandec,
famille noble attestée dès le XVème siècle.
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II°- Analyse de l’espace communal
II-1 Analyse du bourg
p Evolution du tissu urbain
L’origine agricole se lit dans l’étude du tissu urbain : un noyau lâche, dans lequel on ne retrouve pas la structure des bourgs anciens. Il n’y a pas
de front bâti autour de l’église et la présence des bâtiments agricoles dans le périmètre central le confirment
Explication : le bourg s’est formé grâce au regroupement de plusieurs fermes, les maisons de type ouvrier sont seulement apparues
ultérieurement pour former à terme le village agricole.
On peut remarquer, sur les cartes ci-dessous les principales fermes établies à proximité des deux voiries. (il était donc stratégique de se placer au
plus poche des axes de communication, pour des raisons pratiques, et économiques)
Evolution du bourg 1889 à 1999
Exploitation agricole 1

Exploit.
agricole 2

Extrait
du
cadastre
de 1889

Extrait de
la carte
I.G.N
09210T de
1999

Eglise

N

Exploit. agricole 3

Exploit. agricole 4
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Carte 1790 – Archives départementales. Morbihan

Carte I.G.N 1998

La D.767 aujourd’hui

p Caractéristiques du territoire
En comparant les deux cartes (carte de Cassini, datant du 18ème et la carte IGN du 20ème), c’est le tracé routier qui se remarque le plus, en effet,
l’actuelle D 767 (Vannes/Pontivy) a quasiment suivi la ligne d’origine. Celle-ci a été aménagée en 2x2 voies entre Vannes et le sud de la
commune.
La RD 133 traverse par ailleurs le bourg de Locmaria-Grand-Champ, reliant le bourg de Grand-Champ à Locqueltas, et surtout à l’axe de la
RD 767.
Les flux sont donc orientés le long de ces deux axes, avec un trafic important sur la route nationale, de l’ordre de 16500* véhicules/jour, ce
chiffre descendant à 8833* après le croisement avec les axes de la RD 778 (menant vers Saint-Jean Brévelay) et de la RD 133. Compte tenu de
l’importance de la circulation sur cette voie, les aménagements réalisés sont peu satisfaisants. Cette voie cumule en effet les rôle de liaison entre
le nord et sud Bretagne et de desserte très locale sur la commune de Locmaria-Grand-Champ. Une partie de l’urbanisation des écarts du nord de
la commune ne sont accessibles que par un débouché sur cette voie (Le pont du loch, le Cosquer…), pour des hameaux de quelques maisons,
certaines prenant même directement accès sur la voie (Le Pont du Loch). En l’absence de Plan d’Occupation des Sols, le développement
communal s’est fait de manière progressive, malgré la pression foncière née de la rapidité de la liaison avec Vannes. Ce phénomène s’explique
par des actions de rétention du foncier par des exploitants agricoles, dans les terrains les plus propices à l’urbanisation.
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* Sources D.D.E (Direction Départementale de l’Equipement)
L’activité agricole, les boisements et les espaces naturels restent prépondérants dans l’occupation du sol.
p Interprétation :
En confrontant le cadastre de 1889, la carte I.G.N 1999, ainsi qu’a l’aide des photos aériennes de 1952 et 1991 et 1999 (cf. annexes) nous
pouvons poursuivre l’ analyse de la commune …
A première vue, les exploitations agricoles ont pris de l’ampleur, et les autres éléments bâtis sont venus combler les espaces pour former le
bourg.
Les exploitations 1, 2 et 3 (cf. page 4) sont aujourd’hui encore en activité (élevage bovins et aviculture principalement)
Les habitations étant situées le long de la voie (Est / Ouest), la route n’a donc pas pu être élargie en vue du passage de véhicules de plus en plus
nombreux. Seul le revêtement est passé de la terre battue au bitume.

Entrée Ouest de la commune :
Une des quatre fermes au cœur du bourg. A l’angle d’une habitation,
des vaches rentrent paisiblement à la ferme, sous l’œil vigilant du
propriétaire en les empêchant de rebrousser chemin..
A l’arrière plan, on distingue le clocher de l’église reconstruite en 1979 –
1982.
Cette photographie date de 1960
Alain Lecocq -

40 années plus tard :
La ferme est toujours là.
La majorité des fermes sont de type polyculture élevage (Céréales,
fourrages, prairies), élevage hors sol et vaches laitières.

On peut remarquer que la façade a subie quelques transformations :
ouvertures, crépi blanc.
La fée électricité a aussi modifié le site.
Cette photographie a été prise le 01/07/2003.
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II-2 Analyse des parties périphériques du bourg
A l’Ouest
- un premier lotissement prolonge le hameau de Keravélo et se poursuit sur la départementale 133.
Au Nord
- On remarque sur la photo aérienne de 1952 un verger qui occupait une superficie de 2 hectares au niveau de l’exploitation 1 (Nord de
l’église). Sur la photographie de 1991 le verger à disparu pour laisser place à l’extension du bourg. Cette évolution urbaine croissante
s’est révélée par un deuxième lotissement le « Prad Château »
Au Sud
- L’exploitation 4 a cessé d’exister il y a plus d’une quinzaines d’années pour laisser place à l’école publique du « Four à pain » vestige
restant de l’ancienne ferme.
- Depuis 1999 un terrain de foot a été construit, ainsi qu’un troisième lotissement (divisé en deux unités)
A l’Est
- il existe depuis 2000 un restaurant routier le long de la départementale 767. Une zone d’activité a vocation intercommunale à été désigné
lors de la mise en place du P.L.U, cette espace couvrira le secteur du lieu dit « le Collec ».
Les hameaux
- L’ensemble du territoire est constitué de hameaux à l’état dispersé, c’est le mitage. Les premières fermes ce sont installées avant la
révolution française (Cf. carte de 1790). A l’origine le territoire était envahi par la lande. Des bâtiments abritant les cultivateurs, les
animaux, les récoltes… autrement dit l’habitat rural, s’est approprié progressivement les terres incultes en pratiquant le finage et le
chaulage. Le paysage s’est vu déjà modifié : parcelles cultivées, pâtures, plantations d’arbres le long des propriétés, élévation de talus
(formation du bocage).
-

Aujourd’hui ces hameaux sont toujours présents, quelques uns ce sont encore étendus. Si le bâti est traditionnellement dispersé, ces
constructions sont composées de longères, souvent restaurées, parfois regroupées, comme à Talhouët. Certaines on fait l’objet de
rénovations remarquables, mais nombreuses sont les fermes qui conservent leur vocation agricole, et n’ont donc pas fait l’objet de travaux
particuliers. Les constructions ont toutes été mises hors d’eau, évitant ainsi la dégradation à l’état de ruines.

La maison, le hameau, le village
(Ker, en Breton) s’inscrivent dans le
maillage du bocage…
Les différents matériaux utilisés pour
les toitures interpellent l’œil .
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Les villages traditionnels de la commune ne sont que très rarement constitués en hameaux. Tout comme le bourg, les villages sont plutôt
composés d’une juxtaposition de fermes, qui se retrouvent même souvent isolées.

Une ferme ancienne isolée, vers le lieu dit « la mairie neuve »

A l’horizon : le bourg étiré le long de la D.133

Cependant, l’adjonction de constructions « hors-contexte », tels que des pavillons qui ne s’intègrent en rien aux formes architecturales ou
d’implantation anciennes, dénaturent parfois les villages. Les co-visibilités entre bâti ancien et récent ne sont guère valorisantes pour l’aspect
patrimonial des villages.
Quelques exemples en photos :

Habitation récente, vers le lieu dit « la mairie neuve »

Alain Lecocq -

nouvelle habitation vers le lieu dit « Kerolivier »

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Antinomie de l’ancien et du récent

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p Organisation de l’espace bâti
En analysant la disposition des bâtiments, nous pouvons les classer sous différentes caractéristiques :
-

le bâti ancien
le bâti mixte
les constructions individuelles
les lotissements


Le bâti ancien se définit par sa continuité et son implantation le long de la route.



Le bâti mixte résulte de l’assemblage de fermes modifiées ou non en habitations principales ; et de maisons plus récentes (après
1945) qui se distinguent dans les reculs par rapport aux voies et les ruptures dans la mitoyenneté.



Les constructions individuelles sans schéma précis, si ce n’est la proximité des réseaux sur des parcelles uniformes (par ex. : à la
sortie ouest du bourg et à l’angle de la route de Kervaleo).



Les lotissements (les premiers ont commencés dans les années 1980 à l’ouest du bourg). Deux autres extensions sont apparues
dans les années 90, au nord : le « Prad-Château » et les « Logis du Castel ». Enfin en 1999 un autre lotissement c’est construit, au
sud du bourg, scindé en deux parties : l’un porte se nomme la « Fontaine Saint Eloi », l’autre le « Park Fétan »

Remarque : Compte tenu de l’engouement actuel pour l’habitat individuel, l’accroissement et la densité du tissu urbain peut engendrer un
impact non négligeable au niveau du paysage. La commune n’ayant pas de P.O.S (Plan d’Occupation des Sols), elle est actuellement en phase d’élaboration d’un P.L.U (Plan Locale d’Urbanisme).
p Etat physique
Le bâti ancien est dominant dans le noyau central, 25% des constructions encore debout en 1990 avaient été achevées avant 1915.
La majorité des bâtiments présente, après rénovation, des façades en pierres apparentes.
Certaines constructions, dont l’église, ont conservé un enduit de ciment gris et terne.
Les anciens corps de fermes rénovés, comme la Maison des Associations ou encore certaines habitations privées, la mairie et le vieux four à pain
remis en état ont tous après des travaux de rénovations, gardés un caractère pittoresque du bâti.
Remarques :
- L’architecture est celle du Pays Vannetais.
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- Les pierres granitiques proviennent des carrières d’Elven, proche de la commune.
- De nombreuses ouvertures, portes et fenêtres, ont été percées dans les bâtiments anciens. Les toits sont faits d’ardoises (à l’origine , les toits
étaient recouverts de chaume ; l’ardoise à supplanter le végétal, pour une raison technique et économique).
Les résidents sont, pour la grande majorité, propriétaires de leur logement. Il n’y a pratiquement pas de locations à
disposition. La population est par conséquent sédentaire.

II-3 Le patrimoine
p Le patrimoine architectural
L’église date de la fin du XVIème siècle. Elle a été édifiée sur l’emplacement d’une chapelle.
Un gisant (effigie d’un chevalier en armes) Pierre Chohan, seigneur de Coëtcandec y-est installé
p Monument classé - inscrit
Aucune construction du bourg n’est protégée par la réglementation sur les Monuments Historiques, il n’en reste
pas moins que certains bâtiments méritent aujourd’hui d’être conservés et réhabilités ; c’est le cas du four à pain
reconstruit devant l’école du même nom et des bâtiments anciens rénovés.
La Fontaine Saint Eloi a été rénovée en style néogothique vers 1900 ; c’est également un élément du patrimoine architectural, mais elle est située
sur un terrain privé.
L’unique monument historique de Locmaria-Grandchamp se trouve à environ 3 km au nord-est du boug. C’est le château de Coëtcandec (14
décembre 1927 et 8 mai 1939). C’est une propriété privée, hélas en ruine ; sa cheminée, seul vestige remarquable, a été démontée et transportée
au château de Pontivy.
Remarque : Ce site classé monument historique, est donc protégé contre tout travaux susceptibles de modifier ou détruire l’état des lieux. (sauf
autorisation expresse du ministre après avis de la CDSPP. Une telle procédure ne peut concerner que les travaux non soumis à permis de
construire).

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p Le château de Coët Candec et ses vestiges architecturaux
En 1946 le château est en ruine.
Vers 1950,
la cheminée et
démontée, pour être remontée au
château des Rohan à PONTIVY.
(la
cheminée
est
monument historique).

classée

le donjon

une tourelle

Photo aérienne
I.G.N 1999

sculptures ornementales
(détails au dessus d’une porte)

Le château en ruine nous livre encore ses secrets
inscrits dans la pierre. Je photographie ces
vestiges,
mais avec le temps qui passe,
beaucoup d’indices s’effacent…

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p La carte du "patrimoine communal"

3 La mairie et son église

Château de Coëtcandec
Cimetière

4Four à pain
3
4
5
Pont du Loc’h
Borne commémorative
de
- la bataille de 1800

Cadastre 2000
locmaria Grandchamp

Le bourg

5 La Fontaine St Eloi
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p La bataille du pont du Loch
le 25 janvier 1800, le pont du Loch est le théâtre d’une grande bataille opposant les bleus (Républicains) du premier consul Napoléon Bonaparte
aux Chouans de Georges Cadoudal. Le Général Harty arrive sur Grandchamp à la tête de plusieurs milliers d’hommes pour ravitailler Vannes et
les garnisons républicaines. Cadoudal conçoit le dessein de le surprendre et de démontrer que les Chouans peuvent vaincre des armées
républicaines. C’est tout l’enjeu de la bataille du pont du Loch.

le pont du Loch vers 1800

Le pont Aujourd’hui

Borne du Bicentenaire

II-4 Les espaces verts
Il n’y a pas d’espaces verts publics, il existe juste quelques îlots végétalisés (au milieu du lotissement de « Prad-Château » par exemple), mais on
ne peut vraiment parler d’espaces verts.
Les espaces libres et créatifs sont essentiellement constitués du terrain de sport, au sud du bourg.
Il y a quelques massifs et bacs fleuris au centre.

II-5 L’Hôtel de Ville
La mairie est installée dans l’ancien presbytère. Elle abrite également la bibliothèque.
Le service postal est assuré dans le bâtiment communal où se trouvent le bar et l’alimentation.

II-6 Les écoles
Présence d’une école primaire publique existe depuis 1986. Une école privée datant de 1935 est fermée depuis 1997.
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II-7 Associations / Sports / Loisirs
- En 1990 une Maison des Associations à été construite (Photo 1) . Celle ci accueille une dizaines d’associations. Elle est aussi utilisée comme
salle des fêtes ou autres manifestations publiques. Elle fait également office de cantine pour l’école primaire.
Remarque : La photo 2, illustre un événement locale : un mariage (vers 1940). A l’époque, ce genre de manifestation était célébré avec tous le
village, et la plupart du temps en extérieur (plus commode et conviviale).
- L’équipement sportif est limité à un stade de football, des jeux de boules et une salle de ping-pong.
- Enfin, la commune n’a pas subi de remembrement "sauvage", les promeneurs peuvent donc profiter des chemins ruraux (il existe des circuits
pédestres balisés d’une douzaines de kilomètres).

Photo 1 - Située au cœur du bourg, pour les différentes
activités locales.

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Photo 2 - Mariage dans les années 1940

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III°- Les facteurs socioculturels
III- 1 Données démographiques / répartition socioprofessionnelle
Le premier recensement eu lieu en 1901, en tant que commune distincte de Grandchamp.
années nbre d'hab,
1901
635
1946
536
1954
485
1962
422
1968
480
1975
451
1982
573
1990
615
1999
733

p Analyse :
Jusqu’en 1962, le chiffre de la population n’a cessé de baisser.
Par contre, depuis 1962, à part la période de 1968 à 1975 qui correspond à
l’exode rurale, la population à toujours augmenté.

Evolutionde la popoulation
2000
1800
1600
1400
1200
années

1000

nbred'hab,

800
Rang
départemental
188
Rang national
11286

Lors du dernier remembrement de 1999, la commune comptait 733
habitants (369 hommes et 364 femmes), soit une densité de 52 habitants au
km². La population est en forte hausse par rapport au recensement
précédent (+ 118 habitants en 9 ans).
Depuis 1975, Locmaria-Grandchamp à gagné 282 habitants.

600
400
200
0
1
1901

2

3

4

5

6

7

8

9
1999

p La population active
Parmi les 733 habitants de la commune, 340 personnes sont actives : 197
hommes et 143 femmes. Au moment du recensement 20 de ces actifs
cherchaient du travail. 56 exercent une profession à leur compte ou aident
leur conjoint ; 261 personnes vont travailler en dehors.
Sources : R.G.P 1999

- Où vont travailler les habitants de la commune ?
Dans la commune de résidence
Nombre d’actifs travaillant…
Pourcentage d’actifs travaillant…

Alain Lecocq -

58
18,2

Dans une autre commune du même
département
247
77,4

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Hors du département
14
4,4

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Remarque : Depuis 1982, grâce aux deux nouveaux lotissements, le taux d’augmentation de la population est monté en flèche, quintuplant le taux
départemental. Le cycle continue avec le lotissement construit en 1998. Par conséquent la commune abrite beaucoup de jeunes (242 jeunes de
moins de 20 ans ; ils représentent 33% de la population (proportionnellement le département en représente 24,2%)
30 personnes ont 75 ans ou plus, soit 4,1% de la population (dans le département ils représentent 8,5%).

III- 2 Les activités économiques
p Le secteur primaire
La commune est essentiellement agricole.
En 1990, on y dénombrait 50 exploitations contre 17 établissements des autres secteurs.
Aujourd’hui, trois exploitations sont encore en fonction dans le centre bourg.
Le secteur primaire continue son effort de modernisation

Exploitation
agricole (n°3)
entrée Ouest
du bourg

Exploitation
agricole (n°2)
entrée Est
du bourg

Remarque :
L’agriculture a toujours été le "fer de lance" de la commune, l’utilisation des terres agricoles ont bien-sûr un objectif économique, ces zones ont
un relief assez plat, permettant ainsi d’occuper une surface considérable du territoire communal. Les photographies aériennes nous font découvrir
la mosaïque des champs cultivés entrecoupée par les haies bocagères.
La mise en place du P.L.U devrait dans une logique de « plan d’amenagement et de developpement durable » preserver la vocation agricole de
la commune :
• En confortant le caractère agricole des terres exploitées
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• En limitant les implantations de tiers en zone agricole
En définissant clairement les zones d’urbanisation futures autour du bourg, pour inciter les agriculteurs à réaliser des exploitations viables sur le
long terme.
p Le secteur secondaire
Un seul commerce faisant office de bar, dépôt de pain, d’alimentations diverses, de gaz, de journaux et un service de bureau de poste.
Des commerçant ambulants passent aussi dans la commune.

Les "petits" commerces de la commune

Remarque : le secteur secondaire reste trop lié et dépendant de la proximité des grandes villes telles que Vannes et Grandchamp.
p Le secteur tertiaire
Un service de bureau de poste est donc assuré dans l’unique commerce du bourg
Un infirmier exerce et habite le centre bourg.
Tous les autres services élémentaires sont situés à Grandchamp (gendarmerie, banques, médecins, vétérinaires, assureurs, notaires), et à Vannes
pour les autres.

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IV°- Analyse du site
p Les

grandes unités paysagères
La commune occupe le site de la vallée entre le premier et deuxième contrefort des landes de Lanvaux. Elle est bordée au nord et au sud par les
reliefs correspondant à des plateaux rocheux, tandis que le centre de la commune offre une large vallée légèrement ondulée dont le point le plus
bas est constitué par la vallée du Loch. (cf. coupe topographique page suivante).
Les éléments naturels marquant du site sont :
Le plateau sud

Les coteaux sud et nord

Les vallée du Loch et le ruisseau de la Fontaine du Burgo

p Le plateau sud
Peu accessible, le plateau au sud de la commune accueille une végétation adaptée à son caractère rocheux et plus élevé. Les boisements sont
constitués essentiellement de pins et la lande et occupent une partie de la superficie.
Si des chemins longent le camp militaire qui occupe la plus grande partie du plateau, couvrant près de 20 % de la superficie de la commune,
celui-ci n’est pas accessible. Seule est perceptible de loin la silhouette déchiqueté des pins maritimes qui ferment le relief au sud.
p Les coteaux sud et nord
L’ensemble de la commune offre une surface légèrement vallonnée, mais dans un relief plus vaste qui offre de longues perspectives d’un coteau à
l’autre, les éléments marquants du paysage se répondant de part et d’autre.
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Les éléments d’urbanisation, de même que les aménagements agricoles sont donc particulièrement marquants du fait de ce relief : les bourgs de
Locmaria-Grand-Champ et de Grand-Champ sont perceptibles depuis les points hauts du sud de la commune, par exemple.
Le réseau bocager préservé sur les fonds de vallée est parfois partiellement détruit pour faire place à de grandes surfaces agricoles.
p Les vallée du Loch et le ruisseau de la fontaine du Burgo
La vallée des ruisseaux, en contrebas, dont le bocage est particulièrement préservé, offre un paysage pastoral qui intègre mieux l’ensemble des
constructions qui s’y trouvent.

IV-1 Topographie
Le territoire de la commune, constitue une transition entre les landes de Lanvaux et les hauts plateaux Vannetais. Il s’agit de deux versants
constituant la vallée du Loch.
Aux alentours de la R.D 133, dans le bourg, le terrain est relativement plat.
A la sortie Est du bourg, les champs présentent une inclinaison vers le sud-est.
Le bourg s’élève à une altitude de 83 mètres, à mi-pente entre la rivière du Loch de 54 mètres (point le plus bas de la commune). La partie sud
vers le camp militaire le point culminant est à 140 mètres.
p Coupe topographique
schématique (Nord / Sud)

Nord
Landes boisées
de Lanvaux

Sud
Butte du camp de
MEUCON (138 mètres)

Bourg de
Locmaria
(83m)
La rivière
« Le Loc’h »
(54m)

140 m

Vallée de Collec

70 m

0m

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IV-2 Hydrologie
Le Loch constitue l’artère principale de la commune puisque le reste du réseau y afflue. Il joue le rôle d’exutoire, faisant ainsi partie du bassin
versant d’action renforcée (B.V.A.R) entrant dans le programme « Bretagne Eau Pure II», dont le principal objectif est la reconquête de la qualité
de l’eau, ou encore la gestion et le traitement des déchets.
On trouve de nombreuses fontaines sur le territoire communal et même une source d’eau longtemps commercialisée : la source Divona et qui ne
doit cessation d’activité ni à la qualité, ni à la quantité de son eau, mais à des facteurs externes (principalement économiques).
Des ruisseaux sillonnent la commune et tracent les limites communales (ruisseaux du Rodué, du Rodat, de Camezon et du Burgo).
La zone naturelle au sud-est du bourg regorge de points d’eau aux dimensions diverses et aux formes irrégulières. La fontaine Saint Eloi en fait
partie.

IV-3 Géologie
La zone d’étude appartient à la grande pénéplaine du Sud armoricain coupée par des sillons plus ou moins profonds. Elle est constituée presque
entièrement par des terrains cristallins, éruptifs et primaires.
Les alluvions modernes tapissent le fond de la vallée du Loch. La géologie communale est principalement constituée de granulite feuilletée (au
nord et au sud), schistes micacés et d’arkoses de bains (alluvions du Loch).
Actuellement les zones cultivées sont sur des sols de bonne qualité.
Les zones boisées et les landiers croissent sur des sols de granite acides et peu épais, la roche est souvent apparente.

IV-4 La végétation
Dans le centre bourg et sa périphérie, la végétation est principalement composée de terres et de prés.
Vers le sud de la commune (haut plateau vannetais), c’est la lande qui domine avec son cortège d’ajoncs, de bruyères, de pins (maritimes surtout)
d’épicéas, de chênes pédonculés.
A l’est du bourg, dans la partie basse est humide, se développent des joncs, carex, iris d’eau… les Graminées dominantes sont l’agrostis blanc, et
la houlque laineuse. Cette zone de marais et talus boisés est extrêmement riche en végétation.
Remarque : Le milieu est caractéristique des sols pauvres et arides.
Les prairies en friches se colonisent graduellement de molène, d’ajonc nain, de bruyère, ainsi que du saule cendré en milieu humide.
A noter que des peupliers on été plantés près de la fontaine Saint Eloi (ceux-ci ont un rôle de régulateur d’eau).

IV-5 La Faune
Dans Le bois de Botségalo au nord de la commune est réputé pour son exceptionnelle densité de rapaces ainsi que pour la présence d’espèces
sylvicoles plus ou moins rares.
Le cerf est l’emblème de Locmaria-Grandchamp qui se trouve sur une zone de transit éventuel pour cervifaune et gros gibier.
Les landes du camp militaire de Meucon, au sud, regorgent d’espèces sauvages : passereaux (bruant, fauvettes, alouettes, perdrix, faisans…)
Les zones hydromorphes, comme celle proche du bourg, servent d’abri au bruant des roseaux, à la phragmite des joncs et aux bécassines.
Le milieu arboré constitue un lieu de nidification pour de nombreuses espèces (chouettes, pies, tourterelles, ramiers, crécerelles, fauvettes,
faucons crécerelles…).
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V°- Synthèse

Landes de Lanvaux

Carte schématique représentants les différentes
unités paysagères

Talnay
Source
Divona

Légende :

Coët Candec

Eléments bâtis (bourg, hameaux…)
Kerménézy

Voirie principale (Départementales)
Pont du Loc’h
Camezon

Cours d’eau (rivière, ruisseaux…)

Lavalud
Metairie neuve

Limite communale

Terres

Végétation

Friches

Prairies

Kerhervé
Le Cosquer

Bénalo

Locméren
des prés

Norvrange

En simplifiant la carte I.G.N, nous pouvons constater :
• les différents pôles batis
- le centre est occupé par le bourg, et les deux lotissements
(habitat groupé, urbanisation dense)
- les hameaux disséminés sur l’ensemble du territoire
communal (habitat dispersé)

Lotissement
Logis du Castel

Bourg
Botcalpir

Poulic

Lotissement

Talhouët

Bois (Domaine militaire)

Alain Lecocq -

• les circulations pincipales
- axes Nord / Sud, et Est / Ouest, où l’on
remarque la présence d’espaces bâtis le long de ses voies
• La présence de cours d’eau
- La rivière du loch étant l’exutoire naturel (elle traverse la
commune par l’Est vers l’Ouest) ses affluents déterminent
les zones communales.
• les boisements
- ils sont importants au Sud (hauts plateaux Vannetais) une
zone considérable fait partie du domaine militaire.
Au Nord les landes de Lanvaux apparaissent .
Soit un boisement de 23, 47 %
- le bocage important autour des champs et parcelles
représente 25 km de linéaire
• les terres cultivées
Recouvrent la plus grande partie de l’espace communal
(S.A.U de 677 ha pour une surface totale de 1406 ha).
Soit 48,15
S.A.U
Module
III –%«deLes
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Extrait carte IGN 0920 O

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p Conclusion
Nonobstant les différentes crises économiques et sociales qui touchent la plupart du territoire national , et la baisse des exploitations agricoles
locales * , Locmaria-Grandchamp reste une commune à caractère agricole.
L’impact de l’histoire se retrouve aujourd’hui, et révèle le paysage :
- dans la forme de certaines parcelles, qui rappellent les défrichements pour la conquête du sol
- par la présence de pierres dans les talus, qui traduit la nature du sol environnant
- par la présence d’arbres sur les talus répondant aux aléas économiques, biens émondés hier, branchus ou coupés ras aujourd’hui.
- Par la diversité de la faune et de la flore qui se sont acclimatées à un territoire donné.
Quelques points négatifs à souligner :
- les bâtiments d’exploitations de constructions modernes se standardisent de plus en plus (tôles, fibrociments…), et ont tendance à être
imposants dans le paysage et tendent à le banaliser.
- Certaines habitations récentes (avec l’utilisation de nouveaux matériaux type « parpaings ») ne s’intègrent pas dans le paysage (antinomie entre
bâti ancien et récent) : impact visuel négatif sur le patrimoine.
Malgré sa proximité avec Vannes (moins de 13 km) très touristique, la commune ne subit pas trop la poussée de l’urbanisation (environ 8 à 10
permis de construire / an).
Depuis 1982 la rurbanisation voit le jour, en effet, la commune connaît un renouveau démographique, il s’explique par la venue de jeunes
ménages venus des villes voisines, attirés par les récents lotissements (il faut compter environ 20 à 25 Euros le m² constructible, les prix flambent
au fur et à mesure que l’on se rapproche du golfe).
Le point faible de la commune était de ne disposer que du plus rudimentaire outil juridique (la carte communale). la prochaine mise en place du
Plan d’Urbanisme Local permettra la gestion raisonnée du territoire, des zones naturelles sont prévues où il sera interdit de construire ; à noter
que les espaces boisés sont indirectement protégés par l’armée (propriété privé de l’état).
Le bocage est encore présent sur une bonne partie de la commune, il a graduellement reculé au cours des décennies pour permettre la
mécanisation (surtout dans les années 1970) , plusieurs parcelles ont été regroupées pour faciliter les travaux des champs. Le milieu bocager
reste une identité remarquable quand on traverse le village, celui-ci n’a heureusement pas connu les mesures drastiques des villes proches comme
Locminé ( à 15 km au Nord) et Grandchamp (à 5 km à l’Ouest).
Enfin, depuis la création de la communauté de Commune du Loc’h, Locmaria-Grandchamp s’est orienté dans une politique de gestion du
territoire : développement économique, aménagement de l’espace (avec bientôt la mise en place du P.L.U), reconquête de la qualité des eaux
(B.E.P II) ou encore la gestion et le traitement des déchets… tout un programme à long terme, qui oriente cette petite commune à un bel avenir.
Alain Lecocq -

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* (cf. annexe : Recensement agricole 1979 / 98 / 2000).

Bibliographie
-

Revue agricole « Le canal » Région de Locminé – Pontivy
Maison de l’Agriculture – 56501 Locminé - n° 165 – 25 pages.

-

« Au fil du Loc’h »
Revue d’informations de la communauté de communes du Loc’h
N° 1 à 9 (semestriel)

-

Atlas «La Bretagne des hommes, un territoire»
Atlas de L’Environnement en Bretagne – Conseil régional de Bretagne 35000 Rennes

-

Photographies anciennes
« Mémoire en images : Grand-Champ et son canton »
Association Bro Gregam – Ed. A. SUTTON. 37300 JOUE-LES-TOURS.

-

Recensement agricole 2000 – fiche comparative 1979 / 1988 / 2000

-

Chambre de Commerce et d’Industrie du Morbihan

-

Cartes anciennes
• 1 Fi 982 : Limites administratives du département du Morbihan définies en 1790
• 1 Fi 989 : Carte de la Bretagne divisée en neuf évêchés
Archives départementales du Morbihan
56019 Vannes

-

Carte de Cassini (CDROM Nord)
Espace I.G.N
107, rue de la Boétie – 75008 Paris

-

Cadastre de Locmaria-Grandchamp

-

Bulletins municipaux commune de Locmaria-Grandchamp

-

Site internet : http://www.region-bretagne.f
Alain Lecocq -

Annexes



Photos aériennes
Recensement agricole – fiche comparative 1979 / 1988 / 2000

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