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Désinformation  tous  azimuts  contre  la  Syrie
L’effondrement de l’Education nationale
Les  années  soixante,  début  de  la  descente  aux  enfers

RIVA R O L
“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

N° 3057

HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE

27/7/2012

Vel  d’Hiv  :  Hollande  dans  les  pas  de  Chirac
ES PRÉSIDENTS PASSENT, la
Mémoire demeure. Plus exigeante, plus vorace que jamais.
François Hollande, qui clôturait le
dimanche 22 juillet en fin de matinée
la commémoration de la Rafle du Vel
d’Hiv, à Paris, s’est placé dans les pas
de Jacques Chirac et en a même
rajouté dans la condamnation solennelle de notre pays. Triste époque où
le chef de l’Etat censé par sa fonction
protéger, promouvoir notre patrie, donner à nos compatriotes la fierté d’être
Français condamne sans appel notre
nation. Dans le droit fil du discours prononcé par Jacques Chirac au même
endroit le 16 juillet 1995, le concubin
de Valérie Trierweiler a déclaré  :
« Nous devons la vérité sur ce qui sʼest
passé il y a 70 ans. La vérité, cʼest que
le crime fut commis en France par la
France  ». Et le président d’ajouter  :
« pas un soldat allemand ne fut mobilisé pour cette opération », oubliant un
peu vite que la France avait perdu la
guerre de 1940, qu’elle était occupée
militairement et qu’elle n’était donc
plus indépendante et souveraine. Le
propos de Hollande fait évidemment
écho à la phrase la plus souvent citée
du discours de Chirac en 1995  : le
16 juillet 1942, jour de la Rafle du Vel
d’Hiv, « la France commettait lʼirréparable  », avait-il dit. Après de telles
considérations, comment refuser aux
associations juives (mais aussi africaines, antillaises, etc.) les subsides
qu’elles ne cessent de réclamer, les
unes pour la Shoah, les autres pour
l’esclavage et la colonisation ? Et comment obtenir des étrangers qui vivent
chez nous le moindre respect de notre
pays, de son histoire, de ses traditions
quand le premier magistrat de France,

N° 3057 du 27 JUILLET 2012

www.rivarol.com
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Imprimé en France/Printed in France

même raison que ceux du Vel
dʼHiv  : parce quʼils étaient
juifs », faisant totalement l’impasse sur la politique criminelle de l’Etat hébreu dans les
territoires occupés et ses
conséquences. C’est dire que
l’on peut s’attendre à un renforcement de la répression
dans les mois à venir au détriment des libertés.

(Dessin de CHARD.)

L

P

pour complaire à la communauté juive,
se montre le plus sévère contempteur
de notre nation ?

O

N AURAIT tort de croire qu’il ne
s’agit là que de considérations historiques. François Hollande a en effet
insisté dans son discours de dix-huit
minutes — et ce fut au fond l’essentiel
de son allocution  — sur l’enjeu que
constitue la “transmission” de cette
mémoire : un double enjeu, en réalité,
lié selon lui à la fois à la nécessité de
lutter contre l’oubli et à celle de faire
barrage à l’antisémitisme. « Je ne me
résignerai pas à ce que deux jeunes
Français sur trois ne sachent pas ce
que fut la Rafle du Vel dʼHiv », a ainsi
martelé l’ex-compagnon de Ségolène
Royal en référence à un récent sondage réalisé par l’institut CSA pour
l’Union des étudiants juifs de France
(UEJF). Résultat d’ailleurs étonnant
lorsque l’on sait la propagande faite
sans discontinuité à l’école, au cinéma,
à la télévision sur ce sujet. Estimant
que « la Shoah nʼest pas lʼhistoire du
peuple juif mais lʼhistoire, notre histoire », le successeur de Nicolas Sarkozy l’a affirmé péremptoirement : « Il
ne doit pas y avoir un seul établissement où cette histoire ne soit pleinement entendue, respectée, méditée. Il
nʼy aura pas, dans la République fran-

çaise, de mémoire perdue ». Allusion
aux établissements de banlieue où
certains adolescents d’origine maghrébine se montrent peu déférents
envers le Dogme à la différence des
jeunes Français de souche qui sont
généralement chloroformés.

E

T COMME si cela ne suffisait pas,
répondant servilement aux vœux
de Serge Klarsfeld, président de l’Association des fils et filles de déportés
juifs de France, et de Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France
(CRIF) qui s’étaient exprimés avant lui,
et devant un grand nombre de
membres du gouvernement dont le
Premier ministre Jean-Marc Ayrault
confits en dévotion, François Hollande
s’est engagé à lutter encore plus sévèrement contre toutes les formes d’antisémitisme qu’il a qualifié non d’“opinion” mais d’“abjection”. «  La République pourchassera avec la plus
grande détermination tous les actes et
tous les propos antisémites qui pourraient amener les juifs de France à se
sentir inquiets dans leur propre pays.
Rien en la matière nʼest indifférent.
Tout sera combattu avec la dernière
énergie  » a promis le chef de l’Etat,
rappelant qu’« il y a quatre mois (à Toulouse), des enfants mouraient pour la

LUS QUE jamais, ainsi que
nous l’avons souvent écrit,
la Shoah est une véritable religion qui singe les rituels catholiques avec son culte des martyrs (les six millions), des
saints (les Justes récompensés par l’Etat d’Israël et que
Hollande a encore vantés dans
son discours), ses pèlerinages
et processions (à Auschwitz,
au Struthof et ailleurs), ses
reliques (les cheveux, les
dents des déportés), ses lieux
de supplice (les chambres à
gaz), son hagiographie, son
martyrologe (les livres d’Elie
Wiesel, de Primo Levi…), ses grands
prêtres (Serge Klarsfeld, Simone
Veil…), ses tables de la loi (la déclaration des droits de l’homme), son Evangile (le jugement du tribunal militaire
international de Nuremberg), son enfer
(les révisionnistes, les antisémites, les
droites nationales et radicales autres
qu’israéliennes, les catholiques fidèles
à la doctrine sur le nouvel Israël et sur
la caducité de l’Ancienne Alliance), sa
cité sainte (l’Etat hébreu), ses
archanges (Tsahal protégeant l’Eretz de
tous ses ennemis vrais ou fantasmés),
ses temples (les multiples mémoriaux
et musées de la Shoah), ses prédicateurs (les enseignants et les organes
dirigeants de toutes les institutions), ses
juges (les magistrats), sa législation
contre le blasphème (la loi FabiusRocard-Gayssot). Et l’on peut être sûr
que de l’extrême gauche au nouveau
Front national personne ne viendra
désormais attenter si peu que ce soit à
ce super-dogme. Ni non plus l’église
conciliaire qui en fait le seul véritable
article de foi comme l’affaire Williamson
l’a montré de manière spectaculaire en
janvier 2009. Notre monde est devenu
complètement fou !

RIVAROL,
<jeromebourbon@yahoo.fr>.

2

N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

● De Georges THEIL,
<dora.vontump@yahoo.fr> :
A PROPOS DE LA CHRONIQUE
D’HANNIBAL SUR L’ALLEMAGNE
Si l’éditorial du dernier RIVAROL (n° 3056)
est passionnant sur le sujet de l’Iran et de l’abjection du comportement israélien à son égard,
en passant par la victime collatérale qu’est
notre PSA dans cette affaire, on tombe de haut
en lisant (dans la même livraison) la chronique
de dernière page d’Hannibal, intitulée « Pour
une vraie entente franco-allemande ».
Là, oh surprise ! il n’est pas question d’entente mais bien de mésentente ou d’incompréhension affichée. De quoi ravir aujourd’hui les
vieux bouffeurs de boches que sont les résidus
maurassiens, mais aussi les actuels bouffeurs
de boches plus jeunes tels Mélenchon ou Montebourg. On relève chez Hannibal une interprétation biaisée de l’histoire, disons, du
couple franco-allemand depuis l’origine. On
croirait lire un de ces auteurs franchouillards
de la fin du XIXe siècle obsédés par le celtitude
face à la germanité. A ce compte la France est
bien plus inhomogène que l’Allemagne et
mériterait, selon les critères d’Hannibal d’être
divisée en principautés. Nous y sommes : il ose
parler des splendides traités de Westphalie qui
ne furent que la reconnaissance sous la
contrainte de la division de l’Allemagne en 350
principautés, et pour plus de 200 ans ; on a là
un monument d’iniquité qui sera bien vite
rejoint par le honteux traité de Versailles et
l’abject Tribunal militaire international de
Nuremberg…
Et dès lors Hannibal ironise sur la sujétion
du paralytique ruiné (la France, sous sa
plume) à l’aveugle (l’Allemagne) démographiquement et moralement mort depuis 1945.
Hannibal fait mine ici d’oublier bien des
choses  : la France ruinée peut fort bien se
redresser en secouant la tutelle bancaire internationale, l’Allemagne peut très bien, après la
saignée de 39-45 et maintenant un trou démographique de quelques années — compensé
par la réunification —, retrouver une fécon-

dité normale, en supprimant sa vraie cause :
la terrible dépression nerveuse qu’elle subit
avec une Shoah quotidiennement martelée.
On est arrivé aux deux tiers du texte d’Hannibal et le titre de l’article ne se révèle toujours
pas  ! Il nous amuse pour finir, cet animal
d’Hannibal, avec l’histoire du complot contre
Hitler, sans comprendre que l’Allemagne, la
germanité, était la victime à abattre, qu’il n’a
jamais été question de négocier dès que l’Allemagne, en 1917 comme en 1943, pouvait se
voir échapper la victoire… Deutschland muss
sterben  ! Mort aux Boches (1917)  ! L’Allemagne doit mourir (1943)!
Tel a été le destin prométhéen de l’Allemagne : avoir la prééminence dans quasiment
tous les domaines de l’activité humaine (technologie, beaux-arts, philosophie…) et cependant se trouver diabolisée par des adversaires
proches mais acharnés à l’exploiter.
Telle est la fascinante et horrible question de
notre Europe, de notre race blanche si vous
préférez être plus exact, en prenant vite un
Atlas historique : pourquoi la périphérie de
l’Allemagne a-t-elle constamment cherché
depuis 400 ans à détruire son véritable centre,
à savoir l’Europe germanique  ? Qu’est-ce
qu’un organisme vivant dans lequel une partie tente de détruire l’autre partie ? Tout simplement un organisme atteint du cancer. Je
n’ose encore y ajouter, comme certains chercheurs américains la perpétuation moderne de
la lutte millénaire et sous-jacente des néandertaliens contre… l’homo sapiens sapiens.

● D’Yvonne S. :
EFFERVESCENCE
ANTIRÉVISIONNISTE EN ITALIE
On a assisté récemment à une avalanche
d’articles dans la presse italienne montrant
l’intention du gouvernement italien de s’attaquer au “racisme” et, bien sûr, en priorité au
«négationnisme» et aux sites “négationnistes”.
Il faut dire que l’Italie n’a pas encore de loi
antirévisionniste, ce qui enrage le président de
la communauté juive de Rome Riccardo Paci-

fici. C’est Andrea Riccardi, professeur d’histoire contemporaine, qui s’est chargé de lancer l’offensive : ce monsieur, qui est entré le
16 novembre au gouvernement Monti où il a
la charge de ministre (sans portefeuille) « pour
la Coopération internationale et l’intégration », a été, le 11 juillet, au nom de François
Hollande, décoré du grade de “commandeur”
de la Légion d’honneur (on se demande pourquoi…) par Bruno Joubert, ambassadeur de
France près le Saint-Siège. Le 16 juillet il
déclarait son intention de lutter contre les sites
« racistes, xénophobes et antisémites », ce qui
« exige du gouvernement de mettre à jour la
législation en vigueur, en ligne avec ce qui se
fait au niveau européen », autrement dit de
faire voter une loi analogue à notre loi Gayssot.
Mais le pire n’était pas encore là. Après avoir
affirmé qu’il fallait utiliser les instruments servant déjà à combattre d’autres délits sur Internet et qui se sont révélés efficaces, il ajoute:
« ce qui permettrait à la police de la Toile d’obtenir l’extinction des sites racistes et de poursuivre aussi le visiteur NON OCCASIONNEL
de ces pages honteuses » [souligné par nous].
On ne sait d’ailleurs pas à partir de quel
nombre de visites l’internaute n’est plus
“occasionnel”.

C’est ce même Andrea Riccardi qui a fondé,
en 1968, la Communauté de Sant’Egidio, cette
communauté qui a organisé, du 14 au
18 juillet, une réunion à Cracovie de 400
jeunes en provenance d’Espagne, d’Allemagne, de France, de Belgique, du Portugal,
de l’Italie, de la Grande-Bretagne, de la Hollande et de la Suisse autour du thème « Pour
un monde sans racisme ni violence », avec
étude de l’histoire de la Shoah et témoignages
de survivants, comprenant, le 16 juillet, une
visite aux camps d’Auschwitz et de Birkenau
d’où un appel vibrant a été lancé par « ces
nouvelles générations européennes » pour
« construire un avenir de paix et de vie en
commun ».
Petite anecdote significative du climat
régnant en ce moment même en Italie : le
quotidien La Stampa publiait sur son site, le
23 juillet, un article d’un certain Andrea
Tornielli concernant la Fraternité Saint-Pie
X dans lequel Mgr Williamson, évêque bien
connu des révisionnistes, était qualifié
d’« extrémiste nazi ». Le révisionniste américain Michael Hoffman a eu la bonne idée
d’écrire aussitôt à l’auteur de l’article pour
lui demander ce qui lui permettait de qualifier ainsi le brave évêque. Or l’auteur vient
de lui répondre : « Dans mon article — version italienne, je suis italien  — j’ai écrit
“negationista”, négationniste. Je n’ai jamais
mentionné les mots d’»extrémiste nazi». La
traduction anglaise sera corrigée immédiatement. » Voilà comment travaillent les journalistes…

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grande   campagne   d’abonnements,
notamment  afin  de  trouver  de  jeunes  lec-­‐
teurs  car  l’avenir,  la  pérennité  d’un  journal
dépend  évidemment  des  nouvelles  géné-­‐
rations.  Notre  tâche  n’est  pas  facile  avec
la  concurrence  d’Internet  et  des  gratuits.
Cependant  RIVAROL  est  un  organe  bien
spécifique  avec  des  informations,  des  ana-­‐
lyses,  des  commentaires  et  une  liberté  de
ton  que  l’on  trouve  difficilement  ailleurs.
● Comme  nous  l’ont  demandé  de  nom-­‐
breux  lecteurs,  nous  lançons  d’abord  les
ABONNEMENTS   PAR   PRÉLÈVEMENT
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chaque   semaine   le   journal   en   version
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diants,   chômeurs,   retraités   touchant   de
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lent  être  abonnés  de  manière  permanente
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N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

3

Chronique de la France asservie et… résistante
C
’EST notre ami
rivarolien Yves
Darchicourt
qui le raconte sur son
site, photo à l’appui.
Une photo qui avait
été peu diffusée et que
nous ne connaissions
pas. On y voit, le soir
de l’élection de François Hollande à la présidence de la République, Valérie Trierweiler embrasser Hollande sur la bouche
tout en commettant, le
bras levé, dans un
geste de triomphe, un
magistral doigt d’honneur avec son majeur
gauche.

(Dessin de CHARD.)

LA JALOUSIE
LES REND FOLLES
A qui s’adressait ce digitus impudicus ?
On croit le deviner… Incontestablement,
dans le Traité du Divorce rédigé par Hincmar, archevêque de Reims au IXe siècle, le
rottweiler aurait été classé iracunda
(mégère insupportable), ce qui l’éloignait
cependant de la catégorie de malis mortibus (dévergondée) et de celle du luxuriosa
ou gulosa (gourmande des plaisirs du
monde.) Il serait peut-être prudent que la
première mégère de France portât à l’avenir des moufles avant de sortir dans le
monde. En attendant d’autres frasques,
Trierweiler, sans doute dûment chapitrée
par son Roudoudou (enfin, on n’est pas sûr
qu’il ait osé), s’est engagée à tourner sept
fois son pouce avant de tweeter. Pour
autant, elle n’a pas pris d’engagement
quant au comportement erratique de son
majeur. Wait and see (attendons la suite).

ETONNANTES JALOUSES
On se souvient de cette scène tout à fait
hilarante où Jacques Chirac, assis au premier rang, draguait ouvertement la socialiste corrézienne Sophie Dessus, en juin
2011. Pendant le discours de Bernadette
Chirac, conseillère générale. Fureur de la
mémé qui se retourna et asséna un regard
tellement assassin que Chirac, penaud, se calma derechef. Bernadette Chirac
avait dit à Patrick de Carolis, en 2001, dans “Conversations” (livre paru chez
Plon) : « Jalouse de son succès, non. Jalouse tout
court  ! Il y avait de quoi.
Mon mari n’était pas un homme ordinaire.
Bel homme, et puis très enjôleur, très gai.
Alors les filles, ça galopait. Heureusement
qu’il y a la philosophie de l’âge » (en langage décodé  : plus on avance en âge,
moins ça fonctionne). Elle ajoute : « Mais,
bien sûr, j’ai été jalouse. Il y avait de quoi,
écoutez ! La chance de mon mari, c’est que
j’ai été une fille très raisonnable, je
crois. » D’après Bernadette Chirac, certaines femmes sont « comme des papillons
attirés par la lumière ». Chirac a eu de la
chance avec Bernadette, mais pas Hollande
avec Valérie. Hollande s’est retrouvé fragilisé, et en chute importante dans les sondages, du fait d’une fille absolument pas
raisonnable. Il paraît que le chef de l’Etat
doit, selon ses proches, se contraindre à des
trésors d’inventivité pour s’entretenir en
paix avec la rivale de Trierweiler, Ségolène
Royal. Le rottweiler menace, en effet, de
le mordre à tout instant…
On peut aussi comprendre la jalousie de
Cécilia, l’ex-épouse de Sarkozy. Celle-ci a
découvert, après 18 ans d’aveuglement,
que son mari était « un sauteur ». Elle en
fut folle de rage. Elle finit par quitter Sarkozy, sans faire cependant de scandale
majeur. Que pensait Anne-Aymone Giscard d’Estaing quand son mari rentrait à
l’heure du laitier  ? On se souvient d’un
accident de voiture à cinq heures du matin.
Giscard conduisait le véhicule. Les mauvaises langues bien informées prétendent
qu’il sortait d’une nuit passée avec l’actrice aux taches de rousseur, Marlène
Jobert. Nous passerons rapidement sur le
double foyer de François Mitterrand.
Reconnaissons que Danielle Mitterrand sut

se montrer digne face à la double vie que
menait son mari. Elle s’expliqua : « Il fallut beaucoup, beaucoup d’amour. Nous
n’avions pas envie de divorcer ! Jamais on
n’a même eu l’idée de se séparer. »
Mais il n’y a pas que les femmes à être
jalouses. Les hommes aussi. Ainsi, le mari
de Carla Bruni, qui fut président de la
République, et qui, paraît-il s’appelle Sarkozy, refusa d’acheter un appartement, le
jugeant trop près du pied-à-terre de Mick
Jagger, le leader des Rolling Stones, qui fut
longtemps l’amant de Carla Bruni… C’est
ainsi que cela se passe, dans ce monde de
fous et de folles.

LE NAZI INCONNU
ENFIN ARRÊTÉ
Laslo Csatary a 97 ans, ce qui est sans
doute une circonstance aggravante, et il
est, paraît-il, le nazi le plus recherché du
monde. Personne ne le connaît, pas même
Serge Klarsfeld, le chasseur de nazis le
plus connu. Il n’en a jamais entendu parler, affirmant que le supposé nazi était,
peut-être, il y a trente ans le « 3 500e sur la
liste  », ce qui reste dans son esprit à
démontrer. Arno Klarsfeld, lui-même,
déclare : « Il a un siècle, un rôle de subalterne, et nous n’avons pas de document sur
lui. On ne peut juger un homme sans
témoin ni document. Il y a une justice
quand même. » C’est Ephraïm Zuroff, du
Centre Simon Wiesenthal d’Israël, qui harcèle la Hongrie depuis 10 mois. C’est là
que « l’un des plus impitoyables chefs de
la police du ghetto de Kosice (Slovaquie) »
était supposé s’être réfugié. « Rien ne s’est
passé », déclare-t-il, « et je suis très déçu »,
ajoutant : « A l’âge de Csatary, il faut agir
rapidement. » En d’autres termes, il faut
l’écarteler, le tuer et le brûler avant qu’il
ne meure de mort naturelle, ce qui serait
affreux, question Mémoire et tiroir-caisse.
Des journaux du monde entier se sont
mobilisés pour exprimer leur intense émotion et exiger que la Hongrie agisse avec
détermination, relevant que le gouvernement de Viktor Orban était soupçonné de
complaisances antisémites, ce qui n’est
jamais bon, par les temps qui courent. Le
Point, un de ces journaux cafards, ne
manque pas de donner des noms et des
infos sur les derniers nazis survivants. Il
cite tout d’abord Aloïs Brunner, qui serait
« caché en Syrie et probablement mort ».
« Caché et probablement mort »… Dès que
son cadavre sera retrouvé, on le tuera à
nouveau, histoire d’être sûr qu’il n’est pas
vivant. En attendant, Laslo Csatarty « a été
arrêté » à Budapest, a annoncé mercredi
18 juillet le Parquet de la capitale hongroise. A ce propos, il serait bon, question
Mémoire, que les derniers nazis français
fussent arrêtés. Même s’il n’en reste plus
de vivants. Selon un sondage CSA terrifiant, 42 % des Français n’ont jamais
entendu parler de la rafle du Vel’d’Hiv.
Cette proportion s’élève à 57 % chez les
25-34 ans et à 67 % chez les 15-17 ans. Et
sans doute à plus de 90 % chez les nouveau-nés. Effrayant… Mais, rassurezvous, François Hollande œuvre à l’entretien de la Grande Mémoire. Il a prononcé
un discours profond sur les lieux de l’ancien vélodrome d’Hiver, le 22 juillet (voir
l’éditorial), singeant ainsi Chirac qui fut,
en 1995, le premier président de la République à dénoncer solennellement la responsabilité de la France dans la déporta-

tion des juifs, ce que François
Mitterrand avait, quant à lui, toujours refusé de faire. Mitterrand
faisait déposer, tous les ans, une
gerbe sur la tombe du Maréchal,
à l’île d’Yeu. Il fut soumis à des
pressions terribles qui l’amenèrent, en février 1993, à signer un
décret instaurant le 16 juillet,
date anniversaire de la rafle du
Vélodrome d’Hiver à Paris en
1942, « Journée nationale commémorative des persécutions
racistes et antisémites », Mais il
ne reconnut jamais la responsabilité de la France dans les persécutions antisémites. J’ai déjà eu
l’occasion, dans RIVAROL, de
raconter cette anecdote : je fus
invité en 1993 sur la radio juive
de Strasbourg. Le journaliste, qui
espérait me mettre en difficulté,
me demanda  : «  Que pensez-vous de la
décision du président Mitterrand de faire
du 16 juillet une journée commémorative
des persécutions antisémites  ?  » Je lui
répondis  : «  C’est une décision courageuse, venant d’un homme qui fut décoré
de la Francisque par le Maréchal Pétain
et qui fut proche du mouvement d’extrême
droite La Cagoule. » Ils étaient, je ne vous
mens pas, fous de rage. A telle enseigne
qu’ils urinèrent de fureur sur la belle voiture, garée devant la Grande Synagogue de
Strasbourg, où se trouvaient les locaux de
radio Judaïca, de l’ami qui m’avait
accompagné dans leurs studios.

NE PLUS DIRE :
“C’EST UNE ABRUTIE”,
DIRE “C’EST UNE FAIBLARDE
DE LA COMPRENETTE”
Michèle Dalaunay est paraît-il ministre
aux personnes âgées et à l’autonomie. Elle
vient d’avoir une richissime idée qu’elle a
exprimée sur son blog. Elle propose de ne
plus dire “vieillir”, mais “avancer en âge”.
Cette proposition, d’une audace inouïe,
elle l’avait faite récemment lors du premier
conseil des ministres européens, où le
thème examiné était : comment être actif
et en bonne santé, l’âge venant. Elle a eu
cette réflexion fondamentale  : « Le mot
vieillissement ne convient pas car il comporte obligatoirement une connotation
négative. » Fièrement, elle annonce : « J’ai
donc proposé “avancer en âge”. » Mais
elle ne s’arrête pas en si bon chemin, car,
comme dans le film Les Tontons flingueurs, elle ose tout, et c’est bien à ça
qu’on la reconnait. Elle suggère que l’on
ne dise plus « tomber amoureux », mais
« monter en amour  », qui, selon elle,
« convient mieux à l’esprit de légèreté et à
l’énergie de cette circonstance favorable. » Elle part aussi en guerre contre
l’affreuse expression « tomber enceinte »,
qu’elle estime beaucoup trop proche de
l’idée de “fille-mère” et de « femme abusée ». Elle n’offre cependant pas d’alternative. Suggérons à cette faiblarde de la comprenette, de très, très haut vol, l’expression
beaucoup plus valorisante  : « monter
enceinte ».

UN DÉPUTÉ ISRAÉLIEN
DÉCHIRE PUBLIQUEMENT
LE NOUVEAU TESTAMENT
Le député israélien Michael Ben-Ari,
membre de la coalition ultra-nationaliste
Ihoud Leoumi, s’est fait photographier
dans son bureau en train de déchirer les
pages du Nouveau Testament que le directeur de la Société biblique israélienne lui
avait fait parvenir, ainsi qu’à chacun des
120 députés de la Knesset. Ben-Ari a eu ce
commentaire empreint d’humanisme  :
« Ce livre méprisable a promu le meurtre
de millions de juifs durant l’Inquisition et
les autodafés.  » Combien de millions  ?
Cinq, six, sept, il ne le précise pas. Bon, il
est resté cependant relativement modéré
dans ses propos, car il aurait pu évoquer
quelques milliards. Ceci dit, l’Inquisition a
fait infiniment moins de morts en plusieurs
siècles que la Révolution française en
quelques années. On estime que la répression, qui ne s’en prit qu’aux juifs et musulmans supposés faussement convertis

(appelés marranes et morisques), causa la
mort sur le bûcher de 2 000 personnes. Au
fait, pour l’information de Michael BenAri : Torquemada, le grand Inquisiteur, responsable de la plupart de ces morts, était
lui-même d’origine juive…

DUR, DUR, DE PERDRE
AINSI SA BELLE MONTRE
Thierry Gaubert est l’ex-collaborateur de
Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Il
est aussi le frère de Patrick Gaubert qui,
après avoir été membre du cabinet de
Charles Pasqua, de 1993 à 1995, avait été
élu en 1999, président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme
(LICRA). Le pauvre Thierry Gaubert a été
mis en examen dans l’affaire Karachi
(l’histoire des rétrocommissions sur la
vente de frégates au Pakistan, supposées
avoir arrosé la campagne de Balladur),
mais aussi pour détournements des fonds
du 1 % logement dans les Hauts-de-Seine,
dans les années 1980 et 1990. Du coup, il
a vu ses sources de revenus se tarir. Du
coup, comment faire pour payer ses arriérés d’impôt ? Pas de problème. Il avait une
petite montre qu’il s’est empressé d’aller
gager au Crédit municipal de Paris (que
l’on appelle aussi « Ma Tante »). Bof, trois
fois rien. Une petite montre Patek Philippe,
dont la valeur est de 77 500 euros. Ma
Tante lui avait octroyé un prêt de 37 800
euros, la montre restant gagée jusqu’au
remboursement du prêt. Début avril, son
prêt arrive à terme, et il se présente au guichet afin de récupérer son bien. Hélas le
juge Renaud Van Ruymbeke, chargé du
dossier Karachi, était passé par là et avait
bloqué la restitution de la belle montre. Car
les magistrats, non contents de soupçonner
le financement de la campagne de Balladur, se demandent si certains protagonistes
ne se seraient pas enrichis illégalement et
s’ils n’auraient pas acheté avec l’argent
détourné des montres Patek par exemple…

“L’ALLEMAGNE,
UNE NATION DE GUIGNOLS” ?
Imagine-t-on une seule seconde le tollé
qu’auraient suscité Sarkozy ou Hollande
s’ils avaient osé qualifier les
juges de la République de
“guignols” ? C’est pourtant
ce qui vient d’arriver en
Allemagne, où la chancelière
Merckel a exprimé sa crainte
de voir l’Allemagne passer
pour une « nation de guignols » à la suite
de la décision du tribunal de Cologne d’assimiler la circoncision à des «  coups et
blessures volontaires », passibles de poursuites pénales. Elle a considéré que cette
décision était « un désastre pour l’image
du pays » qui compte 4 millions de musulmans et 200 000 juifs. Soit  : suggérons
alors à Angela Merckel de défendre aussi
l’excision : au nom du respect des cultures,
des religions, et de ces absurdes superstitions… Mais quand donc l’Allemagne et
l’Europe se réveilleront-elles ?

LE REGRETTÉ
SERVICE MILITAIRE
Nostalgie : 62 % des personnes interrogées dans un sondage de l’Ifop pour Atlantico.fr regrettent le service militaire obligatoire, 16 ans après sa suppression par
Jacques Chirac. A noter que cette nostalgie
est majoritaire quelle que soit la sympathie
politique : 54 % chez les sympathisants de
gauche, 68 % chez les UMP et 75 % chez
les partisans du Front national. Les plus
nostalgiques sont les plus de 65 ans
(77 %), et les 35-49 ans (69 %). Quant aux
moins de 35 ans, 54 % ne regrettent absolument pas sa suppression.
Robert SPIELER.

AGENDA
☞ 30 juillet à Paris (à partir de 20h devant la gare
Montparnasse). L’association Solidarité des Français
animée par Odile Bonnivard (Tél. : 06-83-54-13-28)
distribura la soupe. Ce mois-ci, soupe provencale.
Puis distribution de vêtements collectés.
☞ Du 23 au 26 août dans le Berry. Camp d’été
du Renouveau français, pour les nationalistes de 15
à 35 ans. Formation, activités variées, camaraderie.
Informations sur <renouveaufrancais.com> ou au
06-21-22-16-32.

4

N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

C’EST À LIRE
PLUS DE POULET
À LA TÉLÉVISION
IRANIENNE
Le prix du kilo de poulet a augmenté dramatiquement en une semaine, en Iran. Il est
passé de 1,4 euro à 4 euros. La faute, semblet-il, aux sanctions internationales, qui visent
à dissuader Téhéran de poursuivre ses activités nucléaires. Ces sanctions ont entraîné
la faillite de nombreux éleveurs, une hausse
des prix du poulet, et une flambée de la spéculation contre la devise nationale, le rial.
Comme les dirigeants iraniens ne sont pas
des tendres, ils ont derechef menacé les spéculateurs de pendaison. Mais comme ce sont
aussi de fins psychologues, et qu’ils sont
inquiets pour le moral du petit peuple face à
la hausse du prix du poulet, ils ont eu une
idée géniale, formulée par Esmail Ahmadi
Moghadam, le patron de la police iranienne.
Il a tout simplement demandé à la télévision
nationale de ne plus diffuser de films montrant des repas où figure du poulet. Et
Moghadam de poursuivre son envolée  :
« Dans les films diffusés à la télévision nationale, on
montre des gens qui mangent du poulet, alors que certains ne peuvent probablement pas en acheter. Certains, en voyant ces scènes, pourraient prendre un couteau pour en réclamer eux-mêmes aux riches ! » Le
raisonnement est, reconnaissons-le, imparable. Tellement imparable que les clémentines sont elles aussi dans le collimateur. Le
prix de celles-ci a largement augmenté
depuis 25 ans. Du coup la deuxième chaîne
de télé, soucieuse de faire du zèle, a censuré
les propos d’un personnage de film évoquant
le prix du kilogramme de clémentines en
1986…

BRÛLEZ LES UNIFORMES AMÉRICAINS
POUR LES JO !
C’est le mot d’ordre, non du parti nationalsocialiste américain (au demeurant tout à fait
légal aux Etats-Unis), mais du chef de la
majorité démocrate du Sénat, Harry Reid,
qui a appelé le comité olympique américain
à brûler les uniformes officiels de la délégation des Etats-Unis pour les JO de 2012 à
Londres. Motif  : ils ont été fabriqués en
Chine. M. Reid a déclaré : « Je suis très contrarié. Je pense que le comité olympique devrait avoir
honte. Je pense qu’il devrait prendre tous ces uniformes, en faire un gros tas et les brûler. » Il estime
que les athlètes américains qui participeront
aux JO feraient mieux de ne porter qu’un
simple maillot avec les lettres USA peintes à
la main. Le président républicain de la
Chambre des représentants, John Boehner,
a, quant à lui, estimé que le comité olympique américain « aurait pu faire mieux. » Il y
a, en fait, une unanimité des responsables

ENTRE NOUS
(Une ligne : maximum 40 signes et espaces.)
Demandes
d’emploi :
3,05 €. Autres
rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un
numéro : 3,05 €. TVA 19,60 % en sus.
Les textes rédigés en caractère d’imprimerie
très lisibles doivent nous parvenir dix jours
avant la parution accompagnés du règlement.

DIVERS
 Famille modeste rivarolienne ch. hébergement J. F. à Paris intra muros pour suivre
études. Tél. : 04-78-08-02-00 ou 06-28-4677-68 ou <mariegueydan@yahoo.fr>.
 Recherche insigne du C.I.P.C.G., (Centre
Contre-Guérilla créé par le colonel Bigeard à
Philippeville, ou Centre Jeanne d’Arc) et
toute documentation sur ce centre. Tél. : 0612-23-48-14.
 Recherche pour compléter collection
quelques trophées anciens de grandes chasses
africaines. Tél. : 06-12-23-48-14.
 Entreprise générale du bâtiment français
(EGBF) Maçonnerie, Peinture, Carrelage,
Plomberie, Couverture, Electricité, Isolation
thermique et phonique. Tél. : 06-06-61-50-52,
06-13-85-15-70, 09-81-41-52-38. Travaux
aux normes F.N.
 Retraité ministère de la Justice sens de la probité, travailleur, habile de ses mains recherche
gardiennage. Préférence  : Grand Sud-Ouest.
Tél. : 05-56-37-01-88 et 06-44-07-40-65.
 Travaux de rénovation, plomberie, chauffage, électricité, serrurerie, fenêtre PVC,
peinture, débarras appartement, cave grenier.
Tél. : 06-60-76-77-14 ou 06-64-65-35-45.

politiques américains pour protester contre
le choix d’uniformes fabriqués en Chine
pour la délégation américaine. On peut
reprocher beaucoup de choses aux Américains, mais eux, au moins, savent se
défendre.

UNE BANQUE DE SANG
RÉSERVÉE AUX GRECS
Le parti nationaliste grec Aube dorée avait
déjà fait parler de lui récemment en créant
une épicerie solidaire réservée aux Grecs de
souche. Le voici qui récidive en initiant une
banque de sang strictement réservée aux
Grecs. Cela crée évidemment le scandale.
Peu importe. Aube Dorée affirme disposer
d’assez de stocks pour alimenter un hôpital public en ne
sélectionnant que des candidats
strictement nationaux. Depuis
plusieurs semaines, Athènes est
placardée d’affiches appelant
les Grecs à ne donner leur sang
qu’aux Grecs. Du coup, beaucoup de donneurs de l’hôpital Sotiria d’Athènes ont exigé
que leur sang ne soit utilisé que pour des
patients de leur nationalité…

LE PREMIER PORT
HALAL EN EUROPE :
ZEEBRUGGE
Le port belge de Zeebrugge vient d’obtenir un certificat de distribution de produits
halal auprès du Halal Food Council
of europe, qui siège à Bruxelles. Selon ce certificat, le port répond aux exigences fixées
par la charia en matière d’origine, de transport, d’emballage et de traitement des produits halal. Rappelons que la Belgique
compte près de 600 000 musulmans et que
le marché mondial des produits halal se
chiffre à quelques 500 milliards de dollars
par an. En matière de port halal, il y a cependant un petit précédent. Il s’agit, nos lecteurs
l’auront deviné, de Marseille, qui a signé, en
2010, un accord avec le port de Klang, en
Malaisie, concernant la distribution de produits halal asiatiques. Un réseau mondial de
plateformes de distribution de produits halal
est actuellement en préparation…

L’ASSASSIN LIBRE APRÈS
DEUX ANS DE PRISON
Thomas est cet adolescent qui avait été tué
de 7 coups de couteau à Sérignan (Hérault),
en 2010 lors d’une fête votive. La lenteur de
l’instruction a contraint la justice de remettre
le meurtrier présumé en liberté. Cela scandalise évidemment la famille de la victime.
Son oncle a déclaré : « Le problème, c’est qu’on
remet en liberté un garçon considéré, selon les experts,
comme potentiellement dangereux car il peut recommencer. » Il avait fait parler de lui en détention, déclarant lors de la procédure qu’il voulait faire le djihad. Inutile de vous faire un
dessin quant à ses origines…

BON RAMADAN !
« Bon ramadan » est le slogan diffusé dans les
pubs passant en boucle à la télé, de la
marque spécialisée dans le halal, Isla Délice,
qui détient 38 % de parts de marché, largement devant Fleury Michon qui n’en détient
que 18 %. Pas moins de 350 millions d’euros seront dépensés en denrées alimentaires
en ce mois de ramadan. Plusieurs distributeurs, dont Nestlé, se sont engouffrés sur le
marché. Il y en a un qui fait profil bas, houlà,
très très bas. Discret au possible. Il s’agit de
Herta. Damned, des traces de… porc avaient
été détectées dans certaines de ses saucisses
à la volaille, supposées être halal bien sûr, il
y a quelques mois.

RENAULT REFUSE
D’ABANDONNER L’IRAN
Nous avions évoqué, dans RIVAROL, il y
a une semaine l’absurde décision de Peugeot
de quitter le marché iranien, qui était pourtant son marché principal. Peugeot vendait
plus de véhicules en Iran qu’en France. Cette
décision imbécile était due au fait que le nouvel actionnaire américain, Général Motors,
certes minoritaire (7 %) mais influent, avait
imposé la loi américaine de boycott commercial de l’Iran. Un désastre pour nos
ouvriers… Tant mieux, par contre, pour
Renault. Fin 2011, Renault avait vendu
93 578 véhicules en Iran, soit une progression de plus de 100 % par rapport à l’année

précédente. Nul doute que cette progression
va s’accélérer face à l’incroyable imbécillité
de PSA, qui se comporte comme un tout
petit vassal des intérêts américains, au détriment des ouvriers français…

L’AGRESSÉ EN
GARDE À VUE
Un homme qui tentait de braquer une
bijouterie, jeudi après-midi, dans le
VIIe arrondissement de Paris, a été tué par
balle par le propriétaire de la boutique.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le
bijoutier, dont le magasin est situé avenue de
la Motte-Picquet, a sorti une arme, alors que
le braqueur venait d’entrer armé dans sa
boutique, et a tiré sur son agresseur.
« Le braqueur est entré avec une arme de poing dans
la bijouterie. Le bijoutier, âgé de 60 ans possédait une
arme et s’en est servi. Il a tiré au niveau de l’épaule
du braqueur », a précisé une source policière.
Horreur, le bijoutier a tiré deux fois. Du
coup les belles âmes couinent. Deux fois ?
Mais on n’est plus dans le cadre de la légitime défense ! De plus, il n’y aurait pas eu
d’échange de coups de feu. En d’autres
termes, le bijoutier avait le droit, selon la justice, de se faire tuer avant de riposter, mais
pas de tirer le premier. Du coup le bijoutier
a vu sa garde à vue prolongée.

SYRIE, IRAK, GAZA :
LA CHASSE
AUX CHRÉTIENS
5 000 familles chrétiennes ont quitté la
région de Mossoul, au nord de l’Irak, ces
derniers mois. Ces familles sont les victimes
du racket, d’enlèvements et d’assassinats.
Mgr Schlemon Warduni, évêque auxilliaire
de Bagdad, s’exprimait récemment sur
Radio Vatican  : «  La situation générale du
Moyen-Orient n’est pas bonne. […] Nous ne sommes
pas tranquilles. Le fait d’être moins nombreux que les
musulmans nous expose à d’autres difficultés. » Ces
propos sont exprimés en termes diplomatiques, évidemment. La réalité est pire. En
Syrie, cela devient plus qu’inquiétant. Selon
un commentaire d’Elisabeth Kendal, paru
dans Religious Liberty Prayer Bulletin, et traduit
par Daniel Hamiche, « Selon des sources internes
aux Eglises en Syrie, les chrétiens sont de plus en plus
pris pour cibles et chassés de leurs maisons et de leurs
quartiers. Quelques 138 000 chrétiens ont fui Homs,
terrorisés après que leurs églises ont été pillées et occupées par les forces rebelles. Au moins 9 000 chrétiens
ont fui la ville de Qusayr, après que les chefs d’une
faction rebelle ont lancé un ultimatum qui a été répété
depuis les minarets des mosquées. […] Pour les djihadistes, la neutralité n’est pas une option et les chrétiens, comme les musulmans, qui refusent de soutenir
le djihad, sont torturés, expulsés et assassinés.  »
Quant à la situation à Gaza, contrôlé par les
islamistes du Hamas, elle n’est guère
brillante pour les 3 000 chrétiens, en majorité orthodoxes, sur 1,6 million d’habitants.

Des femmes chrétiennes doivent porter le
voile, les conversions forcées se multiplient,
des médecins chrétiens n’ont pas le droit
d’opérer des patients musulmans, et l’on
assiste à des destructions de lieux de culte, de
cimetières, et aussi à des assassinats de chrétiens.

LE FRONT NATIONAL
VEUT S’INSTALLER
À PARIS
Le parti de Marine Le Pen, qui a actuellement son siège dans un quartier excentré de
Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, songe à
venir à Paris. On sait que le siège de
Saint-Cloud, le “Paquebot” avait dû
être vendu après la déroute aux législatives de juin 2007. Du coup le FN
s’était installé dans des locaux beaucoup plus modestes, à Nanterre. Des
locaux loués et non achetés. Mais les
bons résultats aux législatives de juin 2012
lui assurent désormais un financement
public d’environ 6 millions d’euros par an au
cours des cinq années qui viennent. Du
coup, Marine Le Pen recherche un siège à
Paris. Double intérêt  : Paris, c’est quand
même mieux que Nanterre, et puis, et puis,
cela permettrait de mettre quelque distance
avec ce fâcheux Jean-Marie Le Pen, qui
continue à enquiquiner sa fille et son entourage et qui prétend se mêler des affaires du
parti qu’il a créé.

DOPAGE :
DES CHIFFRES
MONSTRUEUX
Le Tour de France est au cyclisme d’il y a
50 ans ce qu’est le catch à la boxe. Une fumisterie, un spectacle totalement bidonné. Le
dopage est massif, général, sans exceptions.
Tout le monde le sait, mais de puissants intérêts financiers entrent en jeu. Pour ne
prendre qu’un seul exemple, France Télévision
paye 23 millions d’euros de droits par an, jusqu’en 2013, auxquels s’ajoutent 10 millions
pour la production de l’évènement. Inutile de
relever que la chasse à l’audience interdit l’expression de l’incroyable réalité. France 2 n’hésita pas à en rajouter, envoyant Michel Drucker interviewer le super tricheur Armstrong.
Il est vrai que seule une minorité de tricheurs maladroits ou malchanceux se
retrouve sanctionnée. Les nouveaux produits
dopants ou les techniques telle l’autotransfusion sont difficiles à détecter et les tricheurs
ont souvent un tour d’avance sur ceux qui les
prennent — mollement — en chasse. Le
niveau de dopage est proprement inouï.
Comme le relève Antoine Vayer, directeur
d’une cellule de recherche sur la performance, beaucoup « d’ânes » inconnus sont
devenus des « chevaux de course respectés » (Libé
du 4/7/09).

BULLETIN  D’ABONNEMENT
NOM  :  
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J’HABITE  À  L’ÉTRANGER ET  JE  M’ABONNE  À  RIVAROL  :
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❒ 12  EUROS  POUR  SIX  MOIS
Chèque  à  l’ordre  des  Editions  des  Tuileries  à  retourner  à  :
RIVAROL  1  rue  d’Hauteville,  75010  Paris.

N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

Tribune libre

5

Appel à l’union des nationalistes

Face à l’écueil du scrutin majoritaire, l’illusion mariniste s’est évanouie. Seuls, l’avocat Gilbert Collard, girouette politique
ouvertement anti-frontiste et maçon notoire,
et la toute jeune et jolie Marion Maréchal Le
Pen ont pu surfer sur la vaguelette
bleu marine, à la faveur de triangulaires idéales.
La politique mariniste de prétendue
dédiabolisation, qui s’est exprimée
constamment par des concessions
idéologiques majeures que tout
nationaliste français digne de ce nom
ne peut décemment cautionner,
débouche donc sur un échec cuisant accentué par le revers personnel de Mme Le Pen
et sur une impasse politique. Cette déconfiture sonne aussi le glas des
espérances électoralistes que
UN “GAUCHISTE”
d’aucuns nourrissaient encore
dans notre famille politique.
NOMMÉ COLLARD
Il faut que les patriotes de
L’avocat franc-maçon Gilbert Collard vient d’être élu France encore dupes du jeu
député mariniste. Il a déposé un premier amendement pseudo-démocratique comdemandant la suppression de l’aide médicale d’Etat prennent enfin que par les
(AME), c’est-à-dire des soins gratuits pour les clandestins. urnes, il n’est point de salut
Très bien. Ces sournois du Nouvel Observateur ne peuvent pour la France ! Et que le salut
résister à la tentation de rappeler les propos de Me Col- se trouve encore moins dans le
lard, dans les années 1980, où il s’érigeait en fervent reniement de nos idéaux !
défenseur des travailleurs immigrés. Il n’avait, à l’époque,
C’est en dehors du système et
pas de mots assez durs pour dénoncer les persécutions non à sa périphérie, en rupture
dont les immigrés étaient victimes. Collard était même totale avec tous ses vices, toute
apparu dans un clip du trotskiste Pierre Boussel, dit Lam- la pourriture qui l’articule,
bert, dénonçant l’inhumanité des camps de rétention, qu’une force patriotique doit se
assimilés à des camps de concentration. Me Collard fut dresser au plus tôt.
un des premiers signataires d’une pétition du Comité
Oui, il est grand temps qu’un
national de Défense démocratique des Travailleurs immi- front vraiment nationaliste
grés, lancé par les trotskistes lambertistes, qui dénonçaient s’oppose à l’oligarchie compola « chasse aux immigrés ». Il a changé d’avis. Tant mieux. sée des mercantis les plus vils.
Mais, sans vouloir polémiquer, on ne nous empêchera pas Il en va de la pérennité de notre
de penser qu’il porte lui aussi une responsabilité dans l’in- nation et de notre civilisation.
vasion que nous subissons.
Je vous exhorte, de toutes mes
Françaises, Français, chers amis,
Les dernières élections ont permis d’accentuer la bipolarisation de la vie politique française et de vérifier à quel point le système,
dans notre pays, était bien verrouillé. La
mainmise du PS sur les institutions est
désormais absolue, la droite courbe ayant été
supplantée et le centre littéralement
siphonné par le parti de l’anti-France, allié à
des écologistes plus pastèques que jamais !
Le nouveau président de la République
s’est empressé de faire allégeance, tant sur
le plan financier que militaire, aux forces
malfaisantes qui, en coulisses, travaillent à
la mort des nations et à l’avènement du nouvel ordre mondial, de la pieuvre américanosioniste !

Bibliothèque RIVAROL
—  Otto  ABETZ  :  D’une  prison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31  €
—  Paul  ALLARD  :  Faux  et  trucages  historiques..............................................................      25  €
—  Cajus  BEKKER :  La  Kriegsmarine  lutte  et  meurt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25  €
—  Alain  de  BENOIST  :  Les  traditions  d’Europe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15  €
—  Charles  BILLY  :  39  Lettres  de  Stalingrad . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18  €
—  Napoléon  BONAPARTE :  Ecrits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27  €
—  Abel  BONNARD :  Écrits  politiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25  €
—  Maurice  BONNET  :  Christian  de  La  Mazière,  La  dernière  chevauchée  du  Cavalier  Soleil . . . 15  €
—  Jean  BOURDIER :  Mensonges  historiques   . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24  €
—  Jean-­‐Pierre  BRUN :  J’étais  dans  l’OAS  Métro  Jeunes  (1961-­‐1962) . . . . . . . . . . . 25  €  
*  Le  “Moi”  du  Général… . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25  €
*  Une  Presse  nationale  de  combat  1960-­‐197… . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25  €
—  Patrick  BRUNOT :  Arrêts  sur  lectures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15  €
—  CHARD :  Brève  histoire  d’un  épouvantail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2  €
—  Georges  CLAUDE :  La  seule  route.  De  l’Hostilité  à  la  Collaboration . . . . . . . . 25  €
—  Claude  CORNILLEAU :  Langue  française  :  de  la  défense  à  l’offensive . . . . . . . 35  €
—  Emil  DARHEL :  D’une  colonisation  l’autre.  Vers  la  guerre  civile. . . . . . . . . . . . . 18  €
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—  Jacques  DORIOT :  La  France  ne  sera  pas  un  pays  d’esclave . . . . . . . . . . . . . . . 25  €
—  Edouard  DRUMONT :  Sur  le  chemin  de  la  vie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31  €
—  Ghislain  DUBOIS  :  Irlande,  une  ballade  à  l’Eire  libre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25  €
—  François  DUPRAT  & Alain  RENAULT  : Les  Fascismes  américains  1920-­‐1944 . . . . . 31  €
—  François  DUPRAT  :  Histoire  des  Fascismes  (préface  d’Alain  Renault).....................29  €
—  Guillaume  FAYE :  Pourquoi  nous  combattons.
manifeste  de  la  résistance  européenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31  €
—  Adolf  GALLAND  :  Jusqu’au  bout  sur  nos  Messerschmitt,  préface  de  Dupérier    31  €
—  André  GANDILLON :  Solutions  nationales  à  la  crise  mondiale . . . . . . . . . . . . . 18  €
—  François  GAUCHER :  Les  racines  idéologiques  du  fascisme . . . . . . . . . . . . . . . 29  €
—  Louis-­‐Christian  GAUTIER :  Le  Secret  de  l’anti-­‐gravité :
à  l’ombre  du  IIIe Reich  et  de  la  NASA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23  €
*  D’Omaha  Beach  aux  Ardennes,  deux  coups  de  dé  pour  une  victoire  et  un  échec . . . .31  €
—  Yves  GIRARD  :  Les  Précurseurs.  Un  itinéraire  franciste  dans  la  guerre . . . . . . . . . . .18  €
—  Nicolas  GAUTIER  et  Philippe  RANDA  :  Les  Acteurs  de  la  comédie  politique..........29€
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Introduction  de  Bernard  Plouvier) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33  €
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forces, à vous rassembler dès aujourd’hui,
vous, autochtones de France traités en “souschiens” sur votre sol, vous tous, patriotes des
mouvements d’Extrême France qui ne transigez ni sur la nation, ni sur la défense de la
famille et de la vie, qui voulez renverser le Veau d’Or et anéantir la
religion du mensonge, encore renforcée après l’intervention servile et
repentante du chef de l’Etat.
Je mets à votre disposition ma personne et toutes les structures du
mouvement que j’ai l’honneur de
conduire pour permettre cette unité
derrière laquelle nous œuvrons depuis si
longtemps.
Il faut cesser de se complaire dans la
contemplation morbide de la décomposition
de notre pays. Place à l’action !
Il faut donner des coups de boutoir à ce
système de plus en plus vermoulu. L’Etat
prétendument socialiste entend réprimer
toute action politique des nôtres avec une
extrême brutalité. Il ne faut pas avoir peur !
La rafle, le 23 juin dernier, des “souchiens”,

venus dénoncer « la préférence antinationale
et le racisme anti-blanc » à la gare Part-Dieu
de Lyon, après l’interdiction de leur manifestation, et l’intervention du GIPN, toujours
à la Part-Dieu, quelques jours plus tard, pour
déloger et interpeller Alexandre Gabriac
entouré de trois jeunes nationalistes, démontrent l’intransigeance des autorités à l’égard
des vrais patriotes. Mais cette intransigeance
trahit justement la crainte du système de ne
pouvoir endiguer longtemps l’adhésion que
nos idées rencontrent chez les Français non
reniés, notamment auprès des jeunes. Les
jeunes Français veulent ressembler à
Alexandre Gabriac et ils ont raison  ! Ils
n’ont pas une vocation d’esclaves. C’est précisément cela la révolte des “souchiens” !
C’est en continuant à puiser dans les vertus ancestrales de notre peuple, de notre
race, que nous répondrons tous présent à ce
grand rendez-vous de l’Histoire, que nous
restituerons la France aux Français avant de
pouvoir restaurer en profondeur notre patrie
charnelle. Alors debout, les Français ! Haut
les cœurs, en avant la victoire ! Maîtres chez
nous !
Yvan BENEDETTI,
Président de lʼŒuvre française.

LES DÉLIRES DE MOHAMED MERAH
Libération a publié de nouveaux extraits des conversations entre Mohamed Merah et la
police, datées du 21 mars. On constatera qu’il s’exprime dans un sabir parfaitement exécrable. La racaille, qui a abattu trois militaires et trois élèves ainsi qu’un père de famille le
19 mars dans une école juive de Toulouse, explique qu’il poursuivait « un but précis » dans
le choix de ses victimes : « J’aurais jamais tué des enfants, si vous aurez (sic) pas tué nos enfants »
faisant évidemment référence aux attaques israéliennes contre les Palestiniens. Il ajoute :
« Je tue les militaires en France parce qu’en Afghanistan, ils tuent mes frères. Je tue des juifs en France,
parce que ces mêmes juifs là, heu, tuent des innocents en Palestine. » Mais ce n’est pas fini. Voilà la
suite de ses propos : « Si j’aurais tué des civils (sic), la population française aurait dit que, heu voilà,
c’est un fou d’Al-Qaida, c’est juste un terroriste. » Il raconte qu’au fur et à mesure qu’il commettait ses assassinats, il « se sentait de mieux en mieux ». Rassurons Mohamed Merah. Il n’était
pas fou. Il était totalement fou, de cette folie que les idéologies et les superstitions mortifères engendrent.

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terreau  de  la  conquête  islamiste  actuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 €
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(L’essor,  La  Conquête  du  pouvoir,  Les  Triomphes  des  années  de  paix,  Les  Triomphes  
d’un  homme  pressé,  Crimes  et  amorces  du  désastre,  La  fin  de  l’aventure).
Chaque  tome . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31  €
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*  La  ténébreuse  affaire  Dreyfus.  Tome  1  :  Anticatholicisme  et  antijudaïsme . . . . . . . . . 31  €
*  La  ténébreuse  affaire  Dreyfus.  Tome  2  :  Nouveaux  regards . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35  €
*  Derniers  libres  propos,  suivis  du  Petit  Livre  brun  :
Citations  et  aphorismes  d’Hitler,  Goebbels  et  Rosenberg . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25  €
*  L'énigme  Roosevelt,  faux  naïf  et  vrai  Machiavel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31  €
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—  Baldur  von SCHIRACH  :  J’ai  cru  en  Hitler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31  €
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—  Jérôme  &  Jean  THARAUD  :  Quand  Israël  est  roi,  Quand  Israël  n’est  plus  roi,  Vienne  la
Rouge  (les  trois  volumes  réunis  en  un  seul)                                                                                                                                                                            35  €
—  André  TROISE :  Crimes  d’État  d’un  Chef  d’État . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 €
—  Georges  VACHER de  LAPOUGE  :  Race  et  milieu  social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35  €
—  Jean-­‐Claude  VALLA  :  Le  pacte  germanoxsioniste  y1933z… . . . . . . . . . . . . . . . . . 12  €
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Editions  des  Tuileries  1,  rue  d’Hauteville,  75010  Paris.  CCP   Paris  4532-­‐19 K.

EN RAISON DE LA FERMETURE DE NOS BUREAUX DU 3 AOÛT AU 3 SEPTEMBRE, LES COMMANDES DOIVENT NOUS PARVENIR AVANT LE 2 AOÛT.

RIVAROL N° 3057

6

Attentat-décapitation, bataille de Damas,
A

TTENTAT-décapitation, bataille de
Damas, armes chimiques, tel est le
menu de la semaine dans un conflit
qui ne dit pas son nom mais qui n’en est pas
moins passionnant aux témoins distanciés
que nous sommes, jugeant des évolutions et
circonvolutions de l’art moderne de la
guerre.
Les conflits, surtout lorsque comme ici, ils
sont de basse intensité, sont de formidables
laboratoires où se concentre toute l’intelligence duplice de l’humanité bien-pensante.
La capacité à truquer les faits, à manipuler
l’information, à découvrir midi à dix-neuf
heures étant pour l’observateur un constant
sujet d’émerveillement.

MEDIA, ISRAËL
ET ARMES CHIMIQUES
Notons à ce propos une nouveauté remarquable, quelques grands media  — dont
Euronews  — ont pour la première fois
dimanche dernier, le 22, parlé des éléments
d’Al-Qaïda infiltrés en Syrie signalant leur
entrée sur le territoire de la République
depuis l’Irak et à flot continu. Quelle trouvaille ! Mais pourquoi ce soudain émoi ?
Parce qu’Israël entend éventuellement
prendre prétexte des armes chimiques (1)
syriennes — dont l’existence est reconnue
depuis hier par le ministre des Affaires étrangères, une façon de prendre les devants et de
couper court aux rumeurs obligatoirement
malveillantes  — pour intervenir afin
qu’elles ne tombassent point entre les mains
imprévisibles des djihadistes. Djihadistes
qu’a indirectement armés Tel-Aviv en soutenant la politique de Washington, laquelle a
donné ou laissé toute latitude à Riyad et
Doha pour armer les susdits
takfiristes.
Ehud Barak, ministre
israélien de la Guerre,
déclarait donc le vendredi
21 juillet que Tsahal était
prête à intervenir militairement en Syrie au cas où Damas transférerait
des missiles sol-sol à longue portée ou des
armes chimiques au Hezbollah, notamment
en détruisant d’éventuels convois syriens (2).
L’argument de la « guerre contre le terrorisme » étant inusable, celui-ci servirait en
outre à légitimer de nouvelles ingérences au
Liban comme Ely Karmon « chercheur en
problématique stratégique et en contre-terrorisme » du Centre interdisciplinaire
d’Herzliya en Israël, en annonce déjà la probabilité.
Il est bon en effet d’anticiper — plusieurs
coups à l’avance — lorsque l’on veut déplacer ses pions. Autrement dit préparer le terrain en vue de toute éventualité. Remarquons que les djihadistes combattant sur le
territoire syrien ne deviennent un problème
que lorsqu’ils “risqueraient” de s’emparer
d’armes potentiellement létales à grande
échelle. Les mensonges s’emboîtant les uns
dans les autres, il s’agira de lire à travers les
lignes : ce ne sont pas les mercenaires djihadistes venus des quatre coins de l’Arabie
malheureuse — et de Libye frais aguerris —
qui représenteraient une menace mais la
crainte du gouvernement hébreu de voir
transférer certaines de ces armes au Hezbollah alors que la situation se dégrade dangereusement au Liban… et que Tsahal pourrait
chercher à exploiter cette situation en y trouvant un prétexte à intervenir massivement.
Là est la vraie question, Damas va-t-il,
veut-il assurer les arrières de son allié libanais, ou répondre à ses attentes, le Hezbollah ayant une conscience aiguë de ce que
serait sa vulnérabilité une fois le régime bassiste tombé ? Au demeurant, la grande interrogation, avant l’exposition au grand jour de
l’affaire des armes chimiques, était de savoir
si les forces juives interviendraient avant ou
après la chute d’el-Assad. Avant, pour nettoyer le terrain ce qui permettrait d’ouvrir un
front supplémentaire contre Damas  — il
existe déjà mais ne tourne pas à plein rendement, rappelons que ce sont les villes
proches de la frontière libanaise qui se sont
embrasées les premières, Hama et Homs —
afin de donner le coup de grâce au pouvoir
légal.
Après la chute du régime — ce qui permettrait de limiter la casse en hommes et matériels — dans la perspective d’occuper à partir du Golan de nouvelles portions du territoire syrien… sous divers motifs, au nombre

desquels les fameuses armes chimiques ou
la nécessité de juguler les forces salafistes.
Dans tous les cas pour supprimer — ou tenter d’éliminer — l’épée de Damoclès que
sont les dizaines de milliers de missiles de
tous calibres dangereusement dardés vers
Eretz Israël.

LA BATAILLE DE DAMAS…
TÉLÉGRAMME DU FRONT
Le mardi 24 juillet à 14 heures, le Réseau
Voltaire indiquait : « La bataille de Damas
est terminée. Plus aucune poche de combat.
En 9 jours, plus de 4 000 Contras (3) ont été
tués et plus de 3 700 ont été faits prisonniers. Il y a très peu de dégâts matériels au
regard de l’intensité des combats. Les rues
ont déjà été nettoyées et l’ont répare déjà les
bâtiments endommagés. L’université reste
fermée jusqu’à dimanche. L’activité économique a repris, les magasins sont ouverts.
Les Contras ont fui (ce que les gouvernements occidentaux appellent “un repli tactique”), mais il doit en rester cachés dans la
ville. Des accrochages sont donc toujours
possibles. Les habitants restent sur leurs
gardes. Venu de Turquie, un autre groupe
de Contras a attaqué Alep. Des journalistes
occidentaux sont “embedded” [incorporés]
dans les troupes des Contras (pour se faire
inscrire, contacter le service de presse du
cabinet d’Erdogan). Les parachutistes de la
4e division sont en train de repousser les
Contras d’Alep. Cette bataille s’annonce
courte, les Contras étant cette fois moins
nombreux et l’armée plus déterminée. L’armée israélienne est toujours en état d’alerte,
prête à attaquer. Elle a déclaré le Golan
zone militaire. »
Certains n’apprécient peut-être pas le
Réseau Voltaire. Celui-ci a l’énorme avantage d’être sur le terrain depuis un bail et son
“télégramme” corrobore ce que les media
grand public annonce ce 24 juillet. Seuls les
chiffres peuvent être l’objet de réserves, et
encore ! Ceux qui après l’attentat de “décapitation” escomptaient un basculement de
l’édifice institutionnel se trompaient. Ce qui
a fait la faiblesse du régime jusqu’à présent,
à savoir l’extrême rigidité de ses structures
adossées à un parti unique (ce dont il est
assurément à blâmer), fait aujourd’hui sa
force. Comme eussent dû normalement le
faire les poutrelles d’acier des Tour Jumelles
conçues pour résister à un impact majeur,
l’État syrien a montré son aptitude à encaisser un coup direct, celui d’un attentat magistral ayant “décapité” les têtes de son dispositif de sécurité nationale.
Notons que cette offensive du Têt (4) nouvelle manière, et plus encore l’attentat coïncidaient avec le vote au Conseil de sécurité
d’une résolution s’adossant à l’Article 7 de
la Charte de Nations Unies, résolution qui
ouvrait la porte à une intervention extérieure ! Il est à supposer que l’offensive lancée sur Damas combinée à la décapitation de
l’état-major sécuritaire (5) — la rumeur
s’étant aussitôt répandue que le président elAssad avait été lui aussi blessé alors qu’il
participait vraisemblablement à cette
réunion par vidéo-conférence (6) — aurait pu
ou aurait dû faire hésiter la Russie et la
Chine lors du vote et induire de leur part une
abstention suffisante pour conduire à l’adoption d’un texte rendant licite — à la suite de
la Libye — un recours aux armes contre un
État souverain. Il n’en a rien été et pour la
troisième fois consécutive — le lendemain
de l’attentat, le vote ayant été reporté d’une
journée pour laisser mûrir la réflexion,
décanter l’événement et permettre d’ultimes
tractations de couloir — les deux superpuissances ont usé de leur droit de veto bloquant
ainsi la machine infernale.

L’ATTENTAT… “DÉCAPITATION”
PARTIELLE DE L’APPAREIL
SÉCURITAIRE SYRIEN
Reuters relayant l’Agence Fars — agence
iranienne — annonçait ce 24 juillet que les
autorités syriennes avaient arrêté un individu
travaillant au siège de la Sécurité nationale
qu’elles suspectent d’avoir perpétré l’attentat du mercredi 18 juillet. Jusqu’ici l’auteur
de l’attentat était censé avoir péri dans l’explosion et être un garde du corps affecté à la
protection des membres du cercle rapproché
du président Bachar al-Assad. Celui-ci est

d’abord supposé avoir sauté avec une ceinture détonante en présence des dignitaires du
régime, puis, seconde version, il serait censé
avoir apporté progressivement quarante
kilogrammes d’explosifs qu’il aurait dissimulés dans un faux plafond, se sacrifiant
ensuite pour déclencher son engin de mort.
Troisième variante, la mise à feu aurait été
commandée depuis les locaux vides de l’ambassade américaine située à 145 mètres du
bâtiment officiel. Rappelons que l’ambassade américaine, même désertée par les
diplomates, n’en reste pas moins un territoire américain placé sous la garde du corps
des Marines.

QUI EST À L’ORIGINE DE
CETTE ACTION TERRORISTE ?
« L’explosion a été d’une telle puissance
que l’ensemble du bâtiment et ses annexes
souterrains, conçus pour résister à des raids
aériens ont été littéralement détruits » (7).
Ce qui implique l’utilisation d’une charge
considérable  — peut-être d’une tonne ou
plus de Semtex, ou C4, sans doute (!) d’origine turque, cet explosif militaire étant assez
peu disponible sur le marché noir — et invalide automatiquement la thèse d’une charge
portée par un homme ou préalablement
introduite dans la salle bunker où précisément devait se réunir la réunion d’étatmajor… D’autres hypothèses, plus réalistes,
envisage l’explosion d’un véhicule dans l’un
des parcs souterrains du complexe à l’instar
de l’affaire d’Oklahoma City en avril 1995
et de la destruction d’un immeuble du FBI
par un milicien blanc, ou encore une frappe
de missile furtif !
Toujours est-il que les commanditaires de
l’attentat ont dû bénéficier d’une connais-

sance préalable de l’heure exacte de la
conférence réunissant les têtes de l’État
syrien et possédaient de surcroît une parfaite
connaissance de la disposition de ces lieux
de haute sécurité… Constat dont il est facile
de déduire qu’il aurait pu ou qu’il pourrait
s’agir d’un coup d’État manqué visant le
président el-Assad lui même. Attentat perpétré à l’initiative de l’un des nombreux services secrets — Moukhabarat — qui composent l’appareil d’État et qui serait passé
subrepticement à l’ennemi. Rien n’est
impossible et la trahison est
évidemment de la partie
dans un pays soumis à
l’énorme pression d’une formidable coalition politique,
diplomatique, médiatique et
militaire arabo-occidentale.
Certains bons connaisseurs
de la chose orientale ont pu
voir également la main du
général Manaf Tlass qui vient de “rejoindre”
sa famille à Paris. À première vue l’hypothèse n’a rien de totalement absurde, d’autant que l’on prête au dit général des ambitions pour l’après-Assad. Pour mémoire,
Manaf Tlass, numéro 2 de la garde présidentielle commandée par le frère de Bachar El
Assad, Maher — qui viendrait de décéder
dans un hôpital moscovite !? — est le fils de
l’ancien ministre de la Défense, Mustapha
Tlass, réputé pour sa francophilie, l’homme
qui est allé cherché à Londres où il exerçait
le médecin ophtalmologue Bachar el-Assad
pour succéder à son père Hafez.
Une thèse démolie par une personnalité
que l’on n’attendrait pas sur un tel dossier,
Gérard de Villiers (8), plus connu pour ses
romans d’espionnage à quatre sous épicés
de pornographie up to date. En réalité Vil-

Présidentielle US : les

D

ANS la liste des impostures démocratiques dressée par nos maîtres de la
contre-révolution, figure en bonne
place le « parti de l’étranger ». Hydre à mille
têtes, monstre crochu, cet instrument subversif investit les institutions, pervertit les mœurs,
corrompt les esprits pour finalement détourner
les urnes en inversant un vieux slogan : « Tout
ce qui est anti-national est nôtre. » Les idiots
deviennent utiles, le peuple se sait berné mais
l’électeur, à chaque fois, renforce le système
qui l’étouffe. De loin — ou de très près —,
l’étranger se contente d’utiliser à son profit les
féaux du cru et les spadassins de terroirs : les
frontières restent étanches et il n’est pas
question de mélanges incongrus ou de voisinages insidieux. Nos maîtres pensaient intoxication. Ils n’auraient jamais imaginé la
ceinture de l’Hexagone gommée par les
hordes du mondialisme. Des hordes avec des
droits, une invasion avec un but : la dilution
par le vote, par la loi du nombre. Les temps
ont changé. Désormais la France attend,
meurtrie, résignée ou rageuse. Mais
l’Amérique, elle, n’attend plus. Elle aussi est
meurtrie, résignée ou rageuse. Mais cette
Amérique ne guette plus l’intrus car il est déjà
chez elle, actif, besogneux. Les hordes sont
entrées.
Et elles continuent d’entrer. L’étranger se
trouve officiellement dans la Cité et son parti
s’emploie à l’imposer. Au nom de la tolérance.
Au nom de la diversité, cette merveilleuse
richesse que les Blancs de ce pays ont eu le
tort d’ignorer pendant plus de deux siècles. Ils
n’ont fait que conquérir, bâtir, ordonner,
civiliser. Du travail d’Occidental, poli,
sérieux, durable. Dépassé  ! Dépassé par la
démocratie électorale, la loi du nombre, les
bataillons de clandestins venus du Sud depuis
deux générations. Combien sont-ils  ? Plus
près de 60 millions que de 50, chiffre
idéologiquement correct. Des Hispaniques
pour la plupart. Une masse, une force qui
déferle et qui compte sur les plans
économique, culturel, psychologique. Et
politique. Surtout politique. La preuve  : les
Hispaniques seront les vrais arbitres de l’élection présidentielle en novembre prochain. Ils
votent à gauche, démocrate. S’il bat le républicain Mitt Romney, Barack Hussein Obama
leur devra sa réélection. Les prévisions
l’annoncent, les statistiques le montrent, les

calculs le prouvent. L’étranger se sera invité
dans l’isoloir sous les yeux du Blanc de
service qui aura bien sagement veillé à
l’expression de la liberté. Une liberté qui
l’écrase.

LES BLANCS
SERONT MINORITAIRES EN 2040
Cinq facteurs ont conduit à cette situation
qui verra en 2040 les Blancs devenir une
minorité comme les autres, alors qu’en 1965
ils constituaient encore près de 90 % de la
population. D’abord, un grand nombre
d’Américains entretiennent plus ou moins
consciemment un mythe à la fois coriace et
vénéneux qui consiste à voir leur pays comme
celui de l’immigration par excellence. C’est
oublier qu’il ne s’agit pas d’un transfert contrôlé mais d’une intrusion sauvage au rythme
actuel d’environ 3.000 illégaux par jour. C’est
oublier aussi qu’en 1790, la jeune république
se méfia tellement de ses voisins qu’elle vota
une loi accordant aux seuls Blancs le droit
d’en devenir citoyens. Ensuite, les Américains
pris en bloc ont toujours eu du mal à cerner les
véritables contours de leur Etat-nation qu’ils
conçoivent comme une idée originale, une
construction heureuse, un coup de la Providence ou du génie de l’Histoire et non comme
une classique communauté de destins ethnoculturelle au sens européen du terme. Nous
sommes loin de Renan et de sa mystique du
« vivre ensemble », et encore plus loin du
culte d’un caractère homogène. L’individualisme est invité à se bricoler une place dans cet
Etat-nation. En principe, concept puissant,
coagulateur. Mais comment, ici, l’appréhender, le défendre, sans définition précise ?
Les deux facteurs qui suivent, ayant eux
aussi contribué au recul des Blancs et à
l’émergence de l’hispanisme, appartiennent, à
l’inverse des précédents, au mécanisme le plus
éminemment politicien. Ils occupent les deux
pôles opposés du prisme idéologique et entretiennent l’illusion d’une différence entre la
gauche officielle et la droite tolérée, alors que,
s’agissant des manœuvres visant à dénaturer
la société, leurs positions apparaissent interchangeables. Exécutants dociles du machinisme globaliste, suppôts flexibles de toute
évacuation nationale, les démocrates se sont
toujours montrés les plus fermes soutiens de la

27 JUILLET 2012

7

armes chimiques
liers, intime du général Rondot  —
l’homme qui a négocié en août 1994 l’exfiltration d’Ilich Ramírez Sánchez, dit Carlos, avec les Islamistes de Karthoum…
voir aussi l’affaire Clearstream — sait de
toute évidence de quoi il parle. Pour lui —
atlantico.fr 16 juillet 2012 — Manaf Tlass
avant de gagner Paris, s’est rendu au Liban
pour y « discuter de l’emprise croissante
d’Al-Qaïda sur la Syrie [alors que] les
Libanais ont toujours réussi à tenir à
l’écart. Or, en Syrie, Al Qaida est de plus
en plus présente, se manifestant par des
attentats spectaculaires et ciblés comme la
destruction, à Damas, du QG du Moukhabarat Al Ascariya, grâce à un camion
chargé de 1 500 kilos d’explosifs ».
Donc selon M. Villiers ce serait AlQaïda ! Mais évidemment pas sans le soutien logistique, la préparation et une planification — en simultanéité avec le déclenchement d’une offensive sur la capitale —
que seul un État peut fournir… et pas n’importe lequel ! Ce qui exclut Ankara soupçonnée d’avoir voulu se venger du camouflet reçu à l’occasion de la perte d’un avion
de reconnaissance abattu par les défenses
anti-aériennes syriennes. Cela pourrait être
également Tel-Aviv puisqu’au nombre des
victimes de l’attentat figurent les hommes
qui avaient en charge les fournitures
d’armes au Hezbollah. Pour faire diversion — mille pardon à ceux que cette éventualité pourrait choquer ou blesser, mais
nous sommes ici dans le pur domaine des
conjectures — le « sanglant attentat antiisraélien » de l’aéroport de Bourgas (9) est
arrivé à point nommé pour rappeler toujours et encore que le Likoud au pouvoir
en Israël doit veiller au grain et assurer la
sécurité dans et hors les frontières d’une

communauté perpétuellement menacée par
des ennemis qui ne désarment jamais. Ce
qui permit au Premier ministre israélien,
M. Netanyahou, de voir dans cette
attaque — sans aucun doute possible — la
main sournoise de l’Iran…

CONSÉQUENCES POSSIBLES
DE L’ATTENTAT
Alors que la presse du grand Ouest, différents « Observatoires de Droits de
l’Homme » et les représentants autoproclamés de la rébellion réclament à cor et à cri
que l’on fournisse des armes aux combattants qui ne disposeraient que de quelques
pétoires — AK 47 en l’occurrence —, les
observateurs présents sur place ont pu voir
apparaître du côté des “insurgés” des centaines de “technicals”, ces pick-up à pont
arrière découverts  — héritiers des
anciennes 403 bâchées  — équipés de
mitrailleuses 12.7 de type DshK mm ou de
tubes lance-roquettes, véhicules armés déjà
présents depuis des décennies dans le
désert tchadien et extensivement utilisés
dans les années 1990 au cours de la guerre
civile somalienne, véhicules armés dont
l’image a été popularisée par la guerre de
Libye… La guerre de Syrie n’est pas une
guerre intestine, mais, pour nous répéter,
une vraie guerre qui refuse de dire son nom
et de s’avouer comme telle.
Loin de décourager l’armée syrienne, l’attentat est un échec et va lâcher la bride aux
“durs”, ceux qui dès le départ ont prôné la
manière forte… à savoir étouffer la rébellion
dans l’œuf. Ceux-là n’ont pas été écoutés. Il
est vraisemblable qu’el-Assad les ait freinés,
leur ait refusé les pleins pouvoirs dans l’action de répression qu’ils réclamaient. Le net-

toyage de Damas des forces infiltrées est-il
pour autant un succès en soi ? N’est-il pas
en effet trop tard pour enclencher la vitesse
supérieure et éliminer sans barguigner les
forces combattantes, mercenaires envoyés
par la Turquie, les deux monarchies wahhabites, le Foreign Office, le Quai d’Orsay, le
Département d’État et Langley [siège de la
CIA] ?
Déjà la guerre s’étend, au Liban d’abord,
maintenant à l’Irak où Al-Qaïda  — lisez
Doha et Riyad — s’efforcent de dresser les
communautés les unes contre les autres,
chiites contre sunnites : le mardi 23 juillet,
l’Irak a connu une journée écarlate, 111 personnes ayant trouvé la mort dans une très
meurtrière vague d’attentats — 27 au total
qui ont frappé 18  villes dont le quartier
populaire de Sadr City à Bagdad — cela au
troisième jour du mois de ramadan. Au cours
de ce mois de juillet, indépendamment de la
journée du 23, l’Irak dénombrait déjà
quelque 200 victimes que ne comptabilise
aucune de ces officines si promptes à dénoncer les vilenies du pouvoir légal en Syrie.
Tout ce qui est écrit ici n’est pas bien
entendu pas du jus de crâne mais des faits et
une lecture attentive des surimpressions filigraniques visibles dans la trame des événements pour ceux qui savent s’en donner la
peine.
_____

Léon CAMUS.

1. C’est l’ex-ambassadeur syrien à Bagdad,
Nawas Farès qui, après sa récente “défection” a
relancé le procès d’intention fait à la Syrie sur
ses armes chimiques, avançant que Bachar elAssad — pourquoi lui en particulier ? — envisageait d’utiliser son arsenal chimique s’il se
trouvait le dos au mur. S’appuyant sur des fuites
du renseignement américain, le Wall Street
Journal a fait ses choux gras d’un éventuel
déplacement de ces armes vers les frontières —
Le Point.fr 24 juillet 2012. D’où la mise au point
gouvernementale syrienne  : «  Ces armes ne
seront jamais, jamais utilisées contre nos
citoyens, quelle que soit l’évolution de la crise,

Hispaniques pourraient faire réélire Obama
porosité des frontières, des aides aux sanspapiers, de la légalisation des marées tiersmondistes. Leur but : le métissage. Velléitaires
repliés sur des principes ambigus, conservateurs sensibles aux appels démagogiques, les
républicains, de leur côté, ont toujours affiché
le double visage de la fausse fermeté et du
doux laxisme, espérant ainsi passer pour les
protecteurs naturels de la xénophobie blanche
et pour les interlocuteurs inavoués de la
subversion gauchiste. Leur tactique : la fuite
en avant. Par calcul ou lâcheté, par cynisme ou
mollesse, les politiciens ont donc manqué
l’indispensable verrouillage de l’Amérique et
dessiné sur son territoire une peau de léopard
ou un habit d’arlequin  : c’est le cinquième
facteur du drame.
Le cinquième et le plus important car le plus
dévastateur : il est l’aboutissement des précédents, la résultante de toutes les manœuvres
et de tous les renoncements, le cône de déjection des stratèges du parti de l’étranger soudé
au nouvel Ordre mondial qui constatent avec
jubilation que l’Amérique vient de franchir
une étape décisive. Pour la première fois de
son histoire, une force irréductible est en
mesure de désigner le chef de la MaisonBlanche. Une force importée, construite à
coups de formules creuses — « l’accueil de
l’autre », « la complémentarité du travail »,
une « nation arc-en-ciel » — , une force qui
s’est glissée dans les cœurs, installée dans les
esprits, incrustée dans les faits avant de bousculer tous les scénarios du 6 novembre. Pour
la première fois, le vote hispanique ne sera
plus de la figuration exotique mais l’expression d’un réel pouvoir. D’un pouvoir imputrescible : celui des chiffres. Dans six Etatsclés (Colorado, Arizona, Nevada, Floride,
Caroline du Nord et Virginie) où ils
regroupent entre 5 % et 22 % de la population,
les Hispaniques pourraient imposer Obama.
Ils pourraient également le faire à quelques
milliers de voix près dans dix autres Etats,
dont quatre « poids lourds » : Californie, Ohio,
Michigan et Pennsylvanie.
Les institutions américaines ont volé au secours de la peau de léopard et le fédéralisme
n’a pu que sublimer l’invasion : diabolique
revers des choses. Le fédéralisme divise le
pays en cinquante Etats qui tous possèdent un
nombre inégal de « grands électeurs » parce
que tous sont d’inégale importance. La démo-

graphie et l’économie attribuent à la Californie 55 grands électeurs et à l’Illinois 21,
alors que l’Arkansas et le Maine n’en ont
respectivement que 3 et 4. Il en faut 270 pour
entrer à la Maison-Blanche. Si un candidat
battait son adversaire de plusieurs centaines
de milliers de voix sans atteindre parallèlement le chiffre fatidique des 270, les portes de
la magistrature suprême lui resteraient fermées. En 2000, le démocrate Al Gore fut dans
ce cas ; c’est le républicain George Bush, avec
un demi-million de voix en moins, qui devint
président. Système subtil  — les grands
électeurs ne se divisent pas : c’est du tout ou
rien —, critiqué, déroutant vu de loin, absurde
pour les Européens, mais qui recèle quelques
vertus et aussi quelques pièges. En l’occurrence, un piège fabriqué en peau de léopard.
Un piège sournois, imparable, auquel les
Pères fondateurs, incapables de prévoir cette
attaque extérieure, n’avaient pas pensé.

UN VOTE TRÈS MAJORITAIREMENT DÉMOCRATE
Dans l’immensité américaine, les hispaniques forment des taches plus ou moins
grandes qui toutes, bien sûr, appartiennent à
un Etat. Si le système électoral ressemblait à
celui de la France, par exemple, les voix hispaniques disparaîtraient dans les résultats
globaux, sans mention de leur origine géographique. A l’inverse, le quadrillage fédéral
permet à un millier seulement de voix hispaniques (à moins, un nouveau vote serait
exigé par les tribunaux) de remettre au vainqueur local la totalité des grands électeurs de
l’Etat, que celui-ci en compte deux ou cinquante. Donc, mille voix dans un grand Etat
peuvent faire dévier une tendance, cinq fois
mille voix dans cinq gros Etats peuvent marquer une élection et dix fois mille voix dans
dix Etats moyens peuvent faire élire un candidat. La plus simple arithmétique remet maintenant entre les mains de violeurs de frontières
ou de fils d’illégaux le destin de la plus grande
puissance mondiale. C’est à la fois Dante et
Kafka. L’enfer des nations perdues côtoie
l’absurde des dirigeants égarés. Mais dans les
crevasses du drame, dans la gangrène d’un
peuple, Obama et Romney cherchent à s’insérer, à s’implanter pour tenter de profiter de
cette manne en négatif, de jouer aux sangsues

démocrates, de siphonner ce réservoir de voix.
Tout est bon à prendre.
Les deux adversaires ne partent pas de la
même ligne : le démocrate a quelques bonnes
longueurs d’avance sur le républicain. En 2008,
67 % des Hispaniques ont voté pour Obama et
31 % pour McCain. En gros, deux tiers des voix
pour le premier, un tiers pour le second. C’est,
d’une élection à l’autre, la proportion qui se
dégage depuis 1988 et apparaît d’ailleurs dans
les récents sondages. Le schéma ne satisfait pas
entièrement Jim Messina, chef de campagne du
président  : «  Nous devons faire mieux,
souligne-t-il. Les Hispaniques sont une des
meilleures raisons d’espérer un second
mandat. » Faire mieux, mais comment  ?
D’abord, pousser vers les listes d’inscription
des bataillons de jeunes Hispaniques qui,
électoralement parlant, n’existent pas encore.
Ensuite, faire oublier les promesses d’Obama,
notamment celle évoquant un arsenal législatif
qui aurait modifié de fond en comble tout le
système d’immigration. Enfin, insister sur
l’arrêt des déportations et sur l’amnistie
accordée à un million et demi de lycéens et
d’étudiants nés de parents illégaux. Pour
Messina, la progression du démocrate se
nourrira de la faiblesse du républicain. Romney
s’est montré incapable de concevoir des plans
détaillés pour contenir les entrées clandestines,
démanteler l’Etat-providence, réorganiser le
système des visas. Trois fautes graves qu’il
souhaiterait compenser en se présentant comme
le sauveur de l’économie — le chômage frappe
presque autant les Hispaniques que les Noirs —
et le défenseur des valeurs (protection de la vie
et du mariage) auxquelles les Cristianos
demeurent malgré tout sensibles. Pari risqué.
D’autant que Romney, depuis le début des
primaires, a manqué singulièrement de crédibilité. De plus, par mutisme et inertie, par
veulerie et maladresse, il se dit prêt à accepter
de régulariser près de vingt millions d’Hispaniques vivant clandestinement aux EtatsUnis. Obama, lui, exigea cette mesure dès le
début de son mandat. Romney hésita par peur
des réactions de sa base. Jusqu’au moment où il
lui fallut sauter le pas. Pour les électeurs du
parti de l’étranger, le choix est donc clair  :
pourquoi voter pour une pâle copie alors que
l’on peut avoir l’original ?
Paul SIGAUD.

elles ne seront utilisées qu’en cas d’agression
étrangère ». En 2008, le Centre d’études stratégiques et internationales  — CSIS Washington — épinglait comme il se doit le rôle de l’Iran
dans le développement de cet arsenal [APF]…
signalant cependant que la Syrie n’étant pas
membre de l’Organisation pour l’interdiction
des armes chimiques  — pas plus que l’État
hébreu qui a signé mais non pas ratifié la
Convention internationale d’interdiction des
armes chimiques !  — aucune donnée fiable
n’existant quant à ses capacités réelles.
2. Le général Itai Braun, chef de l’Unité de
recherche à la Division du renseignement militaire israélien, devant la  Commission des
Affaires étrangères et de la Sécurité de la Knesset : « Le Hezbollah développe des drones d’attaque et des missiles sol-mer téléguidés… L’Iran
et la Syrie pointent actuellement 3 500 missiles
contre Israël … l’Iran possède 450 missiles pouvant atteindre le territoire israélien. La Syrie en
ce qui la concerne détient au moins trois mille
missiles d’une portée de 70 à 700 km dirigés
contre Israël. Mais le véritable problème se pose
dans la précision de ces missiles. La Syrie dispose aussi de systèmes de défense aériens avancés de fabrication russe »… Sur ce dernier point,
à courte portée certainement, mais sans doute pas
les systèmes anti-aériens hypersoniques S300
qui eux pourraient revêtir un caractère offensif !
Quant au chef adjoint de l’état-major général,
Yair Naveh, il déclare que « le Hezbollah dispose
maintenant de dix fois plus de missiles que
durant la seconde guerre israélienne au  Liban
en 2006 », alors estimés à quelques dizaines de
milliers !
3. Les Contras ou contre-révolutionnaires formèrent au Nicaragua les groupes de résistance en
lutte contre le gouvernement du Front sandiniste
de libération nationale arrivé au pouvoir le 17
juillet 1979 après la guerre civile commencée en
septembre 1978. Somoza est assassiné un an plus
tard, le 17 septembre à Asunción  — Assomption — au lance-roquette anti-char par un commando nicaraguayen. Les Contras armés et équipés par la CIA sont actifs à partir de juin 1985.
En 1990, après l’accord de cessez-le-feu de mars
1988, leurs effectifs oscillaient encore entre
13 800 et 22 400 combattants. Chacun garde en
mémoire le scandale “Iran-Contra” — ou Irangate — qui secoua les États-Unis au cours des
années quatre-vingts. Affaire qui établit un lien
entre des ventes d’armes à l’Iran et le financement des Contras au Nicaragua.
4. L’offensive du Têt conduite par le Viêt-Cong
et l’Armée populaire vietnamienne est lancée le
30 janvier 1968, un jour avant la nouvelle année
lunaire. Son objectif était le soulèvement de la
population sud-vietnamienne contre le pouvoir
mis en place par les États-Unis. Le 31 janvier,
80 000 soldats communistes montent à l’assaut
d’une centaine d’agglomérations. Bien que l’offensive soit au final un désastre militaire, elle agit
comme un électrochoc pour l’opinion américaine
et va, de ce fait, infléchir le cours de la guerre.
Plus modeste, la bataille de Damas est une reprise
de cette stratégie de déstabilisation ou mieux de
“désarçonnement” visant la tête du pouvoir, c’està-dire la capitale elle-même.
5. L’attentat du 18 juillet a coûté la vie au
ministre syrien de la Défense Dawoud Rajha, au
vice-ministre de la Défense Assef Chaoukat,
beau-frère de Bachar al Assad, au chef des services de renseignement Hicham Bekhtyar ainsi
qu’au général Hassan Tourkmani, ancien ministre
de la Défense. Des représentants des trois confessions nationales : chiite, sunnite et chrétienne.
6. L‘attentat est intervenu au moment précis où
se trouvait réuni un Conseil des plus hauts responsables syriens de l’Armée et de la Sécurité.
Par mesure de précaution, dans la crainte d’une
frappe de décapitation — opérations dans lesquelles les États-Unis excellent — par bombe
guidée ou missile après repérage satellitaire de
télécommunications, par “éclairage” de la cible
ou guidage par un complice comme ce fut le cas
pour la centrale nucléaire d’Osirak détruite en
juin 1981 (fonction apparemment remplie par un
technicien français qui périt malencontreusement
sous les bombes israéliennes), le Conseil avait été
distribué entre quatre lieux différents reliés en
réseau fermé par un dispositif de téléconférence. 
7. Voir l’excellent article publié à chaud, le jour
même, par W. Chekkat — alterinfo.net 18 juillet
2012. On voit sur cette rare vidéo diffusée au
Canada l’explosion. Google photos, parmi des
centaines d’images, n’en produit pas une seule de
l’explosion proprement dite, seuls certains clichés
montrent le panache blanc qui s’élève du bâtiment
avant l’éjection d’une boule de feu : <http://frca.actualites.yahoo.com/vid%C3%A9o/manchettes-19181684/attentat-a-damas30017181.html>
8. Gérard de Villiers, né en 1929, selon sa biographie officielle est un journaliste, écrivain et éditeur français, diplômé de l’IEP Paris et de l’ESJ
Paris. Après avoir fait la guerre d’Algérie comme
officier, il a été reporter à… RIVAROL, ParisPresse, France-Dimanche.
9. Huit personnes ont trouvé la mort dont six
Israéliens et un Bulgare, mercredi 18 juillet, et 33
ont été blessées dans l’attentat bombe de l’aéroport bulgare de Bourgas sur la mer Noire. Selon
le ministre de l’Intérieur bulgare, le kamikaze
détenait de faux papiers américains. « L’explosion a été provoquée par un homme qui est mort
dans l’attentat et dont l’identité exacte n’est pas
établie. Son document de voyage était un faux
permis de conduire délivré dans l’État du Michigan aux États-Unis » — AFP.

8

N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

Ces imposteurs Syriens qui ridiculisent
les imbéciles des media occidentaux
L’attentat suicide de Damas, qui a coûté
la vie à quatre hauts responsables syriens
de la lutte anti-terroriste, n’est qu’une
accélération du processus révolutionnaire
en cours. Conçu, préparé, organisé et réalisé par les services spéciaux israéliens et
occidentaux. Depuis un an et demi un
extraordinaire matraquage idéologique
prépare l’opinion mondiale, par la désinformation, le mensonge brut, l’affabulation
systématique, au dernier chapitre de l’opération mise au point à Washington et Tel
Aviv et qui a pour but de transformer la
Syrie multiculturelle de Bachar El Assad
en un chaos racial permanent comme il a
été fait en Irak, en Libye et comme il sera
fait ensuite, probablement dans un cataclysme planétaire, en Iran.
Aussitôt l’attentat connu les chancelleries
occidentales réclamèrent avec une inquiétante simultanéité la démission du président
syrien. Au nom de quelle légitimité ? Pour
la Maison-Blanche « il est évident que le
régime Assad est en train de perdre le
contrôle de la Syrie ». Pour le ministre de
la défense américaine, Panetta, la situation
«  échappe à tout contrôle ».  Pour le
conseiller du vice-président Binden « plus
le statu quo se prolonge, plus il est vraisemblable que des événements indésirables se
produiront ». Il craint même, très sérieuse-

ment, que la crise syrienne ne « se transforme en un véritable conflit religieux et
contamine des pays voisins, dont l’Irak ».
L’Irak dans le chaos ? Est-ce possible ? Tel
est le degré zéro de la bêtise obamienne.
Laurent Fabius braille que « Bachar al
Assad doit partir. Bachar al Assad, à
terme, c’est fini … Le degré de violence
atteint l’y contraindrait ».
William Hague, ministre des Affaires
Etrangères britannique, renchérit  :  «  La
Syrie est menacée par une situation de
chaos plus profonde qu’elle n’en a connu
depuis un an et demi ». Bien entendu Mme
Merkel adopte le même ton.
On observera toutefois que le jour même
où tous les gouvernements se fendaient de
vertueux trémolos saluant les 94 ans de
l’ancien chef terroriste communiste Nelson Mandela, responsable de centaines de
victimes d’attentats, pas un seul n’a eu le
moindre mot de compassion envers le gouvernement syrien, frappé par le même terrorisme. Cela seul est signe de la sinistre
complicité liant les terroristes et la plupart
des états représentés à l’ONU. Alors que
ce n’est plus un secret pour personne que
ces terroristes, venus d’Irak, de Libye,
d’Afghanistan, du Maghreb, du Qatar,
d’Arabie Séoudite, armés et financés par
ces deux monarchies totalitaires, entraî-

nées et encadrées sur le terrain par des
forces spéciales américaines, britanniques,
turques, ne sont que le bras armé du pouvoir mondial en pleine expansion.
D’ailleurs comment ne pas percevoir
depuis des semaines la relative modération
des interventions du Secrétaire général
actuel des Nations Unies Ban-Ki-Moon et
de l’ancien, Kofi Annan, devenu médiateur, impliquant les deux camps dans leur
critique des violences. Sachant parfaitement qui commandite sur place les troupes
qui mettent le pays en coupe réglée. Au
prétexte parfaitement mensonger de se
battre pour la démocratie.
Une semaine plus tôt était fallacieusement
imputé aux troupes gouvernementales un
massacre de civils — « des femmes et des
enfants » était-il précisé — précipitant aussitôt un déluge de protestations indignées — Clinton : «  des massacres indicibles contre son peuple », Hollande : « Un
pays a décidé d’employer la force pour
écraser son propre pays ». On sait en effet
aujourd’hui que ce sont les mercenaires djihadistes de l’Armée Syrienne Libre qui
commettent les atrocités qu’aussitôt l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme,
depuis Londres, impute aux troupes gouvernementales. Faut-il rappeler les dizaines
d’attentats suicides qui firent des centaines

Radwan Ziadeh, omniprésent
émissaire du Mondialisme
A la fin des années 1990 Radwan Ziadeh
fonda une des premières associations destinées à renverser Assad. Ses activités
menèrent les autorités à s’intéresser à lui.
Il fut à plusieurs reprises interrogé. Craignant d’être emprisonné il s’enfuit aux
Etats-Unis. Auparavant il avait été une des
chevilles ouvrières de
«  La déclaration de
Damas » d’octobre 2005
signée par 250 intellectuels syriens. Se prétendant pacifique et consensuelle, elle dénonçait
« un gouvernement autoritaire, totalitaire et corrompu » et elle demandait «  une réforme pacifique et graduée du système ». Vieille tactique
utilisée depuis des
années à travers le
monde par le départeD.R.
ment d’Etat et l’Open
Society de Georges
Soros afin de déstabiliser les gouvernements dont on veut se débarrasser et qui,
s’ils n’aboutissent pas rapidement par une
prise du pouvoir par la rue, débouche inéluctablement par l’intervention armée de
l’OTAN et des Etats-Unis comme on l’a vu
en Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan,
en Libye. Et cela aurait été le cas depuis
des mois sans l’opposition obstinée de la
Russie et de la Chine.
Ziadeh est directeur des relations extérieures au Syrian National Council. C’està-dire, que plus encore que Bassama Kodmani, il a pour fonction d’organiser et de
diffuser la propagande de l’Opposition
dans l’ensemble du monde et surtout dans
la sphère capitale qu’est le monde anglosaxon et singulièrement les Etats-Unis où
il vit depuis des années. Pour y parvenir il
dispose d’un arsenal de relations et de
complicités. On croyait impossible d’être
mieux infiltré que sa collègue, de façon
plus ou moins clandestine, dans les grands
réseaux de la gouvernance mondiale. Mais
cela n’était rien à côté des relations
construites au fil des ans par Radwan.
Commençons par son appartenance à
l’US Institute of Peace, un cercle de
réflexion financé par le budget fédéral. Il
se définit comme « un centre indépendant,
non partisan destiné à gérer les conflits,
créé par le Congrès afin d’empêcher ou de
réduire les conflits internationaux sans
recourir à la violence ». L’enfer aussi est

pavé de bonnes intentions. L’USIP donne
d’ailleurs deux exemples de son efficacité.
L’Irak où son intervention aurait dès 2006
considérablement réduit en quelques mois
les affrontements entre Irakiens et entre
Irakiens et Américains. Le second serait
que grâce à son action diligente des centaines de médiateurs
formés
en
Libye
auraient prévenu les
conflits intérieurs après
la “libération” du pays !
Son président est
Richard Solomon, qui
appartient au plus
important think-tank
mondial, la Rand Corporation ainsi qu’à la
Carnegie Commission.
Ancien collaborateur de
Kissinger, nommé par le
père Bush, secrétaire
d’Etat adjoint pour
l’Asie et le Pacifique, il
est membre de l’USAsia Pacific Council, véritable repaire de
néo-conservateurs. L’USIP est saturé de
membres du ministère de la Défense et du
Conseil de Sécurité Nationale. En février
de cette année il figura parmi les pétionnaires demandant à Obama d’intervenir
militairement en Syrie. Signèrent la
requête, entre autres, l’ancien chef de la
CIA et haut responsable néo-con James
Woseley, l’ancien conseiller en communication de George Bush Carle Rove, Elizabeth Cheney, fille aînée de l’ancien-viceprésident de Bush, elle-même ancienne
présidente du Groupe d’Opérations
Iran/Syrie au Pentagone. Clifford May du
Committee on the Present Danger dans
lequel figurent les gros bataillons néoconservateurs ainsi que les clubs de
réflexion qui leur sont associés et qui
défendent avant tout la stratégie de
déstructuration du Moyen-Orient suivie
depuis 1948 par l’Etat d’Israël : l’American Enterprise Institute, l’AIPAC etc… En
2009, Ziadeh, lui aussi, a intégré Chatham
House. En juin 2011 il participa à un débat
intitulé « Vision pour l’avenir politique de
la Syrie » en compagnie du porte-parole du
SNC Osama Monajed et d’un membre de
cette même organisation Najib Gadban.
Celui-ci, selon le Wall Street Journal, alors
qu’il était professeur de Sciences politiques à l’Université de l’Arkansas, en
2005 déjà, avait servi d’intermédiaire entre
le gouvernement américain et l’opposition

syrienne naissante. Il appartient actuellement au secrétariat général du SNC et au
Centre Syrien d’Etudes Politiques et Stratégiques (SCPSS) qui a son siège à
Washington et a été créé par Ziadeh.
En 2008 déjà celui-ci avait été la cheville
ouvrière d’une importante conférence qui
se tint dans un bâtiment de l’administration
fédérale à Washington et dont le thème
était : «  La Syrie en Transition ». Réunion
placée sous le double patronage d’une
organisation basée aux Etats-Unis, le
Democracy Council et d’une autre, le
Mouvement pour la Justice et le Développement (MJD) dirigé en Grande-Bretagne
par Anas-Abdah, son frère Malik et
quelques autres Syriens fort diplômés réfugiés en Angleterre. L’ennui est qu’il existe
des liens très forts entre l’Observatoire
Syrien des Droits de l’Homme, véritable
organisation de désinformation qui inonde
le monde de ses communiqués mensongers, et la chaîne de télévision par satellite
BaradaTv que dirige Malik, et dont Wikipeaks a montré qu’elle était financée par le
Département d’Etat américain.
Après la réunion, on pouvait lire sur le
site du MJD : « La conférence a remporté
un succès exceptionnel. Toutes les salles
qui nous avaient été prêtées étaient pleines
de monde. Membres de la Chambre des
Représentants et du Sénat, délégués des
clubs de réflexion, journalistes et expatriés
».
Ziadeh est membre de l’ISPU, Institut
pour la Compréhension et la Politique
Sociale, également situé à Washington. Il
s’agit encore d’un « think-tank indépendant, non partisan conduisant une
recherche empirique objective, sur certaines des questions les plus sensibles auxquelles l’Amérique doit faire face ». Au
premier rang desquelles « les musulmans
américains et les communautés musulmanes dans le monde ». La plupart des
directeurs sont des universitaires, des chirurgiens, des spécialistes de la médecine la
plus avancée, des avocats. Tous éduqués
aux Etats-Unis, n’ayant aucune attache ni
affinité avec leurs pays d’origine. La plupart appartenant à des cercles de décideurs
mondialistes américains. Toutes les
grandes fondations américaines — New
America, Pew, Carnegie, Century, Brookings, une vingtaine parmi les plus grandes
universités et également l’USIP contribuent financièrement à l’ISPU. Tandis que
le Fonds Rockefeller, Proteus, (Fonds
ayant des ramifications dans toute l’ex-

de victimes dont aussitôt radios et télévisions du monde accusèrent les services
secrets syriens d’être les auteurs. Revendiqués depuis par des groupes terroristes qui
luttent contre le gouvernement de Damas.
Et la mort des journalistes Ochlik et Colvin, celle de Gilles Jaquier, le 11 janvier
2011, dont on sait désormais qu’elles furent
provoquées par des tirs venus de quartiers
tenus par des mercenaires de l’ASL ? Avant
chaque session de l’ONU sur la Syrie surviennent massacres, attentats et destruction.
Est-il sot, ce Bachar ?
Nous avons ici étudié l’état de servilité,
la domestication, devrait-on dire, des plus
connus des porte-paroles, tous réfugiés à
l’étranger, de la soi-disant “libération”
syrienne. Depuis des années ils sont au service des plus puissants groupes commis à
la transformation de cette planète en un
univers globalisé et totalitaire. L’affaire
syrienne  — comme l’irakienne, la
libyenne, l’égyptienne et tant d’autres —
fait intégralement partie de cette stratégie.
Ces hommes et ces femmes en sont les
mercenaires. Nous aurions pu en ajouter
beaucoup d’autres. D’autres instruments
d’investissement des esprits et des
consciences. Comme Human Rights
Watch, le concurrent d’Amnesty International, qui, financé par George Soros, joue
également un rôle d’avant-garde dans la
désinformation majuscule qui a fait de
Bachar El Assad et de son entourage les
nouveaux boucs émissaires de la croisade
démocratique.
René BLANC.

trême gauche US, 53 fondations lui sont
affiliées, parmi lesquelles Piper qui émarge
à l’empire Soros). Tides (fondation d’extrême gauche, proche des milieux musulmans extrémistes, financée par Heinz, la
société agro-industrielle de la milliardaire
épouse de John Kerry et par la Fondation
Ford et George Soros). Pillars, association
catholique nord américaine, le soutiennent
généreusement. Toutes ces fondations sont
éminemment engagées dans l’unification
mondiale.
Ziadeh a été « chercheur invité » par le
programme «  Doubaï Initiative  » de la
faculté John Kennedy d’Harvard qui soutient le développement et la modernisation
de Doubaï. Reçu également par l’Institut
d’Etudes du Moyen-Orient de l’Université
Georges Washington, l’Université de New
York, celle de Georgetown, Il fut également boursier de la NED (National
Endowment for Democracy), créée par
Reagan et qui est la plus puissante organisation de l’Etat américain chargée de
déstabiliser les pays qui ne conviennent
pas à l’administration américaine. On se
souvient de ses interventions calamiteuses
en Ukraine, en Serbie, en Géorgie et au
Monténégro. Il finance actuellement plus
d’une douzaine de mouvements de contestation contre le gouvernement iranien. Au
nombre de ses programmes figurent les
Bourses Reagan-Fascell dont Ziadeh bénéficia. Avant cela il avait été chercheur
invité au centre pour l’Etude des droits de
l’Homme de Columbia, au centre des
droits de l’Homme de Harvard. Il fut également boursier de Chatham House à
Londres (Royal Institute of International
Affairs — RIIA), de l’USIP, de l’Institut
Américain de la Paix. Parmi ses nombreuses distinctions on soulignera celle
que lui remit, pour son zèle dans la défense
des Droits de l’Homme, le World Movement for Democracy, autre appendice du
NED.
Ziadeh apparaît dans une bonne quinzaine d’organisations du même style,
reliant Droits de l’Homme, démocratie,
Moyen-Orient, Monde Arabe etc. Avec au
bout du compte son combat, mené de l’extérieur, contre la famille El Assad, avec
l’appui des autorités américaines, jamais
remis en cause quel que soit le résident de
la Maison-Blanche.
J. R.

< zepresse.fr>
Un site très utile pour connaître
les kiosquiers dépositaires de
vos titres favoris (en commençant bien sûr par RIVAROL !) les
plus proches de chez vous.

N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

9

Ce Conseil National Syrien qui grouille de néo-conservateurs
L
(Dessin de CHARD.)

E
12 juillet,
dans le quotidien travailliste
britannique The Guardian, le jeune reporter
d’investigation Charlie Skelton est parvenu
à faire passer, sous un
titre très significatif
« 
L’Opposition
syrienne : et qui est-ce
qui parle  ? », un
article si stupéfiant
qu’il
est
depuis
devenu viral sur Internet, prenant d’assaut
d’innombrables sites.
Il nous pardonnera de
lui avoir emprunté une partie des informations publiées dans ces pages. Skelton s’est
déjà fait une solide réputation d’iconoclaste
opiniâtre en forçant son journal peu enclin
à ce genre de divulgations jusqu’ici réservées aux organes d’extrême droite, “complotistes”, comme ils disent, en mettant à
nu depuis plusieurs années les arcanes du
Bilderberg. Mais saluons son dernier
exploit qui, en quelques paragraphes soigneusement recherchés, a arraché le voile
d’hypocrisie qui depuis des mois enrobe
l’affabulation des révolutions arabes, qu’il
s’agisse de la Tunisie, de l’Egypte ou des
deux plus apocalyptiques, celle de la Libye
et l’actuelle mystification syrienne. Kelton
a soigneusement fouillé dans les riches
pedigrees de Bassma Kodmani et de Radwan Ziadeh. Et ausculté ceux d’autres personnages aussi douteux. Ou d’organisations
inféodées à ceux qui, depuis les Etats-Unis,
déroulent le programme insensé visant à
briser les territoires arabes en factions antagonistes pour la plus grande satisfaction du
seul qui en tire avantage : l’Etat d’Israël.
Ainsi a-t-il exhumé de son anonymat un
autre haut responsable de la faction oppositionnelle syrienne : Osama Monajed. Egalement porte-parole du SNC, s’il est moins
tonitruant que les deux autres. Lui, en
revanche, ne fait mystère ni de ses étroites
relations avec les néo-conservateurs américains ni de la nécessité, s’étant débarrassé
des dictateurs “arabes” — Hussein, Kadhafi,
Assad — de renouer, fût-ce sur le dos des
Palestiniens (le mari de Bassma Kobmani
est Palestinien) avec Israël. Monajed participa en mai 2011 avec son collègue du SNC
Ammar Abdulhamid à une table ronde sur la
Syrie organisée par l’American Enterprise
Institute (AEI), le principal think tank néocon, animée par la très radicale et sioniste
Danielle Pletka. Cet Abdulhamid est un ami
personnel du néo-conservateur Michaël
Rubin et est très proche du WINEP
(Washington Institute for Near East Policy)
et de l’AEI. De fortes affinités se sont tissées
entre certains membres dirigeants du SNC,
les milieux mondialistes et néo-conservateurs américains et les néo-conservateurs alignés sur le Likoud. Monajed est un homme
de media. Très sollicité par la BBC, étant, il
est vrai, le fondateur d’une chaîne satellitaire, Barada Tv, dont il céda la direction à
Malik Al Abdeh, créateur du Mouvement
pour la Justice et le Développement. Or
Wikileaks, relayé d’ailleurs par le Washington Post, révéla les liens étroits entre Barada
Tv et le MJD, « un réseau d’exilés syriens

RIVAROL

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Lucchini, dit Pierre Dominique (1970-1973) / 3) †
Maurice Gaït (1973-1983) / 4) Marie-Luce Wacquez, dite Camille-Marie Galic (1983-2010)

basés à Londres.
Les câbles diplomatiques américains
classifiés montrent
que le département
d’Etat a transféré 6
millions de dollars
au groupe depuis
2006 afin d’opérer
une chaîne satellite
et de financer
d’autres activités à
l’intérieur de la
Syrie ». Monajed se
contenta de déclarer
que
lui-même
n’avait jamais touché un penny. Le
Washington Post cependant persista dans ses
affirmations : « Les exilés syriens ont bien
reçu de l’argent d’un programme appelé
Middle East Partnership Initiative que le
département d’Etat a fait parvenir par le
truchement d’une société enregistrée en
Californie, Le Democracy Council ». Et ce
n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les
opposants syriens, en particulier l’Armée
Syrienne Libre ont depuis reçu des Etats du
Golfe et du Département d’Etat ou des associations de Soros des centaines de millions
de dollars.
Ce déferlement d’argent accompagne le
développement spectaculaire du statut du
SNC. Le ministre britannique des Affaires
Etrangères Hague est catégorique : « Le
SNC est le représentant légitime du peuple
syrien », assure-t-il. L’ambassadeur américain Dennis Ross confirme : « Il est temps
d’étendre le statut du SNC ». Ross n’est
pas n’importe qui. Ce familier du Bilderberg et de la Trilatérale, coordinateur pour
le Moyen-Orient sous Clinton, fut nommé
par Bush directeur de la Planification Politique au Département d’Etat. Juif, très pratiquant, néo-conservateur, il participa à la
création de l’AIPAC  — Comité des
Affaires Publiques Americano-Israéliennes, et du WINEP, Washington Institute for Near East Policy. Qu’Abdulhamid
fréquente assidûment.

L’IMPOSTEUR SOLITAIRE
QUI DÉSINFORME LE MONDE
Un nouvel intervenant apparaît ici, Le
journaliste new-yorkais du Daily Telegraph de Londres, Michaël Weiss dont le
propos prolonge celui de Ross  :  « Une
intervention militaire en Syrie n’est pas
affaire de préférence mais d’inéluctabilité ». La stratégie de désintégration des
néo-conservateurs, dans la mouvance du
gouvernement israélien, est plus que
jamais d’actualité. Weill en effet est le
directeur de la communication de la Henry
Jackson Society, un cercle de décideurs
ultra néo-conservateurs, partisans de la
méthode forte, pour régler les conflits. On
y trouve des néo-cons de la pire espèce,
James Woolsey, Michaël Chertoff, Robert
Kagan, William Kristol, Josuah Muravchick, Richard Perle.
Weiss a rédigé un rapport — « Intervention en Syrie ? Une évaluation de la légalité, de la logistique e des impondérables »
—, repris à son compte par le SNC. Rebaptisé « Safe Area for Syria », il a été édité
ABONNEMENTS : 2 ans : 194 euros — 1 an : 114 euros —
6 mois : 64 euros — 3 mois : 36 euros — soutien : 175 euros
— propagande  : 210 euros —1 an (chômeurs, étudiants,
lycéens, personnes en grande difficulté) : 100 euros.
ABONNEMENTS PAR PRÉLÈVEMENT AUTOMATIQUE : 12 euros par mois (imprimer le bulletin sur notre
site Internet ou le découper dans le journal dans les numéros
où nous le publions)
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ETRANGER : 1 an : 126 euros — 6 mois : 75 euros.
● Supplément par avion : 24 euros pour un an et 12 euros
pour 6 mois.
● Reliure RIVAROL (contient une année entière du journal) :
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* Pour tout changement d’adresse, joindre 2 euros et la dernière bande (ou indiquer l’ancienne adresse). Ecrire nom et
adresse en CAPITALES. Délai dix jours.
Règlement par chèque établi sur une banque domiciliée en
France, à l’ordre d’Editions des Tuileries ou virement à notre
compte : La Banque postale IBAN : FR33 2004 1000 0104
5321 9K02 048 (BIC : PSSTFR PPPAR)

Directeur de la publication et de la rédaction, édiSARL “Editions des Tuileries”, au capital de 51 000
torialiste : Fabrice Jérôme BOURBON
CONSEIL DE RÉDACTION :
Petrus Agricola, René Blanc, Léon Camus,
Chard, Jim Reeves, François-Xavier Rochette et
Robert Spieler.

euros pour 99 ans, à partir du 20 mai 1949. Maquettiste : B. Archier — Imprimerie : Roto Presse Numéris, 36-40 boulevard Robert Schuman, 93190 Livry
Gargan — Dépôt légal : à parution — Gérant et principal associé : Fabrice Jérôme Bourbon. CPPAP n°
0213 C 82763, ISSN n° 0035 56 66.

par le directeur d’un autre think tank, le
SRCC, Centre de Communication et de
Recherche Stratégique, un certain Osama
Monajed.
Ainsi que l’écrit Charlie Skelton, bouclant la boucle : « Le fondateur de Barada
TV, Osama Monajed a fait publier le rapport Weiss par sa propre organisation, le
SRCC, et l’a fait accepter par le Conseil
National Syrien avec le soutien de la
Henry Jackson Society ».
Michaël Weiss, est très lié au site NowLebanon, et à sa filiale NowSyria, l’un et
l’autre réclamant une intervention militaire
en Syrie. Ces deux sites ont été créés par
l’ex-Agence de communication londonienne aujourd’hui propriété de Publicis,
Saatchi &Saatchi. Dont on rappellera
qu’elle fut créée par une famille juive originaire d’Irak.
Concluons tout de même sur le dernier
instrument de la falsification syrienne. La
quasi-totalité des “informations” syriennes
dont sont gavées les opinions publiques,
émanent de l’Observatoire Syrien des
Droits de l’Homme, bien que, ainsi que le
dit perfidement l’Agence Reuters, « ces
affirmations n’aient pas pu être confirmées
de source indépendante en raison des restrictions imposées par le régime au travail
des journalistes ». On se souvient que
lorsque des dérogations furent données à
ces derniers ils furent la cible de tirs des
“déserteurs” et les media en accusèrent le
gouvernement de Damas  ! D’autres
sources existent, pas moins crédibles.
IRIB, par exemple, l’agence iranienne,
dont nous citons ici deux dépêches. Ou
l’Agence officielle syrienne, SANA, qui
bien entendu donne un tout autre son de
cloche mais on ne voit pas en quoi elle
serait moins crédible que l’Observatoire.
Depuis un an et demi, donc, la quasi-totalité des “informations” sur les évènements

de Syrie, de la pure propagande, émanent
de l’Observatoire Syrien des Droits de
l’Homme qui entretient d’étroites relations
avec Osama Monajed, le Conseil National
Syrien et l’Armée Syrienne Libre. Tony
Cartalucci, du site Landdestroyer.com,
l’un des plus fins analystes de cette crise,
écrit : « Depuis plus d’un an, quelle que
soit la dépêche, l’Observatoire Syrien des
Droits de l’Homme est la référence de
toutes les Agences occidentales, l’AFP,
l’Associated Press, CNN, MSNBC, CBS,
BBC et par les plus grands journaux occidentaux. On imagine une puissante organisation avec des centaines de correspondants sur le terrain, documentant les
preuves en Syrie par photos et vidéos,
s’accordant avec la Presse étrangère afin
“d’observer” de façon transparente et
objective les conditions du respect en Syrie
“des Droits de l’Homme”… Mais, stupéfiant, l’Observatoire Syrien des Droits de
l’Homme n’est rien de tout cela. En fait il
s’agit d’un homme seul, assis derrière un
ordinateur dans un appartement britannique, qui assure recevoir des coups de
téléphone qui, systématiquement, dénigrent le gouvernement syrien et encensent
l’Armée Syrienne Libre. Rami Abdulraman
est un militant de l’opposition syrienne
uniquement intéressé par la chute du gouvernement de Damas ».
On a là, en quelques lignes, la gigantesque escroquerie entretenue depuis des
mois par tous les media occidentaux, falsifications et bobards, comme en Lybie,
comme en Irak, mis au service d’un pouvoir militaro-industriel planétaire pour
lequel tout est bon qui lui permette de progresser dans son avancée hégémonique.
Avec le soutien précieux de journalistes
domestiqués et lobotomisés.
J. R.

France Culture et Vouanchet plus que
jamais dans le mensonge et l’imposture
Sitôt informés de l’attentat qui avait
coûté la vie à plusieurs importants dirigeants syriens, tout à une joie qu’ils parvenaient difficilement à cacher, Vouanchet et
ses complices des « Matins de France Culture », s’empressèrent de bouleverser leur
programme afin d’annoncer au monde
démocratique en transes que Bachar El
Assad vivait ses derniers moments de dictateur et que la révolution était quasiment
victorieuse.
Attardons-nous un instant sur cette émission qui illustre parfaitement ce que nous
tentons d’exposer ici : la totale soumission,
sans le moindre doute, à l’unique source à
partir de laquelle un véritable procès en sorcellerie est instruit contre tout gouvernement n’ayant pas l’heur de plaire aux Etats
et aux journalistes militants pour lesquels
seuls les soi-disant Observatoires des
Droits de l’Homme détiendraient la vérité
révélée. Quatre grands témoins vinrent
assister Vouanchet dans sa quête euphorique. Deux journalistes du sérail, un politologue, exégète de l’Islam, et une des principales responsables du Conseil National
Syrien, supposé prendre la place de Bachar.
Nous ne nous étendrons pas sur le cas de
Gilles Kepel, qui depuis quelques années
est certainement en France le plus médiatisé des spécialistes de l’islam. Directeur
de la chaire Moyen-Orient/Méditerranée
de l’IEP de Paris, il règne en ce domaine
sur les media, au point de disposer d’une
tribune hebdomadaire sur France Culture,
Le Monde selon Gilles Kepel, d’où il développe le plus politiquement correct des discours, prenant sans nuance le parti des prétendues révolutions arabes.
Georges Malbrunot, le jour même où il
entendait nous informer sur la situation
syrienne, publiait dans Le Figaro une
petite pièce misérable en guise d’oraison
funèbre pour Assef Shawkat, le beau-frère
de Assad, ministre adjoint de la Défense :
« Un monstre froid » … « détenteur des
secrets du régime, dont il connaissait
toutes les turpitudes », « il (en) a incarné
la capacité de nuisance hors du territoire ». «  Assef fit ses classes dans les

commandos parachutistes à Hama en
1982, où, fait-il dire à un de ses « interlocuteurs français », 15 000 islamistes furent
liquidés (sic) ». Un peu court, monsieur. Il
s’est agi d’une bataille rangée qui dura
trois semaines entre les troupes d’élite de
l’armée syrienne dont un millier de paracommandos furent tués et des milliers de
Frères Musulmans solidement armés et
retranchés dont les violences répétées en
Syrie, comme dans tous le monde arabe,
durent être contrôlées par la force. Depuis
des mois ils multipliaient les attentats et le
2 février 1982 massacrèrent une cinquantaine de fonctionnaires. Il est curieux
comme depuis quelques mois les Frères
Musulmans, alliés de l’Occident, en
Libye, en Egypte, en Syrie, sont devenus
dans nos media menteurs de si gentils islamistes.
Jean-Pierre Perrin, lui, est de Libération,
et il nous brosse, dans un cahier de cinq
pages par ailleurs totalement sympathisant
des terroristes anti-Bachar, l’intéressant
portrait de Fadi, 26 ans, « devenu un tueur
dont la mission est de tuer des dignitaires
et les chefs des miliciens  ». On nous y
explique avec fascination le combat de ce
Robin des Bois sympathique. Certes, il a
bien trucidé quelques médecins alaouites
« qui avaient éliminé des blessés que l’opposition leur avait (amenés)… ». Mais
ceux qu’il tue sont des salauds. Les chabihas sont des « des voyous transformés en
miliciens ». Les dignitaires du régime sont
« chargés de ses plus basses œuvres ». Et
tout à l’avenant. C’est donc cet impeccable
journaliste, campé sur ses règles déontologiques que Vouanchet fit intervenir afin de
donner la contradiction à Malbrunot et
Kepel. Telle est bien la mesure et l’impartialité qui règnent dans ce milieu mediatique libéré.
Le dernier témoin dans ce débat en forme
de censure, s’imposait ! Bassma Kodmani
est une des grandes responsables du
Conseil National Syrien qui veut la tête de
Bachar.
R. B.

10

N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

Les penseurs politiques antimodernistes
Georges DILLINGER

LE RENVERSEMENT
DES VALEURS
Après bien d’autres mais avec le regard
d’un homme de science, l’auteur synthétise les causes profondes de la « culbute
par la subversion nihiliste » de la loi naturelle et des principes fondateurs de toute
communauté civilisée en rendant compte
de l’accélération vertigineuse du processus d’effondrement de l’ordre intellectuel,
spirituel et moral qui caractérise les sociétés occidentales contemporaines et plus
particulièrement la nation française. Le
Vrai, le Bien, le Beau, ces critères philosophiques définis par les Anciens, que le
monde médiéval reprit à son compte pour
édifier les cathédrales et dont l’observance
s’est perpétuée vaille que vaille jusqu’au
milieu du XXe siècle, ont fait place à leurs
antonymes : le faux, le mal et la laideur
imposent désormais leur dictature.
Elaborée dans les Loges maçonniques
issues des Lumières, l’hérésie moderniste,
un temps freinée par la politique de
redressement national du
maréchal Pétain durant
l’occupation, redouble de
virulence lors de la sanglante Epuration de 1944,
cette révolution gaullocommuniste qui ridiculise
le triptyque honni TravailFamille-Patrie. Sous la vision manichéenne des vainqueurs, l’histoire est
grossièrement réécrite, la recherche interdite sous peine de lourdes sanctions
pénales. G. Dillinger passe en revue les
événements des soixante-cinq dernières
années (Indochine, Algérie, Vatican II,
Mai-68, le «  délire productiviste  » des
« Trente Glorieuses »…) qui présidèrent
à l’instauration de l’idéologie mondialiste,

Cinéma

véritable arme de guerre destinée à
anéantir ce qui reste des traditions ancestrales.
Au-delà de la crise économique dont les
media aux ordres nous rebattent les
oreilles, la dénatalité reste le facteur
majeur de la quasi-disparition de notre
identité ; à de rares exceptions près,
depuis les origines, tous les peuples, mus
par l’instinct biologique de survie, ont
sacralisé la fécondité, combattue férocement de nos jours grâce aux techniques
suicidaires de non-procréation.
Autre puissant moteur de décomposition des mœurs, l’inversion sémantique ;
par un glissement de sens insidieux, les
mots ont perdu leur signification originelle et ne recouvrent plus que des réalités falsifiées (la locution « culture de
mort » inventée par Jean Paul II dénie le
caractère positif du vocable “culture” ;
débarrassé de sa connotation contrenature, voire infamante, le terme neutre
“homosexualité” s’est substitué à la “sodomie”, ce comportement contre-nature fustigé dans les textes bibliques). Une foule
d’autres exemples illustrent le propos de
l’auteur ; ainsi de « l’insécurité » régnant
dans « le 9-3 » pour désigner les actions
criminelles d’analphabètes inassimilables
protégés par des magistrats et politiciens
véreux.
Ce bilan plonge le lecteur dans une réalité véritablement apocalyptique. La couverture de l’ouvrage reproduit une magnifique huile sur panneau de l’Ecole française du XVIe siècle, L’Arbre du Bien et du
Mal, allégorie à la source de tous nos
maux.
_____

Marie-Gabrielle DECOSSAS.

228 pages, 21 €. Editions Dominique Martin
Morin, BP 263 86007 Poitiers cedex.
<contact@editionsdmm.com>.

Maurice Barrès

Maurice Barrès est né le 18 août 1862 à
Charmes (Vosges). Nous avons déjà évoqué Maurice Barrès en tant que pamphlétaire. Analysons ses idées et son credo
artistique. Ce maître à penser de la droite
nationaliste a développé sa pensée autour
de deux axes : le culte du Moi et « la terre
et les morts ». Celui qui fut surnommé « le
prince de la jeunesse » fut admiré tant par
Léon Blum que par Jean Tharaud, Henri
Massis ou Paul Bourget. C’est dans sa
revue « Les taches
d’encre », fondée en
1884, qu’il expose son
credo esthétique et
politique  : « Notre
tâche sociale, à nous,
jeunes hommes, c’est
de reprendre la terre
enlevée, de reconstituer l’idéal français
qui est fait tout autant
du génie protestant de
Strasbourg que de la
facilité brillante du
D.R.
Midi. Nos pères faillirent un jour  : c’est
une tâche d’honneur qu’ils nous laissent
[…] Nous dirons la France est grande et
l’Allemagne aussi. Quels que soient,
d’ailleurs les instants de la politique, trois
peuples guident la civilisation dans ce
siècle  : la France, l’Angleterre, l’Allemagne aussi. Et ce serait pour nous une
perte irréparable si l’un de ces flambeaux
disparaissait. Le patriotisme d’aujourd’hui ne ressemble pas plus au chauvinisme d’hier qu’au cosmopolitisme de
demain. Nous avons des pères intellectuels
dans tous les pays. Kant, Goethe, Hegel
ont des droits sur les premiers d’entre

Quatre hommes et quatre femmes

Tout arrive ! Cette semaine, la rubrique
ciné quitte les rivages anglo-saxons dont
certains esprits chagrins déplorent qu’elle
les aborde trop souvent, pour se consacrer
au 7e art de la vieille Europe continentale
avec deux films aussi différents l’un de
l’autre qu’il est possible, ACAB de Stefano
Sollima et Bowling de Marie-Castille
Mention-Schaar.
Acronyme d’all cops are bastards, slogan
anti-flics universel jailli des gosiers pour
la première fois en Grande-Bretagne lors
des violentes manifestations contre la politique de la Dame de fer durant la longue
grève des mineurs de mars 1984 à mars
1985, ACAB immerge le spectateur dans
la vie quotidienne de quatre celerini (équivalents italiens de nos CRS) d’une unité
d’élite des brigades d’interventions spéciales : Cobra, Nero et Mazinga, un trio
infernal de vétérans donnant de la
matraque sur le crâne des émeutiers de
tous poils, altermondialistes, casseurs,
hooligans et autres indésirables, depuis les
affrontements sanglants du G8 de Gênes
en 2001, et Adriano, une jeune recrue
idéaliste, ancien voyou repenti, qui vient
d’intégrer leur équipe. Traités de haut par
leur hiérarchie et les autres corps de
police, cibles de la haine de la populace,
ces hommes chargés des basses besognes
sont payés des clopinettes pour faire
régner un semblant d’ordre dans une
société italienne gangrénée par la corruption, la crise économique et la déliquescence morale. Après son bizutage cruel,
une séquence mémorable, Adriano est
accepté par ses collègues dont l’inflexible
leader, Cobra, un nostalgique du Duce,
assume sans états d’âme les multiples
atteintes au droit de la racaille commises
dans l’exercice de ses fonctions répressives. Porté par le jeu tout en finesse du
charismatique comédien Pier Francesco
Favino (remarqué en 2005 pour son rôle
du Libanais, l’un des truands les plus
redoutables de Romanzo Criminale, le
célèbre néo-polar de Michele Placido), ce
Cobra facho, xénophobe, raciste et j’en

passe, reste néanmoins attachant et sympathique même dans ses pires débordements de violence incontrôlée. Sollima ne
porte pas de jugement moral sur lui non
plus que sur ses coéquipiers en proie eux
aussi à de sérieux troubles existentiels et
familiaux, notamment le pauvre Mazinga
dont le rejeton est un skin néonazi aimant
plus que tout faire une tête au carré aux
immigrés. Si les caractères sont fictifs, la
plupart de leurs interventions musclées,
euphémisme, sont inspirées de faits réels
ayant défrayé la chronique de l’autre côté
des Alpes, en particulier le passage à
tabac mortel d’un supporteur de foot en
2007. Caméra à l’épaule, dans un style
reportage pris sur le vif, le réalisateur
épouse complètement le point de vue de ces
représentants de la loi et de l’ordre,
ultimes et dérisoires remparts contre les
hordes barbares d’en face. Sans doute
voulait-il au départ, en bon intello humaniste, dénoncer leurs dérives sécuritaires
et le fascisme rampant en Italie, mais au
bout du compte, ACAB, dont le dénouement est furieusement ambigu, apparaît
plus comme un film réactionnaire que
comme un brûlot d’extrême-gauche. Viva
Italia !

Après ce monde de brutes machos, un peu
de douceur féminine maintenant avec
Bowling, le second long-métrage réalisé
par Marie-Castille Mention-Schaar dont
le principal coup d’éclat dans la profession est d’avoir produit en 2002 l’excellente fantaisie historique d’Antoine de
Caunes, Monsieur N. Si les talents de
cinéaste de la dame ne sautent pas encore
aux yeux — sa mise en scène impersonnelle est celle d’un banal téléfilm de prime
time — elle fait preuve en tout cas d’un
courage, ou d’une inconscience, hors du
commun en nous proposant une histoire
édifiante au possible tirée d’un authentique fait divers survenu en 2008 dans la
Bretagne profonde. Pour empêcher la fer-

meture de la maternité de l’hôpital de
Carhaix, les habitants ont manifesté pendant plusieurs mois avant d’obtenir gain
de cause. Un beau sujet de comédie sociale
bien dans l’air du temps pour Marie-Castille Mention-Schaar qui a écrit un scénario bretonnant comme il se doit, donnant
le beau rôle aux femmes en général et à ses
quatre actrices en particulier.
Catherine (Frot), une DRH parisienne,
est envoyée à Carhaix pour préparer la
restructuration de l’hôpital avec en ligne
de mire la fermeture du service de la
maternité qui perd trop d’argent. Au
contact des deux pittoresques piliers de
l’endroit, Mathilde (Seigner), la sagefemme à poigne et Firmine (Richard), la
puéricultrice antillaise, la bourgeoise plutôt coincée se décoince et finit par prendre
fait et cause pour la résistance à la fermeture programmée avec l’aide précieuse de
Louise (Laurence Arné), la dynamique
propriétaire du Bowling local. Face à un
tel quatuor féminin, pour ne pas dire féministe, la gent masculine de Carhaix peut
avoir les boules…
La trame est bien mince et bourrée jusqu’à la gueule de clichés folkloriques mais
dans ses limites étroites cela donne néanmoins une fable pleine de charme et d’humour bon enfant par la grâce des quatre
comédiennes en parfaite osmose les unes
avec les autres. L’occasion en tout cas
d’échapper le temps de la projection au
cynisme et à la sinistrose de l’époque.
Patrick LAURENT.

Chard sur la Toile
Allez donc vous délecter des caricatures de Chard auxquelles un de ses
admirateurs, fervent lecteur de RIVAROL, vient de consacrer un site, déjà
très fréquenté :

<http://dessinsdechard.free.fr>

nous. » On constate que Barrès se moque
d’un certain patriotisme tapageur et du
chauvinisme culturel.
Le nationalisme consiste en l’acceptation
et l’utilisation des influences que nous
subissons. C’est un déterminisme. Une
longue suite d’ancêtres nous a fait tels que
nous sommes. Nous ne sommes pas libres.
La terre et les morts guident nos actions et
nos idées. Barrès écrira  : «  Nous ne
sommes
pas
les
maîtres des pensées
qui naissent en nous.
Elles ne viennent pas
de notre intelligence.
Elles sont des façons
de réagir où se traduisent de très anciennes
dispositions physiologiques. Selon le milieu
où nous sommes plongés, nous élaborons
des jugements et des
raisonnements. La raison
humaine
est
enchaînée de telle
sorte que nous repassons tous dans les pas
de nos prédécesseurs.  » Pour Barrès, la
France n’est pas une race, mais une
nation : « Ainsi l’individu me semble lié à
toutes ses ascendances, comme la pierre
l’est au conglomérat par le mortier qu’a
formé le travail de couches successives. »
Son roman, Colette Baudoche, illustre ce
culte de la terre et des morts. Il met en
scène deux jeunes gens, Colette, qui est
française et Frédéric, qui est allemand, à
Metz, ville occupée. Ils sympathisent. Frédéric finit par la demander en mariage.
Que faire ? Elle assiste à un office du souvenir des morts du siège de Metz, qui avait
eu lieu 35 ans plus tôt. Agenouillée dans la
cathédrale, elle reçoit la réponse ; « Colette
reconnaît l’impossibilité de transiger avec
ces morts qui sont là présents. » La terre et
les morts… Barrès écrira : « Cette voix des
ancêtres, cette leçon de la terre, rien ne
vaut davantage pour former la conscience
d’un peuple. La terre nous donne une discipline, et nous sommes le prolongement
de nos ancêtres. Voilà sur quelle réalité
nous devons nous fonder […] J’ai trouvé
une discipline dans les cimetières où nos
prédécesseurs divaguaient. » Barrès l’affirme : « Notre raison nous oblige à placer
nos pas sur les pas de nos prédécesseurs »,
ajoutant : « certaines personnes se croient
d’autant plus cultivées qu’elles ont étouffé
la voix du sang et l’instinct du terroir.
Quant à nous, pour nous sauver d’une stérile anarchie, nous voulons nous relier à
notre terre et à nos morts.  » Barrès est
aussi célèbre pour son Culte du Moi. Il
affirme les droits de la personnalité contre
tout ce qui se conjugue pour l’entraver. Il
évoque « le petit bagage d’émotions qui est
tout mon moi. A certains jours, elles m’intéressent beaucoup plus que la nomenclature des empires qui s’effondrent. » Dans
son roman, Un homme libre (1889), il
expose sa pensée : « Premier principe :
nous ne sommes jamais aussi heureux que
dans l’exaltation. Deuxième principe : ce
qui augmente beaucoup le principe de
l’exaltation, c’est de l’analyser. Troisième
principe : il faut sentir le plus possible en
analysant le plus possible. »
Cette analyse entraîne immanquablement
au passé, dont nous sommes le produit.
Pour Barrès, ce passé est la Lorraine, où il
est né : « C’est là que notre race acquit le
meilleur d’elle-même. Là, chaque pierre
façonnée, les noms mêmes des lieux et la
physionomie laissée aux paysans par des
efforts séculaires nous aideront à suivre le
développement de la nation qui nous a
transmis son esprit. » Et pour conclure,
cette phrase magnifique : « En faisant sonner les dalles de ces églises où les vieux
gisants sont mes pères, je réveille des
morts dans ma conscience. Chaque individu possède la puissance de vibrer à tous
les battements dont le cœur de ses parents
fut agité au long des siècles. » Maurice
Barrès meurt le 4 décembre 1923. Elu
député, il avait fait adopter par la Chambre,
le 24 juin 1920, son projet visant à instituer une fête nationale de Jeanne d’Arc.
R. S.

N° 3057 — 27 JUILLET 2012 — RIVAROL

11

Réfléchir et agir pour l’instruction nationale

N

OUS avons des preuves scientifiques, statistiques, objectives de
l’effondrement du niveau des
élèves fréquentant obligatoirement (ou
presque…) les structures publiques ou virtuellement privées de
l’Education nationale.
Le dernier numéro de
la revue Réfléchir et
Agir a élaboré dans ce
sens un copieux dossier sur le grand pourrissoir que constitue la
structure éducative
hexagonale. Un document roboratif et stimulant dont nous
conseillons vivement
la lecture (un conseil
d’autant plus appuyé
que l’édition du magazine de cet été 2012
regorge
d’autres
articles fort intéressants sur, notamment,
l’anarchisme de droite,
le Maghreb, Roger
D.R.
Nimier et propose aux
lecteurs de nombreuses brèves toujours écrites d’une
plume acérée et souvent positivement hilarante), en fait un petit exercice permettant
à l’observateur lucide d’appréhender dans
sa juste mesure la fange visqueuse dans
laquelle baigne notre jeunesse résiduelle.
L’équipe du CREA (avec Eugène Krampon
et Pierre Gillieth en particulier) analyse ici
en premier lieu l’évolution méthodologique et pédagogique responsable de cette
fabrication massive et continue de crétins
blancs et allogènes.
ombre d’indices prouve en effet la
dégradation formidable de l’orthographe, de la syntaxe et même du
sens logique de nos pauvres collégiens et
lycéens d’aujourd’hui. « En janvier 2005,
l’association Sauver les Lettres a fait
refaire à 2500 élèves de troisième une dictée du BEPC de 1988 : 56 % ont eu zéro
(contre 28 % quelques années avant). De
plus nos dictées du BEPC actuelles comptent 63 mots contre 150 il y a vingt ans. »
Il reste évident que la première source de
cet effondrement de l’expression écrite
incombe à cette idéologie post-68arde et
néolibérale qui a dévalué la lecture, l’écriture et ses règles au nom d’une lutte folle
contre l’esprit petit bourgeois… Aujourd’hui il n’est pas rare que des auteurs classiques soient remplacés au lycée même par
des chanteurs de rap dans l’étude des
textes. Pis en 2005, pour le bac (!), une
épreuve de français intitulée « sujet d’invention » proposait aux candidats aux bacs
technologiques des extraits de la chanson
débile Lily de Pierre Perret assortis de cette
précision mise en exergue par Gillieth  :
« Pour cette chanson, Pierre Perret a reçu
le prix de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA). » Le sujet ? « Lily, un
an après son installation à Paris, écrit à sa
famille restée en Somalie. Elle dénonce
l’intolérance et le racisme dont elle est victime. Vous rédigerez cette lettre en tenant
compte des situations évoquées dans le
texte de Pierre Perret et en développant
l’argumentation de Lily ».
Une sale idée résonne dans mon esprit horriblement fasciste : l’impétrant était-il noté en
fonction de la logique de son argumentation,
de sa grammaire et de son orthographe ou
selon l’exposé, même maladroit, de ses bons
sentiments dégoulinants de conformisme ?
En tout cas, pour ma part, je me serais bien
amusé avec un tel sujet ! Enfin, nous voyons
bien, ici accidentellement, que le principal
fléau qui ronge l’instruction nationale n’est
pas vraiment d’ordre technique mais idéologique ou philosophique. C’est pourquoi,
comme le disent irrévocablement tous les
contributeurs du CREA, l’école n’est pas
réformable, n’est plus amendable ; elle doit
être rasée au profit d’une nouvelle structure
garante de l’épanouissement véritable et
identitaire des derniers Français ! Car que
manque-t-il réellement à la jeunesse typiquement française aujourd’hui si ce n’est un ou
plusieurs absolus ? Que propose en effet cette
sinistre institution aux collégiens si ce n’est
un relativisme camouflant mal un nihilisme
“spontané” ou une déréliction généralisée ?
A part « l’horreur absolue » représentée par
leur Shoah infernale, il n’existe aucune réfé-

N

rence suprême apte à encadrer cette jeunesse
en ébullition hormonale et vouée à l’avachissement suicidaire pour oublier l’inanité de
son existence.
Il n’existe qu’un dogme et celui-ci n’a pour
rôle que d’écraser la
virilité naissante de
jeunes gens normalement destinés à vivre
un absolu, au moins
une passion, à lutter
pour leur communauté, leur famille,
leur pays. Dès leur
plus jeune âge, les
enfants doivent subir
une propagande d’une
niaiserie insupportable, littéralement
diabolique,
manichéenne à souhait où
les bons deviennent
des démons aux yeux
des gosses et les manipulateurs et les idiots
des parangons de
bonté ou des victimes
qu’il faudrait protéger.
Cette grille de lecture
contre-nature découle ici encore, c’est
désolant mais c’est ainsi, d’une grotesque
reductio ad hitlerum du monde qui nous
entoure. « Neil Desmet et Béa Deru nous
parlent dans un album pour enfants, Les
Loups noirs (Pastel) — et il faut savoir que
ce livre se trouve dans certaines maternelles
de notre joli pays… —, d’une vallée merveilleuse, un peu genre Télétubies, où on
est libre de vivre à sa guise : l’un cuit du
pain, l’autre des pizzas (amis de la poésie
bonsoir !). Las, une bande de loups noirs,

furieux que les animaux de la vallée se
mélangent, vont ruiner ce bel eden. Et je
vous le donne en mille, écrit Pierre Gillieth,
le chef de la meute lupine se prénomme…
Adolphe. Et son espion en chef Benito. […]
Les loups sèment l’horreur et la désolation,
et les pauvres animaux finissent mélangés
mais enfermés derrière des barbelés, puis
disparaissent dans des laboratoires ou
dans des fours… ». Des loups « au regard
noir, plus noir que noir » ! Telle doit être la
seule crainte de notre jeunesse embrigadée
selon les techniciens de sa “formation”
idéologique  : le fascisme, le désir d’un
ordre supérieur et transcendant !

POINTS DE VUE DE
PROFESSEURS CLAIRVOYANTS
Réfléchir et Agir donne la parole à des
enseignants confrontés à la putréfaction de
cette masse juvénile de plus en plus abrutie non seulement par l’Education nationale mais également par le monde médiatique qui l’entoure. Les témoignages
confirment sans surprise l’invasion immigrationniste de notre nation et en particulier des établissements scolaires où les
enfants noirs se multiplient à la vitesse
grand V. Ils mettent également en avant la
nullité pitoyable du niveau intellectuel des
nouveaux lycéens, une véritable bouse
cérébrale. Et bien sûr la violence grandissante qui gangrène l’école de leur république est évoquée par nos professeurs (à
ce propos le dossier du CREA aurait été
peut-être plus complet si un article consacré au fléau de la néo-barbarie avait été
incorporé en son sein). Le récent meurtre
d’un jeune Breton par un allogène musulman n’est malheureusement qu’un

Le sida pour le fun…
Objectivement, en analysant froidement
le sujet, en se dépouillant des tabous touchant la thématique sidaïque, nous pouvons dégager une caractéristique majeure
de la « conclusion sociétale » découlant de
l’agitation médiatico-culturelle, de cette
effervescence qui a été orchestrée et axée
autour du nouveau “virus”. Pour parler
sans circonvolutions, l’objet sidaïque, qui
constitue la source de millions d’articles et
de documentaires dans le monde, fut, avant
tout, durant plus de deux décennies, le formidable animateur du développement de
l’homosexualité au travers de toutes les
générations, en particulier des plus jeunes,
de celles encore immatures sexuellement,
c’est-à-dire des plus fragiles devant les
assauts commandités de la perversité. La
capote menait au débat incessant sur la
sexualité juvénile, incitait les malveillants
à exiger des distributeurs de condoms partout où il y avait de la jeunesse, à demander avec véhémence de nouveaux cours
d’éducation sexuelle avec des illustrations
éloquentes et le renfort de godemichets triturés par des collégiens pré-pubères…
Mais désormais, le monstre lubrique est
sorti de sa chrysalide et n’a plus besoin de
squelette exogène pour vivre et croître. Le
media a été domestiqué à son profit comme
la plupart des enseignants et des politiques
d’ailleurs. Placé sur des rails idoines, lancé
vers l’accomplissement intégral de son
rôle pervers.
Aux Pays-Bas, laboratoire avant-gardiste
du sexualisme (sous toutes ses variantes),
l’Etat n’a-t-il pas financé (et exigé la diffusion d’) un spot publicitaire exhibant
deux jeunes adolescents en train de se masturber au nom, au seul nom de la sacrosainte éducation sexuelle ? Plus besoin du
sida aujourd’hui pour élaborer une telle
propagande  ! Nous le voyons aussi en
France avec la multiplication des articles
de sexualité dans toutes les revues grand
public, dans toutes les émissions de télévision (et il n’est pas nécessaire d’évoquer
Internet…). La fange s’y déverse à grands
flots, tous les barrages sautant les uns après
les autres. Maintenant, il semblerait que
chaque nouveau lâché expérimental de
nouvelles formes de perversité provoque
un réel impact sur et dans la société. Ce qui
est originellement marginalité devient fait

sociétal à la suite d’une première banalisation médiatique par le truchement des
revues “avant-gardistes” ou “underground”, comme Les Inrockuptibles ou
Technikart, avant de devenir carrément
populaire par le biais des magazines Elle, Le Figaro Madame,
Libération, Le Monde et surtout, et enfin, par le biais de la
télévision assujettissante. Dernièrement les Inrocks comme
ils disent ont élaboré un dossier
sur les nouvelles pratiques
socio-sexuelles des Hexagonaux : le trouple (couple à trois)
serait en passe de remplacer le
couple (attention aux prophéties
de ces tristes sires !), l’addiction
au sexe deviendra chose banale
et normale (le sexe partout, la masturbation désinvolte…), le mariage gay serait
déjà inscrit dans les gènes de la société, les
polyamoureux auraient le vent en poupe…
Et le sida dans tout ça ? Hé bien, il reste un
sujet d’études de plus en plus étrange ! Oui
étrange comme nous le prouve un article
révélateur de Libération du 12 juin der-

exemple parmi tant d’autres, mais l’illustration est éloquente.
Etant resté un petit peu sur notre fin après
avoir lu ces interviews éclairantes mais un
peu courtes, nous avons interrogé un professeur de philosophie, agrégé et docteur,
Sébastien Derouen, intellectuel catholique
et atypique qui a le mérite de décrire la
situation générale avec une concision et
une fulgurance qui rassérèneront nos
attentes cognitives. « C’est la dégradation
de la langue française, en tant que symptôme, qui est la chose la plus alarmante. Il
devient impossible d’enseigner la philosophie, par exemple, parce que l’effondrement de la compréhension de la grammaire rend impossible la plupart des opérations logiques. Mais pour ne pas faire de
la morale à la gomme, je dirai qu’il faut
souligner l’état de dépression collective où
se trouve la jeunesse française : démoralisation, c’est le terme juste, une sorte de
désespoir mou et rigolard. C’est la base de
tout. »
Et Derouen d’insister sur l’état d’esprit
de ces lycéens de 17 ou 18 ans qui ne s’intéressent à rien, ces sortes d’homo consumans, jouisseurs d’instants de moins en
moins jouissifs par la force de la lassitude.
« En fait, le fond de ma pensée, c’est que
les soixante-huitards ont tué toutes les
générations suivantes en s’arrogeant la
jeunesse et l’immaturité éternelles, du
coup, les gamins sont dans un par-delà le
bien et le mal… complètement déstructurant et qui ne rend pas du tout heureux… »
Plus rien ne semble dorénavant, dirionsnous, distinguer un singe pelé de zoo
urbain d’un lycéen qui conçoit son existence en suivant les commandements des
flashes audio-visuels enfermé dans une
salle de classe où il mime ce qu’on lui
demande d’accomplir… quand il le veut
bien.
François-Xavier ROCHETTE.

nier qui relate une nouvelle étude médicale
utilisant des gays volontaires pour, éventuellement, “attraper” le virus… « Un essai
très original » : « Pour y être inclus (dans
l’expérience), les volontaires doivent avoir
eu deux rapports anaux non protégés avec
deux partenaires différents dans les six
derniers mois ». Mais cette condition ne
sonne que comme un indice du style de vie
de ces sodomites, les savants
espérant bien que leurs cobayes
poursuivent leurs activités
anales ! Car l’expérimentation
porte sur une sorte de médicament préventif ! Lisez plutôt :
«  La méthodologie reste classique : comparer deux groupes
d’hommes ayant des comportements à risque. Aux uns on propose le Truvada, un médicament
anti-sida. Aux autres, on donne
un placebo et l’accompagnement (sic)  ! Puis on compare
régulièrement les deux groupes. » La
recherche médicale a peut-être découvert
là une nouvelle pratique socio-sexuelle
digne d’être popularisée selon les canons
progressistes d’aujourd’hui. La sodomie
ou la roulette russe médicalisée…
F.-X. R.

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L’enfer est né en 1960
par
HANNIBAL

occupée à prétendre régenter la vie dans
sa totalité. La cérémonie d’Auch et celle
de Drancy ne sont que deux accès d’une
même folie, la grande chasse à l’antisémitisme et l’obligation d’adorer l’indifférenciation sexuelle procèdent de la même
obsession morale. C’est le totalitarisme
de la tribu arc-en-ciel.

Les scénaristes le savent :
inutile de se démantibuler
les méninges à chercher du
fantastique, du paradoxal,

de l’incroyable, du fou, de l’absurde, il suffit d’ouvrir son journal à la page des faits
Le monde européen a changé radicaledivers, ou, comme on dit plutôt maintement, on le voit, en quelques décennies.
nant, société. Et la société change si vite
Deux livres récents se penchent sur les
qu’elle dépasse tous les jours nos pauvres
causes de cette rupture béante et son
imaginations. Un bijoutier qu’on a déjà
moment, qu’ils situent tout deux dans les
cambriolé plusieurs fois (il reste la dernière
années soixante. Le premier, écrit par le
cible, les banques sont trop safe !), à main
philosophe belge Louis Rade, est publié
armée bien sûr, vient d’être placé en garde
par l’Harmattan dans sa collection
à vue et inculpé d’homicide volontaire.
Aussitôt le chœur des bienpensants entonne une grande
dissertation psalmodiée sur le
concept de riposte proportionnée (ils veulent dire appropriée). Fort intéressant. J’aimerais bien que Madame Taubira soit braquée trois fois, le
flingue sur la tempe, pour voir
si elle viserait ensuite l’épaule
droite, l’orteil gauche ou les
parties génitales de son agresseur. Cela ferait un bon scénario pour nos séries de l’été.
Moins bon que celui-ci toutefois  : Joanna va épouser
Jenny en septembre à la mairie d’Auch, préfecture du
Gers, en robe blanche de
mariée toutes deux, leurs bouquets à la main. Si c’étaient
des lesbiennes ordinaires,
elles ne seraient qu’un peu en
avance sur le calendrier fixé
par M. Ayrault. Mais ce sont
(Dessin de CHARD.)
de vraies militantes de l’ouverture au monde  : toutes
Logiques sociales. Son titre est simple,
deux nées mâles, elles ont subi l’opéraexplicite : Eglise conciliaire et Années
tion nécessaire à devenir femelles.
soixante. L’Eglise catholique, qui était la
Comme ce n’étaient pas non plus des
matrice de l’Europe depuis dix-sept
transsexuelles ordinaires (je n’ose dire
siècles, a subi après la mort de Pie XII le
comme vous et moi), elles se sentaient
9 octobre 1958 et aux alentours du
femmes, certes, mais aussi lesbiennes, ce
concile Vatican II un changement qui l’a
qui les pousse à convoler déguisées en
rendue méconnaissable, tant à l’intérieur
filles. Leur bonheur conjugal a été facilité
qu’à l’extérieur de sorte qu’elle est
par les bizarreries de l’administration. En
aujourd’hui éclipsée, qu’elle est au tomeffet Jenny, ancien chauffeur routier passé
beau. Alors que les prélats conciliaires
au service d’un secrétaire d’Etat au minisprétendaient s’ouvrir au monde, leur
tère de l’Intérieur, a obtenu que la répuemprise sur le monde s’est effondrée
blique le considère comme une femme,
d’un coup, et alors qu’ils prétendaient
alors que Joan(na) demeure pour quelque
renouveler la ferveur des fidèles, celle-ci
temps monsieur pour l’état civil. Ce décas’est vite étiolée. Rade s’attache à relier
lage rend leur mariage possible sans
les changements liturgiques, les poncifs
attendre la nouvelle loi.
moraux et théologiques de ce qu’on a
Ajoutons pour le plaisir que Joanna est
nommé ailleurs l’esprit du concile, à l’air
« invitée à intervenir en milieu scolaire
de l’époque, à l’idéologie que véhicudans le cadre de la lutte contre l’homolaient les années soixante. Il remarque
phobie ». On est heureux et fier de payer
très justement par exemple qu’elles
des impôts pour cela. J’avais imaginé
furent marqués par la perte du sens du
dans le temps, par bravade de fasciste gradevoir et la croissance de l’esprit de
veleux, les contradictions entre homojouissance. Il le fait avec beaucoup de
sexualité et transsexualité dans le
sérieux et un vocabulaire un peu pédant,
mariage. Franck Montage, maire sociaimperturbable, qui peut faire passer dans
liste d’Auch, va aujourd’hui plus vite et
un grand public non prévenu des idées et
plus loin en posant un acte qui aurait
des constatations que « l’extrême droite »
étonné le doyen Vedel, natif de la ville et
et les “lefebvristes” connaissent depuis
juriste renommé. L’état des mœurs donne
longtemps. On n’en fera pas siennes pour
la température de l’Etat malade : l’empire
autant toutes ses analyses, on regrettera
romain déclinant présentait le même
ses présupposés trop matérialistes, on
visage d’impuissance crispé de velléités
déplorera qu’il n’ait pas analysé plus à
d’omnipotence, cette même pitrerie d’Etat

Ecrits de Paris
AU SOMMAIRE DE JUILLET 2012
Petrus AGRICOLA : Les “écologistes”, plus que jamais complices de la transfusion ethnique en Europe — Paul SIGAUD : Immigration, un shérif d’Arizona
relève le défi lancé par Obama — STÉPINAC : Un malaise dans la Fraternité
Saint-Pie-X (1ère partie) — Michel FROMENTOUX : Il y a 220 ans Saillans, le
héros sublime de la Contre-Révolution ardéchoise — Patrick LAURENT: Poussières cannoises.
1 rue dʼHauteville, 75010 Paris. Prix : 6 e (8,40 e fco). Abt un an : 53 e.
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fond le lien entre modernisme et esprit
moderne des années soixante. Mais tel
quel le livre est utile, parce que son point
de vue nous change du nôtre tout en
menant aux mêmes conclusions.

L’autre titre est en apparence plus futile, il
s’agit de La pensée de Johnny, aux éditions
Pierre Guillaume de Roux, et nous est donné
par l’étonnante Fiona Levis. Cette demoiselle, qui avait déjà écrit un excellent Yves
Saint Laurent, l’homme couleur de temps,
au Rocher, semble friande des paillettes et
des fariboles des années soixante où elle lit
le déclin de l’Occident comme d’autres
l’avenir dans le marc de café. Consciente du
défi qu’est l’analyse de la pensée de monsieur Halliday, elle a acquis une
connaissance encyclopédique
de son œuvre, et en fait une présentation qui pourra agacer le
fans mais réjouira les «  hallidayens passifs » que sont un peu
par force tous les Français âgés
de plus de dix ans.
Cette partie comique n’est
qu’une mise en bouche. Mademoiselle Levis a une thèse, surprenante  : Johnny est le plus
grand révolutionnaire moderne
de France, d’Europe, et peutêtre bien du monde. C’est lui
qui a lancé dans les années
soixante le mouvement dont
notre mondialisme moralisateur
est l’aboutissement. Tout est
dans Johnny, tout y était inscrit
dès le départ, le libre- échange
se profile dans le courrier de
Salut les copains, le droit d’ingérence, la démocratie pour
tous de la Yougoslavie à la Syrie
dans vingt chansons. Johnny a
été le prophète de notre monde,
avec ses guitares du cœur, son amour de la
différence, sa célébration des droits civiques,
son amour de Memphis, ville mélangée.
Le plus drôle est que c’est convaincant.
Répertoriant plus de sept cents chansons,
notre Hallidayologue y repère, lancinant
comme des leitmotive, les thèmes du vivre
ensemble, de l’antiracisme, du refus de
toutes les discriminations, l’amour de la
liberté sans limite dans la richesse, la relativité des religions, la morale individuelle et
individualiste, et tant d’autres. Elle relève
que la nuit de la Nation (1963) précède de
plusieurs années le festival de Woodstock,
et qu’à l’époque où les Beatles passaient
encore en première partie de Sylvie Vartan à
l’Olympia, Johnny était déjà une superstar
première à tous les « hit parades » d’Europe.
Il s’est produit alors une révolution inouïe,
la révolution des teen-agers, dont il fut
incontestablement le premier meneur européen.

Cette révolution venait des Etats-Unis,
elle avait un nom, le rock, et des étendards. Le plus connu fut Elvis Presley. Le
journaliste «  suprématiste blanc  » Asa
Carter en pesa tout de suite la charge
sociale et politique, pratique : le rapprochement concret des races par la “liberté”
sexuelle. Beaucoup plus tard, les sociologues occidentaux allaient noter que la
révolution des teen agers avait bousculé
les Etats nations, l’autorité paternelle, la
séparation des sexes, qu’elle avait au
contraire promu le sentiment de multiappartenance et la solidarité d’âge. Edgar
Morin et Chombard de Lauwe ont examiné cette mutation de l’adolescence, qui
est passée des souffrances du jeune Werther à l’agit prop involontaire  : au
moment où le prolétariat européen disparaissait (on croyait alors que c’était pour
toujours), il fut remplacé par une nouvelle
classe révolutionnaire, l’adolescence, les
jeunes — qui devaient faire place à
d’autres jeunes.
Cette classe révolutionnaire n’était ni militante, ni intellectuelle, ni consciente. On a
beaucoup parlé de 1968, et ceux qui savent
que cette mascarade fut surtout faite de vide,
jouent les initiés en rappelant que le mouvement était parti de Californie en 65, 66. La

Californie avec sa silicone Valley, ses surfers, son idéal massif d’individualisme, ses
chercheurs, ses scientifiques bobos avant
l’heure, ses hippies, ses écologistes, le premier patriotisme mondial. Eh bien, ils se
trompent de perspective et de chronologie.
Elvis et Little Richard ont commencé plus
tôt. Même le twist est antérieur à la révolution californienne. Comme le rappelle
Richard Antony : « c’est parti, tout petit,
dans un bar à Miami. » La première révolution mondialiste américaine d’après-guerre,
c’est celle du western, du polar noir, des
jeans, du teppaz, des transistors, du rock, du
twist. C’est elle qui a mondialisé les comportements des adolescents de tous les pays,
y compris l’URSS. C’est elle qui, sans
aucune réflexion intellectuelle ni politique,
a dynamité l’ordre des pères et des nations,
c’est elle qui, pour reprendre le vocabulaire
de Louis Rade, a précipité la chute du devoir
et l’ascension de l’esprit de jouissance. Chacun en fut plus ou moins infecté et réagit
plus ou moins, mais l’état naturel de la culture européenne s’en trouva profondément
bouleversée, la norme spirituelle devint une
sorte de quiétude douillette vaguement irénique, pour qui tout était devenu véniel, sauf
quelques péchés sociaux tels le racisme et le
fascisme. Sur cette table arasée d’un coup,
la nouvelle morale allait pouvoir être dressée plus tard.
Cette révolution d’origine américaine et
d’expansion mondiale, Johnny Hallyday en
fut l’adaptateur en Europe. C’est lui qui l’a
mise à la portée des chics gars et des chics
filles qui collectionnaient les images du chocolat Ménier pour assister aux concerts de
l’Olympia. Notre pédagogue est passé par
les sens et non par la raison. Fiona Levis
aime le vin, elle voit en lui « le Parker de la
chanson : il soumit notre oreille au goût
américain ». Il y avait eu l’art nègre entre les
deux guerres, le swing, le charleston, le jazz,
mais avec Johnny, les accords Blum Byrnes,
culture yankee contre fric, prirent massivement corps. Il accommoda « la transe atlantique » et le coca dans nos campagnes. Ce
fut «  l’américanisation heureuse  » de la
France dans le yéyé et la prospérité. Avec lui
la France changea de bruits, la bétonneuse
remplaçait le bœuf qui mugit, la radio couvrit l’accordéon, nos onomatopées et tout le
reste : « Fini les tralalala et les tsoins tsoins,
place au shalalala et aux ouohouhohs […]
L’Europe avait changé de musique, elle
avait changé de poésie. Elle twistait. Ce fut
un tremblement de terre plus important que
l’abandon de la métrique classique latine
dans l’Antiquité tardive. »
En même temps s’opéra une décivilisation
générale. L’Eglise se défit du latin qui l’irriguait depuis le quatrième siècle, le continent
se déprit du français qui l’éclairait depuis le
treizième. La révolution des teen-agers y
contribua sciemment : grâce à un examen
minutieux des « hit parades » entre 1961 et
1968, Fiona Levis suit l’expulsion progressive du français, qui se manifeste aussi dans
le concours de l’Eurovision. Une fois utilisés comme chevaux de Troie, Johnny et ses
confrères rock et yéyés d’Espagne, d’Italie
ou d’Allemagne furent remplacés par les
rois anglo-saxons de la musique pop. L’invasion accomplie, la révolution, à son habitude, avala ses premiers enfants.
Voilà un ouvrage bizarre, qui commence
en canular et finit en sanglot funèbre, tout à
fait dans le goût des années soixante, cataclysme subreptice. Pour ceux qui s’intéressent au grand gouffre au-dessus duquel notre
siècle se prélasse et pérore, Fiona Levis a
réussi là une manière de grand petit livre.

Vendredi 3 août

SPÉCIAL 20 PAGES
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des Tuileries en nous indiquant
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