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Unite psychomotrice, des enjeux developpementaux aux enjeux therapeutiques .pdf



Nom original: Unite psychomotrice, des enjeux developpementaux aux enjeux therapeutiques.pdf
Titre: doi:10.1016/j.neurenf.2007.07.013

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Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence 56 (2008) 148–151

Article original

Unité psychomotrice : des enjeux développementaux
aux enjeux thérapeutiques
Psychomotor unity: from developmental stakes to
therapeutic stakes
B. Thiebo
Unité de soins précoces, pôle périnatalité, enfance, adolescence, centre hospitalier d’Erstein,
13, route de Krafft, B.P. 300 63, 67152 Erstein cedex, France

Résumé
« Tout comme la relation précoce mère–bébé, la psychomotricité garantit un double ancrage du corps et de l’interaction, l’unité psychomotrice,
qui préside à l’émergence de la vie psychique. Cet article s’appuie sur l’idée que l’une et l’autre ont en commun ¨la matière¨qui les compose, les
processus qui y sont à l’œuvre. Il se propose ainsi de mettre en trajectoire interaction précoce et psychomotricité, pour postuler l’existence d’un
setting psychomoteur, le définir et en explorer l’originalité. Il s’attache notamment à cerner les qualités empathiques, observantes et bisexuées de
ce setting, qualités qui vont étayer la fonction thérapeutique et le cadre thérapeutique du psychomotricien. Puis, il envisage les enjeux sous-tendus
par ce contexte sur le plan thérapeutique, comme dans le développement de la vie psychique précoce. »
© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Abstract
“Like the early relation between mother and baby, psychomotricity guarantees a corporal and interactif double anchorage, the psychomotor
unity, who presides over the emergence of the psychic life. This article is grounded on the idea that both have in common ’the matter’ they are
made up of, the processes that are involved in. It intends then to put in trajectory early interaction and psychomotricity, to apply for existence
of a psychomotor setting, to define it and to explore its originality. It pays particular attention to determine the empathic, observing and bisexual
qualities of this setting, qualities who will back up therapeutic function and therapeutic setting of the psychomotor therapist. Then it intends the
stakes underlying by this context on therapeutic level, like in the early psychic life’s development.”
© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Mots clés : Unité psychomotrice ; Double ancrage corporel et interactif ; Setting psychomoteur ; Empathie ; Attitude observante ; Fonction thérapeutique ; Cadre
bisexué ; Enjeux thérapeutiques
Keywords: Psychomotor unity; Corporal and interactif double anchorage; Psychomotor setting; Empathy; Observing attitude; Therapeutic function; Bisexual setting;
Therapeutic stakes

La psychomotricité configure la complexité humaine, à
l’encontre de tous les morcellements et de toutes les simplifications actuelles. Elle postule que la qualité psychique de l’homme
est inséparable du sensoriel et de l’émotionnel, du corps en relation, que l’enfant ne peut être pensé dans une simple ontogenèse
qui le réduirait à des apprentissages. Le creuset développemental
et théorique métissé d’où a émergé la psychomotricité fait d’elle
Adresse e-mail : beathiebo@aol.com.
0222-9617/$ – see front matter © 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
doi:10.1016/j.neurenf.2007.07.013

une discipline charnière, dialectique et unifiante. Il est l’arrièreplan et le socle d’une pratique thérapeutique qui garantit, tout
comme la relation précoce mère–bébé, le double ancrage corporel et interactif à l’œuvre dans le mouvement d’émergence de
la vie psychique.
Psychomotricité et interactions précoces partagent ainsi de
la matière, des fibres et une trame commune. Les mettre en
trajectoire offre un angle de vue tout à fait spécifique qui éclaire
et renouvelle nos questionnements :

B. Thiebo / Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence 56 (2008) 148–151

• sur quoi se fonde l’originalité de la thérapie psychomotrice ?
• Sa qualité thérapeutique ?
• Ses enjeux ?
. . .Et si cela tenait essentiellement à l’originalité du setting
psychomoteur dont les qualités spécifiques étayent la fonction et les enjeux thérapeutiques de la rencontre proposée à
l’enfant ?
1. Le setting psychomoteur
Ce « cadre », au sens de Winnicott ([14], p. 289), est en
quelque sorte l’étayage psychomoteur de la fonction thérapeutique et du « cadre psychique » du psychomotricien. Il se définit
et se caractérise par :
• la place faite au corps, comme relation et charnière entre soi
et le monde, sans mécaniser ou déshabiter le corps fonctionnel ni isoler du contexte réel le corps pulsionnel et vivant du
sujet, quelle que soit sa difficulté ou sa souffrance. La motricité est alors envisagée comme le déploiement des possibilités
de l’enfant dans la relation, accomplissant ses désirs et révélant aussi la vie émotionnelle. Le psychomotricien a donc une
approche éthique car il s’adresse au corps comme manifestation de tout l’être, sensible et intelligent, non morcelé et
engagé dans l’action ;
• une communication et des modalités de rencontre qui vont de
l’infraverbal au verbal.
Elles s’enracinent « aux niveaux archaïques du fonctionnement psychique, du fait de la place du corps dans le
mouvement d’émergence de la vie psychique » [4]. Le corps
qu’aborde la thérapie psychomotrice n’a pas toujours accès
au symbole et ne présente souvent que l’expression tonique
et motrice de tensions internes. Le regard du psychomotricien jouera alors un rôle essentiel dans cette rencontre, par
sa qualité « tactile », contenante, verticalisante et unificatrice,
en référence à Haag ([9], p. 1). L’œil se transforme en peau,
bras, main. . . qui contient, maintient, accueille et accompagne
l’enfant ;
• quatre ancrages garants de l’unité psychomotrice, dès l’aube
de la vie : la tonicité, le dialogue tonicoémotionnel, le holding
psychomoteur et la spatialisation. Ils sont également source
et socle de l’organisation de l’architecture psychomotrice, de
l’individuation et des interactions, pour le psychomotricien et
son patient ;
• l’empathie tonicoémotionnelle du psychomotricien qui lui
permet de partager le « monde » du sujet. Nous pensons que
ce dialogue se fonde surtout sur la circulation des affects de
vitalité présents dans tous comportements. Cela permet au
psychomotricien « d’être avec » autrui, c’est-à-dire de pouvoir partager ses expériences internes de fac¸on plus ou moins
continue, comme le souligne Stern ([12], p. 203). Faisant
appel à la perception amodale, à la transmodalité sensorielle
qui unifie ce qui est ressenti et autorise la mise en forme et
la symbolisation, ce partage permet au psychomotricien et
au patient d’être en accordage, de faire des liens et de tisser

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ensemble la toile de fond tonicoémotionnelle sur laquelle du
sens peut apparaître ;
• la disponibilité et l’adaptation corporelle du psychomotricien qui ne se réduisent pas à un ajustement inconditionnel
ni à une « syntonie ». Le dialogue tonicoémotionnel peut être
différence, nouveauté, limite, rupture, opposition, altérité. Le
psychomotricien est alors initiateur de surprises sensorielles
et émotionnelles pour relancer le processus d’intégration
psychomotrice, depuis le plan tonique jusqu’au plan représentatif ;
• l’identité corporelle du psychomotricien qui fonde son engagement corporel [3]. Pris dans la relation à l’autre, le
psychomotricien en est l’agent en même temps. Il s’exprime
à partir de lui-même, de tout son être-corps, ce qui donne
une dimension d’authenticité toute particulière à la thérapie.
Il parle, agit et s’engage en fonction de ses expériences, de
son vécu corporel, mais surtout à partir d’un travail spécifique de distanciation corporelle éprouvé et expérimenté dans
sa formation, un travail personnel d’élaboration. Ce sont les
conditions indispensables d’une expérience et d’une tentative de maîtrise de ce qui se joue, tel un « flottement » de son
identité corporelle, au contact de l’autre et d’une situation, à
l’épreuve des sens ou d’afflux perceptifs et d’éléments bruts
parfois violents. À ce prix-là, le psychomotricien peut être à
l’écoute de l’autre en soi, dans une tentative « illusoire » de
compréhension d’autrui. Il écoute son contre-transfert émotionnel.
2. Fonction thérapeutique
Les qualités du setting psychomoteur permettent au psychomotricien d’être engagé entièrement dans le recueil des
manifestations de vie de l’enfant. Elles déterminent les modalités
de son attitude thérapeutique et étayent sa fonction thérapeutique
sur le plan psychique.
Ainsi en est-il de l’empathie qui s’enracine dans le dialogue tonicoémotionnel. La communication tonique primaire
mère–bébé est à la base de la capacité de l’humain à être
empathique avec autrui, c’est-à-dire « se mettre à la place de
l’autre ». Cette capacité reste basée sur la sensibilité vibratoire émotionnelle du bébé que nous avons été. Elle demeure
fondamentale dans l’engagement relationnel du psychomotricien, mobilisée dans ses capacités à ressentir et à communiquer
émotionnellement. Stern ([12], p. 89) décrit des processus séparés et successifs dans l’empathie : la résonance affective, la
constitution d’une reconnaissance empathique abstraite à partir de l’expérience de résonance émotionnelle, l’intégration de
cette connaissance empathique abstraite dans une réponse empathique, un rôle identificatoire transitoire. Pour Lebovici ([10],
p. 138), cette capacité permet de s’allier à l’autre par le système émotionnel et met en œuvre les sens esthétiques ainsi que
l’activité motrice du thérapeute. « C’est une aptitude à perdre son
identité, tout en ne se confondant pas avec l’autre et en ressentant un certain degré de contre-identification. Elle nous donne
un pouvoir métaphorisant. »
L’empathie s’exprime à travers le corps par l’énaction que
Lebovici décrit comme un passage à l’acte réduit à son effi-

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B. Thiebo / Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence 56 (2008) 148–151

cience, comme si les idées accumulées étaient mues par une
émotion qui les rend créatrices. Ce concept d’énaction est à
nos yeux une jonction particulièrement éclairante, entre psychanalyse et psychomotricité, pour la fonction thérapeutique du
psychomotricien.
Cette attitude authentique affective, empathique et bienveillante se double d’une attitude observante. Elle permet au
psychomotricien de penser. Notre intérêt ne se porte pas uniquement sur ce que l’on voit ni uniquement sur ce qu’on ressent.
Nous effectuons un va-et-vient entre l’une et l’autre position
et nous nous laissons surprendre, en acceptant de nous laisser
imprégner de messages sensoriels que nous ne comprenons pas
tout de suite. En référence à Bion, Golse parle de cette disposition comme d’une « capacité négative qui laisse du temps au
temps » ([8], p. 14–15) et qui permet de tolérer de ne pas comprendre, de supporter le non-sens jusqu’à ce qu’il apparaisse,
sans tri préalable ni présupposé. Il s’agit d’un état de réceptivité psychique tel que Houzel en a parlé, réceptivité qui place
le thérapeute du côté de « l’être-avec » et non du côté du savoirêtre. Notre attention n’en demeure pas moins un état d’alerte
actif, donc corporel, autant dans le sens centrifuge que centripète. L’attention psychique profonde portée à l’enfant l’aide à
faire des liens. En même temps, nous sommes à l’écoute de nos
propres processus psychiques, du bébé que l’on a été, avec lequel
il nous faut renouer, parfois, dans un mouvement d’identification
régressive.
C’est donc par l’observation attentive subjective que le psychomotricien essaye de ressentir et de penser ce qui se passe
dans l’interaction avec l’enfant. Pour cela, il est particulièrement
attentif aux quatre ancrages garants de l’unité psychomotrice,
à la manière dont la tonicité, le dialogue tonicoémotionnel,
le holding psychomoteur et la spatialisation vont se déployer
au niveau des espaces corporels de l’enfant et de lui-même,
comme au niveau de l’espace relationnel qui se crée au fur et à
mesure des rencontres, alors que l’enfant commence à renouer
avec les éléments du processus d’intégration psychomotrice. En
thérapie psychomotrice, tout se passe dans une coconstruction
des espaces relationnels, corporels et psychiques. Le setting
psychomoteur, comme une écoute corporelle, va permettre au
psychomotricien de s’engager au plus près des éprouvés de
l’enfant, parfois très archaïques. Après avoir suivi les paliers
de l’intégration, depuis la tonicité jusqu’à la représentation, il
va pouvoir mettre du sens, penser progressivement avec des
images et des mots. Par une réceptivité et une induction tonicosensorielle, par la mise en forme du ressenti et de la rencontre
émotionnelle, la construction de l’enfant est impulsée au cœur
du double ancrage corporel et interactif [5,6]. La capacité de
rêverie, la fonction observante, contenante et la fonction alpha
du thérapeute participent ainsi à l’étayage de l’unité psychomotrice de l’enfant, à son individuation, à la construction de son
identité.
La rencontre psychomotricien–enfant est une rencontre
humanisante parmi d’autres, mais elle est particulière du fait
de son cadre thérapeutique, un cadre spatiotemporel, matériel,
corporel et verbal, qui limite et contient. Ce cadre implique
des qualités de souplesse, de résistance, de malléabilité et de
différenciation propres à la thérapie psychomotrice [13]. Il ne

saurait se scléroser du fait de la rigidité d’une armature interne
constituée par des techniques invariantes. Les situations thérapeutiques psychomotrices se structurent de modèles et de
références qui leur donnent sens mais ne les immobilisent pas.
Le dispositif thérapeutique prend son sens dans la description
de Golse ([7], p. 203) : « fondamentalement bisexué, avec une
composante de holding qui renverrait plutôt au registre maternel,
et une composante limitante et régulatrice qui renverrait plutôt
au registre paternel, métaphoriquement parlant ». Dans ce cadre,
la capacité de disponibilité corporelle diffuse du psychomotricien est complétée par ses capacités imaginatives et créatives,
un « faire-avec » que la rencontre avec les bébés et les enfants
dont la symbolisation primaire est défaillante et qui recourent
à l’acte rend incontournable. Notre travail implique donc aussi
d’accepter d’être manipulé ou utilisé par les enfants, tout en
continuant d’être activement attentif et disponible. À ce prix-là,
l’enfant réalisera que l’autre peut être un recours.
3. Enjeux thérapeutiques
Dans la pratique de la thérapie psychomotrice, il ne s’agit
pas d’avoir recours à des normes évolutives pour obtenir des
modifications souhaitables à travers des techniques codifiées.
Les éléments et outils d’objectivation n’en demeurent pas
moins nécessaires. Mais, nous nous situons davantage dans le
« comment » du rapport de l’enfant à son corps à travers la
relation au corps du thérapeute. Nous ne sommes pas dans un
rapport d’expertise ignorant totalement la dimension relationnelle. Nous ne nous situons pas non plus dans une perspective
psychomotrice qui viserait à combler ou à compléter le manque
constaté par d’autres thérapies, tel un « additif » psychomoteur.
La thérapie psychomotrice est une approche unifiante du sujet
dans sa globalité. Son but est l’accès à une expérience intersubjective sensorielle et approfondie du corps et du mouvement,
amenant à une reprise de la vie imaginaire, créatrice, nécessaire
au processus évolutif.
La dimension présymbolique est centrale, caractérisée par
un intense travail d’essais, de tâtonnements pour préparer et
mettre en place des schémas sensorimoteurs. Elle se caractérise aussi par plusieurs étapes décrites par Robert-Ouvray [11]
à partir de la bipolarité tonique initiale, en suivant les paliers
intégratifs. Les acquis psychomoteurs sont des constructions,
des créations de l’enfant, investies car imprégnées de la relation
thérapeutique. Ils servent à agir, à se situer, à se représenter, à
s’exprimer, à communiquer. Ils sont les outils de l’interprétation
de la relation au monde et ils participent à lui donner sens. Le
mouvement, source de plaisir et de déplaisir, est la racine de
ce travail thérapeutique de dépassement du corps fonctionnel
pour un corps relationnel investi. Pour cela, l’enfant a besoin
de trouver des étais toniques, sensoriels, affectifs, psychiques,
maintenant ainsi un équilibre qui reflétera la qualité de son « êtreau-monde ». « La thérapie psychomotrice doit tendre à créer de
nouveaux modes de fonctionnements qui auront une valeur réorganisatrice pour l’ensemble des fonctions psychiques (. . .) ». Il
s’agit d’organiser de nouveaux modes de communication, utilisant le corps en fonction de directions et de rythmes ayant un
sens dans le rapport à autrui ([2], p. 498).

B. Thiebo / Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence 56 (2008) 148–151

La thérapie psychomotrice valorise aussi l’activité libre et
autonome de l’enfant. Pour autant qu’on laisse le champ libre à
ses initiatives, dans un cadre pensé et adapté, accueillant et respectueux de ce qu’il est, l’enfant, même très jeune, porte en lui
son potentiel d’organisation, comme nous l’a très bien montré
le Dr Pickler à Budapest [1]. Winnicott était, lui-même, proche
de cette démarche, en décrivant sa consultation où la pensée du
bébé pouvait se développer d’une manière autonome, à travers
des actions concrètes sur les objets, grâce à son aptitude à se
déplacer, à déménager, et donc à transférer « sa conflictualité
interne » sur des objets externes manipulables. Tout cela se passait dans une situation d’observation peu interférente. L’enfant
pouvait se sentir compris par ceux qui l’observaient. De même
dans notre pratique, il est important de laisser le champ libre à
l’expérience de l’enfant autant que possible, afin qu’il s’exprime
librement dans sa psychomotricité, dans l’exercice du plaisir
sensorimoteur. Ses explorations permettent de différencier, de
faire des liens de découvrir que l’objet peut être « utilisé », qu’il
y a une différence entre le dedans et le dehors et qu’il existe un
espace de jeu entre les deux, entre soi et autrui. Le psychomotricien est du côté de cet entre-deux transitionnel, du côté d’un
environnement étayant, limitant et contenant qui n’exclut en rien
une implication directe, corporelle ajustée comme surprenante
selon la situation.
Au creux du setting psychomoteur, déclinée en tonicité, dialogue tonicoémotionnel, holding psychomoteur et spatialisation,
l’interaction thérapeutique psychomotrice lie les deux ancrages
du corps et de la relation dans une unité psychomotrice, à l’instar
de la relation précoce mère–bébé, pour servir l’émergence de la
pensée de l’enfant.

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Références
[1] David M, Appell G. Loczy ou le maternage insolite. Paris: éd. du Scarabée;
1973.
[2] Diatkine R. Psychomotricité et psychiatrie d’enfants. Inform Psychiat
1971;47(6):495–500.
[3] Giromini F. Les fondements théoriques de la psychomotricité,
psychomotricité–cours théoriques, document de travail, Paris-VI; 2000.
[4] Golse B. Du corps à la pensée. Paris: PUF (Le Fil Rouge; 1999 (1999a).
[5] Golse B. Les premières représentations mentales : l’émergence de la pensée. In: Cohen-Solal J, Golse B, editors. Au début de la vie psychique.
Le développement du petit enfant. Paris: Odile Jacob; 1999. p. 127–54
(1999b).
[6] Golse B. La naissance des représentations. In: Lebovici S, Diatkine R,
Soulé M, editors. Nouveau traité de psychiatrie de l’enfant et de
l’adolescent. Paris: Quadrige/PUF, 1; 1999. p. 173–88 (1999c).
[7] Golse B. La guerre de trois n’aura pas lieu. In: Maury M, Lamour M, editors.
Alliances autour du bébé. De la recherche à la clinique. Paris: PUF; 2000.
p. 201–10.
[8] Golse B. Le bébé à l’épreuve des sens. Texte rédigé à partir de la conférence
donnée à Jussieu, Paris, 13 janvier 2001.
[9] Haag G. 1988. De quelques fonctions précoces du regard à travers
l’observation directe et la clinique des états archaïques du psychisme. Intervention à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, unité de psychiatrie infantile du
Pr. Golse, Paris, 14 décembre, 1–8.
[10] Lebovici S. La consultation thérapeutique en psychiatrie du nourrisson.
Cahiers Psychiatriques 1999;26:129–42.
[11] Robert-Ouvray S. Intégration motrice et développement psychique. Paris:
Desclée de Brouwer; 1997.
[12] Stern D. Le monde interpersonnel du nourrisson. Paris: PUF; 1989.
[13] Thiebo B. 2003, Corps et interaction : des enjeux développementaux aux
enjeux thérapeutiques de ce double ancrage dans la thérapie psychomotrice
conjointe mère-bébé. Mémoire de recherche, DU de psychopathologie du
bébé, Université Paris 13.
[14] Winnicott DW. De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris: Payot (Sciences de
l’Homme; 1969.


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