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Rapport Venezuela Anne Laure Copie .pdf



Nom original: Rapport Venezuela Anne-Laure - Copie.pdf
Titre: Rapport de fin de mobilité académique
Auteur: EM2 - 2ème semestre (du 25/01 au 31/08/2012)

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VENEZUELA

(Du 25/01 au 31/08/2012)

Rapport de fin de mobilité académique

EM2 - 2ème semestre

UNIVERSITÉ D’ACCUEIL :

Av. Teherán, Montalbán. Parroquia La Vega. CARACAS

Anne-Laure GAILLARD
anne-laure.gaillard@telecom-em.eu

TELECOM ECOLE DE MANAGEMENT
9 rue Charles Fourier, 91000 EVRY

Remerciements
Je tiens d’abord à remercier Lisbeth Sanchez et Natalia Hidalgo, du bureau international de
l’université catholique Andrés Bello, pour leur chaleureux accueil à l’université et leur zèle, qui
ont eu cœur, outre de me faciliter les démarches administratives, à me prodiguer leurs sages
conseils afin que je reste en sécurité et que je profite du meilleur du pays. J’aurais eu plaisir à
travailler une semaine avec elles et à leur rendre visite au bureau international ; ainsi qu’à Mani
Sierra et Estefanía Torres qui les ont aidées à se défaire du travail tout au long de ce semestre.
Merci ensuite à ma famille d’accueil, prévenante et chaleureuse, qui m’aura adopté comme un
membre de la famille avec enthousiasme ; emmené en leur compagnie gravir les sentiers de
l’Avila et faire des longueurs dans la piscine de leur club associatif, fait partager les événement
qui rythment la vie de famille (anniversaires et communions), et fait goûter aux petits mets
vénézuéliens. J’espère avoir la chance de revoir mon frère Alejandro, Irma, Miguel-Angel et
Miguel le plus tôt possible !
Qu’aurait été mon séjour à l’étranger sans l’amitié et les bons moments passés en compagnie
d’Alejandro Alvarez, soucieux de partager avec moi sa famille, ses amis et ses sorties, Gustavo
Pizzi et sa famille –en particulier Adriana, Zaidita et Zaida, Jon Gorrochategui qui aura été
assez déraisonnable pour nous guider à travers la Gran Sabana au volant d’un break familial,
Cristina Reni pour son formidable accueil à Barquisimeto et Tucacas, Mani Sierra et sa famille
pour leur « positive attitude » contagieuse, Victor Arvelaez pour son entrain à me faire
découvrir la capitale et ses alentours, Jennifer Meneses la meilleur belle sœur qui soit, la famille
de Dani Sanchez pour leur gentillesse et leur accueil, Gabriel Moccia pour sa diligence à
toujours participer aux sorties, Luciano Rodriguez pour m’avoir amené tant de fois à
l’université, Marcos Minichini pour les parties de tennis, et tous mes autres amis vénézuéliens
qui auront contribué à me construire lors de cette aventure de très beaux souvenirs.
Merci à mes professeurs de l’université Andrés Bello pour leur patience et leur souci de nous
transmettre leur savoir au même titre qu’aux autres étudiants vénézuéliens.
Et je tiens enfin à exprimer ma gratitude à Télécom Ecole de Management pour l’opportunité
donnée d’effectuer des échanges académiques à l’international, lesquels, au-delà d’enrichir nos
connaissances théoriques, nous permettent d’expérimenter de nouveaux modes de vie et de
nous construire sur un plan personnel. Merci en particulier à Michelle Merlier, qui reste une
correspondante attentive, sur laquelle on a plaisir à s’appuyer à des milliers de kilomètres de
notre foyer...

Anne-Laure GAILLARD

- Rapport de fin de Mobilité Académique -

VENEZUELA

Sommaire
Remerciements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
I)

L’université d’accueil. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4

II)

Les cours. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5

III)

Renseignements sur la vie quotidienne et diverses procédures
administratives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6
Visa. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6
Assurance internationale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6
Bourses/Aides. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Monnaie et taux de change. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Avion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Logement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Restauration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
Métro/Bus. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8

IV)

Autres renseignements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8
Culture. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Plats typiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Chocs culturels. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Visites à faire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
Situation politique et économique du pays. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11

V)

Appréciation générale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11

Anne-Laure GAILLARD

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VENEZUELA

I)

L’université d’accueil

Universidad Católica Andrés Bello (UCAB)
Av. Teherán, Montalbán. Parroquia La Vega.
Caracas - VENEZUELA

http://www.ucab.edu.ve/
5 facultés, 15 départements
Echange hors Erasmus, sans frais de
dossier et de scolarité
Pas de double diplôme
2nd Semestre : du 12/03 au 06/07
Contact bureau international :
natalia.nahidalg@gmail.com
L’université Andrés Bello de Caracas jouit d’une bonne reconnaissance au Venezuela.
Elle est considérée comme la 4ème meilleure université de Caracas, après l’Université Centrale
du Venezuela, l’université d’ingénierie Simón Bolívar et l’université de gestion Metropolitana.
L’université se caractérise par son implication dans divers projets en faveur des communautés
défavorisées. Située en bordure de Caracas, les collines qui la bordent se sont vues peu à peu
recouvrir de « ranchos », ces bidonvilles qui se sont développés anarchiquement dans toute la
ville au cours des 40 dernières années avec l’exode urbain. La vision constante de ces bidonvilles
depuis l’université rappelle aux étudiants combien le statut qu’ils occupent est privilégié et
l’importance du travail social qui doit être fait au sein du pays…
L’université comporte 4 centres à travers le pays. Comparé aux universités de Caracas
précédemment énumérées, l’UCAB est relativement petite et permet de se familiariser avec
certains visages. L’université se divise en 5 facultés : Sciences économiques et sociales, Droit,
Sciences humaines et Education, Ingénierie, Théologie.
Nous étions trois étudiants étrangers au sein de l’université, tous de TEM. Ceci est dans la lignée
d’une tendance générale au Venezuela qui accueil peu d’étudiants étrangers, découragés par le
problème d’insécurité qui affecte actuellement le pays.

Anne-Laure GAILLARD

- Rapport de fin de Mobilité Académique -

VENEZUELA

II)

Les cours
Langue d’enseignement : espagnol
Pas de pré-requis linguistique académique exigé
(niveau minimum d’espagnol B2 recommandé)
Cours suivis :
3 cours en lien avec la
1 cours de sciences humaines
gestion/management…
- Administración de empresas (Gestion
- Cacao : una experiencia práctica
d’entreprise)
(Cacao : une expérience pratique)
- Políticas comunicacionales (Politiques
de comunication)
- Publicidad II (Publicité)
+ Cine de ciencia ficción (Cinéma de
science fiction)

Compte tenu que l’université accueil très peu d’étudiants étrangers, il n’existe pas de filière qui
leur soit dédiée. Ceci implique qu’ils doivent suivre des cours -enseignés en espagnol- avec les
autres étudiants vénézuéliens. C’est pourquoi une relative maitrise de l’espagnol est souhaitable
dès le début du semestre. Cela permettra également aux étudiants en échange à l’UCAB de se
plonger totalement dans l’environnement local et privilégiera les échanges avec les étudiants
vénézuéliens.
Les horaires de cours oscillent entre 7h du matin (en comptant une bonne heure pour rejoindre
l’université dû aux transports chronophages, mieux vaut être matinal…) et 10h du soir pour des
filières réservées à des étudiants qui ont par ailleurs une activité professionnelle, notamment la
filière de Management.
L’étudiant en échange à l’UCAB aura une relative liberté du choix de ses cours.
Pour ma part, outre l’obligation de choisir 3 cours en rapport avec ma formation à TEM et 1
cours de sciences humaines, j’ai du prendre en considération les problèmes d’insécurité qui
gangrènent le pays et ne pas choisir de cours qui m’aurait obligée a prendre le métro/bus le soir.
La filière de gestion ne proposait que des cours le soir, contrairement à celle de communication
sociale, qui en outre comportait des cours pertinents pour ma formation de manager à TEM et
c’est donc vers cette dernière que mon choix d’inscription s’est porté.
- Le cours de gestion d’entreprise reprend des connaissances générales sur la mission et vision
de l’entreprise, l’organisation des entreprises et l’équilibre du bilan comptable.
- Le cours de politiques de communication établit l’importance et les moyens d’une politique
de communication efficace et réussie, tant au sein de l’organisation que de l’organisation vers
des acteurs externes.
- Le cours de publicité m’a parut très interactif, avec l’étude de publicités audiovisuelles
efficaces et les différents types de stratégies publicitaires. Il en appelait notamment à
l’imagination et la créativité…
- Le cours sur le cacao m’a permise de tirer partie de mon pays d’accueil, produisant le meilleur
cacao au monde, pour l’enrichissement de mes connaissances à travers la visite sur le terrain de
producteurs de cacao, d’une usine de cacao et d’une école de chocolaterie. Le cours comportait
également l’intervention, notamment, d’un ancien trader de cacao sur le marché mondial.

Anne-Laure GAILLARD

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VENEZUELA

- Le cours sur le cinéma de science fiction consistait principalement en l’élaboration d’une
affiche de cinéma, réalisée en partenariat avec des étudiants en arts graphique, reliant un film de
cinéma de science fiction avec un thème éthique, destiné à faire s’interroger l’observateur.

III)

Renseignements sur la vie quotidienne
et diverses procédures administratives

Visa : visa étudiant si séjour supérieur à 3 mois d’affilée
Assurance internationale : Kinousassur, Assurance Study Work
& Travel (215€ env.)
Vaccins recommandés: (non obligatoires) fièvre jaune,
hépatites A et B
Bourses/Aides : éligibilité à la bourse AMIE
Monnaie : bolívar fuerte (BsF)
Taux de change (varie fortement): officiel 1€ = 5,37 BsF
parallèle 1€ = 12,02 BsF
http://lechugaverde.com/

Avion : arrivée Aéroport Simon Bolívar de Caracas (800€ allerretour min.)
Attention : paiement d’une taxe d’aéroport, en bolivars, au moment du départ.

Logement : en famille d’accueil (200€ / mois env.)
Restauration : restaurants rapides et cantine dans l’université
(35-70 BsF / repas)
Métro / bus : désorganisé et souvent chronophage… (10 BsF /
jour env.)

Consulat du Venezuela à Paris :
ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30

8, Impasse Kleber
75116 PARIS
Tél. : 01-45-53-29-98
http://www.embavenez-paris.fr/
Ambassade de France à Caracas :
Calle Madrid con Avenida
Trinidad
Las Mercedes - Caracas
Tél. : (00 58)212-909-65-00
http://www.ambafrance-ve.org/

Visa : Il est recommandé d’effectuer la demande de visa auprès du consulat du Venezuela 1 mois
minimum avant la date prévue de départ, soit de s’informer sur ses éléments constitutifs
d’autant plus en avance pour se les procurer à temps.
Liste des éléments constitutifs du Visa : http://www.embavenezparis.fr/tramites/Requisitos%20visas%20frances.pdf
Formulaire de demande de Visa (un des éléments nécessaire) : http://www.embavenezparis.fr/tramites/Formulario%20solicitud%20de%20visa%20-%20Frances.pdf
Assurance internationale : elle permet de couvrir les frais de santé à l’étranger, un
rapatriement d’urgence et étend la responsabilité civile au pays d’accueil… Le tarif dépend du
pays de destination et du nombre de mois passés à l’étranger. Kinoussasur présente le double
intérêt d’être une filiale du groupe Mapfre, présent au Venezuela, et de posséder son siège à Evry,
en cas de nécessité après retour en France. Il existe souvent un service d’assurance
internationale associé à la carte bancaire, toutefois souvent limité à trois mois. Prêter attention à
ses modalités et à l’étendue de la couverture prise en charge.
Bourses/Aides : j’ai bénéficié de la bourse AMIE pour m’aider à financer ma mobilité à
l’international. Pays situé en dehors de la zone européenne, il existe moins d’aides que pour les
pays de destinations situés en Europe. Cependant, je pense avoir compensé le coût plus élevé
que représente un voyage en dehors du continent par la négociation d’un loyer peu élevé.
Anne-Laure GAILLARD

- Rapport de fin de Mobilité Académique -

VENEZUELA

Le guide de la mobilité académique internationale proposé par TEM répertorie les différentes
aides auxquelles l’étudiant pourra prétendre.
Monnaie et taux de change : elle est soumise à un fort contrôle des changes, administré par
CADIVI. En théorie, ce contrôle des changes vise à éviter la fuite des capitaux. En pratique, un
déséquilibre se crée entre l’offre et la demande de devises étrangères (dollars et euros) et
entretient un marché parallèle des changes très développé (illégal), sur lequel intervient un
phénomène de spéculation. La différence entre le cours officiel et le cours parallèle va du simple
au double.
La situation économique du pays, en mauvaise passe et sur laquelle existent très peu d’analyses
fiables sur internet, impulse en outre une inflation galopante : les prix sont revalorisés tous les 6
mois et grignotent le pouvoir d’achat des citoyens vénézuéliens. Des sites internet illégaux au
Venezuela, comme celui de « Lechuga Verde » (Laitue Verte) -référence faite au dollar américain,
permettent de se tenir informé du taux de change parallèle au jour le jour:
http://lechugaverde.com/
Conséquence pour l’étudiant qui partira en échange au Venezuela : il sera beaucoup plus
avantageux pour lui de changer ses euros en bolivars sur le marché parallèle, sous condition de
le faire avec des personnes de confiance. Pour ma part, je suis partie avec 2000€ en espèce afin
de pourvoir à d’éventuelles urgences, et je changeais régulièrement des euros en bolivars par
virement avec des vénézuéliens possédant des comptes bancaires en France pour éviter la
commission de change. Je virais des euros depuis mon compte bancaire français vers un autre
compte français, et je recevais des bolivars sur mon compte vénézuélien approvisionné depuis
un autre compte vénézuélien.
Avion : il est recommandé de contacter le bureau international de l’UCAB, qui propose de
faciliter l’arrivée à Caracas par le service d’une navette allant de l’aéroport à l’université ou au
logement de l’étudiant… Dans le cas contraire, il faudra utiliser une ligne de taxi privée et faire
preuve de prudence.
Attention à l’existence d’une taxe aéroportuaire à payer en bolivars au moment du départ,
parfois incluse dans le prix du billet d’avion mais qui peut se voir augmenter si ce dernier a été
acheté à l’avance (conséquence de l’inflation galopante), auquel cas il faudra compléter la
différence… Compter l’équivalent de 35-40€ en bolivars (au taux du marché parallèle) pour
cette taxe, et si elle est incluse dans le prix du ticket (le plus probable), garder l’équivalent de 510€ en bolivars pour palier à une probable revalorisation de cette taxe, ultérieure à l’achat du
billet.
Logement : j’ai vécu chez la famille d’un ami vénézuélien, rencontré en France lors de la
préparation de mon voyage. Vivre en famille d’accueil m’a permis une pratique constante de
l’espagnol et une immersion plus complète au sein de la société vénézuélienne. Ne plus
seulement côtoyer des vénézuéliens et vivre en vénézuélien(ne). Echanger les préoccupations
politiques, s’informer de certaines us et coutumes propre à la culture du pays, recevoir de
précieuse recommandations à l’heure de sortir ou de voyager, manger des « arepas »-ces
galettes de maïs fourrées de viande, jambon ou fromage- à l’heure du petit déjeuner ou du
dîner…
Le mauvais point de mon lieu de résidence est qu’il était situé à San Antonio de Los Altos, en
banlieue de Caracas, ce qui signifiait souvent de long et fastidieux voyages entre celui-ci et la
capitale.
Restauration : il existe deux cantines au sein de l’université et une demi-douzaine de fast-food
au sein même de l’université, bordant « la feria » soit la cour étant le lieu de vie privilégié de
l’université. L’étudiant peut ainsi palier à un petit creux occasionnel pour un prix oscillant entre
35 et 70 bolivars le repas, mais l’étudiant soucieux de réduire ses dépenses alimentaires ou de
préserver une alimentation saine ferait sage décision d’apporter son Tupperware préparé à
l’avance…
Anne-Laure GAILLARD

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VENEZUELA

Métro/ bus : Le Venezuela est le pays de la voiture ! Comment en serait-il autrement dans un
pays où règne l’insécurité et où le plein d’essence revient à … 40cts d’euros environ !
Le réseau de transports en commun est peu développé, néanmoins il existe 4 lignes de métro.
Celui-ci est très bon marché (1,5 BsF / ticket) mais peu développé et moins fréquent qu’à Paris.
L’université se trouve juste à l’extérieur de la station Antímano.
Carte du métro de Caracas :
http://www.metrodecaracas.com.ve/mapa_rutas/mapa_met_mbus.html
Les lignes de bus ne sont pas soumises à un mappage et des horaires précis, il faudra pour les
utiliser faire preuve de patience et ne pas hésiter à solliciter l’aide d’un vénézuélien à l’air
avenant ! Les arrêts effectués par les autobus sont généralement inscrits sur une pancarte
installée derrière le pare-brise.
Eviter les transports en commun le soir et ne pas porter de signes extérieurs de richesse (IPod,
Smartphone…)

IV)

Autres renseignements

Culture : Le Venezuela est un pays jeune et cosmopolite : 70 % de la population a moins de 30
ans, et c'est le pays le plus métissé d'Amérique latine. Beaucoup d'immigrés d'Europe, des
Antilles, d'Equateur, du Pérou et de Colombie, sont venus s'y implanter lors du boom
économique des années 70. A l’heure actuelle, on assiste au mouvement inverse, avec la fuite des
cerveaux et des plus nantis en direction d’Europe ou même de Colombie. C'est une société très
contrastée, mêlant l'insolente richesse des descendants européens et l'extrême pauvreté des
autochtones, avec une classe moyenne peu développée et où les classes sociales sont bien
souvent hermétiques les une aux autres. Le style de vie des vénézuéliens est très américanisé :
culte voué au centre commercial et à la consommation dans les centres urbains, avoir un
Blackberry à tout prix !, le base-ball est le sport national, Miami constitue le lieu privilégié des
vacances… Paradoxalement, le Venezuela conserve son identité à travers ses traditions
préservées, sa musique caribéenne, sa gastronomie… Parmi les groupes indiens, on compte les
Caraïbes, les Arawaks, les Chibchas et les Tupis-Guaranis. Leur culture a été profondément
bouleversée par les missionnaires, tandis que leurs terres suscitent la convoitise des chercheurs
d'or, des compagnies forestières, minières et pétrolières, et des narcotrafiquants. Les plus
célèbres sont sans doute les Yanomamis, un peuple semi-nomade vivant à cheval sur la frontière
brésilienne. Les grandes plaines du Venezuela sont le domaine des « llaneros », des cow-boys
gardiens de troupeau. Enfin, au pays des Miss (le Venezuela est un vivier inépuisable de Miss
Monde et autres Miss Univers), le culte de la beauté et du paraître tient une place primordiale.
Les Vénézuéliens sont parmi les plus grands consommateurs au monde de produits de beauté et
la chirurgie plastique s’est banalisée. De façon générale, les Vénézuéliens aiment faire la fête,
danser au rythme du merengue, de la salsa ou du reggeaton avec le rhum qui coule à flots.
Plats typiques : Arepa (galette de farine de maïs fourrée de viande, fromage…), Asado negro
(rôti a la saveur un peu sucrée), Cachapa (crêpe épaisse faite à base de maïs frais, se mange
souvent avec un fromage blanc salé (queso de mano) et une noisette de beurre), Ceviche
(poisson cru macéré dans du jus de citron avec des oignons et des épices), Empañada (pâte frite
fourrée à la viande de bœuf, de poulet, de porc, au poisson et/ou au fromage.), Hallaca : petits
morceaux de poulet, porc, olives, raisins secs, oignons enrobés d’une pâte de farine de maïs
doux elle-même enveloppée d’une feuille de bananier, le tout cuit dans l’eau bouillante (plat
traditionnel de Noël), Hallaquita : pâte de farine de maïs enveloppée dans des feuilles de maïs,
cuite dans l’eau bouillante, Pabellón : c’est le plat national - haricots noirs, riz, bananes plantains
frites et viande (carne mechada), Quesillo (flan au caramel), Sancocho (sorte de soupe avec des
légumes en morceaux et de la viande), Tajada (tranches bananes plantain frites), Tequeños
Anne-Laure GAILLARD

- Rapport de fin de Mobilité Académique -

VENEZUELA

(sortes de nems frits fourrés au fromages), Tostones ou Patacones (morceaux aplatis et frits de
banane plantain verte qui se mangent généralement en bord de mer), Tres Leches (savoureux
dessert fait de trois sortes de lait).
Choc culturel : les habitudes de vies vénézuéliennes sont parfois antagoniques aux nôtres, tour
d’horizon :
Insécurité
Caracas est considérée comme la ville la plus dangereuse du monde, devant Ciudad
Juarez et Bagdad. Ce triste record s’explique par l’un des taux de criminalité le plus
élevé au monde -du fait de la pauvreté et de l’affrontement entre cartels de drogue-,
la corruption des forces de police et le nombre d’enlèvements (5 enlèvements pour
1000 habitants en moyenne). Ces enlèvements « express » vont de pair avec les
demandes de rançon. L’insécurité n’est cependant pas l’apanage de Caracas et se
retrouve dans tous les centres urbains du pays. Ceci implique des précautions
régissant les habitudes de vie vénézuéliennes : éviter de sortir le soir tombé, ne pas
porter de signes extérieurs de richesse, toujours porter avec soi les photocopies de
ses papiers d’identité, ne s’aventurer que dans certaines zones de Caracas (Altamira,
Chacao, Chacaito, Las Mercedes…)
Source : http://www.lapresse.ca/international/201008/23/01-4308969-le-venezuela-un-pays-encore-plus-dangereux-quelirak.php

Rapports humains
Le vénézuélien est un être chaleureux, qui aime s’entourer de ses pairs. Il va à la plage avec ses amis, la
glacière regorgeant de bières glacées et les enceintes de la voiture balançant des airs de merengue et
reggeaton. Ne vous étonnez pas si un(e) parfait(e) inconnu s’adresse à vous en terminant ses phrases par
« mi amor », « mi vida », « mi cielo » ou « mami/papi » (belle/beau gosse), chose courante au Venezuela.
Les élèves s’adressent généralement à leurs professeurs à la seconde personne du sg et vont jusqu’à boire
avec eux lors de la « cervezada » (fête de graduation).
La galanterie est exacerbée au Venezuela, qu’on pourra ou non mettre sur le compte du machisme.
Les enfants vivent généralement chez leur parents jusqu’au mariage, du fait de l’inaccessibilité du
logement. De plus, les grands-parents vivent souvent avec les parents, chacun ayant son étage réservé.
Enfin, il est courant pour les familles plus nanties d’avoir des employés de maisons chargés de faire le
ménage, le repassage, la cuisine ; de même, mettre l’essence dans le réservoir de la voiture ou les courses
dans le coffre sont laissées au soin d’un employé et il pourrait être mal vu de faire la besogne à leur place…

Conduite
Au regard du non respect des feux rouges brûlés, des couloirs de sécurité improvisés
en nouvelle voie, des heures perdues dans les bouchons (« la cola ») causés tant par
le trafic que par les accidents, la mauvaise qualité de la route et les pannes de
voitures datant des années 70, il est de bon ton de parler de chaos routier…
Le Venezuela est le pays où le litre d’essence
est le moins cher au monde, avec un plein
équivalent à … 40cts d’euros !

Anne-Laure GAILLARD

- Rapport de fin de Mobilité Académique -

VENEZUELA

Des produits de consommation limités
Du fait d’une économie principalement concentrée sur
l’industrie pétrolière, le Venezuela importe la plupart des
produits
industrialisés ; et
jusqu’aux
produits
alimentaires. Pour chaque produit, il n’existe presque
que le choix d’une seule marque, ce qui justifie des prix
élevés, malgré le faible pouvoir d’achat de l’écrasante
majorité des vénézuéliens.
Il n’est pas rare non plus d’assister à la pénurie de
certains produits dont le prix est régulé par l’Etat (lait,
huile…).

Une société politisée

Pas de demi-mesure au Venezuela : les
vénézuéliens sont soit chavistes, soit
de
l’opposition !
Les
premiers
acclament le socialisme du XXIe siècle
proposé par Chavez tandis que les
seconds regrettent la corruption de
son gouvernement et sa mauvaise
gestion de l’économie, sans parler de
ses pratiques dictatoriales… Le 7
octobre prochain, les vénézuéliens
devraient décider de leur nouveau
président (Hugo Chavez ou Capriles
Radonski), de quoi nourrir le débat et
animer les manifestations politiques.

C’est dit ! Oui mais … par un vénézuélien
On pourrait se réjouir des velléités qu’ont les vénézuéliens à nous inviter à participer
à quelque activité/ visite en leur compagnie, mais il s’avère bien souvent que celles-ci
ne se matérialisent jamais… Si les bonnes intentions sont bien là, le Venezuela place
des embûches (« la cola »…) qui les font s’envoler ! Prenez donc les propositions de
week-ends/vacances partagés avec le recul nécessaire et prévoyez un plan B.
De même, si vous invitez des vénézuéliens, ne soyez pas surpris(e) de ne pas voire
apparaître la plus forte majorité d’entre eux.
La notion de temps et à plus forte raison de ponctualité
peut-être une notion abstraite pour un vénézuélien. S’ils
essaient d’être à l’heure aux rendez-vous professionnels,
ne vous attendez pas au même zèle concernant les rendezvous de sortie… Par exemple, si une soirée est organisée à
20h (le plus souvent il n’y aura même pas d’heure
donnée), veillez à ne pas apparaître avant 21h30, votre
hôte ne vous attendra pas avant…

Anne-Laure GAILLARD

- Rapport de fin de Mobilité Académique -

VENEZUELA

Visites à faire :
Le pays est un condensé de presque toutes les merveilles naturelles du continent sud-américain :
forêt amazonienne, montagnes des Andes, savanes, plateaux, fleuves et cascades, et enfin les
plages paradisiaques et îlots de la mer des Caraïbes. Le patrimoine naturel est très bien préservé
(43 parcs nationaux).
On pourra citer, dans les visites du pays à privilégier : la Gran Sabana (savane tropicale ayant
inspirée le monde perdue, parsemée de cours d’eau et de cascades), le salto Angel (plus grande
cascade du monde), le delta de l’Orénoque (peuplé de dauphins d’eau douce, d’oiseaux exotiques,
de singes hurleurs et de « babas » -petits alligators) ou le Río Caura (avec un guide, remontée de
la rivière en pirogue à moteur jusqu’à des villages indigènes, nuit en hamac dans des
« churuatas » -genre de paillote), les plaines des llanos, la ville de Mérida perché dans les Andes,
les îlots (« cayos ») de sable blanc de Morrocoy, le mini désert de sable de Coro.
Dans Caracas : la montée de l’Avila par sentier et par le téléphérique, le parc militaire Los
Próceres, la visite du quartier traditionnel El Hatillo.
http://www.easyvoyage.com/venezuela/a-visiter
http://www.routard.com/guide/venezuela/2552/itineraires_conseilles.htm

Situation politique et économique du pays : difficile à résumer et ayant eu peine à trouver des
informations pertinentes sur ce point, voici l’unique article m’ayant parût refléter la réalité que
traverse le Venezuela (pour s’en faire un aperçu): http://www.economieetsociete.com/Venezuela-les-raisons-dun-echec_a190.html

V)

Appréciation générale

Je pense être en mesure de dresser le bilan de mon semestre passé à étudier au Venezuela au
regard de deux éléments : l’appréciation de mes expériences vécues et ce que j’en retiens.
Vivre six moi loin de mes repères culturels n’aura pas toujours été évident… Il m’aura d’abord
fallu une période d’adaptation, affinant ma compréhension de la langue et de certains
comportements des vénézuéliens, pour ensuite mieux m’insérer dans ce nouvel environnement.
Puis il m’aura fallu expérimenter, certains jours, le sentiment d’impuissance attaché à la
situation d’insécurité et à la corruption des représentants de l’Etat. Certains autres jours, mettre
à l’épreuve mes ressources pour affronter des situations inconfortables, telles qu’attendre le bus
de nuit, ne pas pouvoir rentrer du fait de la pluie battante ou même sentir que « la vraie vie »
s’écoule de l’autre côté de l’Atlantique (sentiment de vivre en marge de l’activité mondiale et
parenthèse mise sur des projets personnels). Cependant, chacune de ces expériences m’aura
appris quelque chose, que ce soit la faculté d’adaptation, le courage, la patience ou la modestie.
Je suis en mesure de mieux apprécier le confort que nous procure notre mode de vie occidental
et de me sentir à l’aise dans un nouvel environnement. Enfin, certaines expériences telles que la
visite (accompagnée) d’une communauté pauvre (« rancho ») de Caracas ou d’un village vivant
de pêche et de culture de cacao, m’aura même offert des leçons de vie sur l’importance de
l’action sociale dans le premier cas et le bonheur que peut procurer une vie simple mais en
communauté dans le second. Si l’accueil très chaleureux réservé par les vénézuéliens m’aura
permis d’apprécier cette mobilité académique, il ne faudra pas non plus oublier de citer
l’émerveillement procuré par la vue des lumières des « ranchos » (bidonvilles) de nuit -telles une
multitude d’étoiles terrestres, les paysages sublimes, l’expérience inoubliable de vivre au cœur
de la nature, loin des connexions routières et des réseaux de téléphonie mobile, de se baigner
dans des piscines naturelles alimentées par multitudes de petites cascades, d’observer la
richesse de la faune et de la flore exotiques offertes par ces paysages préservés, du plaisir de se
baigner dans la mer des caraïbes dans une eau à 28°C, une bière glacée à la main, de danser au
rythme du merengue, ou même l’étonnement d’observer de l’or issu de l’exploitation illégale des
mines… Tant d’expériences qui restent l’apanage du Venezuela ! Cependant, je ne
recommanderais le Venezuela qu’aux plus téméraires et sociables d’entre vous…
Anne-Laure GAILLARD

- Rapport de fin de Mobilité Académique -

VENEZUELA


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