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L'Armoire aux Épices Récits de voyage au pays de l'Émoi Vanessa Terral Récits de voyage au pays de l’Émoi Textes de Vanessa Terral Photographies de Nynaeve, Emma C. Lule À celui qui fut mon guide Et qui désormais marche à mes côtés, Sa main dans la mienne… J’aime la longue plaine J’aime la longue plaine où nul arbre ne pousse Qu’un tronc de fière allure érigé, mais sans branche Foudroyé par l’orage – éclair, passion blanche ! Sans l’écorce escarpée, sa chair m’apparaît douce. Où qu’aille mon regard, il fige la pâleur ; La terre en mouvement s’arrête de trembler Quand j’admire et soupire auprès de ses galets Et sur son étendue, si moirée de chaleur. Nulle trace d’or pur, de topaze ou d’ébène, Rien qu’ombres pour orner ces reliefs frémissants. Elle rougit parfois, tel le soleil couchant ; Moi-même étendue nue, j’aime la longue plaine. Les rizières au couchant Se parent d’or bleu et de jade Tandis que le soleil nomade Accueille la nuit en tremblant Le champ paisible offre un calice Jaune et outremer s’unissant Dans le soir senteur de thé blanc Aux rizières d’eau et d’anis Cette scintillante parade S’accorde à l’âme des iris Qu’a l’amante pâle et novice Levant ses mèches en torsade Paysage pers Comptine d’un bosquet de l’Aisne La jeune fille en fleurs Est comme l’escargot Emplie d’une pudeur Qui arrondit son dos Perdue dans le grand pré De l’amour premier Cette ingénue beauté Doute savoir aimer Ah ! Ses seins mignons ! Quand l’amant adresse Aux roses bourgeons De chastes caresses Tels d’un escargot Les antennes-yeux Rétractent sitôt Les tétons curieux Les Lavandières de Provence Chant du terroir Les lavandières de Provence Lavent, leur corsage mouillé Les grands battoirs entrent en transe Au chant aigu des roitelets Les lavandières de Provence S’agitent pieds nus dans la rivière Et elles rient bien des avances Que leur proposent les fadas fiers Quand se reposent les lavandières Sous le chêne, le vieil olivier, Sort le rosé qui désaltère Et dévoile une gorge excitée Les longs jupons des lavandières Qui vont au milieu du courant Quand cela se fait nécessaire Pour les draps de nuit des amants Ces beaux jupons de lavandières Pour ne pas se trouver mouillés Deviennent nuées délétères, Par une main se font trousser Et c’est merveille, lavandières ! Que voir de mon buisson ardent Au cœur de plaisirs solitaires Vos cuisses, vos dessous charmants Ô lavandières fascinantes Avec feu, je vous le demande Qu’un soir où les cigales chantent On s’aime parmi les lavandes Paysage vermeil Sur la pampa rouge Dansent les plumeaux Le vent au galop Les ploie de sa vouge L’ocre de ton dos À la bise bouge Brun de guanaco Sur la pampa rouge J’ai voyagé cette nuit, ma belle, ma brune. Les landes pommelées d’Irlande se remplissaient de moutons qui gambadaient sur tes genoux, tes hanches, ton ventre mignons. Tes prairies se parsemaient des taches blanches de ton lait. Et tu m’enivrais, ma belle, ma brune, et tu m’enivrais.


         


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