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l ’ Év én em en t

La grève largement suivie

Mercredi 5 Septembre 2012

Débrayage des communaux 78% des communes sont paralysées au niveau national

3

La grève à laquelle
a appelé la
fédération
nationale du
secteur des
communes
(FNSC), a été
massivement
suivie à son
premier jour.

E

n effet, pas moins de 78%
des communes ont été par alysées, hier, à l’échelle
nationale. « Il y a eu une for te
adhésion de la par t des tr availleur s, à notre action de protestation. Les wilayas qui ont enregistr é le taux de suivi le plus élevé
sont : Bouir a ave (75% ), Béjaïa
avec (65% ) et Tizi-Ouzou (45% )»,
a affir mé hier, Ali Boutabala, le
pr ésident de la FNSC, affiliée au
syndicat national autonome du
per sonnel de l’administr ation
publique (SNAPAP). En pr écisant
: « aucun dépassement n’a été
enr egistr é au niveau des communes », a-t-il dit. Cette gr ève a
été accompagnée également par
plusieur s sit-in au niveau des
sièges des wilayas, sur tout le ter r itoir e national, « les pr otestataires ont par ticipé massivement à
ces r assemblements », a estimé le
même responsable. A la question
de savoir si la tutelle a r éagi,
quant à cette action de protestation, le pr ésident de la FNSC
r épondr a par la négative : « Nous

n’avons eu aucune r éponse de la
par t des responsables du ministère », a-t-il indiqué. Le même responsable a fait savoir que, le
bureau national de la fédér ation
va se r éunir suite à cette gr ève,
pour décider des pr ochaines
actions à mener. Par mi les revendications des communaux figu-

rent, l’ouver ture de négociations
sur le statut par ticulier et le r égime indemnitaire des communaux,
l’élabor ation de toute la r églementation relative au monde du tr avail et l’amélior ation du pouvoir
d’achat. La fédér ation met en
avant d’autres points, à savoir, la
r éintégr ation de tous les syndica-

listes licenciés et suspendus ar bitr airement, la r évision du statut
par ticulier des cor ps communs,
des ouvr ier s professionnels, des
conducteur s et des gar diens, et
l’abrogation de l’ar ticle 87 bis et
le maintien du r égime de retr aite
sons condition d’âge. Pour r appel
les communaux ont déjà déclen-

ché plusieur s mouvements de protestation, à savoir les gr èves
cycliques qu’ils ont obser vées
depuis le début de l’année en
cour s, mais en vain, le dépar tement de la tutelle n’a donné aucune suite à leur s revendications.
Samira Saïdj

À Béjaïa seuls le chef-lieu et Toudja n’ont pas adhéré

E

xcepté dans les communes de Béjaïa et
de Toudja, le taux de suivi de la gr ève
du SNAPAP a atteint, hier, les 100% , dans
les cinquante autres communes de la wilaya
de Béjaia. Réunis le 25 Août 2012, les
membres de la Fédér ation Nationale du
Secteur des Communes, affiliée au SNAPAP, ont décidé d’une gr ève de 08 jour s à
compter d’hier. Une gr ève qui ser a sanctionnée par des r assemblements à tr aver s
les 48 wilayas.
Dans le pr éavis déposé aupr ès des
ministères de l'Intér ieur et des Collectivités
Locales et du Tr avail et de la Sécur ité
Sociale, la FNSC a tenu à dénoncer le
mépr is affiché par les pouvoir s publics à l'égar d des tr availleur s des communes et ce
malgr é les diver s mouvements de gr ève, initiés depuis le 30 Mar s et jusqu'au 15 J uillet
der nier s, suite aux diver ses intimidations à
l'encontre des syndicalistes. Les communaux revendiquent entre autres, « le respect
des liber tés syndicales et droit de gr ève,
l’application des indemnités pour les agents
de l'état civil (pr ime de guichet et délégation de signature), l’intégr ation de tous les
vacataires et contr actuels en poste, la r évision du statut par ticulier et du r égime
indemnitair e des cor ps communs, des
ouvr ier s professionnels, des conducteur s et
gar diens, l’abrogation de l'Ar ticle 87 bis de
la loi 11/90, le maintien du dépar t en retr aite sans condition d'âge, associer tous les

syndicats à l'élabor ation du code du tr avail
dont le nouveau texte est encore en chantier,
le relèvement de la pr ime de femme au
foyer à 8 000,00 DA, le relèvement des allocations familiales à 2 000,00 DA par enfant
sans aucune condition, la r évision du mode
de gestion du Fonds National de
Pér équation des Œ uvres Sociales (FNPOS)
dont la gestion actuelle est opaque, la
r éintégr ation de tous les syndicalistes licenciés ou suspendus de leur poste de tr avail,
l’instaur ation et génér alisation de la médecine de tr avail et la cr éation d'un centre
médical propre aux communaux ».Ce mouvement de gr ève r isque de par alyser toute

l'administr ation locale dont le ser vice de l'état civil est tr ès sollicité en cette pér iode de
l'année, notamment la rentr ée des classes.
Conscients de l'impact de leur action, les
tr availleur s des communes veulent justement peser de tout leur poids, pour que les
pouvoir s publics, qui ont jusque là obser vé
un mutisme insultant à leur égar d, prennent en char ge leur s r evendications. A
signaler que la situation socioprofessionnelle des communaux est des plus lamentables,
notamment avec le maintien de l'ar ticle 87
bis de la loi 11/90 qui inclut toutes les
pr imes et indemnités dans le salaire de base.
Le salaire moyen actuel dans ce secteur est

de 12 000 dinar s, cer taines catégor ies
per çoivent encor e des mensualités infér ieures à 10 000 dinar s et demeurent bien
loin du SNMG qui est fixé à 18 000 dinar s,
depuis le 1er J anvier 2012. L'absence de
dialogue et le mépr is affiché par le ministre
de l'Intér ieur enver s ce secteur névr algique
r isque de pousser le mouvement à se r adicaliser et même à per tur ber les élections
locales qui auront lieu le 29 Novembre 2012,
ce qui est, d' ailleur s, expr imé dans les
déclar ations des tr availleur s que nous
avons approchés.
B. R.

Diversement suivie à Bouira

A

u niveau de la wilaya de Bouir a, la Fédér ation nationale du
secteur des communes (FNSC) affiliée au SNAPAP, a elle aussi
r épondu au mot d’or dre de gr ève nationale d’une semaine à compter d’hier mar di. Ainsi, et selon le repr ésentant local du SNAPAP,
le taux de suivi pour la jour née d’hier avoisinait les 70% à l’échelle de la wilaya. Pour notre inter locuteur, les tr availleur s communaux sont mar ginalisés. « Vous n’avez qu’à voir nos conditions de
tr avail et notre salaire minable pour vous faire une idée du calvaire dans lequel nous vivons », a-t-il indiqué. Concer nant les communes où les taux d’adhésion à ce mouvement de gr ève était le plus
élevé, le coor dinateur du SNAPAP à Bouir a a relevé que « dans cer taines localités, notamment dans les communes de M’Chedallah, El
Asnam et Ahnif, on a enregistr é un taux de suivi de 100% ».

Cependant, dans d’autres, à l’image d’Ain Bessam, Kadir ia et
Souk El Khemis, les tr availleur s communaux n’ont pas adhér é à ce
mouvement. Au niveau du chef-lieu de la wilaya, tous les ser vices
communaux ont tr availlé le plus nor malement du monde. Selon M.
Mezine, repr ésentant syndicale UGTA, major itaire à l’APC de
Bouir a, les r aisons de cette non adhésion à la grogne qui secoue le
secteur les tr availleur s communaux r ésider ait dans le fait qu’« à
notre niveau, on n’a reçu aucune notification de débr ayage de la
par t de notre centr ale syndicale ». Il pr éciser a que « nonobstant
cela, je vous affir me, en mon nom et celui des tr availleur s de la
commune de Bouir a, que nous sommes solidaires avec nos camar ades gr évistes, car nous par tageons les mêmes revendications ».
R. B.