Les Origines du Conflit Israelo Palestinien.pdf


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siècles et était même encore plus sophistiqué qu’on ne l’imaginait… Le Dr
Ronny Reich, qui dirigea les travaux d’excavation avec Elie Shuikrun, a affirmé
que l’ensemble de ce système fut construit comme un seul complexe, au milieu
de l’âge de bronze – vers 1800 av. J.C. par les Cananéens " The Jewish Bulletin,
31 juillet 1998.
Pendant quelle durée la Palestine a-t-elle été spécifiquement un pays
arabe ?
"La Palestine est devenue un pays essentiellement arabe et islamique à partir
de la fin du septième siècle. Presque immédiatement après, ses frontières et ses
caractéristiques – y compris son nom arabe, Filastin – furent connues dans tout
le monde islamique, tant pour sa fertilité et sa beauté que pour son importance
religieuse… En 1516, la Palestine devint une province de l’empire ottoman, ce
qui ne la rendit pas moins fertile, moins arabe ou moins islamique…
L’agriculture occupait soixante pour cent de la population ; les quarante pour
cent restants étaient répartis entre les citadins et un groupe relativement peu
important de nomades. Tous ces gens étaient convaincus de leur appartenance
à un pays qui s’appelait la Palestine, bien qu’ils se sentissent appartenir à une
nation arabe plus large… Malgré l’arrivée constante de colons juifs en Palestine
après 1882, force est de constater que jusqu’aux dernières semaines précédant
l’instauration d’Israël au printemps 1948 il n’y avait jamais rien eu d’autre
qu’une écrasante majorité d’Arabes. A titre d’exemple, la population juive en
1931 se chiffrait à 174.606 sur une population totale de 1.033.314." Edward
Saïd, « The Question of Palestine. »
Comment la propriété terrienne en Palestine était-elle organisée et quand
cela a-t-il changé ?
"[Le code de propriété ottoman de 1858] exigea l’enregistrement nominatif de
tous les propriétaires individuels de terres agricoles. La plupart d’entre eux, qui
relevaient de systèmes traditionnels du droit à la jouissance des terrains –
généralement masha’a ou usufruit collectif – dans les zones montagneuses de
Palestine, ne se firent jamais recenser. Ainsi, la nouvelle loi signifia que pour la
première fois un paysan pouvait être privé, non pas du titre de propriété de son
terrain qu’il avait rarement détenu auparavant, mais du droit d’y vivre, de le
cultiver et de le transmettre à ses héritiers. Droit qui était demeuré inaliénable
jusque là… Avec les dispositions de la loi de 1858, les droits collectifs à la
jouissance des terrains furent souvent ignorés… A la place, des membres de la
haute société, experts en manipulation et en contournement du processus
juridique, firent enregistrer de vastes régions comme leur appartenant… Les
fellahin [les paysans] considéraient tout naturellement que la terre était à eux
et c’est, le plus souvent, lorsque la terre fut vendue aux colons juifs par des
propriétaires absents qu’ils découvrirent qu’ils avaient cessé d’en être les
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