Antinucléaire Mix texte vol0 175.pdf


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NOUS N’AVONS D’AUTANT MOINS LE CHOIX QUE LES
de concessions minières sur leurs terres. En Val de Suse, en
PREMIERS TRAVAUX POURRAIENT DEBUTER EN FIN
Italie, plus de 40 000 personnes ont assailli le chantier de
D’ANNEE. ..
construction du nouveau TGV Lyon Turin menaçant la vie de
Quelques antinucléaires de Caen et d’ailleurs…
leur vallée. Et il y a de cela plusieurs années, les habitant­e­s de
Juillet 2011— Contact, infos : CRAN@no­log.org
Plogoff et leurs soutiens avaient montré comment une lutte
populaire peut défaire un projet de centrale…

AVANT VALOGNES

indiennes se sont mobilisées pour déjouer un projet de ventes

1. La ligne THT Cotentin Maine : c’est une ligne très haute tension de 400000 volts qui reliera la nouvelle centrale nucléaire EPR de
Flamanville au réseau électrique. Elle est construite par RTE—Réseau de Transport d’Electricté.

2. La Manche Libre et certain­e­s élu­e­s locaux défendent l’enfouissement des lignes, ce qui ne règle en rien la question de la nocivité
électromagnétiques des lignes, et pas davantage celle du recours à l’énergie nucléaire.

3. ACRO : Association pour la Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest ­ http://www.acro.eu.org/ ­ est un laboratoire indépendant de
contrôle de la radioactivité basé à Hérouville St Clair.

4. INSERM : Institut de la Santé et de la Recherche Médicale.

5. Mammite : inflammation des mamelles chez les vaches par la coagulation de leur lait.

SOUS LES THT, PIQUE NIQUE SOUS HAUTE SURVEILLANCE

Un rendez vous était donné à 11H samedi 5 novembre pour
un pique nique militant contre les lignes très haute tension
(THT).

pour pouvoir nous suivre dans la campagne.
Avions nous l'intention d'aller à travers champs pour
déboulonner des THT?

Nous nous y sommes rendu­e­s avec nos petits moyens et dans
la fraîcheur. Nous sommes donc passés par un dédale de route
de campagne dans un paysage bocager, vivant de l'élevage et de
l'agriculture intensive. Somme toutes très joli paysage mais très
vite ombragé par des véhicules et des uniformes de gendarmes
comme s'il en pleuvait. A 5 km avant d'arriver à Cerisy­la salle,
(petit village de campagne regroupant quelques centaines de
personnes aux alentours) nous tombons nez à nez avec 4
voitures et 3 camions de gendarmerie stationnés en épi sur un
petit parking d'église.
Arrivés au bourg de Cerisy la salle, nous sommes aussitôt
repart­e­s vers le lieu tenu secret jusqu'au dernier moment car
il s'agissait d'une occupation d'une très belle et grande maison
vide avec terrain et dépendances ( Dommage de laisser çà
vide.) appartenant dorénavant à RTE, entreprise de transport
électrique, qui rachète les maisons sous les lignes THT et
envisage de les relouer ou vendre une fois la ligne posée.
Car quand le monstre est arrivé, la contestation s'estompée
C'est aussi un coup de la carotte financière de RTE , qui a un
très bon budget pour sa ligne en ces temps de crise. On achète
les uns et le bâton pour les autres.

Nous sommes arrivés vers midi dans la cour de la maison
après avoir garé nos véhicules sur un parking d'une autre
maison limitrophe. Sur place il y avait une caravane, des
crêpes chaudes, du cidre bio et plein de bonnes victuailles du
bocage. Une personne du collectif Stop THT, Percy sous
tension a pris la parole pour expliquer le sens de l'action en
axant son discours sur les dangers des THT et des maisons qui
restent vides. Apparemment RTE va racheter environ 200
belles maisons dans la Manche pour désamorcer la
contestation antinucléaire. Car lorsque l'on désertifie (sacrifie
une partie du terroir au tout puissant maître qu'est le
nucléaire), on vide la lutte de son contenu local, déjà pas mal
morose dans le coin. Bref juste après Monsieur RTE est monté
sur le muret de la cour et nous a demandé de quitter
solennellement cette propriété privée dans les minutes qui
suivent car RTE faisait constater par huissier et accompagné
d'imposantes forces de l'ordre (et notamment des messieurs de
la DCRI) et allait intenté une action en justice contre la
soixantaine de squatteur­ses le temps d'un pique nique. La
stratégie d'intimidation n'a pas fonctionné et nous avons
gaiement sorti nos victuailles.
Les discussions allaient bon train sous l'œil attentif de l'Etat
policier.

Nous avons donc repris un dédale de petites routes de
campagne, en passant notamment par le Pont Brocard (site à
voir impérativement au passage) pendant quelques kilomètres
et bien escorté par la gendarmerie avec 3 ou 5 véhicules à
l'avant, plus des véhicules derrière, plus un hélicoptère avec
zoom embarqué, et deux gendarmes en motocross, en treillis

Nous devions voir la projection d'un documentaire sur
l'occupation dans les forêts en Catalogne pour enrayer la mise
en place d'une THT. Hélas le groupe électrogène n'a jamais
voulu démarré et nous avons donc été privé de cinéma. Une

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