Antinucléaire Mix texte vol0 175.pdf


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personne est intervenue pour décrire brièvement la lutte

antinucléaire là­bas, avec l'appui des populations locales.
Ensuite une militante d'association des riverains de la ligne
THT, qui se bat essentiellement pour faire reconnaître les
dangers sanitaires sous les lignes THT, avec indemnisation
conséquente du bâti à 100M des lignes THT est intervenue.
Et son intervention s'est conclue par : nous devons contacter
encore plus de riverains sous les lignes THT pour réclamer en
justice leur indemnisation pour leur maison. Bref un discours

qui a fait retomber l'envie de débat
Vers 14H30 nous avons replié tout notre matériel et sommes
reparti­e­s comme tou­te­s les participant­e­s vers d'autres
aventures dans la campagne , non sans que des véhicules
soient filés par les flics.
In Pas de Sushi, l'État Geiger n°2, Novembre 2011

RENNES, 20000 PERSONNES CONTRE LE NUCLEAIRE

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LE 15 OCTOBRE DERNIER nous étions 20000 dans les
rues de Rennes pour exprimer notre détermination à en finir
avec le nucléaire.
Bien­sûr, élections approchant, c’était la foire d’empoigne
électorale. Mais c’était tout de même rassurant de sentir un
peu de monde mobilisé dans les rues rennaises.
Ce qui sautait aux yeux, c’était également la forte mobilisation
des collectifs locaux antinucléaires et anti­THT. A leur suite,
un cortège « arrêt immédiat » anticapitaliste initié par des
organisations anarchistes (FA, OCL, OLS) et des individu­e­s a
réuni 1000 à 2000 personnes et titillé les tenants de l’écologie
d’Etat et leur sortie différée.
Le long du parcours quelques bombages ont fleuris rappelant
aux passants que le nucléaire est toujours présent dans notre
quotidien même si les médias ont choisi de le renvoyer dans
les zones grises du silence.
A la fin de la manifestation, une assemblée a permis de
présenter l’initiative de blocage de train de déchets de
Valognes et d’échanger autour du nucléaire.

beaucoup moins ailleurs. Quelques milliers de personnes au
Bugey. Entre 1000 et 2000 à Toulouse et Bordeaux. Quelques
centaines ailleurs. On est loin des 60000 personnes en France
en 2007, dont 30000 à Rennes.
C’est indéniable, le mouvement antinucléaire français vit un
reflux que l’horreur de Fukushima n’a pas réussi à enrayer.
Ce reflux est sans doute dû au manque de perspectives qui
semblent se dégager, au ralliement progressif des écologistes
d’Etat à la real politik, et à la crise qui a secoué le réseau sortir
du nucléaire en 2010.

Si la mobilisation a été importante sur Rennes, elle l’a été

In Pas de Sushi, l'État Geiger n°2, Novembre 2011

Si Rennes semble aujourd’hui encore être à la pointe du
combat antinucléaire, c’est que les luttes anti­THT y sont
encore vivantes. Mais également, que la mobilisation s’est
émancipée du réseau sortir du nucléaire, que les divers
collectifs ou organisations se sont investies de longue date
pour faire de cette journée de mobilisation un succès.
C’est également parce que l’ouest semble depuis quelques
années un terrain fertile pour les mobilisations sociales.

RENNES : LE BIDON RADIOACTIF ETAIT BIDON.

Mercredi 9 novembre, des automobilistes remarquent, au bord
de la rocade, dans le sens Saint­Malo Rennes, à hauteur de la
porte de Maurepas, un bidon avec un autocollant prévenant
d'un contenu radio­actif. Très vite, policiers et pompiers se
rendent sur place. Par précaution, cette partie de la rocade est
interdite à la circulation.
Des spécialistes des risques radiologiques vérifient s'ils
enregistrent des signes de radio­activité. Les résultats sont
négatifs. Le bidon ne contient que du dégraissant inoffensif. Il
sera finalement transporté par les services de la voirie dans une
déchetterie. « Il a été placé là intentionnellement, estime un
policier. S'il était tombé d'un camion, il aurait roulé dans le
fossé. » Par qui et pourquoi ? Mystère pour l'instant.— Source :
Ouest France.

Dans un communiqué adressé à la rédaction de Ouest­France,
le collectif antinucléaire « en route vers Valognes » revendique
la pose, hier après­midi sur la rocade nord de Rennes, d’un
bidon pseudo­radioactif.
« La perte fortuite d’un fût de déchet en pleine voie est une
possibilité assez vraisemblable pour que l’on prenne le soin
d’envoyer des experts radiologiques » note le communiqué. Et
de préciser : « Il y a des matériaux irradiants qui circulent sur
tout le territoire et à peu près chaque jour, en toute discrétion
et sans provoquer de panique ».
In Pas de Sushi, l'État Geiger n°2, Novembre 2011