Halloween au Cryptic .pdf



Nom original: Halloween au Cryptic.pdf
Titre: Halloween au Cryptic
Auteur: Henri

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Finalement tout s’arrangeait au dernier moment pour Lucie, ce 31 octobre au soir. Son
amie Érika l’avait appelée durant l’après-midi, ce qui était rassurant, pour en plus lui proposer
une soirée. Cette veille de Toussaint avait pourtant mal commencé.
Les deux copines avaient beau être gothiques, s’habiller de noir et aimer les ambiances
morbides, Érika était franchement déprimée depuis quelques temps. Lucie avait essayé de la
joindre plusieurs fois la veille, sans succès. Elle-même n’allait pas fort : sans petit ami depuis
plusieurs mois, elle s’était isolée de ses connaissances, ne voyant plus qu’Érika. Mais Érika
était introuvable, Lucie n’avait reçu aucune invitation à fêter Halloween. Elle s’apprêtait à
passer la soirée seule, inquiète pour son amie, avec pour toute visite les enfants qui
viendraient quêter des bonbons.
Avec tout ça la météo s’accordait parfaitement à la fête. La température avait baissé et
la pluie tombait sur Paris depuis le matin. Les dernières feuilles d’automne étaient au sol.
Voila que commençait la période de l’année où tout est mort, sombre et froid.
Et voila que vers quinze heure, Érika avait téléphoné : elle allait bien, elle avait
rencontré quelqu’un de super et ils se rendaient à une soirée pour Halloween, dans une boîte
gothique où il connaissait beaucoup de monde ! Bien sûr Lucie était invitée.
— Le thème de la soirée est « Sexy Halloween »…Il faudra s’habiller en fonction de
ces deux mots…Je passerai te chercher vers 21 heure.
Quel soulagement pour Lucie ! Elle fouilla dans ses affaires. « Sexy
Halloween »…Elle finit par adopter une tenue de sorcière très…sulfureuse ! Une robe noire,
courte et fendue sur le coté, laissant apercevoir les porte-jarretelles qui retenaient ses bas tout
aussi noirs. Un pentagramme en médaillon et un chapeau pointu, et elle était prête à faire
tourner la tête à tous les Harry Potter de la soirée !
Ce fut un Érika radieuse qui franchit la porte à l’heure dite. Radieuse…sous son
maquillage blafard de vampire, avec faux sang à la commissure des lèvres.
— Viens ! Tu vas voir le Cryptic, c’est l’établissement goth le plus délirant de Paris !
Et Léo, mon copain, est un habitué, un V.I.P. là-bas…Ce soir bien sûr c’est leur plus grosse
teuf de l’année !
— Alors c’est du sérieux avec Léo ? T’es complètement in love ? Demanda Lucie sur
le chemin
— Ho, C’est bien différent de ce que j’ai connu avant ! Il me fait découvrir une
relation de couple différente… ouverte… Je t’expliquerai ! Voila, c’est là !
Une relation de couple « ouverte »…Lucie imaginait ce que ça pouvait vouloir dire.
Ça ne ressemblait pas à l’Érika qu’elle connaissait qui était plutôt possessive et romantique.
Ce Léo avait dû bien la changer ! Devant elles quelques marches s’enfonçaient plus bas que le

trottoir, vers une vieille porte de bois cloutée. « Cryptic » était inscrit au dessus, en lettres
rouges qui semblaient couler sur le montant en ogive.
Si l’entrée était discrète, une fois à l’intérieur, le décor semblait sortir d’un film
d’horreur de la Hammer : une grande cave voutée décorée de citrouilles lumineuses
grimaçantes, squelettes fluorescents enchaînés aux murs de pierres…Des chauves-souris
pendaient du plafond, les banquettes et les tables étaient en forme de cercueil. Et partout des
jeunes gens déguisés en vampires, diables, sorcières…Tous sexy ! Les filles étaient courtvêtues, certaines poitrines plus mises en valeur que cachées sous des voiles
transparents…Quand Érika quitta son manteau au vestiaire, elle apparut dans un body noir
moulant et très décolleté. La silhouette d’une chauve-souris rouge brodée à la hauteur de son
pubis le soulignait assez effrontément. Ses épaules et bras étaient couverts de résilles noires,
assorties à ses bas de même matière. Lucie se trouva presque pudique avec sa robe fendue et
ses porte-jarretelles. Un homme au bar leur fit signe.
— Voila Léo !
Il portait un costume rouge de diable, et son bouc, son crâne rasé s’accordaient bien
aux petites cornes de plastique qu’il portait sur la tête. Était-ce l’éclairage qui se reflétait sur
son beau visage et ses yeux verts ? Son allure jeune mais mature ? Lucie se sentie dés le
premier regard envoutée…De plus son déguisement laissait dépasser une touffe de poils de sa
poitrine…Elle craquait pour les poilus !
— Chouette endroit…Dit-elle pour revenir à elle.
— Oui ! Et s’il s’appelle le Cryptic, ce n’est pas que du folklore dark. En fait, comme
plusieurs caves parisienne, cette salle était autrefois la crypte d’une église, où l’on a enterré
les morts avant les mesures hygiénique du XVIIIe…On peut penser que leurs âmes hantent
toujours ces lieux !
— Et en ce soir d’Halloween, déclara Erika, les portes de l’au-delà sont ouvertes, et
les fantômes sont lâchés sur le monde ! Vous venez danser ?
Au son de Nin Inch Nails, ils balançaient leurs corps sur la piste. Erika brandissait
deux de ses doigts ornés de griffes métalliques, bijou apprécié des gothiques. Et la soirée
avança. Le martellement de la musique, les lumières stroboscopiques, l’alcool bu par moment
eurent vite fait de mettre Lucie dans l’état second qu’elle connaissait bien pour avoir
fréquenté tant de fêtes…Et la proximité de Léo, son corps qui la frôlait en dansant…Elle
devait admettre qu’elle ressentait un autre trouble que l’extase de la musique. Une autre
humidité que la sueur mouillait son string. Plusieurs mois de chasteté réclamaient leur dû.
— Ça devait être comme ça, le sabbat des sorcières, glissa-t-elle à Erika…La danse,
l’alcool…
— Et au sabbat il y a avait aussi le sexe ! Répondit son amie. Léo a accès a une arrière
salle discrète, on va y aller…Tu viens avec nous ?

Décidément Erika était partie pour l’étonner, ce soir !
— Allez, fait pas ta pucelle…Depuis qu’on est arrivées tu mouilles à mater Léo, ne me
dis pas que c’est pas vrai !
Lucie ne lui dirait pas, mais c’était bien vrai…
— Fais pas cette tête là ! Je t’ai dis qu’il m’avait fait découvrir une relation de couple
ouverte…Et puis on est amies à la vie à la mort, non ? C’est normal que je partage alors que
t’es en manque !
Après une œillade, le couple entraîna Lucie vers une porte dérobée. Ils débouchèrent
dans une petite pièce, où quelques spots entretenaient un éclairage tamisée. Le plafond, vouté
aussi, était plus bas. La musique de la boîte leur parvenait de loin. Dans un renfoncement
émergeait une dalle, couverte d’un matelas-mousse noir.
— Ça devait être le caveau particulier de quelqu’un d’important, autrefois, murmura
Léo, il était à part des autres. Aujourd’hui ça sert de baisodrôme pour les habitués…C’est
cool, le sexe et la mort sont liées, non ?
L’ambiance y était assez spéciale : un peu morbide, un peu fantastique. Un lieu rêvé
pour de jeunes épris de romantisme noir !
Erika avait baissé la collant rouge de son copain et sorti le membre déjà raide qui
émergeait de la brousse pubienne…voila qui excitait Lucie encore plus ! Elle jeta un regard à
son amie
— Vas-y, dit Erika, c’est normal qu’un diable se tape une sorcière le soir
d’Halloween ! Moi j’ai envie de juste vous regarder !
Lucie se laissa alors complètement aller, lécha le sexe érigé, le prit dans sa bouche tout
en faisant rouler les couilles du garçon dans sa main…Elle frémissait au simple contact de ses
doigts avec les poils soyeux qui lui couvraient le bas-ventre. Pendant ce temps Erika le
dépouillait de son déguisement…finalement il avait l’air d’un vrai démon, musclé et velu.
Lucie lui caressa ses fesses fermes, introduisit un doigt dans l’anus tout en continuant à le
sucer. Elle se trouvait déchaînée, bien plus enflammée qu’elle ne l’avait jamais été…Ce
corps ! Une légère flagrance s’en dégageait, une odeur d’homme, mais pas forte…Un parfum
qui incitait à baiser comme une possédée, sans aucune retenue ! Doucement Erika la détacha
de l’objet qu’elle gobait.
— Tu veux être toute à lui? Laisse-toi faire…
Ils allongèrent Lucie sur le matelas et lui ôtèrent sa robe. Elle les aida frénétiquement à
la débarrasser de son string et de son soutien-gorge, qu’elle jeta en poussant un petit cri
d’impatience.
Erika fouilla derrière le matelas en souriant
— On a prévu un truc pour que ça soit encore plus intéressant !

Elle ramena une chaîne fixée au mur et garni de bracelets qu’elle referma sur les
poignets de son amie. Lucie eu un petit rire, un peu jaune : c’était un peu angoissant d’être
attachée dans cette cave isolée, et en même temps elle sentit son désir monter d’un cran. Et
encore plus quand elle vit Erika fixer avec un anneau un godemichet plus petit sous le pénis
de Léo, le genre conçu pour la pénétration anale. Elle l’enduisit de lubrifiant, puis coiffa la
verge d’un préservatif noir.
— Les sorcières racontaient quelquefois qu’au sabbat, le diable avait deux bites, pour
les prendre par leurs deux orifices à la fois…Ce soir c’est à ton tour !
Lucie écarta les jambes, présenta ses deux entrés à Léo qui s’y introduisit sans plus de
cérémonie. Doublement transpercée, une fois une petite douleur passé, elle trouva affolant de
se sentir un peu forcée, écrasée par le poids de ce corps solide, ce ventre dur, cette poitrine
veloutée et large. Un des pieux lui cognait au fond du vagin, l’autre ne rencontrait aucun fond
mais élargissaient son petit trou, des picots de silicone stimulaient des zones encore
inconnues…Et elle était maintenue, les mains entravées, bras derrière la tête, à la merci de
l’homme qui remuait en elle. Victime volontaire qui s’offrait en pâture au démon !
— Oui…Vas-y bien fort…Défonce-moi !
Erika, devant eux, avait détaché l’entrejambe de son body et se caressait. Lucie fut
surprise de la voir soudain s’interrompre et lui donner ses doigts à sucer : Erika se disait
facilement « bi » mais n’avait jamais eu ce genre d’audace jusque là ! En tout cas, dans l’état
de frénésie où elle se trouvait, Lucie apprécia l’odeur musquée et le goût salé de ses
sécrétions. Puis, sur ses doigts encore luisants de salive, son amie remis ses deux griffes
métalliques.
Les assauts de Léo redoublaient et elle cherchait à s’y ouvrir d’avantage, à nouer ses
jambes dans les reins du garçon pour l’amener plus profond…Elle sursauta quand Erika lui
griffa un sein.
— Qu’est ce que tu fais ?
— Chut !
Ce n’était qu’une écorchure superficielle, mais un petit filet en coula, qu’Erika se mit à
laper. Une sensation de volupté inattendue surpris Lucie, elle en oublia presque les coups de
boutoirs de Léo. Erika l’embrassa alors sur la bouche, sa langue lui communiquant le goût
métallique de son propre sang. Puis les doigts griffus se promenèrent de sa poitrine à la base
son cou. Une douleur un peu plus cuisante l’informa d’une nouvelle coupure, et les lèvres
d’Erika virent s’y coller, l’aspirer…
Il lui sembla tout d’un coup que la source du plaisir se déplaçait : celui de la double
pénétration perdit de son intensité au profit d’un tout nouveau. Celui ci partait de la blessure
de son cou et irradiait jusque dans son ventre, en tirait un feu autre que celui provoqué par
Léo. La bouche d’Erika était chaude sur sa peau et Lucie se sentait absorbée toute entière, un
petit peu plus à chaque succion de sa plaie. Elle crut d’abord qu’elle était en train de jouir,

mais c’était autre chose qu’un orgasme qui explose pour retomber très vite. Cette jouissancelà ne faisait qu’augmenter, indéniablement sexuelle mais pas génitale : tout son corps y
participait, son esprit aussi. C’était quelque chose entre l’abandon au sommeil et celui à un
amant. Cette bouche la dépossédait d’elle-même, la comblait et la vidait en même temps…
Sa vision se transformait…Il lui semblait voir des formes évanescentes flotter dans
l’air, autour d’elle. Était-ce un rêve, une hallucination, ou…Les fantômes de ceux qui avaient
peuplé la crypte ? Une main ectoplasmique lui frôla un sein. C’était froid et la chair de poule
hérissa sa peau. En même temps le contact provoqua une petite décharge électrique, plutôt
agréable sur son téton durcit.
Léo, à moitié allongé sur elle, n’avait plus rien de commun avec un jeune homme : à
sa place s’élevait une grande silhouette noire aux contours imprécis, entourée d’une aura
sombre. Et ce qu’elle agitait dans le corps de la jeune fille n’était plus ni un sexe humain ni
un gadget de silicone. Ca bougeait, palpitait dans son vagin et son anus à la manière de
serpents ou de tentacules. Étrangement elle ne s’en émouvait pas, entièrement livrée au baiser
extatique d’Erika…
Petit à petit le monde perdait sa consistance, ses couleurs et elle se sentait glisser dans
un autre, un monde de brume et de nuit auquel elle allait bientôt appartenir, mais peu lui
importait, pourvu qu’Erika continue, qu’elle l’avale, qu’elle la vide…Et même les griffes que
son amie promenait sur la peau lui procuraient plus de délice que de douleur…
Voila qu’on la giflait sans ménagements.
— Réveille-toi ! Ouvre les yeux !
C’était la voix d’Erika.
— Allez ! Redresse-toi !
La tête lui tournait. Des mouches lumineuses voletaient devant ses yeux…Où étaitelle ? Ha oui, dans cette crypte…On lui avait détaché les mains. Elle était si faible…Erika la
relevait doucement
— Quelle heure il est ?
— Le jour se lève. Lucie, je t’en prie, pardonne-moi !
— Te pardonner ? Mais…J’ai jamais eue autant de plaisir…
Elle se sentait collante. En baissant les yeux, elle vit son corps nu, couverts de sang
coagulé et de griffures, estafilades diverses. Elle releva la tête et aperçu Erika, qui n’avait plus
rien de son air heureux de la veille. Une flamme inconnue dans son regard, elle avait la
bouche, le menton et son body souillés aussi de sang.
— Tu aurais dû en mourir, de ce plaisir ! J’ai réussi à m’arrêter, à ne pas te boire
entièrement…il me restait encore le souvenir de notre amitié…Mais bientôt même ça je
l’aurai oublié !… Il faut que tu t’en ailles d’ici !

Erika lui enfila sa robe, sans prendre le temps de lui passer ses dessous. Puis elle la fit
mettre debout, la soutint pour marcher sur ses jambes flageolantes jusqu’au bas d’un petit
escalier.
— Où il est, Léo ?
— Tais-toi ! Maintenant écoute : tu vas devoir monter seule : il n’y a que quelques
marches. Là-haut tu pousseras la porte et tu seras dehors. Vas-y.
— Tu viens pas avec moi ?
— Tu ne peux pas comprendre. Je dois les rejoindre…
Lucie grimaça : comme si l’effet d’un antalgique avait cessé, elle sentait les
scarifications sur tout son corps. La zone de son sexe et son anus n’était qu’une vaste douleur.
—Tu vas rejoindre Léo et ses copains de la boîte ?
— Je pars avec eux, la cohorte de nuit va parcourir le monde jusqu’au printemps.
Dépêche-toi de monter, accroche toi à la rampe ! VITE !
Elle s’accrocha, grimpa, plus sur les genoux que sur ses pieds, l’escalier qui lui
semblait tanguer comme un pont de cordages. Arrivée à la porte elle appuya sur la poignée et
tomba de l’autre coté. La lumière du jour l’éblouit.

Elle se réveilla à nouveau dans un service de soins intensifs, perfusée, transfusée,
recousue en plusieurs endroits. Une des premières personnes à venir la voir fut une inspectrice
de la police criminelle. Elle était hors de danger, lui dit-on, mais avait été victime de viols et
de tortures, de blessures diverses qui lui avaient fait perdre beaucoup de sang. Pouvait-elle
donner des renseignements sur son ou ses agresseurs ? Elle savait on ne pourrait croire en son
témoignage, et surtout elle ne voulait pas compromettre Erika. Elle raconta que quelqu’un
avait dû la droguer, qu’elle ne souvenait de rien après son arrivée au Cryptic, ce soir
d’Halloween. Á sa grande surprise il lui fut répondu qu’il n’y avait aucune boîte à l’adresse
qu’elle indiquait. Mais c’était bien là que le SAMU l’avait ramassée, à la sortie d’une très
vieille cave depuis longtemps désaffectée où avait dû avoir lieu les sévices : on y avait
retrouvé ses sous-vêtements et des traces de son sang.
Élodie, une des amies qu’elle ne fréquentait plus beaucoup, vint la visiter à cette
occasion. Lucie, en sanglotant, tenta de lui raconter l’incompréhensible vérité, au moins en
partie. Élodie lui parla alors le plus doucement possible :
— Tu sais, je crois que tu es encore sous le choc et que tu mélanges les choses…Tu
n’as pas pu sortir avec Erika le 31 octobre. Ma pauvre, je suis désolée de t’apprendre ça
comme ça, en plus de ce que tu viens de vivre…Mais Erika s’est suicidée deux jours avant
Halloween !



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