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Neuropsychologie

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L2S3

LE SYNDROME TEMPORAL
Décrivez les principaux troubles cognitifs et comportementaux associés au lobe frontal  Exam S3 2011

A. ANATOMIE DU LOBE TEMPORAL
Il est limité en avant et en haut par la sillon latéral (scissure de Sylvius) qui en constitue la frontière. Les lobes
temporaux sont situés à l’arrière des lobes frontaux et au-dessous des lobes pariétaux et en avant du lobe
occipital. On inclut dans le lobe temporal des structures profondes, l’hippocampe et l’amygdale. De forme
quadrangulaire, il est présent comme le lobe frontal sur les faces latérale, inférieure et médiale. Il est impliqué
dans les processus de communication, mémorisation et audition. Son développement est lié à celui du néopallium dont l’épanouissement a eu pour conséquences la poussée du crâne en haut et latéralement,
l’enfouissement du lobe de l’insula et le refoulement des structures ancestrales vers la face médiale de
l’hémisphère. La vascularisation artérielle du lobe temporal est principalement assurée par l’artère sylvienne.
Le lobe temporal est constitué des aires 20 21 22 28 35 36 37 38 de BRODMANN
Le lobe temporal comporte 5 gyri (boursouflements) déterminés par autant de sillons dont :
Deux figurent sur la face latérale : le sillon temporal supérieur (sts) et le sillon temporal inférieur (sti).
Deux figures sur la face inférieure : le sillon latéral (sl) et le sillon médial ou collatéral (sc).
Le dernier sillon, sillon de l’hippocampe (sh), entame la face médiale du lobe temporal, à la limite des
formations inter hémisphériques.
T1 : gyrus temporal supérieur, délimité par le sillon temporal supérieur (sts), face latérale du lobe :
 L’aire externe comprise entre le sillon latérale et sillon temporal supérieur
 L’aire qui s’étend sur la berge de la fosse sylvienne appelée gyrus de Heschl (h)
Ce cortex caché qui longe le bord postérieur du lobe de l’insula (l) est le principal centre de l’audition.
T2 : gyrus moyen, est sous-jacent au précédent. Les extrémités antérieures des T1 et T2 forment le pôle
temporal. Quant aux extrémités postérieures, elles constituent, avec P2, des plis de passage appelées gyrus
supra-marginal et gyrus angulaire. Ces carrefours pariéto-temporaux correspondent à la zone de Wernicke
dont la lésion occasionne la perte de signification des mots entendus (surdité verbale).
T3 : gyrus inférieur, délimité par le sillon temporal inférieur (sti) situé sur la face latérale, il est à cheval sur
le bord latéral, il se continue en arrière avec la 3ème circonvolution occipitale.
T4 est à cheval sur les faces inférieure et médiale, il forme avec O4 un ruban continu appelé gyrus temporooccipital latéral.
T5 est la circonvolution de l’hippocampe ou gyrus parahippocampique. Elle est à cheval sur les faces
inférieure et médiale et se prolonge en arrière sur l’isthme limbique r et par le lobule ligual de O5 r’ avec
lequel elle constitue le gyrus temporo-occipital médial. Son extrémité antérieure, recourbée en hameçon, est
l’uncrus de l’hippocampe u. Cette circonvolution fait partie en fait du rhinencéphale.
B. ROLE FONCTIONNEL DU LOBE TEMPORAL
Il y a une spécialisation dorso-ventrale auditivo-visuelle du lobe temporal : la partie dorsale traite les infos
auditives, la partie moyenne traite les infos plurimodales et la partie inférieure traite les infos visuelles, il y a
trois grandes parties qui correspondent à 3 grandes fonctions :
- Cortex temporal auditif : aire 22 41 42
o Aire 41 42 sont les aires primaires de l’audition.
o Aire 22 qui fait le tour des 2 autres, c’est une aire auditive secondaire.
- Cortex temporal associatif : aire 20 21 37 38 : Permet de faire le lien entre les différentes perceptions :
o A gauche traitement du matériel verbal
o A droite traitement du matériel visuel.
- Cortex temporal limbique : 28 35 36

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C. SYNDROME TEMPORAL

1. Manifestations déficitaires
a. Troubles sensoriels
Déficit d’audition : agnosie auditive et surdité verbal.
Perte du gout : agueusie
Perte d’odorat
Troubles de l’équilibre
Déficit du champ visuel : quadranopsie supérieur (amputation d’un quart du champ visuel)

b. Troubles phasiques
 Aphasie amnésique
- Manque du mot : anomie
- Dissociation automatico-volontaire
Compréhension et transposition ne pose pas de problème
 Aphasies fluentes (WERNICK) :
Lésion de l’aire de WERNICK dont la cause la plus fréquente est l’AVC.
Expression orale :
- Logorrhée verbale
- Jargon sémantique, principalement des substitutions
- Jargon phonémique plus rare
- Paraphasies verbales et phonémiques
- Prosodie riche mais peu adapté au contenu
- Paragrammatisme
- Dissociation automatico-volontaire
Expression écrite :
- Jargonnagraphie
- Paragraphie…
Troubles de la compréhension orale et écrite : problème de transposition audio-graphique (dictée), audioverbal (répété), visuo-verbal (lire). Pas ou peu de troubles moteurs mais possible amputation du champ visuel.
 Aphasie de conduction, centrale ou motrice afférente
C’est WERNICKE qui en a parlé, il s’agit d’une aphasie qui représente 10 à 15% des aphasies, son pronostic
est favorable, elle évolue plutôt bien, de même si elle correspond à l’amélioration de W ça reste une
amélioration :
- Langage spontanée fluent (moins que W plus que B) mais des phrases courtes
- Riche en paraphasie phonémiques, peu de sémantique
- Patient conscient de ses troubles
- Beaucoup de répétition phonémique
- Pas de problème de compréhension
- Expression orale marqué aussi par les hésitations du à l’auto-correction
- Agraphie, écriture spontanée plus difficile que la dictée, pas de problème de graphisme.
- Production spontané entraine des erreurs phonémiques (lettres, syllabes)
- Agrammatisme
- Ecriture de logatome très difficile, c’est la signification qui permet au patient de se corriger.
- Paragraphie syllabique
 Signe associée : hémihipoesthésie controlatéral ou asymbolie à la douleur. On peut observer une

hémianopsie, une apraxie idéomotrice.

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c. Troubles auditifs
Cortex temporal reçoit à droite la majorité des messages provenant de l’oreille gauche, le résidu va à gauche.
Les sons de haute fréquence (aigue) sont traités dans la partie médiane et les basses fréquences (grave) dans la
partie latérale. Lorsque l’on a une lésion unilatérale on peut observer une hémianacousie, tandis que des
lésions bilatérales peuvent entrainer une surdité cortical ou une agnosie auditive.
 Hémianacousie
La lésion responsable se situe sur les cortex auditifs primaires (41 & 42) : surdité corticale, « anacousie ».
C’est une incapacité à traité les messages auditifs. L’hémisphère non lésé peut traiter les infos, pour détecter
un déficit il va falloir se doter d’un paradigme, l’écoute dichotique ; seulement une partie des informations est
traité, seulement les informations controlatérales puisqu’elles sont en majorité.
 Agnosie auditive
La lésion intéresse en particulier T1 (sur les deux lobes) :
Agnosie aperceptive : difficulté à construire un percept : incapable de distinguer.
- Les bruits ne sont plus distingués ni reconnus, seul leur intensité est traité.
- Les sons de la langue ne sont plus distingués.
Agnosie associatif : difficulté à lier percept et concept : peut distinguer sans dire ce qu’il entend.
- Distinguer les langues sans être capable de dire ce qu’ils entendent (accent tonalité, intensité).
- Distinguer une voix de femme et d’homme (sans reconnaitre la personne).
Les agnosies auditives peuvent être très sélective et ne concerner que certains stimuli :
Surdité verbal pure, c’est un trouble très sélectif car il touche exclusivement la compréhension du
langage, transposition déficitaire mais lecture et écriture bonne. Elle est liée à des lésions bilatérales corticosous-cortical. Langage normal, il n’y a que la compréhension qui est touché. Tous les bruits et sons sont
correctement traités.
Amusies, ce sont des agnosies musicales, incapacité de reconnaitre les mélodies et leurs caractéristiques
(timbre, ton, intensité, durée). Altération de la mémoire des mélodies, c’est un trouble isolé qui ne concerne
que le traitement des messages musicaux. Il y a 3 niveaux de perturbation:
o Capacité à distinguer musique et bruit
o Capacité à distinguer les caractéristiques structurales de la musique
o Capacité reconnaitre une mélodie connue
On peut également étudier l’écriture musicale. La capacité à distinguer les caractéristiques et la mémoire
mélodique ainsi que le chant sont principalement sous le contrôle de l’hémisphère droit. Cependant la
reconnaissance des mélodies serait sous contrôle de l’hémisphère gauche. Les capacités de lecture et
d’écriture de la musique sont portées par l’hémisphère gauche (au même niveau que la lecture et l’écriture
normal).

d. Amnésies
Les structures cérébrales impliquées sont : le système limbique ou circuit de Papez ou hippocampo-mamillothalamique. Il relie le cortex temporal au cortex frontal par l’intermédiaire de l’hippocampe, des piliers du
fornix aussi appelé trigone, des cornes amilaires, du faisceau de Vicq d’Azir, les noyaux antérieures du
thalamus et le gyrus singulaire. Chez l’animal et chez l’homme l’interruption de ce circuit génère des troubles
de l’apprentissage et chez l’homme les lésions bilatérales de ce système empêchent la formation de traces
mnésiques.
 Trait principal, type d’amnésie :

Une amnésie neurologique qui survient par atteinte du SNC peut être avoir trois orientations :
Amnésie antérograde ou oubli à mesure :Entraine une impossibilité totale ou partielle de tout nouvel
apprentissage et explique l’impossibilité du sujet à se remémorer les évènements de la vie quotidienne. Le
déficit touche autant les informations verbales que visuelles, la matière olfactive que somesthésique. Ceci
entraine une incapacité de rappel après 2 minutes. Ceci entraine une désorientation temporelle, spatiale, des
questions itératives (répété continuellement) et des oublis, lacunes.

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Amnésie rétrograde : Impossibilité de se souvenir de ce qui se situe avant la lésion. L’étendu du déficit
est variable, il va de quelques heures à plusieurs années. Plus les souvenirs sont anciens plus ils sont conservés
c’est ce que l’on appelle le gradient rétrograde. Les plus récents n’étant pas assez consolidés. Quand les
oublis sont trop sélectifs il faut chercher la cause (oubli que du conjoint ou que du boulot…).
Fabulations : Se sont de fausses productions, le discours peut être cohérent, c’est un faux souvenir.
Fausses reconnaissances, il persévère, il insiste ce qui donne l’impression qu’il a appris.
 Des traits secondaires sont présents :

La conscience du trouble peut être très variable avec parfois une anosognosie complète, dans ce cas on
observe des fabulations, des fausses reconnaissances ; La conscience du trouble peut entrainer une anxiété et
le malade tente de masquer son trouble. On peut observer une apathie, un manque d’initiative, une perte des
processus stratégiques qui servent à la construction des souvenirs (il semblerait que se soit le thalamus qui
permette le building, c’est à dire l’association de différents éléments d’un souvenir; le contexte, le lieu, le
contenu…)
 Amnésie bihippocampique
La lésion concerne l’hippocampe, le girus para hippocampique et parfois l’amidale :
- Amnésie antérograde massive c’est-à-dire dans toutes les modalités sensorielles
- Amnésie rétrograde peu étendue avec un respect de la mémoire sémantique, les connaissances sont
préservées.
- Pas de fabulation
- Conscience des troubles avec anxiété
- Mémoire court terme fonctionne mais pas la mémoire à long terme ni celle de travail
- Les fonctions frontales: la logique, l’attention... fonctionnent correctement.
- La capacité à acquérir des nouvelles compétences sont préservées, donc mémoire motrice.
1953 H.M subit une double hippocampectomie. Il perd 3 ans de souvenirs rétrogrades, il se souvient des
histoires de son enfance, ses acquis scolaires sont encore présents et son QI reste normal. Il est conscient de
son trouble, il n’a pas de changement de personnalité. Sa mémoire procédurale est partiellement respectée, les
apprentissages olfactif sont difficiles, sa sensation de faim et de douleur sont amoindris.
 Amnésie diencéphalique
Les lésions concernent le noyau médian, partie dorsale et médiale du thalamus. Lésions bilatérales sans pour
autant être symétrique, elles interrompent le circuit de Papez, circuit hippo-campo-mamilo-cortical.
Présente dans le syndrome de Korsakoff, l’alcool induit une carence en vitamine B1 essentiel au
fonctionnement du circuit.
- Amnésie antérograde majeure, oubli à mesure très important
- Mémoire rétrograde altérée avec préservation des souvenirs les plus anciens
- Mémoire sémantique et capacité de raisonnement préservé
- Fabulation
- Anosognosie, fausses reconnaissances
- Mémoire implicite et procédurale conservée
- La lésion concerne les corps mamillaires et donc il y a une difficulté de conscience des troubles.

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SEANCE DU VENDREDI 23 NOVEMBRE
 Ictus amnésique
Il est aussi appelé amnésie globale transitoire, c’est une forme d’amnésie pure qui va réaliser une amnésie
antérograde et rétrograde aigue, isolée et complètement résolutive, c’est-à-dire qu’elle se résout aussi
facilement qu’elle apparait. La durée moyenne est de 4 à 7h et de presque toujours inférieure à 24h. Pour les
cas extrêmes elle dure de 15min à 7jours.
Le début est aigue, avec des circonstances qui le déclenche pouvant être signalé par les patients (changement
brusque de température, effort physique inhabituel, une émotion forte) :
- L’amnésie est pure, globale
- un oubli à mesure totale quel que soit la modalité sensorielle ou le type de matériel
- le sujet pose des questions répétitives (itératives)
- il fait preuve d’une certaine anxiété dû à la conscience du trouble,
- la vigilance est intacte
- Mémoire à court terme normale ou légèrement réduite
- L’apprentissage implicite reste possible
- Amnésie rétrograde d’une durée variable (quelques mois, parfois plusieurs années)
- Difficulté de classement chronologique des souvenirs
Toutes les autres fonctions intellectuelles demeurent intactes durant l’ictus. A la fin de l’ictus le
fonctionnement mnésique redevient normal, ne subsiste qu’un déficit concernant la durée de l’ictus.
On peut observer des récidives (15 à 20% des sujets ont un deuxième ictus), la physiopathologie est inconnue,
ce qu’on observe c’est que pendant l’ictus il y a des baisses localisées du débit sanguin cérébrale dans la
région de l’hippocampe, on parle de vasospasme, c’est un trouble fonctionnel lié à la vascularisation, et non
pas lésionnel comme pour les autres pathologies. Parfois un discret déficit est perceptible chez les sujets, mais
ce n’est pas pathologique, juste une baisse des capacités.
 Troubles mnésiques sémantiques
Les troubles de mémoire sémantique se manifestent par différents signes cliniques, on observe :
- Dénomination à la présentation difficile
- Déficit de fluence catégorielle, le nombre de mot produit est faible et concerne des mots très
fréquents, il peut persévérer, donner des sous-catégories
- La fluence littérale ou orthographique est plus importante
- Anomalies au niveau de certaines catégories sémantiques, lexico-sémantique
o le malade ne peut plus évoquer les parties du corps (déficit isolé), parfois il concerne des
objets naturelles (fruit, plantes, animaux…)
o il ne connait plus les caractéristiques d’une catégorie (une girafe à des tâches, vis en Afrique,
a un long cou…)
Ces troubles sont souvent présent dans les démences sémantiques, ils traduiraient la dégradation d’un des
deux systèmes sémantiques, ce qui expliquerais pourquoi les patients sont capable de traiter des infos
concernant les éléments naturels et pas les manufacturés.
- On trouve des difficultés à écrire les mots qui ont une écriture irrégulière, il écrit comme il entend car
la voie lexicale est déficitaire.
- Altération des connaissances générales qui peut être sélective.
Il y a deux types de perturbations, les troubles d’accès au stock de concept et les troubles du stock. Ils ne sont
pas traité de la même façon, dans le premier on essayera de faciliter l’accès, dans le second on essayera de
recréer un stock. Pour faire la distinction on montre au patient un objet, si avec des indices il peut retrouver le
nom, c’est un problème d’accès, de plus la constance du trouble peut permettre de distinguer les deux, si les
erreurs sont toujours les même alors c’est que le concept est perdu , en revanche si les erreurs ne sont pas les
mêmes cela concerne un problème d’accès.

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LE SYNDROME FRONTAL
INTRODUCTION
La notion de syndrome frontal couvre l’ensemble des désordres neuropsychologiques (cognitifs et/ou
comportementaux) dont sont responsables les lésions des lobes frontaux chez l’Homme.
On préfère aujourd’hui parler de syndrome dysexécutif pour davantage insister sur la nature des
dysfonctionnements ou troubles observés après lésions frontales que sur la localisation des lésions
responsables de ces dysfonctionnement ou troubles. On parle des fonctions exécutives plutôt que fonctions
frontales. Des lésions dans des structures autres que le lobe frontal peuvent provoquer des troubles des
fonctions exécutives.
Les fonctions exécutives sont l’ensemble des processus complexes dont le rôle est l’adaptation du sujet face à
des situations nouvelles et/ou complexes, quand les habiletés cognitives apprises ne sont plus suffisantes. Le
fonctionnement exécutif se délimite ainsi par rapport au fonctionnement routinier. En fait chaque fois que le
répertoire de nos habiletés apprises, de nos habitudes, de nos réflexes ne nous permet pas d’affronter
adéquatement une situation, le fonctionnement exécutif est susceptible d’intervenir.
En conséquence, les déficits du fonctionnement exécutif peuvent passer inaperçus dans de nombreuses
activités de la vie quotidienne, chaque fois que le sujet peut réaliser celles-ci de manière routinière (pas
toujours) sans y prêter particulièrement attention (faire sa toilette ; préparer du café, conduire). Au contraire,
dès que les routines apprises ne suffit plus et que le sujet doit produire des comportements nouveaux il est en
difficulté.
Les fonctions exécutives sont des fonctions de contrôle des activités (processus contrôlés) permettent de gérer
des conduites complexes, nouvelles qui incluent différents processus cognitifs distincts dont l’inventaire n’est
pas encore clairement établi à ce jour.
- Inhibition des réponses dominantes
- Initiation de comportements nouveaux
- Planification de l’action
- Généralisation d’hypothèse
- Flexibilité cognitive
- Jugement
- Prise de décision
- Contrôle des effets de l’action
- Changement de stratégie…
ANATOMIE
Il se situe entre le sillon central (Scissure de Rollando) et le sillon latéral (Scissure de Sylvius) ; Il représente
le tiers du cerveau. Il comporte trois faces, latérale, orbito-frontale (inférieur) et médiane (interne). Il se divise
en trois grandes zones : motrices, pré-motrice et préfrontale (dorso-latérale / ventro-médiane et limbique).
Classification en aires de Brodmann :
Cortex moteur : 4
Cortex pré-moteur : 6
Cortex préfrontale :
Dorso-latéral : 8 9 10 44 45 46
Ventro-médian : 10 11 12 13 47
Limbique : 24 25 33
Développement du complexe pariéto-frontal chez les hominidés. Le cortex frontale est la partie du cerveau qui
se développe le plus longtemps.

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PATHOLOGIE
Traumatisme crânien, fracture crânienne, méningiome, démence frontale (neurodégénérescence)…
Phineas GAGE, patient du docteur HARLOW se prend une barre de fer, elle pénètre dans sa joue droite,
traverse son lobe frontal et est projeté plusieurs mètres plus loin. Il perd un œil mais conserve sa motricité, son
caractère va changer. Il pose l’idée que la partie orbitaire du lobe frontale concerne le comportement et sa
régulation.

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