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Myriam Herve-Gil
Lauréate du prix Volinine (1987) et du Concours International de Groningen (Pays-Bas, 1988),
Myriam Herve-Gil appartient à cette génération de danseurs chorégraphes attentifs au travail qu’effectue alors Alwin Nikolais à la tête du Centre National de Danse Contemporaine
d’Angers (C.N.D.C.) où elle est admise en 1979, après une première formation suivie à la
Schola Cantorum et à l’Ecole d’Etudes Chorégraphiques de Paris. A sa sortie du C.N.D.C,
une bourse du Ministère de la Culture lui permet de compléter sa formation à la NikolaisLouis Foundation de New-York.
Devenue chorégraphe et enseignante, Myriam Herve-Gil s’attache à développer la capacité
d’invention de chaque danseur qu’il soit membre de sa compagnie ou élève. Son objectif
est d’explorer et d’affiner le sens de l’interprétation du mouvement pour aboutir à une précision technique maximale aussi bien dans la gestuelle que dans l’expressivité. Le rapport au
public, à l’espace, au temps, est particulièrement présent aussi bien dans son travail chorégraphique que dans l’enseignement qu’elle dispense à travers cours et ateliers.
Elle crée «La P’tite Cie» en 1985, devenue «Cie HERVE-GIL» en 1991, et alterne depuis les
créations aussi bien en France qu’aux Etats-Unis. Entre autres, Myriam Herve-Gil est régulièrement invitée à The University of the Arts de Philadelphie où elle enseigne régulièrement
et y crée des chorégraphies avec différents groupes . Elle est également invitée par l’ADF, le
Jacob’s Pillow, Dance Alloy Pittsburgh, Rowan University New-Jersey, Roanoke University
Virginia.
En France, elle alterne créations avec sa compagnie de danse, des compagnies de théâtre,
des opéras pour enfants, (la Compagnie Idéale, Benoit Gautier, le CREA), des ateliers en
France (Gare au Théatre, Micadanses, Rethel), en Ecosse (Glasgow, Edinburgh, Dance
Base). Myriam Herve-Gil a créé, depuis 1985, trente neuf chorégraphies dont dix neuf créations de compagnie (La P’tite Cie puis Cie HERVE-GIL) et vingt oeuvres de commande
émanant du CNDC d’Angers (1987), d’Eurodisney (1991), de la Dance Alloy Pittsburg’s Compagny (1993), de l’American Dance Festival (1989, 1991, 1996, 1997), du Jacob’s Pillow
Festival (1989, 1991, 1993) de la Compagnie Picaresk’Marionnettes (1996), du Parc Astérix
(1998), de la Compagnie Théâtre Benoit Gautier (1999), de La Coupole - Scène Nationale de
Sénart (2000), du CREA - Opéra pour enfants (2001 et 2002), du Cercle de danses celtiques
d’Auray (2002), des universités UARTS et Drexel de Philadelphie et Rowan du New Jersey
(2003, 2004, 2005, 2007, 2008).
Depuis 2008, en résidence à l’Espace Louis Jouvet de Rethel (Champagne Ardenne) dont
elle dirige l’Atelier chorégraphique, Myriam Herve-Gil y a créé l’Entre d’Eux, trio masculin, et
Fleurs de Cimetières et autres sornettes, création pour six danseuses et une comédienne,
sélection du Conseil Régional de Champagne Ardenne présentée à la Caserne des Pompiers
lors du Festival d’Avignon 2009. Parallèlement, elle met en place un programme d’échange
de danseurs français et danseurs américains entre The University of the Arts, Philadelphie
et le Conservatoire Régional de Reims pour avril 2010, commissionnée par Suzan Glazer de
Uarts, en partenariat avec l’Espace Louis Jouvet de Rethel.
En 2010, la Cie HERVE-GIL fêtera ses 25 ans.

Presse Internationale

THE NEW YORK TIMES
- Jennifer Dunning

Myriam Herve-Gil has a wry view of
the world. And she is witty and poignant in communicating that view,
through imagery as various as spiders
clingning to a bridal gown and a woman tugging insouciantly at fleshy spots
on her body. Her work, presented on
Wednesday at the Pillow is an uncategorizable mix of opposites. But it is a
wonderfully imagninative mix and the
program drew cheers and a standing ovation from its audience. Miss
Herve-Gil has a keen eye for the absurdities and injustices inherent in the
ways women seem to be expected to
function in the world, for instance, but
she does not se men as villains, or at
least as irredeemable ones.Yet there
is never a sense of fence-straddling
here.

LIBERATION
- Marcelle Michel

Elève à l’Ecole Supérieure d’Etudes
Chorégraphiques puis à la Schola Cantorum, stagiaire au CNDC d’Angers alors dirigé par Alwin Nikolais, primée au
Concours Volinine (1987) et de Groninguen (1988), Myriam Herve-Gil n’a
pas l’imagination dans sa poche. En
deux reprises et une création, HerveGil et ses complices proposent un
éventail de leur humour : goût du gag
gestuel et du non-sens, contrepoints
corrosifs de tubes musicaux, maniement sournois de l’émotion, sens de
la mise en situation théatrale.

THE VILLAGE VOICE
- Deborah Jowitt

Choreographer Myriam Herve-Gil began her training in France with Karin
Waehner and then studied with Alwin Nikolais in Angers and New York.
Her considerable individual presence
emerges through these acknowledged influences in intriguing ways.
Herve-Gil is wildly inventive.The
phrases are models of good dance architecture. Simple and blunt as they
are, they’re intrinsically witty, and full
of pleasing changes in rythms, direction, scale. Herve-Gil’s work struck
me as being original and stylistically
confident, without being locked into
one approach or one vision of the
world.

L’EST REPUBLICAIN
- Yves Andrikian

Avec un sens juste et étonnant de
la mise en scène, Myriam Herve-Gil
noue et dénoue les fils brillants et
extravagants d’une alternance de
séquences collectives et individuelles.
Ce sont alors des gravités sobres à
travers des balisages scéniques sur
plusieurs plans ou une danse de comportements propulsée par un goût affirmé de la facétie, de la drôlerie ou de
la provocation. Jeux de pieds variés,
déhanchements simulés suggestifs,
glissades, déséquilibres, brisures
d’énergies, détournements façon bal,
fausses entrées, accélérations de
dessin animé, chutes rigoureuses :
Myriam Herve-Gil offre un festival de
numéros, emporte l’adhésion du public et suscite son rire.

THE TIMES
- Nadine Meisner

Myriam Herve-Gil from France combines her dance with a deadpan humour that springs from incongruity.
She creates pieces like pencil sketches, brief yet subtle and balanced. A
trio of women perform bouncy varaitions on the Irish jig; they are so conscious or the need to keep their upper
body still that they cover their breasts
with their hands. Latter, they parade
in 1930s thé dansant dresses, outnumbering the solitary cavalier who
sleekily artifi cial in his black tie and
tails and powdered face, dances to
Florence Foster Jenkin’s unreservedly off-key singing. Herve-Gil aims
her sly barbs at sexual stereotypes,
performers and situations. Her comedy is simultaneously multi-faceted,
as though refracted though a prism,
and from there come its cleverness
and charm.

DE MORGEN
- Paul Goossens
Een uitmuntende La P’tite Cie is een

groep, bestaande uit drie danseressen, die een wonderlijke kombinatie
van dansstijlen beheersen. Met een
talent voor humor en beweging brengen deze dames een grandioos dansevenement.Voor ons land zijn het
schier onbekenden, maar de koppen
van de international pers liegen er niet
om : La P’tite Cie moet eigenlijk een
hele grote zijn.

DANCE MAGAZINE
- Amanda Smith

The gem of the early weeks at the Pillow came a week earlier in the StudioTheatre in the form of a superb French
dance theater ensemble Cie HERVEGIL, directed by Myriam Herve-Gil.
Her work seems reminiscent of Pina
Bausch’s in its mix of movement and
speech and its selection of stunning,
mature performers (four women, four
men) but her voice is her own, her
work is original and complex, and her
movement -from romantic to eccentric- is marvelously clear. Herve-Gil’s
work is elusive and unsttling but compelling and provocative. Despite its
sometimes darker themes her dance
is also frisky, witty, and delightful and
for all its eccentricity, it is strangely
and uniquely elegant.

THE GUARDIAN
- Christopher Bowen

Whimsy is often perceived as a peculiarly Anglo-Saxon trait, so it comes as
something of a surprise to discover a
French choreographer who revels in
the capricious. But the trio of gems
Myriam Herve-Gil has brought to Edinburgh reveal a witily-eccentric observer of human behaviour, whose
imagination can produce unsettling
visions. Seriously weird and seriously
funny.

MIDI LIBRE
- Lise Ott

Myriam Herve-Gil est chorégraphe
en chef, en jambe et en humour de
la Cie Herve-Gil qu’elle a fondée en
1985. Les trois saynètes qu’elle proposait mercredi soir au Théâtre Isséion devant une salle comble et dans le
cadre de la programmation danse de
l’Opéra, ravalent les façades, conservent le haut (des idées) démaquillent
le bas (des sensations) et échafaudent, grâce au cordeau des émotions
et du savoir chorégraphique, un spectacle drôle et décapant.

OUEST FRANCE
- A.D.

Il y a des jours comme cela où l’on
a envie de boxer ses contemporains.
Parce qu’ils manquent tout ce qui
eût pu faire leur bonheur. Exemple,
jeudi soir, avec la drolatique prestation de danse contemporaine de La
Cie HERVE-GIL. Rigueur des placements et des évolutions ; clarté du
développement
des
arguments;
souplesse des transitions, invention
même, au changement d’illustration
musicale où vers les inévitables passages calmes afin que les interprètes
puissent souffler. Et puis cette avalanche de rire et de sourire. Cette délicatesse gestuelle même lorsqu’elle
atteint à la loufoquerie. Cette féminité
aussi sensible du début à la fin sans
que jamais l’ensemble ne semble
mièvre. Il y a de la force et tout l’art
de Myriam Herve-Gil consiste à le
manifester bien plus fortement par
l’idée contenue ou suggérée dans un
geste que par l’énergie du geste luimême. Du grand art, jeune dame et la
rareté d’une créativité certaine alliée
à l’humour.

LA SUISSE
- Michèle Belloch

Un humour pas toujours aussi léger
qu’il en a l’air : la Cie HERVE-GIL invitée vendredi dernier à Genève dans
le cadre du Festival Step’s 92 apprivoise avec bonheur le ridicule. Notre
ridicule, l’aberration d’une société où
règne le non-sens et qui prête forcément à rire lorsqu’elle est mise à nu
avec une telle impertinence. C’est
bien le propos de ” Baldwin Club”, ballet-pantomine pour 5 danseurs, voix
éraillée (l’inimitable Florence Foster
Jenkins, prix d’excellence pour horreurs lyriques), et un public impliqué
malgré lui sous des projecteurs indiscrets. Dans cette pièce effervescente
comme une coupe de champagne,
l’inattendu surgit même de l’anodin !

Fleurs de cimetière (et autres sornettes) est un spectacle joliment troussé,
d’une fraîcheur revigorante, qui parle
sans détour et avec un brin d’humour,
soyeux et vif comme la danse qu’elles
accomplissent, de la vieillesse, de la
décrépitude annoncée, de la mémoire
du corps, d’avoir été et ne plus être
de la mort tapie en embuscade qui
attend son heure. Elles sont magnifiques toutes les huit, (le corps un
peu fatigué mais) le geste précis, généreux, moqueur. La chorégraphie et
la mise en scène de Myriam Hervé-Gil
déclinent des pas de deux ou de trois,
des solos délicats. Les danseuses
dansent au présent jamais au passé.
Elles sont vivantes, resplendissantes.
L’âge, les articulations meurtries,
certains gestes qu’on ne peut plus
accomplir… qu’importe. Suzanne
Schmidt, la comédienne, suggère la
vie qui pétille, l’amour qui frétille. La
partition musicale est judicieuse. On
passe de la musique de à la chanson
réaliste, en passant par Kate Bush et
son « Armée de rêveuses » ou encore
des choeurs de femmes qui entonnent des chants en gaélique qui diffusent une belle énergie. Tout ça est
joyeux, sans prétention. Il y a juste le
plaisir d’être là, de faire avec, la danse
et la vie.

INTERCINETH
- Véronique Blin

Elles sont sept, à pénétrer sur scène
à petits pas, en papotant à voix basse.
Toutes de vert vêtues, dans un camaïeu subtil allant du kaki à l’anis, elles
prennent peu à peu place sur sept
chaises de même couleur. Vert, la couleur de l’espérance… Leurs chuchotements discrets sont régulièrement
interrompus par l’une d’entre elles,
qui cherche à prendre la parole « pour
de vrai »… Passent alors en revue,
par sa voix, tous les mots des maux
des femmes en âge de commencer à
vieillir: des petites ridules naissantes
au coin des yeux à ces fameuses «
fleurs de cimetière » - taches brunes
qui apparaissent un peu partout au
rythme de l’âge qui s’avance – tous
leurs efforts pour contourner ce triste
constat semblent vains, n’était leur
formidable appétit de « vivre », quels
qu’en soient les chemins.

DANSER MAGAZINE
- Phillippe Verrièle

presse avignon

L’HUMANITÉ
- M-J S

“ Jeune toi même ! “
Sur la scène, presque au lointain, à
cour, sept chaises en arc de cercle.
Y prennent place autant de femmes,
plus si jeunes, pas si vieilles. En tout
cas pas assez pour ne plus danser et
trop pour qu’on leur demande de le
faire. C’est là le problème, car Myriam Herve-Gil qui chorégraphie depuis
le mitant des années 1980 entend
bien continuer à la faire alors qu’un
jeunisme ambiant tend à réserver la
scène à des tendrons plus frais…
Sous les atours d’une jolie confidence
autobiographique, avec chansons
sentimentales d’avant le trente-trois
tours, il y a un sacré pavé dans le
jardin chorégraphique. Trois des danseuses, Marie-Christine Georghiu,
Roberte Léger et Edwige Wood (quatre si l’on ajoute Myriam Herve-Gil
qui pour cette pièce a voulu redanser après dix ans d’abstinence) sont
de belles figures des années 1980
rayées des listes saltatoires par la
vertu institutionnelle. Et ce qu’elles
ont à « dire » du et par le mouvement
contraste avec nombre d’inepties proférées aujourd’hui. C’est la dimension
politique culturelle.
Face à la revendication de celle « qui a
les mots » et qui gronde sourdement
contre « la soupe », les danseuses
disent une plénitude du mouvement,
un goût de la sérénité sans fard (au
sens cosmétique du terme), une vision pacifiée du monde qui réjouit et
s’appelle aussi l’espérance.
C’est simple et redoutablement subversif.

AVIGNON NEWS
- Anne-Marie Goulay

Fleurs de cimetière et autres sornettes, l’élégance du féminin. Ce spectacle émeut dès le commencement,
rassembler sept danseuses qui sont
très belles mais plus d’une prime jeunesse : c’est un acte signifiant. La
question des blessures et souffrances
des femmes qui vieillissent est posée
avec force et légèreté. Rien ne nous
est épargné et pourtant on garde le
sourire jusqu’au bout. Un spectacle
pour les femmes, et les hommes qui
aiment les femmes

LA DÉPÊCHE DE L’AUBE
- Jean Lefevre

Chaque spectacle apporte son originalité. La Région Champagne-Ardenne
possède des armes et des charmes.
Un vrai kaléidoscope. Pour ces “Fleurs
de cimetière”, vous savez ces taches
sur la peau qu’on découvre au détour
de l’âge, Myriam Hervé-Gil a cuisiné
des arts divers. Un auteur, une actrice,
une chorégraphe et ses danseuses qui
ont su fomenter l’émotion. Des larmes
perlent. Rien de tragique pourtant.
L’arrivée en catimini de l’âge. La petite
salle est baignée par l’émoi qui voile
l’oeil. Vérité du spectacle vivant. On
ne le dira jamais assez. Sur la scène,
pas de tromperie, des êtres vrais. Le
beau texte de Dominique Wittorsky
apporte sa nostalgie, sa poésie, sa
distanciation, à moins qu’il ne soit là
que pour semer le trouble. Il en est capable. Sinon c’est la voix juste de Susanne Schmidt qui en est cause. Tout
cela nous parcourt, et nous émeut.
Sur scène nos danseuses s’amusent
à vieillir comme disait Léautaud. Nous
amusent et nous touchent. Ce spectacle fut (sans doute) le plus étonnant
par sa fraîcheur, sa grâce, sa richesse.

AVIGNON EN SCÈNES
- Marie Chavanieux

Il semble qu’en d’autres contrées,
la vieillesse soit associée à la sagesse et respectée à ce titre. En Occident, force est de constater que la
vieillesse, bien souvent, embarrasse,
voire dégoûte. Comment aborde-t-on
l’orée de cette période généralement
présentée comme celle de la décrépitude ? Pour aborder cette question,
Myriam Hervé-Gil s’est entourée de
femmes – car l’importance du regard
d’autrui et des normes corporelles associées à la jeunesse semblent plus
prégnantes encore pour elles que
pour les hommes – et, plus précisément, de danseuses, tout particulièrement confrontées au regard des
autres. Elles présentent Fleurs de
cimetière (et autres sornettes) : un
moment pour se mettre à l’écoute du
passage du temps, des doutes et des
désirs. Mais surtout des corps : des
corps qui apparaissent alors comme
autant de mémoires vivantes.

L’ÉCRITURE À AVIGNON
-Patrice Pavis

Fleurs de cimetière et autres sornettes
se définit comme de la danse-théâtre.
Le dispositif de la parole et de la danse
fait le charme et l’originalité de cette
pochade. La danse n’illustre pas, ne
redouble pas ce que dit le texte, elle
se situe dans sa marge, elle prend
souvent le contre-pied ironique de la
narratrice qui se plaint des outrages
du temps chez les femmes en particulier. La réception de ce poème-danse est double : musico-motionnelle
(perception des corps dansant) et discursivo-notionnelle (compréhension
du texte poétique). L’écriture trouve
le ton, la danse la tonalité. Les mots
arrachés au silence, à l’indifférence,
au corps déficient atteignent leur but,
dans la fiction de la femme autorisée
à parler, à bouger et à réagir, comme
en chacun des spectateurs. Le renouveau formel vient peut-être en priorité
des petites formes, des structures
plus modestes, des expériences
atypiques. Que ces expériences soient fortement poétiques, post-beckettiennes, condensées comme dans
Naître à jamais, ou ironiques en regard des corps dansants comme dans
Fleurs de cimetière, ou bien encore
fondues dans le mouvement dansé
et chanté comme dans La Mère, elles
ont en commun un léger, un imperceptible déplacement du texte et de
sa stratégie. Dans les deux premiers
cas, texte et mise en scène se nourrissent réciproquement, sans tomber
dans l’illustration redondante (comme
chez Jouanneau, ou Warlikowski).

FESTIVAL D’AVIGNON OFF
KOURANT D’ART
– Jean Grapin

Myriam Herve-Gil, ancienne d’Alwin
NikolaÏs, se prépare à fêter les vingtcinq ans de sa compagnie en toute
assurance. Du bout des pieds au
bout des doigts, de la chute individuelle à l’apparition de la chorégraphie
d’ensemble la troupe fait montre
d’une maîtrise irréprochable dans son
art et d’un humour dévastateur, intelligent généreux et rafraîchissant. Le
spectacle est parfaitement réglé et
rythmé, les apartés parlés franchement comiques. Ainsi leurs sornettes,
qui évoquent les taches de vieillesse
qui apparaissent sur les mains, en
rendant compte du temps qui passe,
deviennent nôtres. Cet hommage
est un bain de jouvence partagé où
l’apparition discrète d’un lumbago
devient figure d’une danse et d’un
théâtre libérés. Sublimées par les lumières de Marie-Hélène Pinon (éclairagiste qui a reçu le Molière 2009 pour
Le Diable Rouge), les interprètes se
révèlent tout en grâce et sensibilité.
La comédienne et les sept danseuses nous offre ici un bel hommage au
corps de la femme, au service de la
beauté et de la juvénilité.

l’entre
d’eux
DANSE 25 mn
Chorégraphie : Myriam Herve-Gil
Interprètes : Massimo Biacchi
Serge Louis-Fernand
Jean-Pierre Poisson
Musique : Comedian Harmonists
Lumière : Marie-Hélène Pinon
Régie Son : Michel Stochement



Antonin Artaud



Ils brûlent
Ils bramalent
Ils braumomblent
Ils bromombruptulent
Ils truslentrombentrulent
Ils potomamtrarbrudrulent
Tremptrudrudruditritrile
Ils katachemusambritent

Fleurs
de cimetière

(et autres sornettes...)
DANSE-THÉÂTRE 55 mn





Chorégraphie et mise en scène : Myriam Herve-Gil
Texte : Dominique Wittorski
Interprétation : Marie-Agnès Arlot,
Marie-Christine Gheorghiu,
Myriam Herve-Gil,
Blandine Meslay,
Manuelle Robert
Suzanne Schmidt,
Edwige Wood
Création Lumière : Marie-Hélène Pinon
Création Sonore : Patrick Muller Régie
Son : Michel Stochement

Pour que la vieillesse ne soit pas une parodie de notre existence antérieure, il
n’y a qu’une solution, c’est de continuer à poursuivre des fins qui donnent un
sens à notre vie.
Simone de Beauvoir
Vieillir, sous d’autres latitudes, c’est encore acquérir la sagesse et le respect. En Occident, dans
un monde qui récuse la mort, c’est la décrépitude annoncée et le plus souvent vécue. Surtout
lorsqu’on est une femme. Plus que toute autre
confrontée au regard d’autrui, qu’en est-il de la
danseuse qui aborde ces rivages ? Qui mieux
qu’elle pourrait, à l’instar de Winnie dans Oh, les
beaux jours !, souffrir d’avoir été toujours celle
qu’elle est et d’être si différente de celle qu’elle
était ? Après tout, oui, cinquante ans est un bel
âge pour se poser quelques questions, écouter

un peu plus attentivement ce corps qui, il est
vrai, a des besoins nouveaux entraînant, faut-il
l’avouer, une sorte de paresse créatrice. Paresse
?… Où écoute et respect d’une mémoire vivante
qui tout en se modifiant a encore plus de choses
à raconter ? Car une réalité en vaut bien une autre et maintenant qu’elles y sont, ne comptez
pas sur elles pour y rester. Il faut bien que ces
cinquante années, à défaut d’être remarquées,
soient toujours remarquables. Sinon, que voudrait dire vieillir ?

Coproduction : Espace Louis Jouvet de Rethel, UARTS - Université des Arts de Philadelphie, NEW Festival de Philadelphie
Soutiens : Ministère de la Culture -Direction Régionale des Affaires Culturelles de Champagne-Ardenne,
Conseil Régional de Champagne-Ardenne - ORCCA
Remerciements : Centre National de la Danse de Pantin, ARCAL, Maison du développement culturel de Gennevilliers,
norbertlechat.com.

fiche
technique
Espace scénique :

Un plateau nu, avec pendrillonage à jardin. A étudier en fonction de chaque lieu.
Taille du plateau minimum : 12m d’ouverture x 5 m de profondeur.
Sol : plancher ou tapis de danse

Lumières :

- 1 Jeu 36 circuits x 2kw
- 30 PC 1kw
- 6 découpes & porte-gobos
- 15 PAR 64 (lampes en fonction de la hauteur)
- 2 platines pour rasants
- Gélatines : 201 / 249 / 142 / 213 + Diffuseur (119R, 114R, 101R)
- Un plan de feux sera envoyé en retour de la fiche technique du lieu.
- Un prémontage est demandé la veille de la représentation (ou plus tôt en fonction
du contrat)
auquel cas le jour de la représentation sera consacré:
- matin : réglages
- après-midi : répétition/conduite / filage
Cette liste est idéale mais adaptable
Merci de contacter Marie-Hélène Pinon +33 6 14 31 77 15 - mhpinon@wanadoo.fr

Son :

- 1 console de mixage : 16 – 4 – 2
- 2 lecteurs CD : avec Auto-pause
- 1 micro « cravate » (omnidirectionnel), si la jauge est supérieure à 200 personnes
- 2 EQ : 2 X 31 bandes,
sur : Auxiliaires 3 et 4
sur : sorties L.R.
- 1 plan de diffusion (L.R.) : en façade
- 1 plan de diffusion (jardin et cour) : au lointain sur auxiliaires 1 et 2
- 2 retours plateau (en side à jardin et cour), sur auxiliaires 3 et 4
(l’idéal serait qu’ils soient suspendus, afin de libérer le plateau)
Les régies son et lumières seront impérativement installées dans la salle.
Contact : Michel Stochement : +33 6 78 23 71 68
Répétition lors de notre représentation à Sedan le 8 mars 2010

Prévoir deux heures minimum de répétition plateau pour réglages son avec la comédienne
puis avec les danseuses

Cie HERVE-GIL
cie.hervegil@free.fr
www.ciehervegil.com
+33 6 99 20 13 18


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