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Code de bonne conduite pour la lutte contre la corruption dans les medias au Cameroun .pdf



Nom original: Code de bonne conduite pour la lutte contre la corruption dans les medias au Cameroun.pdf
Titre: CODE DE BONNE CONDUITE POUR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION DANS LES MEDIAS AU CAMEROUN
Auteur: Radio

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Code de bonne conduite
pour la lutte contre la corruption
dans les medias au Cameroun

Ce Code a été adopté par l’assemblée plénière de l’atelier national « Medias et corruption au
Cameroun » qui a rassemblé une centaine de journalistes, responsables de medias et
représentants d’organisations professionnelles et qui s’est tenu au palais des Congrès de
Yaoundé du 03 au 05 décembre 2012.

Nous, journalistes camerounais, tous médias confondus, réunis ce jour à
Yaoundé, à l’occasion de l’atelier national « Médias et corruption au Cameroun »
décidons d’adopter à l’unanimité le code de bonne conduite dont teneur suit :

Préambule
Si rapporter et critiquer les faits de corruption dans la société camerounaise
sont des exigences démocratiques auxquelles les journalistes et les médias doivent
participer en première ligne, ces derniers se doivent de combattre la corruption dans
les médias eux-mêmes et rechercher l’exemplarité dans leur pratique professionnelle
quotidienne. Il en va de la crédibilité et donc de l’efficacité de leurs fonctions et de
leur rôle dans la société.
Tous les journalistes camerounais ont le devoir de maintenir les
exigences professionnelles et éthiques à leur plus haut niveau. C’est pourquoi ils
doivent respecter les dispositions de ce Code de bonne conduite et veiller au droit du
public à être informé en vue de l’éradication de la corruption dans les médias
camerounais.
Ce code n’aura de sens que si l’autorité publique, les administrations, les
leaders politiques et les responsables économiques, la société civile et de manière
générale les multiples interlocuteurs des professionnels que nous sommes, prennent
conscience de l’intérêt général que représente une presse déontologiquement
responsable mais aussi de la fonction spécifique des journalistes et des médias
d’information.
1- Recherche de la vérité
La recherche de la vérité est le fondement même de la profession de
journaliste. Ainsi, le journaliste se doit pour le moins de recouper ses informations
avant de les rendre public.
Le journaliste doit se refuser de participer à la création ou au développement
d’une rumeur quelle qu’elle soit.
Le journaliste doit toujours respecter le principe d’équité, d’équilibre et du
contradictoire dans le traitement des informations.
Aux personnes mises en cause, il doit donner la possibilité de s’expliquer si ce
n’est de se défendre.

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2- Responsabilité individuelle
Le journaliste a le devoir de respecter les exigences professionnelles et
déontologiques. Il doit se référer en permanence aux principes universels et aux
règles nationales qui régissent les droits et devoirs de la profession. Les responsables
de médias, journalistes ou non, doivent en être solidaires et garants.
3- Rapports avec le public
Le journaliste doit être libre de toute obligation à l’égard de tout intérêt autre
que le droit du public à connaître la vérité. Les responsables de médias ne doivent
pas y faire obstacle au nom d’intérêts particuliers.
4- Acceptation de cadeaux, gratifications, invitations et «gombo»*
Le journaliste doit s’interdire toute forme de gratification, ou de rémunération
en échange de services qui pourraient mettre en cause son impartialité. Les cadeaux,
les faveurs, le « gombo », les voyages gratuits, les traitements spéciaux et les
privilèges peuvent compromettre l’intégrité du journaliste et de son employeur. Il ne
faut rien accepter qui ait quelque valeur.
Les médias ne doivent accepter aucun don de valeur de la part des sources
d’information ou toute autre origine extérieure à la profession. Cadeaux,
« gombo », voyages gratuits ou à tarif réduit, divertissements, objets ou
logement ne doivent être acceptés s’ils sont de nature à influencer le
traitement de l’information. Les frais concernant la recherche de l’information
doivent être assumés par les médias.
5- Conflits d’intérêts
L’exercice d’un second emploi (conseiller, attaché de presse agent de relations
publiques, etc.), un engagement politique, une fonction publique ou dans une
organisation communautaire doivent être évités s’ils compromettent l’intégrité du
journaliste. Le journaliste doit mener sa vie personnelle d’une manière qui le mette à
l’abri de conflits d’intérêts réels ou apparents. Sa responsabilité envers le public
passe avant tout. Telle est la nature de sa profession.
6- Respect de la vie privée
Les journalistes et les médias ne doivent pas violer le droit d’une personne au
Code de bonne conduite pour la lutte contre la corruption dans les médias au Cameroun

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respect de sa vie privée.
Les intrusions et enquêtes dans la vie privée d’une personne ne sont en
général pas acceptables sans son consentement et une publication ne peut se
justifier que dans l’intérêt du public. Celui-ci comprend :





La recherche ou la publication d’information sur un crime ou un grave délit ;
La recherche ou la publication d’informations sur une conduite antisociale grave ;
La protection de la santé et de la sécurité publiques ;
La prévention du public afin qu’il ne soit pas induit en erreur par une quelconque
déclaration ou action de cette personne.

Le journaliste ne doit jamais obtenir des informations ni des images en
recourant à l’intimidation ou au harcèlement.
Sous réserve que son enquête soit dans l’intérêt public (tel que défini cidessus), le journaliste ne doit pas photographier des personnes sur leur domaine
privé sans leur consentement, ni procéder à un harcèlement ou chantage de quelque
manière que ce soit.
7- Confiance mutuelle
L’adhésion à ce code a pour but d’éradiquer la corruption dans les médias
camerounais, de protéger et de renforcer le lien de confiance mutuelle et de respect
entre les journalistes camerounais et le peuple camerounais.
Tout journaliste adhérent doit encourager son confère à souscrire à ces
principes et devra inciter les médias à prendre conscience de leur responsabilité
d’élaborer, en accord avec leurs employés, des chartes éthiques et rédactionnelles
qui serviront de lignes de conduite pour parvenir à un paysage médiatique sans
corruption.
8- Contreparties
Les journalistes camerounais, en contrepartie, demandent aux
pouvoirs publics, aux administrations, à la société civile, aux dirigeants des partis
politiques, des entreprises, des associations et de manière générale, à la société
camerounaise de s’engager à :
-

Respecter le journaliste dans l’exercice de sa profession;
Soutenir et participer avec les journalistes, les responsables des médias et leurs

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organisations professionnelles à l’élaboration des statuts qui permettent l’exercice
de leur profession et le développement pérenne de ce secteur d’activités ;
Ne pas chercher à favoriser ou à orienter tel ou tel traitement de l’information
contre une rémunération quelle qu’elle soit ;
Ne pas utiliser les médias pour des règlements de compte politiques,
économiques, sociaux ou autres ;
Participer à la dénonciation et la mise à l’index des médias qui ne respectent pas
les principes déontologiques essentiels ;
Accompagner l’émergence et la pérennité des structures d’autorégulation de la
profession ;
Aider à la publicité et à la diffusion de ce code de bonne conduite et à en faire
respecter les contreparties nécessaires par tous les responsables et agents.

Fait à Yaoundé, le 04 décembre 2012

*«Gombo» : dans le contexte camerounais, il s’agit de tout moyen matériel ou
financier remis généralement au journaliste par l’organisateur d’un évènement, au
terme d’une couverture médiatique, pour lui «faciliter la tâche».

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