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Hardinvestor /

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diamants, etc...
le pire.

en avoir c'est pouvoir partir et rebondir, c'est l'assurance contre

Cette valeur d'échange universelle était vouée à servir de monnaie c'est ce
qu'elle fut, mais cette solution n'étant pas exempte d'inconvénients, on lui a vite
substitué des pièces en métal moins noble, puis des symboles en papier et plus
récemment la monnaie est carrément devenue immatérielle et circule en unités
informatiques.
A plusieurs reprises on a rassuré les porteurs de monnaie fiduciaire en la
gageant sur des réserves détenues par les Banques centrales.
En ces temps de sagesse, il était appréciable de ne pas se "coltiner" une
quantité d'or physique pour effectuer ses menus achats et c'était plus commode de
signer un chèque ou de porter une valise de billets pour procéder à une grosse
transaction. On admettait donc d'autant mieux ce substitut.
Mais voilà, l'Homme n'est pas sage...

Il n'est qu'à observer sa propension à scier la branche sur laquelle est assis pour
se convaincre que le discours de la raison a peu d'écho aux oreilles des adeptes de
la solution de facilité, on massacre les océans, l'atmosphère, on épuise les terres
agricoles et on dilapide notre capital d'oxygène en déforestant comme s'il ne
devait pas y avoir de lendemain.
Cette propension n'a pas d'équivalent animal et trouve dans le domaine
économico-financier une idéale matière à s'exprimer.
C'est en 1971 (le 15 août, pendant que les bons citoyens goûtaient un repos
mérité), que, sans crier gare, les autorités américaines ont cédé, ce jour là a été
abolie la convertibilité du dollar en or.
Depuis plusieurs années, des éleveurs texans qui n'avaient qu'une confiance
limitée dans les billets donnaient libre cours à leur "bons sens paysan" en
changeant systématiquement les billets en leur possession en dollar or, cette
pratique n'a pas été divulguée et donc pas commentée, mais déjà des tensions sur
le prix des matières premières, le niveau des taux d'intérêts poussaient les
investisseurs les plus lucides à procéder de manière analogue.
Et le gouvernement américains, fidèle à son engagement et soucieux de sa
crédibilité honorait sans sourciller cette convertibilité.
La Banque Fédérale voyait des monceaux de papier lui être retournés et devait,
bon gré mal gré, payer en or sonnant et trébuchant.
Très vite, il a été constaté qu'à ce rythme là, on allait dans le mur, alors, tant
qu'il était encore temps, on a tout bêtement décidé de mettre fin aux accords de
Bretton Wood et de déconnecter le papier du métal.

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