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definition recherche translationnelle .pdf



Nom original: definition recherche translationnelle.pdf
Titre:
Auteur: Chlo LOUYS

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La Recherche Translationnelle
Pour un transfert rapide des connaissances vers des
applications diagnostiques et thérapeutiques

Conférence de presse du jeudi 14 septembre 2006
Dossier de presse

Contact presse IGR :
Chloé Louys, attachée de presse :

tél : 01 42 11 50 59 / 06 17 66 00 26
fax : 01 42 11 53 09

mail : louys@igr.fr

Invitation de presse
Villejuif, mardi 29 août 2006

1ère rencontre thématique :
Qu’est-ce que la Recherche Translationnelle ?
L’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR, Villejuif) invite les journalistes à la
première d’une série de rencontres thématiques, le jeudi 14 septembre 2006 de 9h30 à
11h, au CAPE, à la Maison de la Radio, en présence du Pr. Gilles Vassal et du Dr. Suzette
Delaloge, cancérologues et chercheurs.

La Recherche Translationnelle, un booster d’innovations
La Recherche Translationnelle est le chaînon manquant entre la Recherche Fondamentale
et la Recherche Clinique. Elle permet d’accélérer l’application des recherches les plus
récentes au bénéfice du patient. Elle assure le continuum entre la recherche et les soins et
permet aux patients de bénéficier plus rapidement des innovations diagnostiques et
thérapeutiques. Elle est au cœur du Programme Recherche du Plan Cancer et constitue un
des domaines prioritaires de la Stratégie de Recherche du Cancéropôle Ile-de-France.
Aujourd’hui, les grands progrès en cancérologie sont en partie, dus à une meilleure
connaissance de la génomique et de la biologie des tumeurs. Ceci permet une meilleure
classification des pathologies cancéreuses et le développement de traitements mieux
ciblés pour le patient.
Au cours de ces 4 dernières années, l’IGR a profondément ré-organisé son activité de
recherche pour favoriser le développement d’une Recherche Translationnelle compétitive
et de qualité. Le regroupement de la Recherche Fondamentale, Translationnelle et
Clinique sur un même site, celui d’un grand centre de lutte contre le cancer, contribue à
l’efficacité de ce dispositif au bénéfice du patient.

Une approche pédagogique, des exemples d’actualité
L’objectif de cette rencontre est d’expliquer et d’illustrer la Recherche Translationnelle à
travers des exemples d’actualité. Deux exemples concrets et actuels vous seront
présentés : l’un dans le cancer du sein, l’autre en hématologie.
Aujourd’hui, grâce à un ensemble de ressources présentes à l’Institut (plate-forme de
génomique, d’imagerie, Centre de Ressources Biologiques,…) l’analyse des gènes exprimés
par une tumeur peut aider à définir le traitement le plus adapté pour chaque patient. Ce
sont les « signatures génomiques prédictives ».
Cette approche sera expliquée dans l’exemple présenté en sénologie. Des approches
similaires existent dans de nombreuses tumeurs comme le mélanome cutané et le cancer
du côlon.

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Sommaire

I.

La Recherche Translationnelle : chaînon manquant entre
Recherche Fondamentale et Recherche Clinique
a. La Recherche Clinique
b. La Recherche Fondamentale
c. La Recherche Translationnelle

II.

Des exemples d’actualité
a. De la Recherche au Patient
Exemple en hématologie : la maladie de Vaquez
b. Du Patient à la Recherche
Exemple dans le cancer du sein : l’étude Transbig suivie de l’essai
Mindact

III.

La signature génomique prédictive

Annexes :
I.

L’IGR : 80 ans au service de la lutte contre le cancer

II.

L’organisation de la Recherche à l’Institut

III.

Le cancer en France : état des lieux et perspectives

Intervenants
Pr. Gilles Vassal : cancérologue médical, pédiatre, Directeur de la Recherche
Clinique et Translationnelle de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy
Dr. Suzette Delaloge : cancérologue médical, Responsable du Comité de
pathologie mammaire de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy

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I.
La Recherche Translationnelle : chaînon manquant entre
Recherche Fondamentale et Recherche Clinique
Etablissement hautement spécialisé dans la lutte contre le cancer, l’Institut de
cancérologie Gustave Roussy développe depuis son origine une approche
tripartite alliant soin, recherche et enseignement dans un souci constant d’une
prise en charge globale plus humaine et plus performante de la personne
malade.
Depuis un an, l’Institut a réorganisé sa Recherche et s’est doté d’une Direction
de la Recherche Clinique et Translationnelle qui assure le continuum entre
recherche et soins et dont le but est de développer, le plus rapidement
possible, de nouveaux outils diagnostiques ou thérapeutiques au bénéfice des
patients.

a. La Recherche Clinique
La Recherche Clinique s’intéresse à l’être
humain, qu’il soit en bonne santé ou malade,
dans tous les domaines qui concernent sa
santé. Ainsi, en cancérologie, la Recherche
Clinique se préoccupe du diagnostic de cancer,
du dépistage (précoce), du diagnostic de
risque de cancer, des traitements, quels qu’ils
soient
(chimiothérapie,
radiothérapie,
chirurgie, immunothérapie,..), mais aussi du
patient comme personne malade, dans son
environnement, participant éventuellement à
des protocoles de recherche biomédicale.
La Recherche Clinique utilise les outils statistiques et épidémiologiques, qui sont
autant de domaines de recherche à part entière. Elle se développe dans l’hôpital,
au lit du malade ou en consultation, mais aussi en réseau avec les partenaires de la
prise en charge du patient. Elle fait appel, directement ou indirectement, à tous
les métiers d’un établissement hospitalier.
En cancérologie, plus que dans d’autres disciplines médicales, la Recherche
Clinique et les soins sont (et doivent être) très liés, puisque l’objectif est de
toujours progresser dans un domaine où beaucoup de traitements sont encore
insuffisamment efficaces. Il a même été montré que les patients qui participent à
un essai de recherche clinique ont une meilleure chance de survie. C’est la raison
pour laquelle un des objectifs du Plan Cancer est d’augmenter le nombre de
patients à qui l’on propose de participer à un protocole de recherche.
La Recherche Clinique, en cancérologie, essaye donc de comprendre et traiter la
maladie chez l’homme, la femme ou l’enfant. Elle a aussi un devoir d’application,
d’action, dans une certaine forme d’urgence car il s’agit de milliers de vies en
danger.

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b. La Recherche Fondamentale
La Recherche Cognitive (du latin cognoscere –
connaître), est aussi dénommée Recherche
Fondamentale, que le Petit Robert définit
ainsi : « recherche orientée vers les domaines
fondamentaux d’une discipline (opposée à
recherche appliquée) ». En biologie, ou plus
largement dans les Sciences du Vivant, il s’agit
bien là de connaître et comprendre les systèmes
biologiques qui régissent la vie, sans se
préoccuper immédiatement des applications
éventuelles à court, moyen ou long termes.
C’est pourquoi la Recherche Fondamentale explore des modèles comme les
végétaux, la bactérie, le virus, le ver, la drosophile, qui sont bien plus simples que
les mammifères, et en particulier l’être humain.
En cancérologie, la Recherche Fondamentale s’attache à comprendre pourquoi et
comment une ou plusieurs cellules deviennent cancéreuses, pourquoi et comment
le système immunitaire protège ou ne protège plus l’être humain contre les
phénomènes de cancérisation. Les chercheurs utilisent très souvent des modèles de
cancers humains ou de rongeurs, in vitro et in vivo.
La Recherche Fondamentale est conduite dans des laboratoires de recherche du
CNRS, de l’INSERM et de l’Université, le plus souvent au sein de campus de
recherche, mais aussi dans certaines entreprises privées. La proximité de l’hôpital,
du malade, n’est pas une condition nécessaire à son développement.

5

c. La Recherche Translationnelle
La Recherche Translationnelle doit assurer
le continuum, le lien entre une Recherche
Fondamentale, essentielle à tout progrès,
et une Recherche Clinique, se préoccupant
du patient dans sa réalité complexe d’être
humain, en développant les applications
médicales des connaissances les plus
récentes. Elle doit nécessairement se
développer à proximité du patient.
Ainsi ses objectifs sont :
• Transférer et interpréter le plus vite possible les connaissances nouvelles et les
nouvelles technologies vers des applications diagnostiques et thérapeutiques, au
bénéfice des patients, avec objectif de résultats à 5 ans.
• Assurer un continuum entre recherche et soins, du malade au malade, en
associant médecins, chercheurs et patients.
• Contribuer à la mise à disposition rapide des innovations validées en terme de
rapport bénéfice/risque.
On voit que les limites d’un tel domaine de recherche peuvent être floues, laissant
cours à des interprétations divergentes au moment où l’attribution de ressources
est en jeu. C’est pourquoi il est difficile de définir ce qu’est la Recherche
Translationnelle et de nombreuses définitions ont été proposées.
Le Cancéropole Ile-de-France, dans sa volonté de promouvoir et développer la
Recherche Translationnelle en précisant le champ et les objectifs, a retenu la
définition suivante :
En cancérologie, la Recherche Translationnelle a pour objectif de :
- Tester la pertinence d’une hypothèse biologique pour le diagnostic, le
pronostic, le traitement, la prévention ou l’analyse du risque de cancer.
et/ou
- Déterminer les bases biologiques d’une observation faite en clinique ou
dans une population.
Le flux des connaissances doit donc être bi-directionnel: de la recherche vers le
patient et du patient vers la recherche.

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II. Des exemples d’actualité
La Recherche Translationnelle consiste donc soit à explorer une découverte en
Recherche Fondamentale pour développer des applications en clinique, soit à partir
d’une observation clinique pour explorer les voies biologiques associées et
développer des applications en clinique.

a. De la Recherche au Patient
Exemple en hématologie : la maladie de Vaquez
La maladie de Vaquez est une maladie du sang qui se caractérise par une
prolifération anormale des globules rouges. Dans certains cas rares, elle peut se
transformer en leucémie aiguë.
Jusqu’il y a un an, le diagnostic de cette maladie était difficile et hasardeux, il
n’existait pas de traitement spécifique, seule des saignées permettaient de
pallier les symptômes de cette maladie.
En avril 2005, une équipe de Recherche Fondamentale dirigée par le Dr. William
Vainchenker (Unité de recherche U362 Inserm - IGR – Université de Paris XI) a
découvert la mutation génétique responsable de la maladie de Vaquez. La mutation
se trouve sur le gène JAK 2 et engendre une protéine JAK 2 mutée. Cette
découverte est majeure car elle permet non seulement de comprendre la maladie
mais aussi de développer un test diagnostique et des traitements efficaces.
Pour accélérer l’application de cette découverte au bénéfice des patients, le
laboratoire de Recherche Translationnelle a mis ses moyens en œuvre pour
élaborer un test de diagnostic de la maladie. Ce travail a été réalisé en réseau avec
plusieurs laboratoires français. Ce test simple et spécifique est aujourd’hui en
passe de devenir le test diagnostic de référence.
Cette découverte fondamentale a donc été exploitée par le laboratoire de
Recherche Translationnelle pour bénéficier rapidement aux patients.
L’identification de la protéine JAK 2 mutée permet d’envisager cette protéine
comme une cible thérapeutique pour lutter efficacement contre la maladie de
Vaquez. L’équipe de William Vainchenker poursuit donc ses recherches dans cette
voie et développe un traitement médicamenteux. Un médicament devrait
prochainement voir le jour. Il sera alors évalué dans le cadre d’essais cliniques
en Recherche Clinique.
Le laboratoire de Recherche Translationnelle a, quant à lui, explorer cette
nouvelle découverte dans d’autres pathologies cancéreuses pour voir si cette voie
de signalisation pourrait être impliquée dans d’autres types de cancer. Pour cela
les échantillons tumoraux conservés dans le Centre de Ressources Biologiques de
l’IGR ont été analysés.
Il y a bien là, la volonté d’exploiter pleinement et rapidement une découverte
issue de la Recherche Fondamentale pour en faire bénéficier plus rapidement
les patients.
7

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b. Du Patient à la Recherche
Exemple dans le cancer du sein : l’étude Transbig suivie de
l’essai Mindact

Il s’agit, dans cet exemple, de partir d’une observation clinique pour explorer, tant
en Recherche Fondamentale qu’en Recherche Translationnelle, les voies
biologiques associées à cette observation, pour mieux les utiliser ensuite dans de
nouveaux développements en clinique.
Ici, l’observation clinique est la suivante : parmi les patientes atteintes de
cancer du sein localisé sans envahissement des ganglions axillaires (au niveau
des aisselles), 5 à 50% vont rechuter à 10 ans. L’objectif de la recherche est de
prédire plus précisément par des marqueurs biologiques, quelles patientes sont à
haut risque ou à très bas risque de rechute et ainsi de proposer une chimiothérapie
uniquement aux femmes à risque élevé de rechute.
Aujourd’hui, pour des patientes atteintes d’un cancer du sein localisé sans
envahissement ganglionnaire, la décision de prescrire ou non une chimiothérapie
adjuvante (c’est à dire administrée après la chirurgie pour « prévenir » la rechute)
repose sur des critères cliniques et pathologiques classiques : taille de la tumeur,
grade, dosage de récepteurs aux hormones, etc. Aujourd’hui, 80 % des patientes
reçoivent une chimiothérapie adjuvante d’après ces critères cliniques alors que la
plupart d’entre elles n’auraient pas rechuté. Certaines ne reçoivent pas de
chimiothérapie et, même si cela est rare, présentent une rechute non attendue.
La signature d’Amsterdam : signature génomique prédictive
En 2002, une étude d’un laboratoire néerlandais du Netherlands Cancer Institute a
caractérisé ce risque de rechute par une « signature génomique prédictive ». Un
« profil » de 70 gènes a été décrit, capable de prédire le risque individuel de
rechute mieux que les critères classiques utilisés.
Pour cela, l’étude s’est appuyée sur des échantillons de tissus tumoraux congelés
de 291 patientes traitées pour un cancer du sein sans envahissement ganglionnaire,
diagnostiquées avant 1998, et n’ayant été traitées que par chirurgie +/radiothérapie.
Pour identifier cette signature génomique, l’ADN des tumeurs de chacune des 291
patientes a été étudié. Le niveau d’expression des 44.000 gènes contenus dans
l’ADN des cellules cancéreuses a été analysé.
L’expression de ces gènes dans la tumeur des patientes qui ont rechuté après
traitement (groupe A) a été comparé à celle des tumeurs des patientes qui n’ont
pas rechuté (groupe B).
Un groupe de 70 gènes s’est ainsi avéré être un marqueur pronostique puissant de
la survie sans métastase à distance (sans rechute) à 5 ans. Le nom donné à cette
signature génomique prédictive de 70 gènes est « signature d’Amsterdam ». Elle
signe le risque de rechute.

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L’étude Transbig
L’enjeu de l’étude transbig, financée par le 6ème PCRD*, a été de réunir les
compétences de plusieurs grands laboratoires et services cliniques européens
spécialisés dans le cancer du sein, pour confirmer rétrospectivement sur un
nombre important d’échantillons indépendants, la valeur prédictive de la
« signature d’Amsterdam ». L’Institut Gustave Roussy a contribué très largement à
cette validation internationale.
L’essai Mindact
Le profil de 70 gènes a ainsi confirmé sa valeur pronostique indépendamment de
tout autre paramètre connu à ce jour. Il s’agit maintenant de déterminer si
l’utilisation de la « signature d’Amsterdam » peut aider à mieux traiter les
patientes. C’est l’objectif de l’essai clinique Mindact, une étude multicentrique
européenne de grande ambition qui débute en septembre 2006 sous l’égide de
l’EORTC** ( en France, sous l’égide de la Fédération Nationale des Centres de Lutte
Contre le Cancer).
L’hypothèse à vérifier est que la signature génomique est plus précise que les
critères cliniques pour définir le réel risque de rechute et donc le besoin d’une
chimiothérapie adjuvante.
Mindact va comparer pour la première fois, chez 6000 femmes volontaires,
l’utilisation de la signature génomique prédictive d’Amsterdam (sous forme
d’un test ADN) versus les critères cliniques et pathologiques habituels pour la
prescription de la chimiothérapie adjuvante. L’étude déterminera si ce profil de
70 gènes est effectivement supérieur aux critères classiques, permettant ainsi
d’éviter de nombreuses chimiothérapies inutiles.
Il s’agit d’un pas important vers l’individualisation des traitements en fonction des
caractéristiques biologiques des tumeurs.
Parallèlement, chacun des gènes, qui compose la signature d’Amsterdam, code
pour une protéine qui peut potentiellement être impliquée dans le processus de
cancérisation des patientes. Ces protéines et les voies biologiques associées vont
donc être étudiées en Recherche Fondamentale pour voir si elles jouent un rôle
dans la prolifération et la capacité à métastaser des cellules tumorales.
Dans cet exemple, le point de départ est bien une observation clinique :
certaines patientes traitées pour un cancer du sein sans envahissement des
ganglions axillaires rechutent, d’autres pas. Les laboratoires de Recherche
Translationnelle ont déterminé les bases biologiques de cette observation, à
savoir l’expression de 70 gènes dans la tumeur. Une signature génomique
prédictive a été définie sur des cohortes rétrospectives de patientes. Elle peut
bénéficier aux nouvelles patientes en aidant à définir pour chacune un
traitement mieux adapté. C’est cette phase de validation prospective qui
s’ouvre en septembre 2006 tandis que les chercheurs, en Recherche
Fondamentale, explorent le rôle biologique des gènes impliqués.
*PCRD : Programme Cadre de Recherche et Développement
**EORTC : European Organisation for Research and Treatment of Cancer

10

11

III. La signature génomique prédictive
Il s’agit de caractériser un état observé rétrospectivement chez des patients, par
l’expression ou non d’un groupe de gènes spécifique de cet état. Une fois ce travail
accompli, un simple test ADN chez un nouveau patient peut prédire si oui ou non,
ce patient s’oriente vers cet état.
Le point de départ est une observation clinique faite rétrospectivement : des
patients atteints de la même pathologie et après un même traitement s’orientent
vers un état A (par exemple : bonne réponse au traitement), alors que d’autres
patients s’orientent vers un état B (mauvaise réponse au traitement).
Grâce aux échantillons tumoraux conservés au sein des Centres de Ressources
Biologiques (CRB), des échantillons de tumeurs des patients, dont on sait a
posteriori qu’elles sont du groupe A et du groupe B, sont analysés.
L’ADN des tumeurs est extrait dans le laboratoire de Recherche Translationnelle.
L’expression de tous les gènes contenus dans le génome est quantifiée par une
technique à haut débit, capable d’analyser tous les gènes en une seule expérience,
au sein de la plate-forme de génomique de l’IGR. Chaque gène est exprimé
fortement, faiblement ou pas du tout.
Cette analyse dite à haut débit, se fait sur des « puces à ADN » : une micropuce sur
laquelle il y a 44.000 spots permettant d’accrocher chacun un gène spécifique et
de traduire son expression par un code de couleur. Ainsi, lors de la lecture de la
puce, le spot 1 correspondant au gène 1 est soit vert : gène exprimé fortement,
soit orange : gène peu exprimé, soit rouge : gène non exprimé.
Parmi les 44.000 gènes étudiés, certains ne vont s’exprimer que dans les tumeurs
des patients du groupe A et pas dans celles des patients du groupe B, ou
inversement. L’expression de ces gènes peut alors être caractéristique de l’état A
ou de l’état B. Ce petit nombre de gène peut alors servir de signature génomique
caractéristique d’un état (bonne ou mauvaise réponse au traitement).
Pour confirmer cette signature, il faut la tester sur une autre population,
indépendante de la première, c’est-à-dire des patients traités dans d’autres
hôpitaux. Cette étape permet de confirmer la valeur de la signature génomique.
Une fois cette signature établie et validée rétrospectivement il s’agit de vérifier si
elle peut s’appliquer prospectivement : lorsqu’un nouveau patient se voit
diagnostiquer le cancer étudié, un simple prélèvement de cellules tumorales peutil permettre de dire, suite à une analyse de l’expression des gènes de la signature
génomique, si oui ou non, il faut lui prescrire ce traitement ?
La signature génomique devient alors prédictive de la réponse au traitement.
Cette technique se développe de plus en plus, elle devient incontournable pour une
approche moderne de la cancérologie.

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La technique de l’analyse de l’expression des gènes en images :

La signature génomique prédictive du risque de métastase dans le mélanome cutané :
lecture de la puce à ADN. Spot vert : gène sous-exprimé ; spot rouge : gène surexprimé.

Sans métastase (M-)

Métastase (M+)

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Dans le cancer du sein sans envahissement des ganglions axillaires
Dans l’exemple du cancer du sein sans envahissement des ganglions axillaires,
l’observation clinique rétrospective de départ est la suivante : certaines patientes
risquent de rechuter et ont donc besoin d’une chimiothérapie adjuvante (patientes
du groupe A), d’autres patientes n’en ont pas besoin car il n’y a pas de risque de
rechute (patientes du groupe B).
La signature génomique caractéristique a été mise au point : 70 gènes à expression
différentielle constituent la signature d’Amsterdam. Elle a ensuite été validée sur
une autre population de patientes, c’est l’étude Transbig. L’essai Mindact va
maintenant permettre de vérifier si la signature d’Admsterdam peut s’appliquer
prospectivement.
Dans le mélanome cutané
Récemment, cette même méthode a été testée dans le mélanome cutané dans une
étude réalisée à l’Institut Gustave Roussy dans le cadre d’une collaboration
européenne au sein de l’EORTC. L’observation clinique de départ était la suivante :
des patients opérés d’un mélanome localisé ne rechutent pas (groupe A) tandis que
d’autres développent des métastases (groupe B).
Les travaux de l’équipe d’Alain Spatz, anatomopathologiste de l’IGR, ont permis de
définir une signature génomique prédictive du risque de métastase. Elle va
permettre de définir pour chaque patient le traitement le plus approprié.
Parallèlement, le rôle des protéines codées par les gènes de la signature est
exploré pour comprendre la biologie du mélanome métastatique et rechercher des
cibles thérapeutiques pour des traitements plus efficaces dans cette maladie de
très mauvais pronostic.
Dans le cancer du côlon
Dans le cancer du côlon, des travaux sont actuellement en cours, dans le but de
déterminer les facteurs génétiques liés à la tumeur et à l'individu qui sont
prédictifs de la réponse à la chimiothérapie et de la toxicité de cette
chimiothérapie. L'identification de tels facteurs pourraient permettre de définir la
meilleure stratégie thérapeutique chez un patient donné en administrant le
traitement le plus efficace et le moins toxique possible, donc un traitement "à la
carte". Ces travaux sont menés à l’Institut Gustave Roussy et en collaboration avec
l’Hôpital Européen George Pompidou.

14

Annexes :
I. L’IGR : 80 ans au service de la lutte contre le cancer
Créé il y a plus de 80 ans, par Gustave Roussy, l’Institut a toujours été un
établissement précurseur. Son originalité ? proposer une approche multidisciplinaire
et globale de la maladie en conciliant soins, recherche et enseignement. Animé depuis
ses débuts d’un état d’esprit de pionnier, l’établissement reste unique en France et
en Europe tant par sa taille que par la performance de ses équipes.



Un positionnement atypique depuis l’origine

Gustave Roussy, spécialiste de l’anatomopathologie (étude des cellules
et des tissus) et Recteur de l’Académie de Paris, a créé au début des
années 20, l’Institut du Cancer qui prendra le nom d’Institut Gustave
Roussy en 1950.
Il y défend deux idées avant-gardistes pour l’époque qui sont toujours
au cœur du positionnement de l’IGR aujourd’hui :

Gustave Roussy
(1874-1948)

o

Une approche globale de la maladie cancéreuse, où chaque malade
doit être pris en charge par une équipe pluridisciplinaire qui décide de
manière collégiale du meilleur traitement.

o

Une recherche de haut niveau qui s’appuie sur une collaboration
entre cliniciens et chercheurs, indispensable à la compréhension des
mécanismes du cancer et au progrès du traitement.
A ces deux idées, s’est ajoutée la volonté d’enseigner afin de faire
partager et de diffuser le savoir.
Cette approche tripartite constitue le principe fondateur de la lutte
contre le cancer en France. Elle a servi de guide pour la création en
1945, des Centres de Lutte Contre le Cancer dont l’Institut est toujours
aujourd’hui un modèle du genre.
Implanté à Villejuif, l’Institut Gustave Roussy est un établissement
privé à but non lucratif habilité à recevoir des dons et legs. Il œuvre
depuis plus de 80 ans dans une mission fondamentale de service
public de santé : la lutte contre le cancer.



L’Institut Gustave Roussy : une place unique en France et
en Europe

Avec 2200 personnes mobilisées chaque jour, 11 départements
médicaux et médico-techniques et 11 unités de recherche (unités
propres à l’Institut et associées au CNRS, à l’INSERM, au CEA, à
l’université Paris XI), ses plateaux techniques, ses ressources
technologiques et biologiques, l’Institut Gustave Roussy constitue un
ensemble unique et de référence en Europe.
Il est à l’origine de nombreuses innovations comme les concepts de
pluridisciplinarité, de prise en charge de la douleur, de services dédiés
aux enfants, de dossier unique et informatisé du patient,
d’accompagnement psychologique, de soins de support, d’espace de

15

rencontres et d’information pour les patients, de sites d’excellence
dédiés à l’innovation thérapeutique.

L’Institut Gustave Roussy en chiffres
Placé sous la direction du Professeur Thomas Tursz depuis 1994,
l’établissement qui réunit 2200 personnes sur un même site occupe
une place unique en France et en Europe qu’il s’agisse :

Pr Thomas Tursz
Cancérologue médical et
chercheur, Directeur
Général de l’IGR depuis
1994.


o
o
o
o
o

o
o
o
o
o

o
o

De la capacité de soins dispensés :
370 lits
11 400 nouveaux patients traités chaque année
161 000 consultations par an
150 médecins statutaires
De la recherche :
11 unités de recherche
120 essais thérapeutiques en cours
400 publications dans des revues internationales
300 chercheurs
D’enseignement avec une école de cancérologie :
5 000 heures de cours dispensés chaque année
2 600 médecins formés (dont 100 médecins étrangers)

16

II. L’organisation de la Recherche à l’Institut
La Direction Recherche de l’Institut de cancérologie Gustave-Roussy est assurée par le Pr.
Gilbert LENOIR.
Il est assisté dans ses fonctions par un directeur adjoint chargé de la Recherche et d’un
Chef de Cabinet qui assure une veille scientifique permanente, prépare et consolide les
dossiers à caractère scientifique et stratégique d’aide aux décisions.
Il s’appuie sur le Service de Coordination et Gestion de la Recherche qui apporte une
assistance dans le pilotage administratif, financier et logistique de la Recherche et met en
œuvre les décisions prises dans ce cadre.

Trois composantes :
a. La direction des Programmes
Un important effort de structuration a été réalisé par la mise en oeuvre d’une stratégie de
recherche déclinée en cinq Programmes de recherche transversaux qui intègrent le
potentiel des unités de recherche (fondamentale, clinique et translationnelle), des
départements cliniques et des plates-formes de recherche implantés sur le site de l’IGR :
le Programme Oncogénèse explore les mécanismes à l’œuvre dans la génèse des
anomalies successives qui vont permettre à une cellule de devenir incontrôlable ;
le Programme Relation Hôte/Tumeur étudie les facteurs de tolérance ou de rejet
d’une tumeur ;
le Programme Innovation diagnostique et thérapeutique a pour objectif
l’amélioration de la prise en charge des patients et l’évaluation de l’impact des
nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques ;
le Programme Recherche en Imagerie est un outil indispensable de l’observation
des mécanismes de la tumorigénèse et de l’évaluation pré-clinique ou clinique de
l’effet des thérapeutiques ;
le Programme Epidémiologie, Santé publique, Economie de la santé, Sciences
humaines et sociales permet l’étude globale et à long terme du cancer et de
mesurer, pour la société, le poids de cette maladie.

b. La Direction de la Recherche Clinique et Translationnelle
La profonde ré-organisation de la Recherche Thérapeutique et la nécessité stratégique de
développer la Recherche Translationnelle ont conduit à la création au 1er janvier 2005 de
la Direction de la Recherche Clinique et Translationnelle (DRCT). L’objectif est d’assurer
le continuum entre les activités de recherche fondamentale et de recherche clinique pour
faciliter et accélérer l’application des découvertes les plus récentes au bénéfice du
patient. Dirigée par le Pr. Gilles VASSAL, la DRCT a pour mission, au sein de la Direction de
la Recherche, de mettre en œuvre la stratégie de l’établissement selon 4 axes
prioritaires :
1. Développement thérapeutique précoce ;
2. Diagnostic précoce de cancer et traitement prophylactique des sujets à risque ;
3. Evaluation de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques pour la prise en
charge des patients ;
4. Le patient dans la Recherche Clinique.
Les composantes de la DRCT sont :
le Service de Biostatistiques et d’Epidémiologie
le Laboratoire de Recherche Translationnelle
le Service Promotion IGR et Partenariats

17

Le Laboratoire de Recherche Translationnelle met en œuvre les projets de recherche
de biologie et de pathologie avec les Comités pluridisciplinaires qui prennent en charge
les patients, adultes et enfants, atteints de cancers rares ou fréquents.
De plus, 4 équipes de Recherche Translationnelle ou Business Units ont été créées au 1er
septembre 2005 pour développer la Recherche translationnelle dans les cancers fréquents:
BU Sein
BU Prostate ;
BU Thorax, Tête et Cou ;
BU Tumeurs digestives

c. La Direction de l’IFR54
Créé le 1er janvier 1996 et intitulé « Bases Fondamentales et Stratégies Nouvelles en
Cancérologie » l’IFR54 regroupe sur le site de l’IGR, dix unités de recherche mixtes (IGR,
INSERM, CNRS, Université) et 7 plates-formes de recherche.
D’autre part, l’IGR accueille également sur son site deux unités de recherche en
épidémiologie, rattachée à l’IFR69 d’épidémiologie, Sciences sociales, Santé publique
ainsi qu’une unité de recherche propre à l’IGR en Sciences Humaines et Sociales.
Unités de l’IFR54 « Bases fondamentales et stratégies nouvelles en cancérologie »:
UMR 8121 (IGR – CNRS – Paris XI) : Vectorologie et Transfert de Gènes ;
UMR 8122 (IGR – CNRS – Paris XI) : Rétrovirus Endogènes et Eléments Rétroïdes des
Eucaryotes Supérieurs ;
UMR 8126 (IGR – CNRS – Paris XI) : Interactions Moléculaires et Cancer ;
FRE 2939 (IGR – CNRS – Paris XI) : Génomes et Cancer ;
U753 INSERM (IGR – INSERM – Paris XI) : Immunologie des Tumeurs Humaines :
Interaction et effecteurs cytotoxiques – Système tumoral ;
U790 INSERM (IGR – INSERM – Paris XI) : Hématopoïèse et Cellules Souches Normales
et Pathologiques ;
U805 INSERM (IGR – INSERM – Paris XI) : Immunologie des tumeurs et
Immunothérapie ;
UPRES EA2710 (IGR – Paris XI) : Radiosensibilité des tumeurs et tissus sains ;
UPRES EA3535 (IGR – Paris XI) : Pharmacologie et Nouveaux Traitements des
Cancers.
UPRES EA (IGR – Paris XI) : Imagerie fonctionnelle de la microvascularisation et de
la perfusion tumorale
Unités de l’’IFR69 « Epidémiologie, Sciences sociales, Santé publique » implantées sur
le site de l’IGR :
U605 INSERM (IGR – INSERM – Paris XI) : Epidémiologie des Cancers ;
ERI20 INSERM – Equipe de recherche E3N : Nutrition, Hormone et Cancer
Unité propre IGR
URSSHS : Unité de Recherche et de Service en Sciences Humaines et Sociales
Plates-formes de Recherche de l’IFR54
Service Commun d’expérimentation animale
Laboratoire d’Imagerie du Petit Animal
Unité de Génomique Fonctionnelle
Cytométrie de flux
Microscopie confocale
Spectrométrie de masse
Séquençage

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Une structure de valorisation
IGR&D est une société anonyme créée le 1er août 2000 pour valoriser la recherche de l’IGR
et est à même d’exploiter les différents atouts de l’IGR :
En valorisant le patrimoine de l’IGR : licences, savoir-faire et technologies,
expertises et compétences, banques de données… ;
En faisant exploiter les produits et services issus des recherches, grâce à des
partenariats industriels et commerciaux ;
En gérant et défendant la propriété industrielle de l’IGR : brevets, logiciels… ;
En favorisant la création, par des chercheurs, de sociétés essaimées pour exploiter
directement les technologies et produits de leur recherche.
IGR&D a donc en charge la négociation, la gestion et le suivi des contrats entre l’IGR et les
industriels, hors essais cliniques. Elle met en œuvre les moyens nécessaires afin d’assurer
l’exécution de ces contrats, ainsi que le suivi des décisions prises dans le cadre de leur
application.
L’équipe d’IGR&D propose une assistance auprès des chercheurs dans le domaine du
partenariat : recherche de partenaires pour des études, dépôts de brevets, tous types de
contrats.

Un Service dédié aux affaires européennes et internationales
Le service des affaires européennes et internationales a pour missions :
le pilotage de projets de recherche européens stratégiques ;
le soutien à la préparation, le montage et la conduite des projets soumis pour un
financement à la Commission Européenne ;
les accords institutionnels bilatéraux / Réseau des Centres ;
les échanges de médecins / chercheurs ;
le bureau de liaison de l’EORTC (European Organisation for Research and Treatment
of Cancer) : communications avec les investigateurs EORTC français, soumission des
protocoles aux comités d’éthiques, bulletin de liaison trimestriel de l’EORTC ;
la coordination scientifique du groupe accréditation de l’OECI (Organisation
Européenne des Instituts de Lutte contre le Cancer) ainsi que les relations
scientifiques et administratives avec l’EORTC, la FECS (Federation of European
Cancer Societies), l’ESMO et de nombreuses autres organisations européennes.

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Le cancer en France : état des lieux et perspectives

L’environnement de la cancérologie est actuellement en profonde mutation :


Le vieillissement de la population et les améliorations diagnostiques produisent
des conséquences épidémiologiques naturelles sur les besoins de prise en charge
des pathologies cancéreuses.
En Ile-de-France, le nombre de nouveaux cas de cancers a augmenté de 43 % entre
1990 et 2003. Ce taux varie selon les localisations : par exemple, chez les hommes,
le nombre de cancers de la prostate a augmenté de 171 % et pour les femmes, le
nombre de cancers du sein de 50% au cours de la même période.
Les cancers sont ainsi responsables de 27% des décès en Ile-de-France en moyenne
et de 50% sur la tranche d’âge 55 à 64 ans.



Les ressources humaines sont de plus en plus rares
Depuis 2003, on constate une baisse tendancielle des effectifs médicaux en activité
alors que la réduction du temps de travail a accru le besoin de main d’œuvre
médicale et soignante de 10%.



Alors que les ressources financières se raréfient
La pression macro-économique des déficits publics pèse sur les financements
publics. Les ressources allouées sont désormais assujetties à l’activité des
établissements. Ainsi les tarifs seront progressivement harmonisés et conduiront à
une harmonisation des coûts.



Parallèlement, les attentes des patients vis-à-vis du système de santé changent
Ceux-ci aspirent de plus en plus à être pris en charge de façon plus globale et plus
humaine par les professionnels de santé.



Et les traitements évoluent
Grâce aux progrès de la génétique, de la biologie et de l’imagerie médicale, les
traitements commencent à s’alléger. Les années 2000 devraient voir la mise en
pratiques des nouvelles connaissances comme les cartes d’identité des tumeurs et
donc les nouvelles possibilités de prévention, de dépistage, de thérapeutiques
individualisées ainsi que le développement des thérapeutiques ciblées.

Chiffres clés de la cancérologie en France
270 000 nouveaux cas de cancers actuellement diagnostiqués chaque année (estimation
pour 2000) soit une augmentation de 63 % en 10 ans liée d’une part à l’augmentation de
la population en valeur absolue, d’autre part en partie au vieillissement de la population
mais aussi à l’amélioration des techniques de diagnostic. Le cancer a tué 144 000
personnes en 2001. C’est une des premières causes de mort prématurée.
Les principaux facteurs de risque favorisant l’apparition de cancer sont le tabac, le
déséquilibre alimentaire et l’excès d’alcool. Entre 1980 et 2000, l’incidence des cancers
toutes causes confondues a augmenté de 30 % à population comparable alors que le risque
de décès a diminué de 9 %.

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