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allergies au miel et aux produits de la ruche .pdf



Nom original: allergies au miel et aux produits de la ruche.pdf
Titre: Allergies au miel et aux produits de la ruche
Auteur: G. Dutau; F. Rancé

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Revue française d’allergologie 49 (2009) S16–S22

http://france.elsevier.com/direct/REVMED/

G. Dutau et al. / Revue française d’allergologie et d’immunologie clinique 49 (2009) S1

Allergies au miel et aux produits de la ruche
Honey and honey-product allergies
G. Dutaua,*, F. Rancéb
a

b

9, rue Maurice Alet, 31400 Toulouse, France
Allergologie, Pneumologie, Pôle Médico-Chirurgical de Pédiatrie, Hôpital des Enfants, 330, Avenue de Grande Bretagne,
TSA 70034, 31059 Toulouse cedex, France

Résumé
Les produits de la ruche comportent un grand nombre d’allergènes provenant du corps des abeilles et des produits qu’elles récoltent
(pollens, nectar, propolis) et fabriquent (miel, gelée royale). Si les IgE du sérum des allergiques aux abeilles sont capables de fixer un grand
nombre de protéines du miel, la prévalence de l’allergie au miel est faible chez les allergiques aux hyménoptères ou chez les apiculteurs. En
revanche, l’allergie aux pollens en particulier de Composées (armoise, camomille, pissenlit) constitue un facteur de risque d’allergie au miel
et à la gelée royale. L’éviction des produits en cause est la seule parade. Toutefois, le miel et les pollens, à un degré moindre la gelée royale,
sont souvent masqués dans les produits alimentaires, diététiques et énergétiques. Il faut aussi se méfier des compositions d’herboristerie non
étiquetées. Une surveillance des accidents allergiques au miel, à la gelée royale et à la propolis est indispensable.
© 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Mots clés : Miel ; Gelée royale ; Pollens ; Propolis ; Produits diététiques ; Surveillance

Abstract
Honey products include a large number of allergens from the bodies of bees and the products they gather (pollens, nectar, propolis) and
produce (honey, royal jelly). Although the IgE of serum from patients allergic to bees are capable of fixing a large number of honey proteins,
the prevalence of honey allergy is low in those allergic to hymenoptera and in beekeepers. However, allergy to pollens, particularly of the
Compositae family (artemisia, chamomilla, dandelion) are a risk factor for allergy to honey and royal jelly. Avoidance of these products is
the only defense. However, honey and pollens, and to a lesser degree royal jelly, are often masked in food products, dietetic products, and
high-energy products. One must also be careful of the unlabeled compositions from herbalists. Surveillance of incidents involving an allergy
to honey, royal jelly, and propolis is indispensable.
© 2009 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.
Keywords: Honey; Royal jelly; Pollen; Propolis; Dietetic products; Survey

1. Introduction
La consommation d’aliments diététiques est en augmentation régulière. Parmi les nombreuses raisons de
cette consommation accrue figurent le besoin ressenti de
prendre des compléments diététiques, le caractère naturel
du miel et des produits de la ruche, leur richesse en vitamines, leurs vertus thérapeutiques réelles ou supposées,
de nombreuses croyances populaires (« c’est naturel donc
c’est bon pour l’organisme »). Cette consommation s’inscrit dans un engouement général pour les « aliments
biologiques » qui se mesure au nombre considérable de

* Auteur correspondant.
Adresse e-mail : guy.dutau@wanadoo.fr
© 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

rayons, de magasins et de sites diététiques qui nous sont
proposés.
2. Le miel et les produits de la ruche
Le miel est une substance visqueuse, sucrée et parfumée,
fabriquée par les abeilles à partir du nectar des fleurs. Les
abeilles dégorgent le miel de leur jabot et le stockent dans
les alvéoles des rayons de la ruche. Les abeilles, insectes
entomophiles, fécondent les plantes femelles en transportant
les pollens [1-3].
Le miel est un mélange très complexe : nectar des fleurs,
pollens, propolis, composés des abeilles : enzymes présentes dans les sécrétions des glandes salivaires et pharyngées,
cire, produis de desquamation [4]. La composition du miel
comporte de l’eau (16 %-20 %), des glucides (75 %-80 %),
glucose et lévulose, des acides aminés et des protéines, un

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grand nombre de matières minérales et d’oligo-éléments
(calcium, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore,
etc.), des vitamines (B1, B2, PP, B6, H), des enzymes et des
substances antibiotiques [3]. La composition du miel varie
selon les périodes de l’année et, surtout, l’emplacement des
ruches au sein de l’environnement végétal. Il existe 17 crus
de miel en fonction des plantes butinées : aubépine, acacia,
bruyère, châtaignier, chou, colza, eucalyptus, lavande,
luzerne, origan, romarin, sarrasin, sarriette, tilleul, trèfle,
thym et serpolet, pin et sapin [3]. Ces miels ont des qualités
organoleptiques (couleur, consistance, odeur, saveur) très
différentes. Par exemple, le miel de lavande est rosâtre et
ambré, très parfumé, le miel de tilleul est très parfumé, le
miel de sapin est de couleur brun vert, aromatique et balsamique [3]. Le terme de miel « blanc » désigne le miel qui
coule des gâteaux exposés au soleil, alors que le miel
« jaune » ou « brun » qui est obtenu après chauffage ou
pression à chaud [1]. Il est interdit par la législation de modifier la composition par différents ajouts, en particulier de
sucres.
Le nectar est le suc mielleux produit par les nectaires
(certains pétales, certaines feuilles ou des organes différenciés de la plante), butinées par les abeilles. Dans la Mythologie, le nectar était la boisson des dieux : « ils buvaient le
nectar et mangeaient l’ambroisie » ce qui leur conférait
l’immortalité [1].
La gelée royale est une substance fluide, blanchâtre, de
texture gélatineuse et légèrement sucrée, sécrétée par les
glandes du pôle céphalique des abeilles ouvrières entre le 5e
et le 14e jour de leur vie. Elle sert à l’alimentation de toutes
les larves de la ruche (de la naissance jusqu’au 3e jour de
vie), des larves choisies pour devenir reines (jusqu’au
5e jour de vie inclus) et de la reine (pendant toute sa vie) [5].
Ainsi, le poids de la larve d’abeille ouvrière est multiplié
par 1 000 en 5 jours (dont 3 jours d’alimentation avec la
gelée royale) tandis que celui de la larve de reine est multiplié par 2 000 (en 5 jours d’alimentation exclusive avec la
gelée royale) [5]. Si des expérimentales démontrent cet
effet sur les vers à soie [6], il est hasardeux de faire une
extrapolation à l’homme [5]. La gelée royale contient de
l’eau (près de 70 %), des glucides (14,5 %), des lipides
(4,5 %), diverses protéines et acides aminés essentiels, des
vitamines (en particulier du groupe B), des oligo-éléments,
plusieurs substances encore à l’étude, et des grains de pollens en fonction des plantes que les abeilles butinent. Une
ruche permet de produire 300 grammes de gelée royale par
an, recueillie dans des flacons de verre conservés au froid
entre 0 et 5 °C [5]. La gelée est consommée fraîche, en capsules, ampoules ou flacons. Elle est en vogue chez les adeptes des produits naturels pour ses qualités nutritives et pour
ses vertus fortifiantes.
La propolis est la matière résineuse que les abeilles récoltent sur les bourgeons très odorants de certains arbres
comme les peupliers, les marronniers, les saules, les résineux, etc. [1,3]. Les abeilles s’en servent pour colmater les

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fissures des parois internes de la ruche. La propolis fait aussi
partie du même groupe d’aliments à risque. C’est une substance résineuse, gommeuse et balsamique récoltée par les
abeilles sur les bourgeons et écorces de certains arbres pour
obturer les fissures des ruches. Les arbres où les abeilles font
de préférence cette récolte sont les conifères, les peupliers,
les bétulacées (aulne, bouleau, frêne), le saule (etc.) [5].
Rapportées à la ruche, ces substances sont modifiées par
l’apport des sécrétions des abeilles. La propolis comporte
surtout des résines (50 %-55 %), des cires (30 %-40 %), des
huiles aromatiques (5 %-10 %), des pollens (5 %), et un
grand nombre de substances diverses (acides organiques,
aldéhyde cinnamique, vanilline, flavonoïdes, oligo-éléments).
Cette composition varie en fonction du lieu, des arbres où la
récolte est effectuée (etc.).
Les gâteaux de miel (ou de cire) sont construits par les
abeilles pour y déposer le miel dans les alvéoles qu’elles
obturent avec un opercule. De saveur légèrement sucrée, ils
sont consommés par les adeptes des produits diététiques.
Les pelotes de pollen sont des agglomérats de grains de
pollens butinés que les abeilles transportent entre leurs pattes jusqu’à la ruche. À l’aide de trappes placées à l’entrée
dans la ruche, ne laissant passer que le corps des abeilles, les
apiculteurs prélèvent les pollens qui sont ensuite séchés et
triés. Les pelotes de pollen contiennent des sucres, des vitamines (A, B, C D, E, P), des acides aminés. À ce titre, les
pollens sont consommés comme des compléments alimentaires « tonifiants ».
Le miel et les produits de la ruche ont toujours bénéficié
d’une réputation flatteuse pour le maintien de la santé et la
« culture de la forme ». La vogue des « aliments
biologiques » et « naturels » s’accompagne d’une consommation accrue de ces produits par ailleurs savoureux. Toutefois leur risque allergique mérite d’être mieux évalué.
3. Allergie au miel
La fréquence de l’allergie au miel reste faible eu égard à
l’importance et à la diffusion mondiale de sa consommation.
En France, on estime qu’il existe plus d’un million de ruches
qui produisent 1 100 tonnes de miel [1-3].
3.1. Épidémiologie
Au cours d’une étude portant sur 4 331 étudiants à
Ankara, Kalyoncu et al. [7] n’ont observé aucun cas d’allergie au miel. Dans un groupe de 46 patients allergiques aux
pollens, aucun test de provocation en double aveugle au
miel n’a été positif [8].
Dans une autre étude [9] portant sur 173 observations
d’allergie alimentaire, aucune n’a pu être rattachée à une
allergie au miel par un test de provocation oral positif, bien
que des symptômes subjectifs aient été présents chez quelques individus (2,3 %).

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3.2. Signes et diagnostic
L’allergie alimentaire au miel a été décrite sous la forme
de cas isolés ou de quelques séries [4, 10-18].
Les premiers cas décrits ont été attribués à Cohen et al.
[10] : trois patients, allergiques aux pollens de Composées,
avaient consommé des aliments diététiques connus sous le
nom de « pollens d’abeille ». L’analyse des produits ingérés
par les patients montra que ces pollens provenaient du pissenlit, plante de la famille des Composées [10].
À notre connaissance, le premier cas réellement attribuable au miel est celui que Bousquet et al. [11] ont décrit en
1984 chez un apiculteur de 42 ans qui était également atteint
d’allergie au pollen de Composées.
En 1989, Birnbaum et al. [12] ont rapporté le cas d’un
homme de 50 ans qui développa une anaphylaxie aiguë
quelques minutes après l’ingestion de miel de tournesol ;
exempt de symptômes d’atopie familiale ou personnelle
(asthme ou rhinite), il avait présenté quelques années plus
tôt un syndrome d’allergie orale au céleri.
Lombardi et al. [15] ont rapporté un autre cas chez un
patient allergique aux pollens d’armoise. Karakaya et
Kalyoncu [16] ont fait état de 5 nouveaux cas parmi lesquels
un seul souffrait d’allergie aux pollens de phléole. Dans leur
étude, les auteurs Turcs indiquent qu’ils ont observé entre
1991 et septembre 1998, 7 cas d’allergie au miel parmi
3 810 nouveaux consultants dans l’Unité d’Allergologie de
l’hôpital Hacettepe d’Ankara (Turquie) soit une fréquence
de 1,8 p. 1 000 consultants [16]. Toutes les observations
citées ci-dessus concernent des adultes âgés de 22 à 68 ans,
mais le patient n° 1 de Karakaya et Kalyoncu [16] se savait
allergique au miel depuis l’enfance.
En 1992, en Suisse, Helbling et al. [18] avaient comparé
un groupe de 22 patients allergiques au miel, à 3 groupes
témoins : 10 personnes sensibles à l’armoise, 10 allergiques
aux venins d’abeille, et 10 allergiques au miel, et 10 individus non atopiques et non allergiques à l’abeille. C’est à notre
connaissance la série la plus importante d’allergiques au
miel avec celle de 23 cas de Bauer et al. [14]. Les troisquarts des allergiques au miel étaient sensibilisés au pollen
de pissenlit et 13 sur 22 (59 %) aux pollens de Composées
[18]. Neuf (41 %) de ces allergiques au miel étaient également sensibles au venin d’abeille, 3 (13,6 %) aux glandes
pharyngées de l’abeille et 1 (4,5 %) au corps entier
d’abeille.
Plus récemment, en 2006, Fuiano et al. [17] ont rapporté
cas d’anaphylaxie au miel, survenue 10 minutes après
l’ingestion, chez une jeune fille de 19 ans atteinte depuis
7 ans d’une rhinoconjonctivite aux pollens de Composées.
Elle fut admise en réanimation. Elle était sensibilisée à
l’armoise, à l’ambroisie, au pissenlit, et à la verge d’or (Solidago virgaurea L.)1.
Les symptômes de l’allergie au miel sont variés : urticaire généralisée [11,16], urticaire et angio-œdème [16],
urticaire et rhinite [16], angio-œdème isolé [16], symptômes
digestifs à type de douleurs abdominales et/ou de diarrhée

[14, 16], asthme [14], anaphylaxie aiguë [12-15,17]. Chez
23 patients étudiés par Bauer et al. [14], la répartition des
symptômes était la suivante : syndrome d’allergie orale
(52 %), symptômes digestifs (17 %), urticaire de contact ou
angio-œdème (9 %), asthme (30 %), urticaire généralisée
(9 %), anaphylaxie (17 %).
Le diagnostic d’allergie au miel est basé sur l’anamnèse,
l’histoire clinique, les tests cutanés avec le miel selon la
technique du prick plus prick, tandis que la contribution des
dosages d’IgE sériques spécifiques est inconstante. Il faut
rechercher une sensibilisation ou une allergie aux pollens en
particulier de Composées, comme cela est indiqué ci-dessus.
3.3. Manifestations associées
L’allergie aux venins est beaucoup plus rarement associée à l’allergie au miel que les allergies aux pollens. En
effet, dans la littérature, si on ne dénombre que peu de
patients apiculteurs allergiques au miel [12,16], en revanche
les cas d’allergies polliniques sont fréquents. Il faut rappeler
que 10 grammes de miel contiennent de 20 000 à
100 000 grains de pollens [14].
Florido-Lopez et al. [13] ont étudié 9 patients atteints de
pollinose avec ou sans asthme qui avaient développé des
réactions allergiques systémiques après l’ingestion de miel.
Ils avaient également des symptômes d’allergie après ingestion de tisane de camomille, plante de la famille des Composées.
Bauer et al. [14] ont étudié les sérums de 23 allergiques
au miel et de 10 allergiques aux venins d’abeille. Plusieurs
protéines de poids moléculaire (PM) situé entre 30 kDa et
72 kDa sont capables de se fixer aux IgE de ces patients. Les
allergènes responsables sont les pollens des fleurs butinées
par les abeilles, les sécrétions des abeilles, et les protéines du
corps des abeilles en particulier de l’extrémité céphalique
[14]. Toutefois, même si des IgE anti-miel sont fréquemment détectées chez les allergiques aux venins d’abeille, une
allergie alimentaire au miel est rare chez ces patients. Par
conséquent, la présence d’IgE dirigées contre le miel n’a pas
de valeur prédictive d’une allergie alimentaire au miel [14].
Garcia Ortiz et al. [19] ont comparé 84 patients allergiques à l’armoise et 50 témoins monosensibilisés aux pollens
de graminées. Résultat principal de cette étude, 23 patients
du groupe « armoise » (27,3 %) étaient atteints d’allergie
alimentaire alors que tous les patients témoins en étaient
indemnes. Le miel venait en tête des aliments responsables
(14 fois), suivi par les graines de tournesol (11 fois), la
1

La verge d’or (Solidago virgaurea L.) ou solidage ou baguette
d’Aaron ou encore herbe des juifs est une plante herbacée du genre
des Solidages et de la famille des Asteracées. Il existe de nombreuses
sous-espèces et variétés différentes. Cette plante pousse à profusion à
la fin de l’été. Son nom viendrait de ses propriétés thérapeutiques, en
effet solidor signifie consolider en latin. Ce petit solidage apparaît en
fin de saison, entre juillet et octobre, dans les éboulis et pentes
rocailleuses d’altitude (« Verge d’or ».<http://fr.wikipedia.org/wiki/
Verge_d’or>). Consulté le 21 janvier 2009.

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camomille (4 fois), la pistache (3 fois), la noisette (2 fois), la
laitue (2 fois) (etc.) [19].
On a décrit des cas d’asthme professionnel par exposition
au miel dans une firme productrice de déjeuners aux céréales et au miel [20] ou lors du conditionnement des pelotes de
pollens ou du miel [21].

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D’après ce qui précède, les allergiques aux pollens en
particulier de Composées doivent se méfier se méfier d’une
possible allergie au miel [13,14, 17-19].
Le miel fait également partie des allergènes masqués.
Añíbarro et al. [22], étudiant 436 cas d’allergies alimentaires, ont observé 530 réactions allergiques aux aliments.
Parmi celles-ci, 119 (22,4 %) étaient dues à des allergènes
masqués, chez des patients âgés en moyenne de 33,4 ± 15,4
ans. Dans 1 cas sur 2, l’allergie alimentaire était déjà
connue. Ces réactions aux allergènes masqués étaient dues
aux larves d’Anisakis simplex (100 %), aux légumineuses
(42 %), à l’œuf (22,7 %), aux fruits à coque (8,4 %). Douze
réactions correspondent à divers ingrédients, souvent non
mentionnés sur les étiquettes comme le miel, les arômes, le
cinnamone, le lupin [22].
Les publicités des médecines douces et alternatives font
la promotion du miel pour différents soins, y compris,
selon des croyances populaires de la rhinoconjonctivite par
allergie pollinique ! Aux États-Unis, Rajan et al. [23] ont
randomisé en 3 groupes 36 patients atteints de pollinose
confirmée par la clinique et les tests cutanés : 12 recevant un
miel local non pasteurisé et non filtré, 12 un miel collecté
nationalement filtré et pasteurisé, 12 un sirop au goût de
miel synthétique. Les deux miels étudiés n’ont apporté
aucune amélioration des symptômes de rhinoconjonctivite
pollinique par rapport à l’arôme synthétique !

En règle générale, les symptômes sont graves : asthme
aigu souvent sévère [24-32], angio-œdème [27], anaphylaxies et choc anaphylactiques [24,27,28,30,33-36] dont au
moins deux cas mortels (26,35). D’autres auteurs ont rapporté une gastro-entérite à éosinophiles [34] et une colite
hémorragique [38].
Une femme de 28 ans, asthmatique depuis l’âge de 3 ans,
devait développer un asthme aigu grave avec anaphylaxie
après la quatrième injection d’Abiocef® (cefonicid). Toutefois, il apparut que la patiente avait consommé de la gelée
royale avant chaque injection IM de cefonicid [36]. Le prick
plus prick à la gelée royale fut fortement positif (10 mm)
ainsi que le dosage des IgE dirigées contre la gelée royale.
Par contre, l’exploration d’une éventuelle allergie au cefonicid fut négative et la conclusion fut que le vrai responsable
était la gelée royale …
La série de Leung et al. [27] comporte 7 patients, âgés de
19 à 66 ans, 1 homme et 6 femmes, tous atopiques. Les
symptômes d’allergie à la gelée royale sont apparus rapidement, en moyenne 35 minutes après l’ingestion (en 5 à
90 minutes), comportent toujours un bronchospasme sévère,
avec menace vitale dans 2 cas, arrêt respiratoire dans 2 cas,
anaphylaxie dans 2 cas. Tous les patients avaient des prick
tests fortement positifs à la gelée royale avec une induration
moyenne de la papule à 9,15 mm × 6,71 mm. L’exploration
allergologique in vitro a mis en évidence des IgE dirigées
contre la gelée royale dans tous les cas [27].
Les patients à risque d’allergie alimentaire à la gelée
royale sont les allergiques aux venins d’abeille et surtout les
atopiques [20]. Le fait que plusieurs patients aient développé
leurs symptômes d’allergie après la première consommation
de gelée royale fait penser qu’ils étaient déjà sensibilisés aux
venins d’abeille et avaient des réactions croisées avec la
gelée royale [27].

4. Allergies à la gelée royale

4.3. Allergènes de la gelée royale

La gelée royale est consommée partout dans le Monde
mais surtout dans certains pays Asiatiques.

En 2008, Rosmilah et al. [39] ont recherché les allergènes
majeurs de la gelée royale par électrophorèse sur gel de
polyacrylamide (SDS-PAGE) et par électrophorèse bidimensionnelle (E2D). La SDS-PAGE a révélé 18 bandes de
10 à 167 kDa. Dans un second temps les protéines ainsi isolées ont été mises en présence du sérum de 53 patients habitant en Malaisie, allergiques à la gelée royale : 15 bandes de
14 à 127 kDa se lient aux IgE en particulier 7 allergènes de
PM 32, 40, 42, 49, 55, 60 et 67 kDa. Finalement les auteurs
ont identifié deux allergènes majeurs de la gelée royale, les
protéines MRJ1 et MRJ2 (MRJ pour Major Royal Jelly)
[39]. C’est la première étude qui met en évidence les allergènes majeurs de la gelée royale. Elle montre aussi que
l’allergie à ce produit de la ruche est particulièrement fréquente en Asie du Sud-Est comme la Malaisie, cette prévalence étant également élevée à Hong Kong [24], régions où
les habitants sont de forts consommateurs de ces produits
[39].

3.4. Prévention

4.1. Épidémiologie
Une étude épidémiologique par questionnaire a été effectuée à HongKong chez 1 472 employés hospitaliers : 461
d’entre eux avaient consommé de la gelée royale, soit
31,3 % des personnes interrogées. Neuf d’entre elles rapportaient 14 réactions adverses (urticaire, rhinite, asthme aigu,
eczéma), ce qui représente une prévalence de 6,1 pour 1 000
[24]. L’atopie est un facteur associé à l’allergie à la gelée
royale [24].
4.2. Symptômes et diagnostic
Une revue de la littérature nous a permis de colliger plus
d’une trentaine de cas d’allergie à la gelée royale [25-39].

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4.4. Prévention
Comme pour le miel, les atopiques sont des individus à
risque. Il en est de même pour les allergiques aux venins
d’abeilles. L’engouement en faveur des médecines alternatives vaut aussi pour la gelée royale.
En Turquie, une étude de Orhan et al. [40] a recensé les
méthodes utilisées chez 304 enfants asthmatiques âgés de
10,5±0,2 ans au cours de l’année écoulée : œuf de caille
(79 %), diverses herbes médicinales (31 %), miel de Turquie (26 %), spéléothérapie2 (5 %) et gelée royale (5 %). Le
conseil de prendre ces « thérapies » émanait d’amis (61 %),
de parents (25 %), des médias (9 %) et même des médecins
(6 %). L’étude ne donne pas d’indication sur l’efficacité de
ces « médecines » [40].
5. Allergies aux propolis et pelotes de pollen
Les produits de la ruche, pollens et propolis, sont rarement responsables d’allergies alimentaires.
5.1. Pollens
Hutt et al. [41] ont décrit le cas d’une femme de 28 ans
atteinte de pollinose qui développa une allergie alimentaire
après l’ingestion aux pelotes de pollen consommées pour leurs
vertus tonifiantes. Une observation analogue a été rapportée
par Chivato et al. [42] chez un homme de 32 ans, atopique,
auquel un herboriste avait préparé des petits-déjeuners contenant des grains de pollens. Les cas d’allergie au miel rapportés
par Cohen [10] et par Greenberger [33] correspondent plus
vraisemblablement à l’ingestion de pelotes de pollen.
Karakaya et Kalyoncu [43] ont rapporté le cas très
curieux d’un homme de 49 ans qui, atteint de rhinite et
d’asthme par allergie à plusieurs pneumallergènes (acariens
et plusieurs pollens) et d’allergie alimentaire au miel, développa une anaphylaxie après avoir bu la rosée matinale accumulée dans des pétales de roses. Il avait cette étrange habitude jusqu’à ce qu’il développe cette anaphylaxie attribuée
à l’ingestion des pollens de rose [43].
5.2. Propolis
À notre connaissance, il n’a pas encore été décrit d’allergie alimentaire à la propolis. Par contre, Maria [44] ont rap2

. La spéléothérapie comprend les procédés par lesquels on profite des
microclimats au sein de grottes pour traiter les maladies respiratoires,
cutanées et articulaires (« la spéléothérapie »http://ckzone.org/la-speleotherapie-t7564.html. Consulté le 22 janvier 2009). On peut faire de
la spéléothérapie dans des grottes de sel, mais, d’après les promoteurs,
ce traitement saurait remplacer, en aucun cas, le traitement médical
des affections (stress, fatigue, reconvalescence, affections respiratoires,
rhumatismes, etc.) (« Spéléothérapie et halothérapie. http://massage-sante.vivastreet.be/annonces-sante-massage+etterbeek-1040/
therapie-du-sel--halotha-rapie---dans-la-grotte-de-sel/2049003 Consulté le 22 janvier 2009).

porté un cas de rhinite et asthme déclenchés par l’inhalation
nasale d’une solution contenant de propolis chez une apicultrice âgée de 50 ans qui avait des antécédents d’asthme. Elle
avait utilisé un spray nasal d’Aprolis® à base de propolis à
1 %. La propolis peut être associée à la vitamine C. Les
arguments des fournisseurs de propolis mettent en avant ses
propriétés antibactériennes, (antiseptiques voire antibiotiques), fongicides anti-inflammatoires, et même immunostimulante [44].
De nombreux sites dédiés au « sport et à la santé » proposent, en particulier, des gouttes nasales et des extraits fluides
de propolis en solution alcoolique destinée à l’adulte. Certains sites évoquent des propriétés anticancéreuses de la propolis, tout en indiquant que les études entreprises chez
l’homme ne sont pas suffisantes. Maria [44] indique que,
« en Belgique, le « Pharma-Compendium » contre-indique
l’administration des solutions alcooliques de propolis à
10 % (Propex®) administré aux personnes allergiques du
monde de l’apiculture et à celles souffrant d’asthme ».
Toutefois, une étude Turque de Khayyal et al. [45] – la
seule que nous avons trouvée – est en faveur de la propolis
comme traitement « adjuvant » des asthmatiques. Vingtdeux asthmatiques ont reçu la propolis et 34 un placebo, tous
continuant à prendre leur traitement antiasthmatique à base
de théophylline et non de corticoïdes inhalés alors que certains étaient atteints d’asthme modéré persistant avec
VEMS compris entre 60 et 80 %. Les auteurs ont observé
une amélioration clinique et fonctionnelle respiratoire. Les
raisons de cette amélioration sont obscures (présence de
dérivés caféinés dans la propolis ?), mais nul doute que des
études seraient nécessaires pour confirmer ou infirmer ce
résultat, à une époque où les éléments du contrôle de
l’asthme sont très bien codifiés [46].
De nombreux cas de dermatoses de contact ont été rapportés dans un cadre professionnel [47] ou des apiculteurs
[49,49]. Pasolini et al. [50] rapportent un cas de chéilite
allergique de contact chez une personne qui consommait du
miel enrichi en propolis.
L’utilisation accrue de propolis en biocosmétologie et en
biopharmacie explique l’augmentation du nombre de cas de
dermatites de contact à ce produit : plus de 250 cas selon
Henschel et al. [47]. Parmi la cinquantaine de constituants
identifiés dans la propolis, les principaux agents sensibilisants sont le 3-méthyl 2 butényl caffeate et phényléthyl caffeate [in 47]. La dermatite est liée au contact direct avec la
propolis mais aussi à l’exposition aux allergènes aéroportés
qui en sont issus [49].
En 2008, Menniti-Ippolito et al. [51] ont insisté sur
l’importance d’une surveillance des traitements par la propolis. Entre avril 2002 et août 2007, 18 réactions adverses
suspectes ont été signalées avec la propolis. Il s’agissait
16 fois de symptômes respiratoires ou dermatologiques, et
de 2 fois de réactions digestives. Dans 6 cas, les symptômes
furent suffisamment sévères pour nécessiter une admission
à l’hôpital ou en réanimation. Dans 7 cas (dont 6 enfants),
une atopie était connue. En Italie, où cette surveillance a été

G. Dutau et al. / Revue française d’allergologie 49 (2009) S16–S22

menée, les produits à base de produits de la ruche (miel,
gelée royale, propolis) ne comportent pas de mention sur
leur étiquetage alors qu’il est bien connu que les atopiques
et les asthmatiques constituent des individus à risque
lorsqu’ils consomment ces produits [51].

[9]

[10]

[11]

5.3. Gâteaux et rayons de miel
[12]

Dans la mesure où ils contiennent des pollens, du miel et
des allergènes des abeilles, les gâteaux ou rayons de miel
pourraient constituer des allergènes potentiels mais, à notre
connaissance, il n’a pas été décrit de cas d’allergie alimentaire à ces produits.

[13]

[14]

6. Conclusion
Les produits de la ruche comportent un très grand nombre
d’allergènes provenant du corps des abeilles et surtout des
produits qu’elles récoltent (pollens, nectar, propolis) ou
fabriquent (miel, gelée royale). Si les IgE du sérum des allergiques aux abeilles sont capables de fixer un grand nombre
de protéines du miel, la prévalence de l’allergie au miel reste
faible chez les allergiques aux hyménoptères ou chez les
apiculteurs. En revanche, l’atopie, la présence d’une rhinite
ou d’un asthme, l’allergie aux pollens en particulier de
Composées (armoise, camomille, pissenlit) constitue un facteur de risque d’allergie au miel et à la gelée royale. L’éviction des produits en cause est la seule possibilité. Toutefois,
le miel et les pollens, à un degré moindre la gelée royale,
sont souvent masqués dans les produits alimentaires, diététiques et énergétiques. Il faut aussi se méfier des compositions d’herboristerie ne comportant pas de composition
précise. Une surveillance des accidents allergiques au miel,
à la gelée royale et à la propolis est indispensable.
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